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 Les généraux Français de l Empire

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MessageSujet: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 14:33

François Étienne Kellermann, également désigné
sous le nom de Général
Kellermann
, (4 août 1770 à Metz - 2 juin 1835 à Paris), est un général
français
de la Révolution française et du Ier Empire, Fils du maréchal François Christophe Kellermann









//


La révolution



Il commença sa carrière militaire, en
entrant comme sous-lieutenant
dans le régiment de hussards,
commandé par son père François Christophe Kellermann

qu’il quitta rapidement, pour suivre en 1791, le chevalier de
Ternau
, nommé
ambassadeur aux États-Unis.
Rentré en France en 1793, il se rendit auprès de son père, qui allait
reprendre
le commandement de l’armée des Alpes et d’Italie; devint son
aide-de-camp,
fit en cette qualité la campagne des
Alpes
, assista au
siège de Lyon, et partagea la
disgrâce de son père quand Robespierre le fit incarcérer à la
prison de l'Abbaye.
De retour à
Metz, auprès de son oncle, Monsieur de Marbois, il fut
mis lui-même
en état d'arrestation pour avoir correspondu, au sujet de
son père,
avec la maîtresse de l'hôtel des Princes, laquelle avait eu la

lâcheté de livrer sa correspondance à la police.
Interrogé par Barthélémy, maire de Metz, il

exposa les faits avec franchise, soutint qu'il avait toujours été animé
de sentiments patriotiques, et parvint à se justifier en invoquant un
écrit
qu'il avait publié à son retour d'Amérique,
dans lequel il faisait le plus grand
éloge des constitutions libres des
États-Unis.
Mis en liberté
quelque temps après, Kellermann se rendit à Grenoble,
et réclama auprès des députés de la Convention, Albitte, Nioche, Dubois-Crancé,
le commandement
du bataillon des chasseurs des Hautes-Alpes,
dont il était titulaire. Sur leur
refus, il entra comme volontaire dans
le 1er Régiment de Hussards.
Après
l'élargissement de son père, il reprit le commandement de son
bataillon
qui se trouvait à cette époque à Cagliano, près du Cap Vado, non loin
de Savone,
et peu de temps après les fonctions
d'aide-de-camp avec le grade de chef de brigade.
Nommé adjudant-général il reçut
l'ordre d'aller rejoindre le général
en chef Napoléon Bonaparte, qu'il suivit à Lodi, à Milan et à Pavie.
Passé ensuite à la division du général Masséna, il fut chargé, par ce
général, de plusieurs
reconnaissances, et se trouva avec lui à Bassano, à Arcole, à Rivoli, et
à la prise de
Mantoue
.
Au
passage du Tagliamento, en l'an V, il fut blessé de plusieurs
coups
de sabre dans la charge qu'il exécuta avec le général Dugua.
Chargé d'aller présenter
au Directoire
les drapeaux conquis sur l'ennemi, il
fut élevé au grade de général de brigade sur la demande
formelle
de Bonaparte. Il n'avait alors que vingt-six ans.
Kellermann
commandait l'avant-garde de la division Macdonald, à l'époque de
l'entrée
du général Mack en Italie ; et fit, sous les ordres de Championnet, cette
campagne ou
15 000 Français dispersèrent 60 000 Napolitains,
appuyés d'innombrables masses
d'insurgés.
Placé en avant du village de Nepi, le 23
frimaire an VII (13 décembre 1798), il
résista à la
première colonne, qui l'attaqua avec résolution, et n'ayant
avec lui
que deux bataillons, trois escadrons de chasseurs et deux
pièces
d'artillerie légère, il parvint à mettre en déroute 8 000 hommes.
[1]
Cependant le général
ennemi, déterminé à prendre sa revanche, marcha
de nouveau contre
Kellermann, qui avait à peine 600 hommes d'infanterie,
150 chevaux
du 19e
de Chasseurs
et
2 pièces de canon. Après avoir soutenu cette
attaque avec sa
bravoure accoutumée, il chargea la colonne napolitaine,
la mit en
fuite, s'empara de ses caissons, de ses équipages, du trésor
de
l'armée, puis arriva sous les murs de Rome, où il
n'eût point hésité à pénétrer pour
enlever le roi de Naples, s'il n'avait
craint
que les troupes du général Burkard, réunies à celles du comte Roger de Damas, émigré français, ne vinssent lui
couper la
retraite en se reformant derrière lui.
Voulant châtier Viterbe qui s'était révoltée, il se
dirigea sur cette
ville, et ayant rencontré sur sa route Roger de
Damas à la tête de 6 000
hommes, il le défit et l'obligea à chercher
son salut dans la fuite.
Privé de ces secours, Viterbe se rendit, et
les Français, prisonniers
depuis un mois dans cette ville, furent
rendus à la liberté ; et
Kellerman se dirigea vers Rome pour
rejoindre l'armée qui était en
marche sur Naples.[2]
Arrivé le 4 pluviôse
an VII sous les murs de Naples, le
général en chef
chargea Kellermann de se porter du côté de la mer pour
s'emparer des
forts del Ovo et de Castel Nuovo, qu'il emporta à la
baïonnette.
Il
pénétra le premier au cœur de la ville avec un petit nombre
d'hommes,
s'empara du point central de résistance des Lazzaroni, dit le Luogo
degli Studi
, dispersa cette troupe de rebelles et s'avança vers le
château
Saint-Elme pour délivrer les patriotes napolitains qui s'y
étaient
réfugiés. Le lendemain, il reçut l'ordre de descendre dans
Naples
pour prendre possession du château de l'Oeuf, le seul lieu
fortifié
qui ne fût point encore occupé par nos troupes.
Obligé de se rendre
aux bains d'Aix-en-Provence, à la suite d'une
violente névralgie,
il y était depuis
quelque temps, lorsque Bonaparte aborda
miraculeusement à Fréjus.[3]
Chargé, en l'an VIII,
par le premier Consul, d'une brigade de
grosse
cavalerie à l'armée d'Italie, il combattit avec elle à Marengo. Kellermann « fils » se fit connaître le 14 juin 1800 à Marengo avec la charge de cavalerie
qu'il mena à la tête de 400 hommes et
qui décida de la victoire ; c'est
à la suite de cette action qu'il
fut nommé général de division.[4]
Le général Kellermann
décida par cette charge d'une des plus
étonnantes victoires des
annales militaires françaises.
Général de division le 16 messidor an VIII,
il reçut, le 23 vendémiaire an XII, la
Légion d'honneur, fut chargé d'une
inspection
de troupes à cheval de l'armée d'Italie, et reçut le
commandement de la cavalerie
lors de l'invasion du Hanovre.

L’Empire



En l’an
XIV
, il joignit la Grande Armée la veille de la bataille d'Austerlitz où il
commandait
la cavalerie du Ier Corps d'armée sous le maréchal Bernadotte.
La
rapidité de ses mouvements ayant attiré le régiment des hulans du
grand
duc Constantin à travers les
bataillons
français, ce régiment périt presque entier fusillé à bout
portant,
et le général Essen, qui l'avait conduit, fut mortellement
frappé.
Il
sera ensuite dans la péninsule Ibérique sous le
commandement
de Junot. En 1807 il fut
chargé du commandement d'une
division sous Junot, à l'armée
expéditionnaire de Portugal. Il
participe le 21 août 1808 à la bataille de Vimeiro contre les forces britannico-portugaises;
c'est lui qui sera, à la
suite de cette défaite, chargé par Junot de
solliciter une
suspension d'arme.
Junot réunit tous les généraux en un conseil de
guerre dans lequel on
examina la situation de l'armée française, il
fut décidé que l'on
tenterait une négociation avec les Britanniques,
attendu que l'on ne
pouvait, avec 20 000 hommes, se maintenir dans
un pays en insurrection
et en présence d'une armée quadruple de la
française. Le général
Kellermann, en qui l'habileté ne le cédait
point à la valeur, fut
désigné pour remplir cette difficile mission.
En
conséquence, il se rendit le 23 août
au quartier général britannique, où il
fut reçu par les généraux
ennemis avec la plus grande distinction. [5]
Dès que la Convention de Cintra eut été
ratifiée,
l'armée française s'embarqua, le 30
septembre
, sur des vaisseaux britanniques
avec ses armes, ses
munitions, ses bagages, et rentra tout entière
dans la Péninsule un mois
après en être sortie.
En 1809,
il remplaça le maréchal Bessières dans le commandement en
chef
de l'armée septentrionale d'Espagne, et se joignit au corps du
maréchal
Ney en Galice, avec lequel il effectua
l'invasion des Asturies,
et battit l'armée
réunie par le marquis de La Romana.
Il combattit à Alba de Tormes,
où il remporta,
huit jours après la bataille d'Ocaña, un avantage non
moins
décisif.
Le général Marchand ayant battu le duc del Parque
celui-ci,
s'étant renforcé, s'avançait sur Salamanque
avec une armée de 40 000 hommes. Le
général Kellermann, informé de cet
événement, abandonna toutes ses
positions, excepté Valladolid,
atteignit le 26 novembre l'avant-garde du duc del Parque au Carpio, et le força à
se
retirer sur Salamanque.
Le 28, à deux heures après midi, il joignit
l'arrière-garde du corps
espagnol, qui se repliait dans la direction
d'Alba de Tormès, où le duc del
Parque
avait pris position.
Au moment où les colonnes ennemies se
formaient, il se précipita sur
elles avec sa redoutable cavalerie,
en fit un affreux carnage, leur
enleva leurs drapeaux, leur
artillerie, et dispersa dans les bois, dans
les vignes voisines,
ceux qu'il ne put atteindre.
Destiné à faire partie de l'expédition de Moscou, le général
Kellermann
fut arrêté en chemin par une maladie grave lorsqu'il se
rendait en
toute hâte à la Grande Armée.
En 1813
il fit la campagne de Saxe avec
le corps du maréchal Ney, dont il
commandait l'avant-garde
au combat de
Rippach
. À la bataille de Lützen, il soutint le
premier
choc de l'ennemi, fut blessé et eut trois chevaux tués sous lui.
À
la bataille de Bautzen, il emporta, à
la
tête de l'avant-garde du maréchal Ney, le village de Klix, où il eut encore
deux
chevaux tués sous lui.
Enfin, à la bataille de Wachau, en octobre,
il
culbuta, avec la cavalerie polonaise,
la division des cuirassiers du
général Lewachow ; mais, entraîné par son
ardeur, il tomba au
milieu de trois divisions de cavalerie
autrichienne de réserve, qui le
prirent en flanc, et, portant le
désordre dans ses rangs, le forcèrent à
se retirer sur les hauteurs
de Wachau.
En 1814,
à l'affaire de Mormant, il battit les
troupes du comte de Pahlen, et
s'empara de 11 pièces de canon, de 40
caissons et de 20 000 fantassins.
Au combat de
Saint-Dizier
, il
contribua à mettre en déroute les colonnes de Winzingerode,
qui eurent
considérablement à souffrir des charges réitérées de la
cavalerie
française.
La Restauration



Après
avoir adhéré aux actes du Sénat, il fut, par ordonnance royale
du 6 mai 1814, nommé
membre du conseil
de la guerre pour la garde royale.
Inspecteur général pour
l’organisation de la cavalerie dans les
places de Lunéville et Nancy, le 1er juin, il reçut la croix de Saint-Louis le 2, et, le
23
de la même année, le grand cordon de la Légion d'honneur.
Il commandait,
lors du retour de l’île
d'Elbe
de l’Empereur, une division de
cavalerie à l’armée que le duc de Berry devait opposer à Napoléon.
Pendant
les Cent-Jours, Napoléon lui confia le commandement
d’un
corps, de grosse cavalerie, avec lequel il prit une part glorieuse à
la campagne du mois de juin. En 1815, il
reçoit le commandement du IIIe
Corps de
cavalerie avec lequel il prend part aux batailles des Quatre-Bras et de Waterloo.
On sait que lors de
cette dernière bataille, ayant été placé sous les
ordres du maréchal
Ney, il tentera de modérer les ardeurs de son
chef
en s'opposant, sans succès, aux charges irréfléchies et
désordonnées
lancées par celui-ci.
Le maréchal Ney, que Napoléon avait chargé de
combattre l'armée
britannique, était resté une partie de la journée
sous l'influence d'une
continuelle irrésolution. Si, dès dix heures
du matin, il s'était porté
sur la position des Quatre-Bras, occupée
par la 3e
division belge, nul doute qu'il n'eût écrasé
cette division, et qu'il
ne fût parvenu à faire subir le même sort
aux autres corps de l'armée
britannico-hollandaise qui s'avançaient
isolément, harassés de fatigue,
sur les chaussées de Nivelle et de
Bruxelles. [6].
De retour à Paris, il fut chargé, quelque temps après, avec les
généraux
Gérard et Haxo, d'apporter à Louis XVIII la soumission de l'armée de la Loire.
Après avoir
hérité du titre de duc et de la pairie du maréchal son
père,
Kellermann est mort le 2 juin 1835 d'une
affection de foie.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 14:35

Jean, comte Rapp, né à Colmar le 27 avril 1771 et mort à
Rheinweiler, le 8 novembre 1821, est un général
d’Empire
français.




//


Origines de
Jean Rapp



Né à Colmar,
Jean Rapp, cousin germain du général de brigade Kessel, suit d'abord de longues études
théologiques
pour devenir pasteur, mais il ne semble pas avoir la
vocation : il
est grand, fort, robuste, d'un tempérament bagarreur. En
mars 1788,
il préfère donc s'engager dans les chasseurs des Cévennes.
Il
s’enrôla à l’âge de 16 ans dans le 10e
Régiment de
Chasseurs à Cheval
et y fut nommé brigadier-fourrier le
1er janvier 1791, et maréchal-des-logis le
16 mai 1793.
Ses
faits militaires sous la Révolution française



Il
avait déjà fait les premières guerres de la Révolution à l’armée de la Moselle et à celle du Rhin, lorsqu’il obtint le grade de sous-lieutenant
le 14
germinal an I. Envoyé à l’armée des Alpes, il
devint
lieutenant le 1er vendémiaire an III.
Bientôt après, il
passa à l’armée du Rhin. Il ne tarde pas à se
distinguer par son
courage et sa fougue, tout en collectionnant les
blessures, ce qui
ajoute à son aura.[1]
À la fin de l'année 1796, il devient l'aide de camp de Desaix qui le nomme capitaine
(le
29 frimaire an V) et l'emmène avec lui lors de la campagne d'Égypte. Il lui voua, à
partir
de cette époque, une affection qui ne se démentit jamais.

Campagne
d'Égypte



Il l’emmena avec lui en Égypte,
où de nouveaux combats lui valurent de
nouveaux succès. Jean Rapp s'y
fait remarquer au combat de
Sediman
, le 7 octobre 1798, en capturant l’artillerie
ennemie, un exploit qui lui vaut
d'être promu chef d'escadron. Napoléon Bonaparte le nomme ensuite chef de brigade. [2]
À la journée du 3
pluviôse, envoyé en reconnaissance, il marcha sur
les avant-postes
des Mamelouks, les mit en fuite,
pénétra dans le
village de Samanhout, et
soutint une
lutte inégale, dans laquelle il aurait infailliblement
succombé, si
les carabiniers de la 21e
légère ne l’eussent promptement
dégagé. Grièvement blessé d’un coup de kandjar à l’épaule
gauche, il
se rendit au Caire pour se faire soigner. Élevé
au grade de
colonel le 26 pluviôse, Rapp suivit son général en Europe.
Faits
militaires de Jean
Rapp sous le premier Empire



Après la campagne d'Égypte, toujours dans le

sillage de Desaix qu'il vénère, Jean Rapp
revient
en Europe et il est à la bataille de Marengo, le 14 juin 1800, lorsque Desaix tombe frappé à mort. Il
porta
au général Napoléon Bonaparte les dernières et
patriotiques paroles de ce
jeune héros. L’aide-de-camp du vainqueur
d’Offenbourg
devint celui du conquérant de l’Italie le
25 prairial an VIII.
Jean
Rapp aide de
camp de Napoléon Bonaparte



Jean
Rapp devient alors l'aide
de camp
du Premier consul, un poste qu'il

occupe jusqu'en 1814. À ce titre, il est chargé de
nombreuses missions
de confiance par Napoléon Bonaparte, en Vendée, en Suisse et
en Belgique.
Pierre Fontaine, architecte chargé de
la rénovation de la Malmaison,
note dans son Journal qu'il
"surpasse en grossièreté tous ses
confrères".
Chargé en l’an X
d’une mission importante dans les cantons
suisses, il somma les
insurgés de Berne de
suspendre les
hostilités, fit évacuer Fribourg qui avait été enlevée
pendant
l’armistice, et somma la diète de
Schwitz
d'accepter la
médiation que lui offrait le chef du
gouvernement français. Le
colonel Rapp partit pour Coire au
mois de brumaire an
XI, fit comparaître devant lui le petit conseil
de cette ville et
contraignit la municipalité à se dissoudre.
Revenu à Paris,
il accompagna le premier Consul dans son
voyage en Belgique, obtint le brevet de général de brigade le 11 fructidor
an XI,
puis il se rendit sur les bords de l’Elbe, pour y faire élever des redoutes et prendre
des
mesures défensives en cas d’un débarquement des Anglais.
À son retour en France, créé membre de
la Légion d'honneur le 19 frimaire an
XII,
il en devint commandeur le 25 prairial suivant.
Au mois de
germinal an XIII, il épousa, par ordre de l’Empereur,
mademoiselle Vanderberg, fille
d’un riche
fournisseur [3]
Austerlitz [modifier]



Le général Rapp informant l'Empereur de
sa charge victorieuse contre la
Garde impériale russe à la bataille
d'Austerlitz





Il se distingua sur le champ de bataille d’Austerlitz.
Ce fut
lui qui, sur les hauteurs de Pratzen, vengea la
défaite
d’un bataillon du 4e
de Ligne
et du 24e Léger, que les
fausses manœuvres de leurs
chefs avaient livrés au fer de l’ennemi.
Rapp et ses 375 mamelouks de la
cavalerie de la Garde chargent les
Russes en criant : « Faisons pleurer
les dames de Saint-Pétersbourg
».
Il effectue une charge mémorable à Austerlitz en prenant la tête des Mamelouks et des grenadiers
à cheval
et en
sabrant les Chevaliers-Gardes de la Garde impériale russe. Il porta le
désordre
dans ses rangs, fit prisonnier le prince Repnin, l’un des
colonels des
chevaliers-gardes, et s’empara de l’artillerie et de tous
les
bagages des troupes qui lui étaient opposées. [4]
Promu général de division, la campagne de

Prusse et de Pologne, en 1807, fournit au général Rapp de nombreuses
occasions
d’y déployer sa valeur chevaleresque. Chargé de poursuivre
les fuyards
après la bataille d'Iéna, le 14 octobre 1806, il
pénétra parmi les premiers dans Weimar.
À Naziesk, il tailla
en pièces
le corps de cavalerie du général russe Kaminskoi. Enfin,
le 26 décembre, au cours de la difficile bataille de
Golomyn
, il
soutint une lutte opiniâtre contre des masses
d’infanterie et eut le
bras gauche fracassé par une balle. Il n’était
pas encore guéri de
sa blessure quand il remplaça, le 2 juin,
dans le poste de gouverneur de Dantzig,
le maréchal Lefebvre qui venait de s’emparer de
cette place. Le 23 décembre de la même année, il
fut créé
chevalier de la Couronne de fer.
Il
sauve
la vie de Napoléon Ier à plusieurs
reprises



Pendant
deux ans il exerça les fonctions importantes de gouverneur de

Dantzig ; les habitants lui décernèrent une épée enrichie de diamants
sur
laquelle on lisait une inscription, et Napoléon le nomma, le 1er août 1809, comte de l'Empire avec une dotation de
25 000
francs sur le domaine de Hitzacher situé en
Hanovre.
La guerre se ralluma cette année dans le
Nord avec une nouvelle
fureur : la Bavière est envahie par les Autrichiens ; Napoléon accourt à la rencontre de
l’ennemi. L’armée française triomphe à Eckmühl,
à Ebersberg,
et se porte rapidement sur Vienne. Pendant qu’elle s’avance
sur les rives du Danube,
les Autrichiens
descendent ce fleuve par l’autre rive.
Jean Rapp est toujours aux
premiers postes, sur la ligne de feu : à Essling, le 20 mai 1809, c'est
lui qui charge à la tête des
fusiliers de la Garde impériale et
rétablit la
situation.[5]
À Schönbrunn, le 12 octobre 1809, Jean
Rapp empêche le jeune Frédéric Staps d'assassiner Napoléon.
Revenu à Paris
en 1810, à
l’époque du divorce de Napoléon avec Joséphine de Beauharnais, Rapp ne
craignit
pas de blâmer la conduite de son maître, et reçut, en
récompense de
sa franchise, l’ordre de retourner dans son gouvernement
de
Dantzig. Il n’en fut pas moins créé grand officier de la Légion
d'honneur
le 30 juin 1811. Il
donna toutefois une nouvelle preuve de
sa sincérité à l’Empereur en
condamnant l’expédition projetée
au-delà du Niémen,
dont il prévoyait les
funestes résultats.
Les troupes françaises marchent sur le Niémen,
le franchissent, culbutent les Russes à Ostrovno, à Smolensk, et arrivent à la Moskowa, où
l’armée ennemie
avait rassemblé la plus grande partie de ses forces,
évaluées à 130
000 hommes. Il est blessé de quatre balles à la bataille de la
Moskowa
(5-7 septembre 1812). [6]
Quoiqu’il ne fût pas
remis de ses blessures, on le vit se signaler de
nouveau à la bataille de Maloyaroslavets, où
il
eut un cheval tué sous lui. Il sauve encore une fois la vie de
l'Empereur
en repoussant une attaque de Cosaques
à Gorodnia. Il est à nouveau blessé au passage de la Bérézina en
combattant
en arrière-garde
aux côtés de Michel Ney. Il concourut à sauver l’artillerie
française
qui se trouvait compromise sur ce point, et y reçut sa
vingt-quatrième
blessure.
Napoléon Ier
l’envoya
ensuite prendre le commandement de Dantzig,
où il devait soutenir pendant près d’un
an un des sièges les plus
mémorables que nous offrent les annales
de la guerre. Le 12 janvier 1813, il
s'enferme à Dantzig et soutient un siège très dur puisqu'il ne
capitule
que le 29 novembre 1813. [7]
L’Empereur récompensa
le dévouement de Rapp en le nommant commandant en
chef du 10e
corps de la grande armée le 12 mars
suivant, et grand-croix
de la Réunion
le 3 avril de la même année.
Le général Rapp eût
peut-être lassé, par ses vaillantes sorties, les
forces réunies des
Russes, commandées par le duc de Wurtemberg, si la
famine,
une épidémie cruelle, et l’hiver avec ses pluies et ses glaces,
ne
lui eussent enlevé les deux tiers de son armée. Jaloux de conserver à
la France le reste des braves qui l’avaient si bien secondé, le général
français se décida à entrer en négociations pour la reddition de la
place.
Le
27 novembre, il conclut une convention honorable qui

portait en substance, que le 10e corps
rentrerait en
France avec son artillerie, ses armes et tous ses bagages.
Déjà
tous les alliés étaient sortis de Dantzig, lorsque le général Rapp

apprit que l’empereur Alexandre refusait de ratifier la
capitulation
et que la garnison serait conduite en Russie jusqu’à son
parfait
échange ; Rapp protesta avec énergie, mais fut forcé de se
soumettre.
Ce fut à Kiev, en Ukraine, qu’il apprit les événements de 1814. Il
revint à Paris
au mois de juillet suivant et y fut
accueilli avec distinction par Louis XVIII. Créé chevalier de
Saint-Louis
le 3 août, il obtint le grand cordon de la Légion
d'honneur
le 23 du même mois.
Sous les
Cent-Jours



Après
avoir montré une certaine hésitation à se rallier à Napoléon pendant les Cent-Jours,
Jean Rapp est élu député du Haut-Rhin.
En mars 1815,
Rapp se rangea sous les drapeaux de son
ancien souverain, qui le nomma
le 16
avril
commandant en chef de l’armée du Rhin,
et pair de France le 2 juin
suivant. L’armée dont il se hâta de
prendre le commandement, forte de
18 900 hommes, devait défendre, de
concert avec le corps du Haut-Rhin
et de la Moselle, la chaîne des Vosges, depuis Belfort
jusqu’à Bitche.
Le désastre de Waterloo rendit inutiles ses
dispositions et ses
efforts. Lorsque les soldats apprirent la
défaite de l’armée du Nord et l’abdication de Napoléon, un
découragement
universel s’introduisit dans leurs rangs. [8]
Sous la
Restauration
[modifier]



Après
Waterloo, Jean Rapp est tenu à
l'écart
quelque temps, car il a résisté aux assauts ennemis jusqu'en
juillet 1815.
Après le licenciement, le général Rapp se
retira en Argovie (Suisse), où il fit, en 1816,
l’acquisition du château de Wildenstein.
Lorsque le danger des réactions
fut passé, il revint en 1817 à Paris. Une ordonnance royale du 22 juillet 1818 le mit
en disponibilité. Créé pair de France par Louis XVIII le 5 mars 1819, il fut
nommé, quelque
temps après, premier chambellan et maître de la
garde-robe en 1820.
Le 8 novembre 1821, Jean
Rapp meurt à Rheinweiler, en pays de Bade, d'un cancer à l'estomac.
Titre,
Décorations, Honneurs



Titre
de noblesse d'Empire





Honneurs





Distinctions




23 août 1814 : grand
cordon de la Légion d'honneur
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 14:37

Édouard Jean-Baptiste Milhaud, fils de Louis
Amilhaud et de
Marguerite Daudé, né à Arpajon-sur-Cère le 10
juillet
1766
et mort à Aurillac (Cantal), le 8
janvier
1833,
est un homme politique français, général
d’Empire
, et comte d'Empire.









//


Sous la Révolution française



Élève du génie maritime en 1788, et
sous-lieutenant dans un régiment
colonial en 1790, ses
principes politiques le firent nommer
en 1791,
commandant de la garde nationale
d'Aurillac,
et en 1792,
il est élu député de la Convention par le département du Cantal.
À cette
dernière époque, il servait en qualité de capitaine; nommé au
mois
de juillet dans les chasseurs à cheval.
Il siège aux côtés des Montagnards, il fréquente
de
façon assidue le Club des Jacobins. En janvier 1793, lors du Procès de Louis XVI, il vote la
mort du
roi, il défend Jean-Paul Marat attaqué par les Girondins, il défend le
projet
de la République universelle Jean-Baptiste Cloots. Appelé à
prononcer
sur la peine à infliger à Louis XVI : « Je n'ose croire, dit-il, que de
la vie ou de la mort d'un homme dépende le salut d'un État. Les
considérations
politiques disparaissent devant un peuple qui veut la
liberté ou la
mort. Je le dis à regret, Louis ne peut expier ses
forfaits que sur
l'échafaudj sans doute, les législateurs philanthropes
ne souillent
point le Code d'une nation par l'établissement de la peine
de mort ;
mais pour un tyran, si elle n'existait pas, il faudrait
l'inventer.
Je déclare que quiconque ne pense pas comme Caton n'est
pas digne d'être républicain. Je
condamne Louis à la peine de mort, et
je demande qu'il la subisse
dans les vingt-quatre heures.
»
Envoyé en mission à l’armée du Rhin puis au mois de mai 1793, comme
commissaire à
celle des Ardennes il s'y montre sans pitié,
nettoyant
les états-majors des nobles et taxant les riches.
De retour à Paris,
au mois de frimaire an II, et accueilli
avec faveur par les jacobins,
quelques succès de tribune l'égarèrent
jusqu'à faire entendre des
paroles, qui, plus tard, lui ont été
souvent reprochées : « II faut,
dit-il un jour, que la France
lance sur des vaisseaux la tourbe des
ennemis de l'humanité, et que
la foudre nationale les engloutisse dans
le gouffre des mers.
»
Envoyé,
le 9 nivôse, à l'armée des Pyrénées orientales :
il y remet de l'ordre avec l'aide de Dugommier et de son collègue
conventionnel
Pierre-Aimable de
Soubrany
, il
envoie d'une façon injuste le général d'Aoust
comparaître devant le Tribunal révolutionnaire, qui périt
sur l'échafaud.
Rappelé au commencement de l'an III, et nommé membre
du Comité
militaire de la Convention, il fut chargé, comme
rapporteur, de soutenir
d'importantes propositions, et le talent
avec lequel il s'acquitta de
cette tâche permet de croire qu'il
aurait été apte à devenir un habile
administrateur.
Adopte un
nouveau prénom, celui de «Cumin» qu'il trouve dans le
calendrier
républicain.
Après la mort de Maximilien de Robespierre le 28
juillet
1794,
il rentre à Paris.
Quand Jean-Baptiste Carrier est attaqué à
la
Convention, Édouard Jean-Baptiste Milhaud, dont il est cousin,
prend sa
défense et est le seul député à voter contre sa mise en
accusation.
Sous le
Directoire [modifier]



La
réaction thermidorienne ayant pris un caractère de persécution et
de
vengeance, son arrestation, proposée par Girardin
(de l'Aude), eût été prononcée s'il
n'eût été défendu par ses collègues
du Comité militaire. Milhaud,
que la Constitution de l'an III excluait
de la représentation
nationale, à cause de son âge (il n'avait pas 30
ans), et qui,
d'après des documents certains, avait été nommé chef
d'escadron au
20e chasseurs le 22
juillet
1793,
reprit du service, le 5 nivôse an IV,
comme chef de brigade du 5e dragons, employé à l'armée d'Italie. En 1795, après la
séparation de la Convention thermidorienne, Édouard
Jean-Baptiste Milhaud réintègre l'armée, il se distingue à l’armée d'Italie.
Il se signala la
première fois, le 21 fructidor ; passant à la nage
la Brenta, il coupa la retraite à un corps
autrichien
de 000 hommes, lui fit mettre bas les armes, prit 8 pièces de

canon, 15 caissons, un étendard et 6 drapeaux. Le lendemain, à la bataille de Bassano, il chargea l'arrière-garde
ennemie
avec 200 dragons, culbuta un bataillon du régiment de Wurmser, enfonça un bataillon
hongrois,
puis, s'étant emparé du grand parc d'artillerie autrichienne,
composé
de 40 pièces de canon et de 200 caissons, il fit servir par ses
dragons
4 de ces pièces contre une division ennemie qui s'avançait pour
lui
enlever sa conquête. Au combat de
Saint-Michel
, dans
les gorges du Tyrol, il
reçut une blessure à
la tête.
L'année suivante, tandis qu'il combattait ainsi pour la
défense et la
gloire de la patrie, Harmand, député de
la Meuse au conseil des Anciens, revint sur les accusations qui

avaient été portées contre lui après le 9 thermidor, et demanda un
examen
sévère de sa mission dans les départements du Haut-Rhin
et du Bas-Rhin;
malgré les efforts des thermidoriens,
cette proposition fut écartée de
nouveau par un simple ordre du
jour.
Il prit une part active aux événements des 18 et 19 brumaire an
VIII,
non comme commandant les troupes envoyées au Luxembourg pour y tenir prisonniers
les
membres du Directoire, mais, le 18, comme chef
d'état-major
de Lannes, au palais des Tuileries, et, le 19,
comme remplissant
auprès de Murat les mêmes fonctions à Saint-Cloud.
Sous le Consulat et le
Premier
Empire



Nommé général de brigade le 5
janvier
1800,
et employé à l'armée d'Angleterre, il eut, le 11
ventôse,
le commandement de la 8e division
militaire (Vaucluse), fut envoyé à l'armée du Midi, le 5 floréal an IX, et dans la République italienne le 1er
vendémiaire an XI. Le 18 messidor de la même
année, le premier Consul lui donna
le commandement
militaire de la République ligurienne, et le fit
membre
et commandeur de la Légion d'honneur les 49 frimaire et
23
prairial an XII.
En l'an XIII, le général Milhaud servit à l'armée des côtes de l'Océan
depuis
le 29 messidor jusqu'au 4e jour
complémentaire, époque à
laquelle il rejoignit la grande
armée d'Allemagne
.
Attaché au corps du prince Murat, il s'empara de Lintz, le 10 brumaire
an XIV,
après un engagement assez vif, battit l'ennemi le lendemain au
village
d'Aster,
le culbuta, le poursuivit, et lui fit 200
prisonniers. Le 23, faisant
l'avant-garde du maréchal Davout, il poussa l'ennemi sur la
route de Braunn jusqu'à Wolfkersdorf,
fit 600
prisonniers et s'empara d'une nombreuse artillerie.
Le 28 octobre 1806, il força les 6 000 hommes du corps du prince Hohenlohe
à capituler, et fut promu au grade de général de division le 30
décembre
de la même année. En 1807, il fut à
Eylau et à Creutzbourg.
Envoyé en Espagne en 1808, il
dispersa, le 19 novembre, un bataillon d'étudiants près de Valverde,
entra, le 23, dans Palencia, battit, le 22
décembre
, la bande de l'Empecinado et
dispersa la
junte insurrectionnelle de Molina d'Aragon.
Le 28
mars
1809,
le lendemain du combat de
Ciudad-Réal
, où le
général Sébastiani défit 15 000 Espagnols
qui gardaient
les défilés de la Sierra-Morena, Milhaud
poursuivit les fuyards
dans la direction d'Asmagro et leur fit
éprouver
une perte considérable. Le 18
novembre
suivant, attaqué à Ocana par
l'avant-gardede l'armée espagnole, il
la repoussa vigoureusement, et à
la bataille de ce nom, à la tête de
l'une des brigades de sa division,
il obligea une colonne ennemie à
rendre ses armes et à lui livrer toute
son-artillerie. Le 4
décembre, il atteignit à Huerès, et dispersa
de nouveau
les guérillas de l'Empecinado.
En 1810,
commandant l'avant-garde du 4e
corps, il
sabra, le 4 février, entre Anteguerra et Malaga, un corps d'infanterie considérable, et
cette
action, mentionnée avec éloges dans le rapport du général
Sébastiani
au maréchal Soult, valut à Milhaud le titre de
grand officier de la Légion d'honneur que Napoléon Ier lui conféra le 22 juin
suivant. Il l'avait déjà créé comte de l'Empire quelque temps
auparavant.
Mis
en disponibilité le 17
novembre
1811,
il reçut le 10 juin 1812, le commandement de la 25e
division militaire.
Appelé, le 6 juillet suivant à la grande
armée de Russie
, il
livra, le 10
octobre
1813,
dans la plaine de Zeitz,
l'un des plus
beaux combats de cavalerie dont fassent mention les Annales

militaires
françaises, et dans lequel il détruisit entièrement les
régiments
de dragons autrichiens de Latour et
de Hohenzollern, ainsi que les
chevau-légers de Kaiser.
L'Empereur, sur le rapport qui lui fut
adressé de cette affaire,
plaça sous les ordres de Milhaud le 5e
corps
bis de cavalerie, à la tête duquel celui-ci battit, le 24
décembre
, à Sainte-Croix, près de Colmar, le
corps des partisans du général
autrichien Scheibler, et
tailla en
pièces, le 27 janvier 1814, à Saint-Dizier,
la division de cavalerie du
général Landskoy. Il se
distingua aux
combats de Marmont et de Valjouan, et chassa, du village de Villars,
la cavalerie légère du prince de
Wurtemberg
.
Obligé
de se retirer, le lendemain, devant le corps de Giulay, il opéra sa
retraite
en bon ordre sur Fontette,
où il rejoignit le duc de Tarente,
et conduisit
les débris de son corps dans le département de la Seine-Inférieure. Ce
fut de Rouen
que, le 8
avril
, adhérant, tant en son nom qu'en celui
de ses compagnons
d'armes, aux actes du Sénat, il écrivit au
président du gouvernement
provisoire :
« Nous voulons, pour le
bonheur de la France, une constitution
forte et libérale, et, dans
notre souverain, le cœur de Henri IV.
»
Fait chevalier de
Saint-Louis
, le 1er
juin, et le même
jour inspecteur général de la 15e
division
militaire, il mit, néanmoins, l'empressement le plus
généreux, au 20 mars 1815, à
offrir ses services à l'Empereur, qui
lui confia le commandement d'un
corps de cuirassiers, qui, guidé par
lui, se couvrit de gloire aux
batailles de Fleurus et de Waterloo :
« Napoléon était
un de ces génies d'où sort le tonnerre. Il venait
de trouver son
coup de foudre. Il donna l'ordre aux cuirassiers de
Milhaud
d'enlever le plateau de Mont-Saint-Jean.
»[1]
Toutefois on a lieu de
s'étonner que le général Milhaud ait été,
après la bataille du mont
Saint-Jean
,
l'un des premiers officiers généraux et peut-être le
premier à
offrir ses services à Louis XVIII.
Nous ajouterons
que, proscrit comme régicide par la loi du 12
janvier
1816,
et rayé du contrôle de la Légion d'honneur
le 2 mars de
la même année, il obtint un sursis
indéfini et fut réintégré dans
l'Ordre le 29 décembre 1817.
Sous
Louis-Philippe Ier



En 1830,
Édouard Jean-Baptiste
Milhaud se rallie à Louis-Philippe Ier. Placé dans le cadre
de
réserve le 7 février 1831, admis au
traitement de réforme, comme
n'ayant pas le temps suffisant pour la
liquidation de sa retraite,
le lieutenant-général comte Milhaud mourut à
Aurillac
le 8
janvier
1833.
Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile,
côté
Ouest.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 14:40

Pierre Claude Pajol[1]
(né Pajot) (3 février 1772 - Besançon
20 mars 1844 - Paris),
grande figure de la cavalerie légère de Napoléon Ier, était un général d'Empire et homme politique
français
du XIXe siècle.









//Article
principal : Prise de la Bastille.

D'une
famille honorable de la bourgeoisie, qui occupait une belle
position
dans la magistrature, et fils d'un avocat au barreau
du parlement de Besançon, Pierre
Claude
Pajol étudiait le droit à l'université de cette
ville

lorsque différents duels qu'il eut avec des officiers de la
garnison,
et dont il se tira avec honneur, l'obligèrent à s'éloigner. Il

quitta Besançon pour faire son droit à Paris.
Arrivé à la capitale le
15 avril 1789, il
suivit le torrent des
idées nouvelles, et s'occupa beaucoup moins de ses
études que des
événements qui se préparaient alors.
Le renvoi de Necker jeta la consternation dans

Paris. Le 12 juillet le peuple commença à sonner le tocsin, à prendre une cocarde tricolore, à courir aux armes : le jeune
Pajol se
mêla à ce mouvement. Nommé commandant
d'une des sections de la compagnie
formée dans le quartier Saint-Victor qu'il
habitait,
il se rendit avec elle sur la place Louis XV, où elle se joignit à
beaucoup
d'autres corps du même genre, dont l'organisation avait été
improvisée,
et aussi aux gardes-françaises qui
venaient
de se déclarer pour le peuple, en tirant sur la cavalerie du prince de Lambesc et en la
chassant
de la place.
Le lendemain on continua de sonner le tocsin et de
s'armer. M. Pajol
fit partie des volontaires qui se formaient au Palais-Royal :
et comme il était d'une haute
stature et montrait beaucoup d'activité,
on le nomma sergent d'une de ces compagnies qui se réunirent à
celles
de la Basoche et des Tailleurs et à une masse considérable
de peuple et d'ouvriers. Toutes ces colonnes d'insurgés se rendirent,
avec
M. Pajol, à l'Hôtel des Invalides. On fouilla les

caves et l'on y trouva 30 000 fusils, avec lesquels le peuple et la
garde nationale
s'armèrent. On
prit aussi les canons qui étaient sur l'esplanade, et,
les plaçant en
tête, on marcha le long des quais jusqu'à l'Hôtel-de-Ville.








1789
.
Officier
de l'armée révolutionnaire



Pajol
s'enrôla, en 1791, dans le 1er bataillon
des volontaires du Doubs, et il y
devint sergent-major le 1er juin de la même année. Le comte de Narbonne, ministre de la Guerre en décembre 1791, ayant
eu l'occasion,
lorsqu'il commandait en chef les gardes nationales de la
Franche-Comté, d'apprécier les heureuses
dispositions
du jeune Pajol pour la carrière des armes, lui envoya le
brevet de sous-lieutenant au 82e régiment d'infanterie,

ci-devant Régiment de Saintonge,
le 12
janvier
1792.
Lieutenant le 27 mai de
la même année, il combattit, le 20
septembre
suivant, à Valmy. Passé dans le corps de grenadiers, surnommé l'armée
infernale
,
le premier, il pénétra dans Spire et reçut à cette affaire une
blessure
à la main gauche, qui ne l'empêcha pas de marcher sur Worms. Il servait alors à l'armée de Mayence. Custine,
qui la commandait, le chargea
d'éclairer l'aile gauche de l'armée : il
partit du camp d'Ebersheim, dans la nuit du 13
octobre
, avec 100 hommes, enleva, chemin
faisant, Neustadt,
Turckeim et Alsey, et
arriva devant la place avant la cavalerie.
Pajol assista donc au premier siège de Mayence. La place
ayant
capitulé, le 21 du même mois, il continua de
s'avancer en éclaireur
jusqu'à Francfort, entra dans cette
ville, etconcourut,
le 8 novembre, au succès que le général Houchard obtint sur les Prussiens près de Limbourg.
Il se distingua d'une manière non moins
brillante, le 6
janvier
1793,
à la bataille
d'Hochheim
, ainsi que
le 4 avril,
pendant une sortie de la garnison de Mayence (second siège de Mayence). Quoiqu'il

eût eu le bras gauche fracturé dès le commencement de l'action, il
continua
son service.
Forcé de rentrer dans Mayence, que les Prussiens
investirent, il
reçut l'ordre, le 8 avril, de faire une sortie de nuit, à la tête de 2
compagnies,
et de s'emparer d'une des redoutes
de Biebrich,
défendue par 150 Hessois et trois
pièces de
canon. Quoique grièvement blessé dans cette vigoureuse affaire
par
un biscaïen qui lui fractura le bras gauche, il n'en
ramena
pas moins dans la place les 150 Hessois prisonniers et les trois
pièces
de canon. Instruits de cette belle conduite, les membres de la
Société
des amis de la liberté et de l'égalité de Besançon, lui
adressèrent
l'extrait suivant du registre de leurs délibérations :
«
Il a été délibéré qu'on enverrait une députation de douze
sociétaires
au citoyen Pajol, lieutenant au 82e régiment, pour lui
témoigner
la satisfaction des vrais amis de la liberté et de l'égalité,
sur
l'intrépidité et le courage qu'il a montrés à Mayence,
où il a été grièvement blessé, et qu'il
lui serait envoyé une couronne
civique.
»



















En
1793,
au cours du siège de Mayence, il est de nouveau

blessé. Prisonnier, il est libéré lors de la capitulation de la forteresse et revient se soigner
à Besançon.
Après sa guérison, Kléber, alors commandant en chef l'armée de Sambre-et-Meuse, admit le
lieutenant
Pajol à son état-major,
en qualité d'aide de camp, le 1er prairial an II (janvier 1794). Il se
lie alors d'amitié
avec Ney
qui est adjudant général dans
le même état-major). Il justifia cette marque d'estime
par
la valeur qu'il déploya, le 28 prairial
(18 juin),
au combat de Trazegnies (également appelé bataille de Marchiennes,
dite du brouillard) ; le 8 messidor,
à Fleurus, où il eut un cheval
tué
sous lui ; le 13, à
l'enlèvement des
redoutes des postes du mont Palissel et du bois de
Haré ; le 27, à la prise
de vive force
du poste de la Montagne de Fer, près de Louvain,
puis à la bataille d'Esneux, au
passage de la Roer et au siège de Maastricht. Kléber, pour
le
récompenser de ses bons services, l'envoya présenter à la Convention nationale les trophées
de
cette rapide campagne. Présenté à celle assemblée, le 22 brumaire an III :
« Je viens, dit-il, déposer
au sein de la Convention , 36
drapeaux que l'armée de Sambre-et-Meuse vient tout
récemment d'enlever à nos ennemis : l'un leur a été arraché au mont
Palissel,
4 au fameux combat d'Esnen, et les 33 autres ont été déposés
sur
les glacis de Maastricht, devant les soldats de
la liberté.
[2]
»

La
Convention accueillit par de vives acclamations et le discours et
l'orateur,
qui, admis aux honneurs de la séance, reçut du président
l'accolade
fraternelle. Nommé capitaine
au 6e d'infanterie légère
le 28 pluviôse an III (1795), il
rejoignit Kléber.
Ce
général, qui méditait alors le passage du Rhin, l'envoya rassembler, en Hollande,
des bateaux nécessaires à cette
opération, laquelle eut lieu les 19 et 20 fructidor
(5
septembre
1795),
à Ordingen
et à Heck-el-Kamp. Pendant l'action, le
capitaine Pajol et le général Lefebvre, commandant les
grenadiers
réunis pour cette entreprise, traversèrent le fleuve les
premiers,
et repoussèrent les troupes qui garnissaient la rive opposée,
tandis
que le reste de l'armée effectuait sou débarquement. Il eut
encore
l'occasion de se signaler au passage de la Vupper, à celui de la Sieg et à la bataille
d'Ukerath
. Le 4e
jour complémentaire, il reçut
une
balle au bas-ventre, et perdit un cheval au passage de la Lahn.
Passer à l'armée du Rhin sous Moreau, Pajol, qui avait été fait chef de bataillon le 20 pluviôse an IV (9
février
1796),
chargea, pendant la bataille d'Altenkirchen, le 16 messidor,
à côté du général Richepanse, une colonne ennemie à

laquelle il fit éprouver une perte de 3 000 hommes et de 12 pièces de
canon.
Durant cette campagne, il ne cessa de donner des preuves
d'intrépidité,
principalement au combat de Friedberg, devant Francfort, où son cheval tomba sous lui, frappé
par
un boulet ; le 17 fructidor,
à la prise de Bamberg ; le 21, à celle de Forchheim ;
le 30, à Salzbach
et aux autres
combats du Naab et de Schweinfurt.


Pajol en uniforme de hussard.





Le commandant Pajol entra, le 5 thermidor an V, dans le
4e régiment
de hussards
.
Passé avec son corps à l'armée du Danube, il mérita, au passage du Rhin, effectué le 10 ventôse an VII,
les éloges du général en chef Jourdan. Pendant la retraite de
l'armée,
il eut un cheval tué sous lui à la bataille
d'Ostrach
, le 1er germinal ;
le 5 du même
mois
, à Liebtingen, il
mit en déroule,
avec 2 escadrons, l'infanterie ennemie, et contraignit 2 bataillons
à mettre bas les armes. Le soir de
cette même journée, s'étant
précipité le premier au milieu de la cavalerie
autrichienne, son cheval tomba blessé
mortellement, et lui-même,
atteint d'un coup de sabre, eût succombé,
si, s'élançant sur un cheval
démonté, il ne se fût frayé un passage
à travers les rangs ennemis.
Chargé ensuite de protéger le
mouvement rétrograde de l'armée, il prit
position au débouché de Furtwangen et de Triberg, sans avoir été entamé, quoique sans
cesse
harcelé par des forces supérieures. La nuit suivante l'armée
continua
sa retraite ; le chef d'escadron Pajol ne fut point prévenu, et
ce
ne fut que le matin qu'entouré d'ennemis qui le sommaient de se
rendre
il put apprécier sa position désespérée. Ne prenant conseil que
de
son énergie, le brave commandant se dégagea par une charge des plus
audacieuses
au milieu des rangs autrichiens, se fraya un passage l'arme
au
poing, et ramène par la Forêt-Noire
ses troupes jusqu'à Offenbourg, où il rejoignit l'armée sans avoir
éprouvé,
de pertes considérables.
Pajol fit la campagne de 1797 sous Hoche,
comme officier
d'état-major. Quelque temps après, Kléber ayant
pris
le commandement de l'aile gauche de l'armée d'Angleterre, qui forma celle d'Égypte, écrivit à
M.
Pajol et au colonel Mortier de
venir le
rejoindre à Toulon pour s'y embarquer et servir
de nouveau près
de lui. Ces deux officiers partirent ensemble de Coblentz ; mais arrivés à Lyon, ils
apprirent que l'expédition était partie
pour
l'Égypte
. Ne pouvant espérer la rejoindre.



À la seconde Coalition (1799), envoyé
avec son régiment à l'armée d'Helvétie, le commandant
Pajol fut
nommé, le 6 prairial
(25 mai
1799), par
le général en chef Masséna, chef de brigade sur le champ de bataille où il venait de se
distinguer
par une action des plus extraordinaires : ayant eu son cheval
tué
dans une charge en avant de Winterthour,
il tomba au pouvoir des
Autrichiens. le capitaine Gérard (depuis
Maréchal de France et Grand
chancelier de la Légion
d'honneur
), rallia son escadron,
charga l'ennemi et délivra son
commandant, qui, dépouillé de ses
vétements, monta un cheval de
prise, ranima l'ardeur de ses cavaliers et
tomba sur les
Autrichiens, dont il fut un horrible carnage. Il se
distingua à la deuxième bataille de Zurich et
dans
la poursuite de Souwarow.
Membre de
la Légion d'honneur
(19 frimaire an XII),
et mis à la tête du 4e hussards, il fit la campagne de 1805 en Autriche, se
signala
à Ulm, aux ponts de Vienne et à Austerlitz, puis en 1806
Le 29 messidor,
le Directoire
continua sa promotion, et l'investit
du commandement du 23e régiment de cavalerie. Le 3 thermidor,
appelé à celui du 6e régiment
de hussards
,
et employé à l'armée d'Italie, sous Schérer, son régiment fut
presque
entièrement détruit dans la retraite qui suivit la perte de la bataille de Novi, à l'issue de laquelle il revint en
France
pour réorganiser son corps.
Bientôt après, le
gouvernement l'envoya à l'armée du Rhin, sous les ordres de Lecourbe, dont il forma l'extrême avant-garde. Mœskirch, Biberach, Stockach, Höchstädt, furent témoins de
son
courage. Il surprit, le 9 thermidor an VIII,
à Neubourg,
un régiment de cuirassiers autrichiens, fit
300 prisonniers et
détruisit le reste. Moreau lui fit des éloges pour sa
conduite à
la bataille de Hohenlinden, lui
décerna
un sabre d'honneur, et lui
confia
la défense des gorges du Tyrol. Ce
fut le chef de brigade Pajol qui entra le premier dans Füssen,
après avoir culbuté l'infanterie ennemie
et l'avoir jeté dans le Lech.
La paix de Lunéville
ramena cet
officier supérieur en France. La Légion d'honneur ayant été fondée,
il
devint membre de
cet ordre
le 19 frimaire an XII,
et officier le 25 prairial de
la même année.
Il reçut ordre d'aller s'embarquer avec son régiment au
Helder
pour faire partie de l'expédition
d'Angleterre mais après
avoir passé six semaines à bord des
bâtiments, il fut appelé à la Grande Armée en l'an XIV. Il
était, en 1805,
au 2e corps de Marmont dans la
division de
cavalerie de Lacoste avant de passer sous les
ordres du maréchal Davout. Il fit la campagne de 1805 en Autriche, se
signala
à Ulm, à Leoben,
aux ponts de Vienne et à Austerlitz.

La charge des
hussards à la bataille d'Heilsberg.





Il
prit à cette époque la tête de "l'Infernale", la 1re brigade de la division Lasalle (5e et 7e Hussards
et 3e
Chasseurs
).
Pendant
la campagne de 1806,
en Prusse
,
il se fit remarquer à Iéna, dans le corps Joachim
Murat
, grand-duc de Berg.
L'Empereur l'éleva au grade
de général de brigade après Eylau, par décret du 10 mars 1807. Le 9 juin suivant, il se fit remarquer à l'affaire de
Guttstadt.
Le 12, à Heilsberg, il eut un cheval tué
sous
lui, et soutint avec sa brigade la charge de toute la cavalerie
ennemie,
ce qui donna le temps à la cavalerie française de se
rallier.
Après la bataille de Friedland il passa le
premier
la Pregel, harcelant sans cesse l'ennemi avec
lequel
il entra à Tilsitt. Là, le prince Bagration lui remit, de la
part de l'empereur de Russie Alexandre Ier, pour les
faire
parvenir à Napoléon, les propositions de l'armistice qui
précéda la
conclusion de paix de Tilsitt.
Autorisé à porter la décoration
de l'ordre
du Lion de Bavière
en 1808, il eut le commandement de toute la ligne
d'avant-poses
sur la frontière de Bohême,
et reçut, au mois d'avril 1809, du feld-maréchal Bellegarde, la
déclaration
de guerre de l'Autriche.
En même temps,
assailli sur tous les points, il contint l'ennemi avec
2 000 hommes
de cavalerie jusqu'à ce que le maréchal Davout eût rassemblé son corps d'armée, dont il éclaira la
marche sur Ingolstadt.
Le passage du Danube effectué à Ratisbonne, il combattit, le 21, à
Piessing, et empêcha les Autrichiens de se
porter sur la gauche du
maréchal. Après avoir contribué au gain de
la bataille d'Eckmühl, pendant
laquelle il
perdit 2 chevaux tués sous lui, il arriva , le 24,
sous les murs de Ratisbonne, où il fît 2 000
prisonniers.
Cette manœuvre audacieuse lui valut, le lendemain, de Napoléon Ier, témoin de son intrépidité,
le titre de commandant
de la Légion d'honneur
.
Harcelant ensuite les troupes autrichiennes
dans leur retraite en Bohême,
il y pénétra avec elles, et allait leur
livrer de nouveaux combats,
mais un ordre le rappela à la partie de
l'armée qui venait d'occuper Vienne. Il fut créé baron de l'Empire après la bataille le 28 juin 1809.
Arrivé dans l'ile Lobau, le 4
juillet
, le 5, il expulsa l'ennemi des plaines d'Essling,
et prit position sur la Nesselbach. Le 6
juillet
, jour de la bataille de Wagram, il paralysa, par des charges
multipliées
et conduites avec une intelligence et une intrépidité dignes
des
plus grands éloges, les tentatives de la cavalerie autrichienne
pour
se rapprocber du Danube. Ce fut dans l'un de ces combats, qu'à la
tête
du 11e
de chasseurs
,
il détruisit complètement un régiment
de dragons dont le colonel,
enlevé par lui de son cheval, fut fait
prisonnier. Balayant ensuite la
route de la Taya, il refoula
l'ennemi sur les hauteurs de Znaïm, et là, comme à Tilsitt, il reçut les premières propositions
d'un
armistice qui amena la conclusion du Traité de Schönbrunn (14
octobre
1809).
Les hostilités ayant cessé, le général
Pajol fut appelé à prendre le
commandement de la cavalerie qui était
à Dantzig
et sur la ligne de la Vistule. Trois mois après, le général Pajol obtint
un
congé.
Pendant la campagne de Russie (1812), sa
brigade,
regroupant le 2e
Chasseurs à cheval

et de Lanciers polonais,
formait l'avant-garde du 1er
corps
de Davout. Il passa le premier le Niémen,
le 24
juin
, s'empara de Kowno, prit Ére, Zimori, Wilna, Minski et
ses immenses magasins
et chassa d'Ochmiana le corps du général
Doctorow (au moment
où celui-ci y entrait).
Instruit que le grand
parc d'artillerie
du général Bagration,
dont il avait défait
l'arrière-garde à Ochmiana, avait choisi une route
difficile, il se
mit à le poursuivre avec cent des meilleurs chevaux de
son
avant-garde. Cette expédition, qui fut couronnée de succès, lui
valut
le général de division par décret du 7 août
1812.
Chargé d'observer la place de Bobruisk, sur la Bérézina,
le général Pajol réussit à maintenir
la garnison et à tromper l'aile
gauche de l'armée russe, qui,
changeant sa direction, facilita au général Davoust la prise de Mohilow. Toujours aux
prises avec les Russes, il leur enleva Drombrowna, Krasnoë (où il fut
blessé),
Orcha, Rassana, les chassa de la rive gauche de la Dwina,
débloqua Witepsk, et prit Poriéchi.

La Bataille de la Moskova, par Louis-François Lejeune.





Après
avoir traversé d'affreux pays, il vint se mettre en ligne la
veille
de la bataille de la
Moskowa
(5-7 septembre 1812). On le
vit y combattre avec sa bravoure
accoutumée, tandis qu'expiraient autour
de lui les généraux Montbrun, Caulaincourt, Désirat
et ses
deux aides-de-camp. Deux chevaux déjà venaient d'être tués sous
lui ;
il en monte un troisième ; survient un obus qui emporte le cheval,

renverse le cavalier et blesse le général Subervie, au moment où il
recevait
des ordres de Pajol. Trois fois démoulé, trois fois il reparut
en
tête de sa cavalerie, chargeant comme un
soldat. Enfin,
débordant avec sa cavalerie la grande redoute des
Russes pendant que
l'infanterie l'enlevait, il força l'ennemi à la
retraite.
Le 9 septembre, il occupait Mojaïsk,
où il fit deux bataillons russes
prisonniers. Dans l'engagement qui
précéda son entrée dans cette
place, une balle lui fracassa le bras
droit. Pajol dut céder son
poste à Exelmans. Il eut le bras droit
cassé
d'un coup de fusil, son cheval tué, iln'en poursuivit pas
moins les
débris de l'année russe et les poussa le sabre aux reins
jusqu'aux
portes de Moscou.
L'incendie de Moscou
nécessita, comme on sait, la retraite de l'armée française. A Bober, Napoléon
manda le
général Pajol pour obtenir de lui des renseignements sur la
Bérézina,
et celui-ci qui avait
étudié, d'une manière particulière, le cours de
cette rivière,
indiqua Zambinen comme le seul point guéable : ce fut
donc vers cet
endroit que se dirigèrent les restes de la Grande Armée.

La Bataille de Dresde, gravure,
Edme Bovinet (1767-1832).





A
peine guéri de sa blessure, il prit, le 5 mai 1813, le
commandement de la 2e division de marche du 1er
corps de cavalerie, avec laquelle il se trouva
aux grandes journées
de Lützen, Bautzen et Buntzlau.
Chargé, après
l'armistice du 4 juin,
d'observer la frontière
de la Bohême
sur la rive gauche de l'Elbe, il s'attira la confiance des habitants de la

contrée par la discipline sévère qu'il maintint parmi les troupes
sous
ses ordres. Le 10 mai, l'armistice ayant été
rompu, le général Pajol, demeuré
seul pour défendre une ligne
immense, se replia sur Dresde,
n'ayant à opposer à des
forces éminemment supérieures que 2 000 hommes
d'infanterie, une batterie d'artillerie légère et sa
division
de cavalerie. Toutefois, il parvint intact à sa
destination.
Pendant deux jours, il résista aux attaques des
Austro-Russes, qui
cherchaient à pénétrer dans Dresde, ce qui donna le
temps à Napoléon
d'y arriver avec sa garde et une partie de
la
Grande Armée.
Après la bataille livrée devant cette ville, il se
rendit
maître de Pirna et des défilés de Gelbout,
rallia les débris du corps
du général Vandamme et
garda les
débouchés de la Bohême. Napoléon, qui par la négligence des
officiers
de son état-major avait manqué d'être pris, lui fit donner
l'ordre
de se rendre auprès de lui, disant « qu'il
n'avait plus de
général de cavalerie que Pajol ; que celui-là savait
non-seulement
se bien battre, mais ne pas dormir, se bien garder et
n'être jamais
surpris.
»
Il obtient une belle victoire à Dresde les
26-27
août
. Ce fut de l'une de ses pièces que
partit le boulet qui emporta
les deux jambes de Moreau. Il combat ensuite à Leipzig à la tête du 5e
corps de cavalerie incorporant la division
légère de Subervie et les dragons de Lhéritier
et Milhaud.
Présent à la bataille de Hanau, Pajol commandait
encore son
corps quand, à Wachau, un obus éclatant sous le
poitrail de son
cheval, l'enleva, dit-on, à plus de vingt pieds en
l'air, lui cassa le
bras gauche et lui fracassa les côtes. « Je
fais
une grande perte
! s'écria l'Empereur en contemplant les débris
du cheval du général Pajol, que je ne remplacerai pas de sitôt ; si
Pajol
en revient, il ne doit plus mourir.
» Laissé pour mort
au
milieu des combattants, il y aurait été oublié sans le dévouement et
le
courage de son premier aide
de camp
, le lieutenant-colonel Biot, et de
ses officiers, qui l'enlevèrent et
le conduisirent à l'ambulance. Blessé
grièvement, il fut évacué en France. Le
titre de comte de l'Empire lui
fut conféré par décret impérial du 25
novembre
1813.
Le Héros de Montereau [modifier]



La Bataille de Montereau, gravure,
d'après "le colonel" Jean-Charles Langlois (1789-1870).





Il
avait encore le bras en écharpe lorque deux mois après il vint
offrir
ses services à l'Empereur, qui lui confia le commandement de
l'armée
d'observation de la Seine, de de l'Yonne et de Loing (décret impérial du 20
janvier
1814),
avec le titre de général commandant la
division de réserve, à Melun.
Obligé de suivre l'amée
dans sa retraite, il détruisit les ponts, prit
position sur Yerres et occupa Melun. Après
avoir transporté son quartier
général à Nogent-sur-Seine le 22
janvier
, il se décidait, de concert avec
l’officier du génie Durivau, directeur
des études à
l’école polytechnique qui venait
de lui être attaché, de fortifier les ponts de la Seine et de
l'Yerres, barrant ainsi la route de Paris aux
armées alliées.
Napoléon l'ayant
appelé auprès de lui à Guignes,
le 15 février 1814, lui communiqua son projet sur Montereau, et lui
ordonna
d'y arriver avec son corps le 17
de grand matin pour attaquer les ennemis qui
étaient sur les hauteurs
de Surène. Le 16, il entra dans Châtelet, après un combat
acharné
; le 17, il déboucha à six heures du
matin des bois de
Valence, en débusqua l'avant-garde ennemie,
et,
la forçant à se replier sur son corps de bataille, il l'attaqua par
le
flanc droit se croyant soutenu par le maréchal Victor, qui devait se
trouver
là à la même heure. Ce dernier ne parut pas. Le général
Pajol eut donc
seul à lutter contre toute l'armée ennemie. Il avait
déjà perdu 19
pièces de canon sur 24 dont il disposait, et beaucoup
de ses braves
compagnons d'armes étaient restés sur le terrain,
lorsque le
grand-maréchal du palais, le général Bertrand accourut à
toute
bride, l'assurant que le général Girard, qui avait succédé
au maréchal Victor venait
d'arriver
et que ses tirailleurs étaient déjà engagés.
Ranimant alors
le courage de ses troupes, Pajol se hâta alors de
resserrer sa ligne,
faisant alors un effort surhumain, les reporte
en avant. L'ennemi, ainsi
attaqué par ses flancs, se décide à
abandonner sa position. A peine le
général Pajol s'est-il aperçu de
ce mouvement rétrograde, qu'il forme la
brigade
Delort en colonne serrée, par pelotons, ordonne aux

généraux de Coetlosquet et
Grouvel de
se rapprocher et de le soutenir, charge, avec le général Delort, à la tête de sa cavalerie, sur la
grande
route de Montereau, arrive, sous un feu meurtrier, au milieu de
la
colonne autrichienne, la rompt, lui enlève 5 000 prisonniers et toute
son artillerie, passe aussitôt le pont de Montereau. Il poursuit
l'ennemi
sur les deux rives de l'Yonne jusqu'à la nuit qui le sauva
d'une
destruction totale. À la nuit, il revint à Montereau. Il avait
défendu
si brillamment le pont de Montereau que Napoléon
l'embrassa
avec effusion, et lui apprit qu'il venait de le nommer grand
officier de la Légion
d'honneur
(19
février
). L'Empereur lui dit
en l'embrassant :
« Si tous les généraux m'avaient
servi comme vous, l'ennemi ne
serait pas en France.
[3] »

Article
détaillé : Bataille de Montereau.

Ayant
eu son cheval tué sous lui vers la fin de cette journée, le
général
Pajol, dont les blessures se rouvrirent, se rendit à Paris pour
s'y
faire traiter. Au bout de quelques jours, il apprit l'abdication de
l'Empereur,
la capitulation de Paris, l'entrée des alliés, etc...
Après la première Restauration, pensant que
les
promesses royales ne seraient point illusoires, et que le
rétablissement
de l'ancienne monarchie ne serait point incompatible avec
la
nouvelle gloire nationale, il se décida à continuer de servir. Il
organisa
les quatre régiments du roi qu'il commanda, en 1814 mais qui
furent dissous. Louis XVIII le fit comte et chevalier de
Saint-Louis
le 2 juin. Il reçut le même jour le commandement d'une division de cavalerie
à Orléans,
sous les ordres du général Dupont, et
ensuite celui de la 2e subdivision de la 1re
division militaire.
Au retour de l'Île d'Elbe, le général
Pajol envoya à
Napoléon Ier sa soumission le 21 mars
(il eut pour cela quelques démêlés avec
Dupont, puis avec le maréchal Gouvion-Saint-Cyr),
distribua la cocarde tricolore à ses soldats, et,
lorsque
Dupont et SaintCyr furent forcés de s'éloigner, il prit le titre
de
commandant de l'armée de la Loire, l'amena à Paris,
où il proposa à
l'empereur de marcher sur Bruxelles
avec les 18 000 hommes qui là
composaient.
On eut beaucoup de peine à calmer son zèle en le nommant
Pair à la « Chambre
impériale »

le 2 juin 1815, puis, au début de la campagne de
Belgique (1815)
,
commandant du 1er corps
de cavalerie, à l'avant-garde de l'armée. Après avoir

passé la Sambre,
il s'empara, le 15, de Charleroi
et délogea le soir même de Fleurus
l'arrière-garde prussienne. Le 16, il
se mesura avec des forces supérieures et
s'aperçut, le 17, que
les alliés
dégarnissaient leurs lignes. Il ordonna à la division Clary
de
charger les avant-postes, atteignit l'arrière-garde prussienne, lui
enleva
dix pièces de canon, tous ses équipages et un grand nombre de
prisonniers.
Ces canons, les seuls pris dans cette campagne, furent
envoyés à
Napoléon, qui décora le général Pajol du Grand
aigle de la Légion d'honneur
.
Le
18,
renforcé par la division Teste, que Napoléon lui avait
envoyée,
il entra dans Namur, et s'avançait vers Bruxelles,
quand une canonnade terrible, dans la
direction de Waterloo, l'arrêta. Comme il avait
dix
lieues à faire pour gagner le champ de bataille, il n'arriva qu'à
cinq heures
du soir sur la Dyle (après avoir ramassé en
chemin, les quatre
régiments de cavalerie de la division Vallin),
et informa de son arrivée le maréchal Grouchy, qui
lui
ordonna de passer cette rivière à Limale, en lui donnant avis que,
jusqu'à
présent, il n'avait pu lui-même, malgré tous ses efforts,
emporter
le passage à Wavres. Sans perdre un instant,
Pajol
ordonna au général Vallin de charger, à la tête du 6e hussards. Ce

brave régiment s'élança en colonne par pelotons, enlèva le pont, sabra
un
corps de Prussiens et fit le reste prisonnier. Le passage s'effectua à
neuf heures du soir et devint inutile, parce que, le 19, au
moment où l'on allait se porter en avant,
on connut le désastre de Walerloo. Cette
nouvelle n'abattit point
le général Pajol : il proposa d'attaquer
l'ennemi avec 36 000 hommes,
rassemblés sur ce point, et qui
n'avaient pas donné, et de tomber à
l'improviste sur le flanc gauche
des Anglo-Prussiens. Cet avis n'ayant
pas été écouté, il repassa la
Dyle et retourna à Namur, le seul point
par où l'on pouvait
effectuer la retraite, qui eut lieu en bon ordre et
sans perte
jusqu'à Paris, où il arriva dans les derniers jours de juin
malgré
les attaques des alliés.
Il se prononça de la manière la plus
énergique pour qu'on défendit
cette ville. Ses observations
chaleureuses à cet égard et son refus
d'adhérer à la capitulation
indisposèrent contre lui le maréchal Davout, qui donna au général Excelmans l'ordre de
faire
monter à cheval vingt-cinq dragons, et d'arrêter le général Pajol
sur
les hauteurs de Montrouge. Excelmans refusa
d'exécuter cet ordre.
Le général Pajol suivit l'armée derrière la
Loire.
Mis en non-activité après le licenciement, et admis à la
retraite,
sur sa demande, le 7 août 1815.
Dès lors il refusa
constamment de servir les princes de la Restauration
française
. Il ne
les considérait plus que comme des ennemis imposés à
la France par
la force étrangère, et se sépara ouvertement, sous ce
rapport, du maréchal Oudinot, son
beau-père.
Il le disait haut et en tout lieu et
l'écrivit et signa plusieurs
articles en ce sens dans les journaux
de l'opposition libérale, et plus
particulièrement dans le Constitutionnel, adressant en même temps aux
Chambres des pétitions en faveur des membres de la Légion d'honneur, auxquels il
prétendait
que la restauration , malgré ses promesses faisait perdre
une partie de
leurs traitements. En 1818, il adressa au même journal une lettre dans
laquelle
il accusa très-amèrement le ministère de laisser sans défense
les
places de la Lorraine, et d'avoir par-là causé
une insulte des
Prussiens, qui venaient d'envahir un village des
environs de Metz... Toutes
ces plaintes demeurèrent sans
résultats, et Pajol continua de rester
sans activité jusqu'en 1830.
Tout indique cependant qu'il avait des
rapports suivis avec les
chefs du parti qui triompha à cette époque.
Industriel malheureux,
vivant éloigné des affaires publiques,
voyageant, il ne cessait de
sympathiser avec les cœurs généreux qui
rêvaient la régénération de
la patrie.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 14:42

Rémy Isidore Joseph, comte Exelmans, né à Bar-le-Duc
le 13 novembre 1775 et mort à
Saint-Cloud
le 22 juillet 1852, est un maréchal de France.




//


Soldat
de la Révolution



Originaire de Bar-sur-Ornain, comme le Maréchal Oudinot, Exelmans est fils

d'un négociant. Il fait de brillantes études qu'il interrompt pour
s'enrôler,
le 6 septembre 1791 dans le 3e bataillon des volontaires
de la Meuse commandé par Oudinot,
alors
qu'il est à peine âgé de 16 ans.
Aux armées de la Moselle et de Sambre-et-Meuse, il fait les campagnes de 1792 à 1796 : il
combat à Valmy puis à Fleurus. Déjà sergent-major,
il fut nommé sous-lieutenant en l'an V (22 octobre 1796).
En 1797,
il passe à l'armée d'Italie avec la division Bernadotte.
Remarqué par ses capacités, il est
fait lieutenant en l'an VI (19 juin 1798), et
servi successivement à la suite des 34e
et 43e
demi-brigades. Nommé aide
de camp
du général Éblé, le 1er brumaire an VII (22 octobre 1798), il
l'accompagne en Italie puis au royaume de Naples. Aide de camp du général Broussier (3 thermidor an VII),
Exelmans se distingue lors de la
conquête de la Pouille, au passage de l'Adda, à Castelnuovo,
à Gera, et
le 24 germinal an VII (13 avril 1799), il est
nommé capitaine
provisoire à la suite du 16e dragons
par le général en chef Macdonald ;
il
entre ainsi dans la cavalerie pour ne plus la quitter.
Durant
la seconde campagne d'Italie,
Exelmans
s'illustre dans une affaire près de Crémone,
où il fait à lui seul dix prisonniers
du régiment de Bussi et tue le lieutenant-colonel de Curtius
au milieu du régiment. Le Lorrain eut
une part considérable à la prise
de Naples
Cavalier de
l'Empire




Exelmans à la bataille de Wertingen.





Muté
au 15e
de chasseurs
,
il est pris comme aide de camp par Murat,
dont il devient bientôt l'ami. À 28 ans,
il est nommé chef d'escadron (10 vendémiaire an XII : octobre 1803). Il
s'illustre à la bataille de Wertingen (8 octobre 1805) sous
les ordres de Murat tandis qu'à la
même bataille, Oudinot s'illustre
sous les ordres de Lannes. Ayant dut coordonner l'action de
plusieurs
divisions de cavalerie en attendant l'arrivée du Maréchal, il
fit
preuve d'une remarquable bravoure et eut trois chevaux tués sous
lui.
Chargé par Murat d'aller à Donauworth
porter à Napoléon Ier les drapeaux pris à
l'ennemi, l'Empereur
lui fit l'accueil le plus flatteur et lui dit :
« Je
sais qu'on n'est pas plus brave que toi : je te fais officier de
la Légion d'honneur

». C'est la première fois que Napoléon
tutoie Exelmans ; dès lors
il le tutoiera toujours.Article détaillé : Bataille de Wertingen.

Nommé
colonel
deux jours avant avant la Bataille d'Elchingen, Exelmans a un

cheval tué sous lui à à Amstetten, puis à Austerlitz. Le 27 décembre 1805 il est
confirmé dans son
grade de colonel
et prend le commandement du 1er chasseurs.
Appartenant au 3e corps
du Maréchal Davout, sous les ordres du
général Marulaz, ce régiment se
couvre
de gloire aux batailles d'Auerstaedt et d'Eylau (campagne de Pologne (1807)).
Nommé
général de brigade le 14 mai 1807, Exelmans
reprend son poste d'aide de camp
de Murat (décret du 16 mai) et
se distingue encore à
Heilsberg. Il accompagne Murat à Kœnigsberg et Tilsitt, puis, après la paix, suit le Maréchal à
Dresde
et Paris :
il y épouse Amélie Marie Josèphe de La
Croix de Ravignan (31 janvier 1808).
En 1808,
il est envoyé avec son corps d'armée en Espagne,
alors en paix. En
mission auprès du maréchal Moncey, est capturé par
une
bande d'« insurgés » de la guérilla
espagnole.
De là il est transféré à Majorque
puis en Angleterre. Interné à Chesterfield,
Exelmans parvient en 1811 à s'échapper avec le colonel Lagrange
en se jetant dans une barque avec
laquelle il traversa la Manche (1811).
Il retourne auprès de
Murat, roi de Naples depuis 1808, et est
nommé grand écuyer, sa femme est déjà dame du palais de la reine Caroline. Lorsque Murat se brouille avec
Napoléon,
Exelmans regagne la France et est nommé, le 24 décembre 1811, major des chasseurs à cheval de la Garde
impériale
.
Parti pour la campagne de Russie avec la Grande Armée, il est nommé
major des
grenadiers à cheval de la
Garde impériale
le 27 juillet 1812. Au
lendemain de la bataille de la
Moskowa
(8 septembre 1812), il est
nommé général de division, et prend le
commandement
de la division de cavalerie légère (2e corps),
à la
tête de laquelle Murat fait son entrée dans Moscou le 14
septembre
. Blessé à Vilna, Exelmans ne peut tenir à
cheval et fait
une partie de la retraite à pied. Il obtient un
congé de convalescence
qu'il va passer à Paris.
En 1813,
il rejoint l'armée à Dresde : il prend part à la bataille de Bautzen et s'illustre encore à Leipzig et Hanau. Sa brillante conduite dans la Campagne de Saxe
(1813)
lui
valut le cordon de grand
officier de la Légion
d'honneur
.
Par la suite, il alla en Hollande
avec le Maréchal Macdonald, suivit
la
retraite du Duc de Tarente en Champagne, concourut à la défense
de Châlons et de Vitry, qu'il fut contraint
d'évacuer dans
les premiers jours de février 1814,
combattit courageusement à Craonne, contribua à la prise de Reims, et montra les plus
brillantes
qualités à Néry, à Plancy, à Arcy-sur-Aube.
Héros
des Cent-Jours



Après l'abdication
de l'Empereur, Exelmans, maintenu dans son grade
et confirmé dans
son titre de comte, est
nommé inspecteur général et fait chevalier de
Saint-Louis
. On
surprit alors de lui une lettre de félicitations,
assez
compromettante, qu'il a adressée à Murat,
qui règne encore à Naples (la plupart des
souverains européens ayant
reconnu la légitimité de son titre), et,
à qui Exelmans est resté
fidèle.
Il est inquiété par Soult qui remplace Dupont de l'Étang au ministère de la
Guerre
. Ce
dernier fait mettre Exelmans au traitement de
demi-activité et veut
le contraindre à résider à Bar-sur-Ornain. Refusant
d'obtempérer aux gendarmes, le général s'enfuit le 21 décembre 1814 et se
réfugie à Lille
où il se constitue prisonnier à la Citadelle. Accusé d'avoir entretenu des
correspondances
avec l'ennemi (Murat n'était pas encore reconnu par les
puissances),
d'espionnage, d'offense envers la personne du roi, etc., il

comparaît devant un conseil de guerre
présidé par
le général Drouet, comte d'Erlon,
et
est acquitté le 23 janvier 1815. Il revient à Paris et
remercie le roi de lui avoir donné des
juges. Soult ne lui pardonnera
jamais cette victoire et le fera
payer à Exelmans sous la Monarchie de Juillet. Il est mis en

disponibilité.
Le 19
mars
, à la nouvelle du
retour de Napoléon de l'Île
d'Elbe
, Exelmans se rendit à Saint-Denis
auprès des officiers en
demi-solde qu'on y avait assemblés pour
former le noyau du corps d'armée du duc de Berry, les rallia à la
cause
de l'Empereur et s'empara de l'artillerie et des caissons, qu'il
ramena
dans Paris
à la tête d'un détachement de cuirassiers.
Après avoir accueillit Napoléon aux Tuileries le 20 mars 1815, il est
chargé de
poursuivre avec quelques escadrons, les princes français qui
gagnaient
le frontière du nord par Beauvais :
Exelmans se contentat d'ailleurs de
hater leur marche, en menaçant leur
arrière-garde.
Le Barisien, qui était
déjà baron puis comte de l'Empire, est nommé Pair de France (Cent-Jours) le
2 juin 1815 et commandant
du 2e corps de cavalerie
de l'armée de Belgique le 5 juin
(placé sous le commandement supérieur du maréchal Grouchy).
Quelques jours avant la bataille de Waterloo, il surprit
une division prussienne
qui déjà marchait
sur la capitale, et la détruisit entièrement. Il
participa donc à la
bataille de Ligny (16 juin),
où il joue l'un des principaux rôles
sous les ordres de Grouchy : il
est chargé de participer à la
poursuite de Blücher ; mais pas à celle de Waterloo.
Lorsque le 18 juin, on entendit le canon du côté de la forêt de Soignes, Grouchy refuse d'obtempérer aux avis de Gérard et
d'Exelmans
qui le pressent de joindre l'Empereur. Exelmans aurait même
envisager
de brûler la cervelle de
Grouchy
si Gérard avait accepté de prendre le commandement.
Après la défaite
de Waterloo, le corps de Grouchy parvient à regagner
la France et le
1er juillet 1815,
Exelmans remporte à Rocquencourt la dernière victoire
française des guerres napoléoniennes : après même

l'abdication de Napoléon, mais avant que l'armistice ne soit
signée,
avec environ 1 000 cavaliers il défait une brigade de 1 500 hussards
prussiens !Article détaillé : Bataille de Rocquencourt.

La
capitulation de Paris l'obligea à se retirer sur la Loire ; il se rendit à Clermont
jusqu'au licenciement.

Proscrit
sous la Restauration




Rémy-Isidore Exelmans





Compris
dans la 2e catégorie fut de l'ordonnance
du 24
juillet
, il est proscrit et se réfugie à Bruxelles,
où il est rejoint par la comtesse, à Liège
puis à Nassau. Amnistié
le 1er janvier 1819, il
rentre en France le 24 du même mois et est rétabli dans le cadre de
l'état-major général, le 1er septembre. Il est nommé inspecteur général de cavalerie
le 7 mai
1828 et le
8 août 1830.
Pair de France de la Monarchie de Juillet [modifier]


II
prit part en 1830 aux journées de juillet,
et seconda
le général Pajol dans la marche des
insurgés parisiens
sur Rambouillet où s'est retiré Charles X. Toutefois la rancune du Maréchal Soult lui ferme tout accès aux
commandements
actifs. Le 19 novembre 1831, il fut
créé pair de France dans la fournée de
trente-six
pairs viagers destinée à permettre l'adoption à la Chambre
haute
du projet de loi abolissant l'hérédité de la pairie.
À la chambre des pairs il n'hésite pas à
manifester
ses sentiments de gratitude envers Napoléon Ier. Dans la séance du 27 février 1834, il
combat les conclusions
d'une commission au sujet d'une pétition
demandant l'abrogation de la loi du 10 avril 1832 qui
interdit le séjour en France des
membres de la famille Bonaparte :
«
Je remarque dans cette enceinte, dit-il, bien des personnages qui

ont, soit dans la guerre, soit dans l'administration, puissamment
contribué
à la gloire et à la prospérité de l'Empire. Il en est plusieurs, si je ne me trompe,
qui ont
eu plus ou moins à se louer de la munificence de
l'Empereur... Par
respect pour la mémoire du grand homme, je vote
pour le rappel de son illustre famille. »



Le
16 décembre de la même année, il
s'exclame lors d'une
autre séance :
« Oui, la
condamnation du Maréchal Ney a été un assassinat
juridique, je le dis, moi ! »
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 14:43

Louis-Gabriel Suchet "Le maréchal de la guerre
d'Espagne" (Lyon, 2 mars 1770 - Marseille,
3 janvier 1826, inhumé
au cimetière du Père-Lachaise
(division
39)), duc d'Albufera, maréchal d'Empire (1811). Tout
comme le Maréchal Davout, Suchet
resta invaincu sur les champs de
bataille.









//


Origine



Fils de soyeux, doté d’une solide
instruction, Suchet entre dans la Garde Nationale
de Lyon en 1791
et y monte dans la hiérarchie jusqu’au
grade de capitaine. Plein
d'ardeur et de zèle, le jeune Suchet
conquit rapidement, en 1792, les
grades de
sous-lieutenant, lieutenant et capitaine.
Révolution

française



Élu lieutenant-colonel par les
volontaires de l’Ardèche en septembre 1793, chef du 4e
bataillon de
l'Ardèche, il est présent au siège de Toulon. Lors de celui-ci,
une
colonne britannique de 2 000 hommes réalisa une sortie afin de
s’emparer
des batteries françaises que Bonaparte avait installé afin d’entamer les
structures d’un
fort. Les Britanniques furent contre-attaqués et
repoussés à la
baïonnette par les soldats français, lors du corps à
corps, Suchet fit
prisonnier le général britannique Charles O'Hara.
Première
campagne
d'Italie


Article détaillé : Campagne d'Italie (1796-1797).

Passé
à l'armée d'Italie, il assista, en 1794, aux
combats de Vado, de Saint-Jacques
et à
tous ceux qui furent livrés par la division Laharpe. En 1795, à la bataille de Loano, à la tête de son bataillon, il
enleva
trois drapeaux aux Autrichiens. Commandant, en 1796, un
bataillon du 18e
Régiment
dans
la division Masséna, il prit une part glorieuse
aux combats de Dego, Lodi, Borghetto, Rivoli, Castiglione, Peschiera,
Trente, Bassano, Arcole et Cerea, où il
fut dangereusement blessé. À peine
rétabli, il fit la campagne qui
décida le traité de Campo-Formio. À cette
époque,
le général Masséna l'envoya porter au général en chef les
drapeaux
conquis dans la bataille de
Tarvis
.

Campagne
d'Helvétie



Blessé de nouveau à Neumarck en Styrie, il fut nommé chef de brigade sur le champ de bataille, en octobre
1797. En 1798, son
régiment passa en Suisse. En 1798, Suchet
est chef d'état-major de Brune lors de la brève campagne
d’Helvétie.
La conduite du colonel Suchet lui valut de nouveau l'honneur
de
porter à Paris
23 drapeaux pris à l'ennemi.
Nommé général de brigade à cette époque,
il fut
employé peu de temps après, en qualité de chef d'état-major,
sous les
ordres du général Joubert, dont il était l'ami.
Le
Piémont
donnant alors des inquiétudes pour la
retraite de l'armée, et Joubert
ayant reçu ordre d'occuper ce pays à
la fin de 1798, Suchet
prépara cette expédition et par ses
soins, elle se termina sans combats.
Occupé à réorganiser l'armée,
il se trouva en opposition avec le
commissaire du Directoire, et cette lutte fit rendre contre lui,
par un gouvernement soupçonneux et faible, un décret par lequel il
était
menacé d'être porté sur la liste des émigrés, s'il ne
rentrait
pas en France sous trois jours. Il fallait obéir, mais
Joubert,
mécontent du rappel injuste de son ami, quitta brusquement le
commandement
et retourna dans sa famille. Dès son arrivée à Paris, le
général Suchet se justifia pleinement,
et fut presque aussitôt envoyé à
l'armée du Danube (5 avril 1799).
Détaché dans les Grisons, et séparé de l'armée
pendant dix jours,
il défendit les positions de Davos,
Bergen, et Pulgen ; trompa
l'ennemi qui
l'entourait, et rejoignit l'armée, par les sources du Rhin, vers le massif du Saint-Gothard, sans être
entamé
; mais il fut blessé.
C’est lui qui porte ensuite les drapeaux
ennemis pris au Directoire.
Désigné comme major
général de l’armée d’Égypte, il dut se rendre à
Paris
pour se disculper des fausses accusations portées contre sa
gestion sous
Brune en Suisse et ne put donc
participer
à la campagne.
Deuxième
campagne d'Italie


Article
détaillé : Campagne d'Italie (1799-1800).

Absout,
il rejoignit l'armée d'Helvétie comme chef
d’état-major,
sous Masséna, passa en Italie avec le
même emploi
sous Joubert, le successeur de Brune.
Après la campagne
désastreuse de Schérer, Joubert, ayant
repris
le commandement de l'armée d'Italie, fit nommer en 1799, général de division et son chef
d'état-major,
Suchet qui quittait alors l'armée du Danube. Après la bataille de Novi, où la France perdit Joubert,
Suchet continua
ses fonctions sous Moreau et Championnet.
Au 18 brumaire, Napoléon Bonaparte chargea Masséna du commandement
de l'armée
d'Italie et lui donna Suchet pour lieutenant. Coupé de
l'armée de Masséna, il se replie sur le Var, puis reprend Gênes,
le 22 juin 1800, quelques
jours après Marengo.[1]
La campagne s'étant
rouverte, en 1801, après six mois d'armistice, le
général Suchet
commanda le centre de l'armée, composé de trois
divisions fortes de
18 000 hommes. Au passage du Mincio, il
secourut et dégagea le général Dupont, et fit avec lui 4 000
prisonniers
sur le général Bellegarde au combat de
Pozzolo
.
Après la
paix de Lunéville, il fut nommé
inspecteur
général d'infanterie. Inspecteur général d'infanterie en 1801, il est
bien connu du Premier Consul, car il a
épousé en 1799
Honorine Anthoine de Saint-Joseph, fille de
l'ainée des Clary et de Antoine-Ignace Anthoine, maire de Marseille.
L'Empire


En
1804,
il alla commander une division au camp de Boulogne. Il y fut particulièrement chargé
de
faire creuser le port de Wimereux, et fut nommé peu après gouverneur du palais de Laeken, près Bruxelles.
À l'ouverture de la campagne d'Allemagne, en 1805, sa
division devint la première du 5e Corps
de la
grande armée sous les ordres de Soult ; puis commandée par le
maréchal
Lannes, elle se distingua à Ulm
et à Hollabrunn.
Il s'illustre à la bataille d'Austerlitz à la suite de

laquelle il est nommé Grand Aigle (Grand Croix) de la Légion d'honneur. [2]
Dans la campagne de
Prusse de 1806, sa
division remporta le premier avantage à
Saalfeld.
Elle commença l'attaque à Iéna [3]
Elle se signala de
nouveau en Pologne,
où elle résista seule à
l'armée russe lors de la Bataille de Pułtusk.
[4]Cette
division battit
encore les Russes à Ostrołęka.
Après la paix de Tilsitt, en 1807, le
général Suchet prit ses cantonnements
en Silésie,
et commanda le 5e corps qui
fut envoyé en Espagne
l'année suivante.

Campagne
d'Espagne



Il est envoyé en Espagne,
il sera le seul des grands généraux à
remporter de grandes victoires
dans ce pays[5].
Seul maréchal à
gagner son titre en Espagne, il réorganisa ses unités
Françaises,
établit une discipline sévère, administra sagement, ce qui
lui donna
l’affection des Espagnols. Suchet fut le seul des chefs
Français à
réussir complètement la pacification de la zone dont il était

chargé. Il se distingue par une série impressionnante de menées à la
tête
de l'armée d'Aragon.
En décembre 1808,
la division de Suchet ouvrit le siège de Saragosse, sur la droite
de
l'Èbre,
où elle obtint des succès. Nommé, en avril
1809, général
en chef du 3e corps
(armée d'Aragon), et
gouverneur de cette province, le départ du 5e
corps, la guerre de l'Autriche et le délabrement d'une
armée très faible,
rendirent sa position fort critique.
Le jour
de son arrivée au commandement, le général espagnol Blake se présenta avec 25 000
hommes
devant Saragosse. Les troupes abattues
demandaient la
retraite ; Suchet leur communiqua son énergie, les
conduisit à l'ennemi,
le battit à Maria le 14 juin 1809, lui prit 30 pièces de canon et 4 000 hommes,
et
compléta sa défaite, le 18, à Belchite.
Ces succès renversèrent les projets des
Espagnols qui voulaient se
porter sur les Pyrénées. Son administration juste et modérée, son
impartiale intégrité envers les habitants auxquels il conserva leurs
emplois,
sa protection particulière pour le clergé, sa sévérité sur la
discipline,
lui attachèrent les Aragonais et lui créèrent des
ressources.
Au
milieu de la disette générale, son armée devint florissante, et
après
une marche sur Valence, en janvier 1810, elle
commença ses mémorables campagnes. Lérida,
écueil des grands capitaines, tomba la
première en son pouvoir, le 13 mai,
après une victoire complète remportée
sur le général O'Donnel, à Margalef,
le 13 avril, sous les murs de la
place. Mequinenza
fut forcée de
capituler le 8 juin ; Tortose
ouvrit ses portes le 12 janvier 1811, après 13 jours de tranchée ouverte ; le fort San-Felipe,
au col de
Balanguer
, fut pris
d'assaut le 9 ; Tarragone,
la Forte,
succomba le 28 juin
après 56 jours de
siège, ou plutôt d'une continuelle et terrible
bataille, en présence
et sous le feu de l'escadre britannique, de ses
troupes de
débarquement et de l'armée espagnole de Catalogne. Le bâton
de maréchal d'Empire fut le prix de
cette
campagne [6]
Napoléon lui octroie
le 8 juillet 1811.
En septembre 1811,
le maréchal ouvrit la campagne de Valence.
Les forts de l'antique
Sagonte, qui couvrent cette capitale,
relevés à grands frais par les
Espagnols, l'arrêtent. Oropesa fut assiégé
et pris le
25 août. La garnison de Sagonte
avait repoussé deux assauts [7].
Le 26 décembre, ayant reçu le corps de réserve de la
Havane
, et, sans attendre les divisions de Portugal,
il passa la Guadalavia,
investit Valence,
pressa le siège et le bombardement, et força Blake à capituler le 9 janvier 1812. Le 10,
les Espagnols, au nombre de 17 500
hommes d'infanterie et 1 800 de
cavalerie, se rendirent, et Valence
fut occupée. Avant un mois, la place de Peñíscola et le fort de
Dénia
tombèrent en son pouvoir, et
complétèrent la conquête du royaume de Valence.
En janvier 1812,
il est duc d’Albufera et gouverneur du
pays de Valence.[8],[9]
Après divers
engagements victorieux, contre le général Enrique José O'Donnell et l'armée
espagnole,
et après avoir reçu à Valence les armées du Centre et du Midi
qui
s'y rallièrent pour marcher contre l'armée britannique, le maréchal

fit, en juin 1813,
lever le siège de Tarragone, vivement pressé par le général Murray qui
perdit toute son artillerie.
La
retraite de l'armée française au-delà des Pyrénées après la bataille de Vitoria, l'obligea d'évacuer Valence le
5
juillet
, dix-huit mois après la reddition de
cette ville. Il laissa
des garnisons à Dénia, Sagonte, Peniscola, Tortose,
Lérida
et Mequinenza
approvisionnées pour plus d'un an.
En
septembre il battit lord Bentinck au col d'Ordal et
fut alors nommé
colonel général de la Garde impériale, en remplacement
du duc
d'Istrie (Bessières), qui venait de trouver
la
mort à la bataille de Lützen. Le duc
d'Albuféra
occupa pendant six mois la Catalogne.
Vingt mille hommes lui ayant été
demandés pour la France, en janvier 1814, il se
rapprocha alors des Pyrénées, et il
fut à Gérone
où reçut Ferdinand VII, qu'il fut
chargé de conduire à
l'armée espagnole. Malgré la faiblesse de son
armée, réduite à neuf
mille
hommes, le duc d'Albuféra persista à
rester en Espagne
pour assurer la rentrée de 18 000 hommes de garnison,
et surtout
pour empêcher l'ennemi d'envahir la frontière. Il est encore
vainqueur
à Molino del Rey en janvier 1814. La
frontière des Pyrénées-Orientales reste inviolée
jusqu'à
la chute de l'Empire.
Instruit officiellement de l'abdication de
l'Empereur, et croyant
voir le vœu de la nation dans ce décret du
sénat, rallié à la Restauration, il
fit
reconnaître Louis XVIII par l'armée dont
le
gouvernement royal lui conserva le commandement.
De retour à Paris, il fut nommé pair de France, gouverneur de de la 10e
division, commandeur de Saint-Louis, et, en décembre suivant,
gouverneur
de la 5e division à Strasbourg.
Tant que les Bourbons demeurèrent sur
le territoire français, le duc
d'Albuféra resta fidèle au serment
qu'il leur avait prêté et maintint
les troupes dans l'obéissance :
resté sans ordres ni instructions du
gouvernement royal, et jugeant,
par les premiers actes du congrès de Vienne, que les forces
étrangères
se disposaient à envahir la France.
Les Cent-Jours


Pendant
les Cent-Jours, le maréchal se rendit à Paris, le 30 mars 1815, dix
jours après l'arrivée
de Napoléon Ier, pour recevoir de
nouveaux ordres. Il reçut le 5 avril
celui de se rendre à Lyon pour y rassembler une armée. Suchet reçoit le
commandement
de l’armée Française des Alpes le 15 juin [10].
Il fut nommé, le 27 juin suivant, membre de la Chambre impériale des
pairs.
À
la tête de ces nouvelles troupes, il se porta vers les Alpes,
battit les Piémontais, le 15 juin,
et quelques jours après les Autrichiens
à Conflans. L'arrivée de la grande
armée
autrichienne à Genève l'obligea de quitter la Savoie et de se replier sur Lyon.

Après Waterloo




Tombe de Suchet au cimetière du Père-Lachaise. Le
buste
est sculpté par David d'Angers.





Instruit,
le 11 juillet, que la bataille de Waterloo[11]
venait de replacer
le sceptre dans la main des Bourbons, le duc
d'Albuféra, pour éviter
une guerre civile, conclut avec les Autrichiens
une capitulation
honorable qui, en sauvant sa ville natale, conserva à
la France pour
dix millions de matériel d'artillerie. Le même jour, 11
juillet
, il envoya trois généraux pour
annoncer au roi qu'il était
reconnu par l'armée, dont le
commandement lui fut continué.
Exclu de la Chambre des pairs par l'ordonnance du 24 juillet 1815,

époque à laquelle la réaction royale commençait à exercer ses fureurs,
le
duc d'Albuféra fut rappelé dans cette chambre par une ordonnance du 5 mars 1819. Par des raisons de cour, il
ne fit pas partie de
l'expédition de 1823, en Espagne, sous les ordres du duc d'Angoulême[réf. nécessaire],
et
mourut à Marseille, le 3 janvier 1826, âgé de
54 ans seulement. Sa dépouille fut
transportée à Paris.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 14:44

Antoine-Charles-Louis de La Salle est un général
français du Premier Empire, né à Metz le 10 mai
1775 et mort au champ d’honneur
le 6 juillet 1809, au cours de la bataille de Wagram.
Il est issu d’une ancienne
famille de Lorraine,
originaire du
Languedoc (Castelnaudary). Antoine-Charles-Louis de
Lasalle fut hussard et général,
et le chef de la brigade infernale.




//




Antoine-Charles-Louis de La Salle naît à Metz le 10 mai 1775, dans une
famille de
petite noblesse.
Ses inclinations guerrières se manifestèrent dès
l’âge le plus
tendre. À peine âgé de 11 ans, il entra le 19 juin 1786, comme
sous-lieutenant de remplacement,
dans le régiment d'infanterie
d'Alsace
.
Lorsque
la Révolution française éclata,
Lasalle,
impatient de se signaler, s'élança avec joie vers un nouvel
avenir. Il
fut placé comme sous-lieutenant dans le 24e régiment de cavalerie
le 25 mai 1791. Jusqu'à
ce jour la
noblesse avait eu seule le privilège des postes d'officiers :
à
l'époque où nous sommes arrivés, elle s'en trouvait exclue. Lasalle
dut
renoncer au grade qu'il occupait, mais il resta fidèle à son
drapeau,
qui était celui de la France, et il attendit de son mérite
personnel
et de ses bons services la position que sa naissance lui avait

faite et que les circonstances lui enlevaient. Il démissionne en 1792, après
avoir perdu son grade du fait de ses
origines nobles.
Mais il s'engage bientôt dans le bataillon parisien
de la section des Piques et rejoint l'armée du Nord en l'an II en
tant que simple volontaire du 23e
régiment de
chasseurs à cheval
. Le 1er
germinal il était nommé maréchal-des-logis. À l'armée du Nord, à la tête de quelques chasseurs de sa

compagnie, il attaqua et prit une batterie de canons. Le général en

chef, témoin de l'intrépidité qu'il avait déployée, lui adressa de
justes
éloges et lui proposa de le nommer officier. Lasalle refusa cette

marque de faveur, mais continua de la mériter.
La
campagne
d’Italie



Lieutenant le 20 ventôse an III, il
devint aide-de-camp et protégé du
général Kellermann père, le 17
floréal
de la même année, et le suivit à l'armée d'Italie. Employé comme
adjoint à l'adjudant-général
Kellermann fils, le 1er
prairial an IV, il fut fait capitaine le 17
brumaire an V. À
l'affaire de Vicence,
le 27 frimaire
suivant, Lasalle à la tête de 18 cavaliers, charge et
met en déroute
100 hussards autrichiens. Dans la chaleur de la
poursuite, il se
trouve isolé de ses soldats. Entouré par quatre de ces
hussards qui
le somment de se rendre, il les combat, les repousse, les
blesse
tous les quatre, et arrivé sur les bords de la Bacchiglione,
il s'y précipite, la traverse à la
nage, et rejoint sain et sauf sa
petite troupe qui le croyait
perdu.
Il entretient une relation amoureuse avec la marquise de Sali,
qui
habite Vicence. Mais la ville tomba aux mains des autrichiens.
N'hésitant
pas à aller « fourrager », avec quelques hussards, derrière
les
lignes autrichiennes, pour aller voir celle qu'il aime. Il cache son
peloton, et court chez la marquise. Puis il rejoint le camp français,
en
bousculant au passage quelques autrichiens auxquels il prend des
prisonniers
et 9 chevaux. Il rapporte à Napoléon Bonaparte des renseignements militaires
d'une
importance telle que le général en chef ferme les yeux sur son
incartade
et le nomme aussitôt chef d'escadron, le 6 janvier 1797.
Nommé dans le 7e
Régiment bis de
Hussards
, le 17 nivôse de la même année, il justifia
ce rapide
avancement quelques jours après à la bataille de Rivoli. Désigné pour enlever un plateau
occupé
par les Autrichiens, il charge à la tête de 20 chasseurs le
bataillon
qui y était établi et le fait prisonnier, ainsi qu'une partie
de
celui de Lattermann qui était accouru pour défendre la position. Le
23
ventôse, au passage de la Piave, le
commandant Lasalle se
signala par de nouveaux exploits. Au mois de
germinal suivant, à la
tête de 16 Guides, il entra à Vadrozone,
qu'occupait un
escadron de uhlans ; il les charge avec
intrépidité, les force à
évacuer la ville et à repasser
précipitamment le Tagliamento,
traverse la
rivière le premier après eux et les mène battant pendant
plus d'une
lieue.
La
campagne d’Égypte



La campagne d'Italie terminée,
Lasalle
passa à l'armée d'Orient. Compris
dans
les cadres d'une armée destinée à opérer des prodiges, le jeune
commandant
ne faillit point à ses glorieux antécédents.
Le 21 juillet 1798, à la bataille des Pyramides, les Turcs,
rassurés
par la retraite facile que leur offrait Embabeh, résistèrent

vaillamment aux efforts de l'armée française. Leur intrépide chef
renouvelait
incessamment ses attaques impétueuses, mais chaque tentative
était
repoussée avec vigueur, et l'issue du combat était indécise.
Lasalle,
à la tête de 60 hommes, s'empare alors de la sortie de la
redoute
d'Embabeh, vers Gizeh, coupe la retraite à
l'ennemi, et par ce
mouvement hardi, décide la victoire. C'est à la
suite de cette affaire
que le général en chef Bonaparte le nomma
chef de la 22e demi-brigade de chasseurs à cheval, le 5 du
même
mois.
Il remonte le Nil
avec Desaix, et participe, au côté
de
celui-ci, à la bataille de
Salalieh
, le 11 août, à une charge fantastique. Au combat de
Salahieh
, le 21, il
donna la plus haute idée de son courage et de
son sang-froid. Par
une charge contre les Mamelouks,
ayant laissé tomber
son sabre, il mit pied à terre pour le ramasser au
milieu de la
mêlée et remonta tranquillement à cheval pour continuer de
combattre.
Le 14 nivôse an VII, au combat de
Souagui
, il donna de
nouvelles preuves de cette intrépidité
chevaleresque qui faisait
l'admiration de toute l'armée. À l'affaire de
Rémedieh
, le 28 du
même mois, il abattit d'un coup de sabre les deux
mains d'un
Mamelouk contre lequel se défendait le général Davout (depuis prince d'Eckmühl).
Il renversa
plusieurs Mamelouks, rompit son sabre sur la tête d'Osman
Bey
, eut une paire de pistolets brisés en
se défendant, prit le
sabre d'un dragon blessé, rentra dans la
mêlée, rallia sa troupe,
rétablit le combat et chassa l'ennemi dans
le désert. Au combat de
Samanhout
, le 3
pluviôse suivant, il exécuta les charges les plus
brillantes, et fit
éprouver à l'ennemi des pertes considérables. Enfin
le 11 ventôse
de la même année, au combat de
Gehemi
, il défit
complètement les Arabes d’Yambo et leur tua plus de 300 hommes.
Lasalle
continua de suivre avec son régiment tous les mouvements du
corps
commandé par le général Davout, et il força Mourad
Bey
à se jeter dans le désert. Rentré au Caire,
le 22e de chasseurs fut envoyé
à Belbeys pour
contenir le pays
et pour assurer les communications entre Salahieh et Le
Caire.
Lasalle s'acquitta de cette mission avec tout le succès
désirable.
Après la convention
d'El-Arich
, conclue
entre le général Desaix et les plénipotentiaires turcs, le 5
pluviôse
an VIII, Lasalle quitta l'Égypte
et vint chercher en Italie de nouveaux hasards et de nouveaux triomphes.

Château de Lunéville






Retour en France



En 1800,
Lasalle revient en France et reçoit le
commandement du 10e
Hussards
. Alors
qu'il reçoit des mains de Napoléon Bonaparte, des pistolets et un sabre
d'honneur. Il
aurait eu ce mot célèbre : « tout hussard qui n'est
pas mort à 30 ans
est un Jean-Foutre
». Devenu colonel, Lasalle
fait figure
d’« enfant terrible » dans la cavalerie légère et
entretient
soigneusement la réputation des hussards : grand amateur
d'alcools
forts, il fonde la Société des Assoiffés (ou des
Altérés), une
initiative qui fait jaser pendant un temps la bonne
société parisienne.
Par décision du 17 thermidor suivant, le premier
Consul lui décerna
un sabre et une paire de pistolets
d'honneur, comme
témoignage de la satisfaction du gouvernement. Le 7
fructidor de la
même année, un arrêté des Consuls lui confia le
commandement du 10e
régiment de hussards, et
c'est à la tête de ce corps qu'au combat de
Vilnadella
, le 27
nivôse an IX, il eut trois chevaux tués sous lui
et brisa sept
sabres sur l'ennemi. Classé comme membre de droit dans la 5e
cohorte de la Légion d'honneur, il fut créé
commandant de
l'Ordre le 25 prairial an XII. Général de brigade le 12 pluviôse
an
XIII, il eut, le 11 ventôse suivant, le commandement d'une
brigade de
dragons stationnée à Amiens. C'est avec ces troupes qu'il prit part à la bataille d'Austerlitz.
En 1803,
pourtant, Lasalle s'assagit lorsqu'il
épouse Joséphine d'Aiguillon dont


  1. Joséphine
    Chalotte de Lasalle née en 1806 qui épousera Michel
    Yermeloff,
    Général-Major de Russie, 1er aide de camp du Grand-Duc Michel

    Pamlowitch dont

    1. Hélène Yermeloff (1829 -
      1883)

    2. Zoe Yermeloff (1832 - 1920) qui épousera
      Ludovic de Champeaux
      etc…





Joséphine
d'Aiguillon était divorcée du général Victor Léopold Berthier (1770-1807,

chef d'état-major du 1 ° corps
d'armée à Austerlitz, frère d'Alexandre Berthier, Maréchal -
Prince
de Neuchâtel) en élevant et en adoptant ses enfants. Il en fit
ses
héritiers et ils prirent alors le nom de Berthier
de La
Salle
.


  1. Alméric
    (ou Albéric) Berthier de La Salle
    (20 janvier 1797 - Borgo
    San Dominico ✝ 1863),
    1er comte
    Berthier de La Salle et de
    l'Empire
    (par lettres patentes du 29 septembre 1807, il
    reçut le titre héréditaire de comte de l'Empire avec obligation
    d'ajouter au
    nom de Berthier celui de La Salle),
    Chef d'escadron, marié en 1829 avec
    Jeanne de Vanssay (18061891), dont :

    1. Christine
      (18301892),
    2. Albert (18331886), 2e comte Berthier
      de La
      Salle
      , homme de lettres,
    3. Edgar (1839 (ou 1835) ✝ 28 novembre 1921 - Versailles),
      3e comte Berthier
      de La
      Salle
      , officier de cavalerie,
      marié en 1868
      avec Elisabeth Peloux, sans postérité,
    4. Lionel
      (1842mai 1907), 2e baron Berthier
      de La
      Salle
      (1845),
      major de
      cavalerie,
      Chevalier
      de la Légion d'honneur
      ,
      marié en 1871 avec Alix
      Leclerc von Lockeren (18501911), dont :

      1. Alméric
        (né le 5 mai 1873),
      2. Ghislaine (18771935) ;




  2. Oscar
    Berthier de La Salle
    (17981848), baron Berthier de La Salle et de l'Empire
    (1809), Colonel
    de cavalerie,
  3. Joseph (Alexandre)
    Berthier de La Salle
    (17991845), baron Berthier de La Salle et de l'Empire
    (1809), Consul de France.



Campagne
de Prusse et de Pologne



Il multiplie
en 1806 les actions spectaculaires à la tête de sa
«
brigade infernale » composée du 5e et du
7e régiment
de hussards
.
Il capture ainsi les gendarmes de la garde du roi de Prusseet il force le prince
de Hohenlohe
à la
capitulation à Prenzlau.
Le 26 octobre 1806, pendant
la campagne de Prusse, il
attaqua
la division de cavalerie du Hohenlohe.
Sans s'inquiéter de
son énorme supériorité numérique, il la charge avec
son impétuosité
accoutumée, et bientôt toute la division rompue,
culbutée, cherche
son salut dans les défilés étroits qui se trouvent à
là sortie du
village de Zehdnick. Vainement
la
cavalerie prussienne cherche-t-elle à se reformer en bataille, les
dragons
français l'écrasent et en font une horrible boucherie. Le 28, au

village de Prentelau, il
contribua
puissamment par ses charges brillantes aux succès de la
journée.
Mais ce qui mit le comble à la gloire du jeune et vaillant
général,
ce fut la prise de Stettin,
où avec deux régiments
de cavalerie seulement, il fit son entrée le 29
du même mois. Il
prend d'assaut la forteresse de Stettin
avec 500 cavaliers seulement, utilisant
des simulacres de canons en
bois. Ce fait d'armes, d'une audace
inouïe, fit tomber au pouvoir des
Français une forteresse en bon
état, bien approvisionnée, armée de 160
pièces de canon et occupée
par 6000 hommes. Il contraint Blücher à se rendre à Lübeck.
Le 26 décembre 1806, à Golymin, la
brigade Lasalle s'élance à la
charge des batteries russes, lorsque
le commandement « Halte! » repris
sur toute la ligne arrête les
cavaliers dans leur élan. Lasalle qui
charge en tête avec un
escadron, revient sur ses pas et rallie les deux
régiments. Sans
savoir d'où venait l'ordre, ni pourquoi, le général fait
placer ses
cavaliers en ligne de bataille face aux russes avec
interdiction de
bouger. Lasalle se place en avant de ses troupes et
reste immobile
avec ses hommes face au feu de l'ennemi. Le général
perdit deux
chevaux, et dix de ses cavaliers furent tués. Au bout de
deux
heures, le général commanda « rompez les rangs! ». La brigade
infernale
a payé son indiscipline.
Général de division le 30 décembre 1806, il fut
nommé commandant
de la cavalerie légère de la réserve en 1807. À la bataille d'Heilsberg, le 12 juin
de cette même année, le prince Murat,
grand duc de Berg, est entouré au fort de
la mêlée par 12 dragons
russes. Lasalle s'en aperçoit, il se
détache seul, fond sur les ennemis
avec la rapidité de la foudre,
tue l'officier qui commande le
détachement et met les 11 dragons en
fuite. Peu après il est enveloppé à
son tour, Murat se précipite au
milieu des assaillants, dégage celui
qui venait de lui sauver la
vie, et dit en lui serrant la main : « Général, nous sommes quittes
».
En juillet suivant, l'Empereur lui conféra la croix de chevalier
de
la Couronne de fer. Lasalle est
ensuite
envoyé en Espagne,
sous les
ordres de Jean-Baptiste Bessières.








Campagne
d’Espagne



Le 15 février 1808, il passa à l'armée d'Espagne avec la cavalerie
qu'il commandait. Au
mois de juin, à Torquemada, il défit
complètement un corps
nombreux d'insurgés espagnols, et les contraignit à
se réfugier dans
les montagnes. Il se porta ensuite sur Palencia,
que les insurgés avaient abandonné à
l'approche de nos troupes, et
marcha sur Valladolid, appuyé par une colonne d'infanterie
de
la division Merle. Au village de Cabezon, trois
lieues avant
d'arriver à Valladolid, sur la route de Palencia, il
rencontre un
corps de troupes régulières d'environ 7000 hommes. Il les
attaque
aussitôt et les bat complètement. L'ennemi, culbuté en un
instant,
se disperse dans les montagnes, abandonnant son artillerie et
laissant
plus de 1000 morts sur le champ de bataille. Lasalle entra le
même
jour dans Valladolid, où il rétablit l'ordre.
Le 14 juillet 1808, à la bataille de
Medina del Rio Seco
,
où 12 000 Français, sous les ordres du maréchal
Bessières,
battirent une armée de 22 000 Espagnols, commandée par les
généraux
Cuesta et Blake, Lasalle, par une charge des
plus
brillantes, fixa la victoire sous les drapeaux français. 3000
Espagnols
restèrent sur le champ de bataille (1100 tués, le reste
blessés ou
prisonniers) avec tous les bagages et les canons de l'armée
ennemie
tombèrent aux mains des français. L'armée française fit alors un

mouvement rétrograde sur Vittoria,
et Lasalle, chargé
du commandement de l'arrière-garde, contint l'ennemi
par l'habileté
de ses manœuvres. Avec des hommes comme celui-ci les
récompenses
étaient rarement à la hauteur des services. Par décret en
septembre 1808,
l'Empereur le nomma grand officier de la
Légion d'honneur, et le créa
ensuite comte de l'Empire.
Le 10 novembre, à la bataille de Burgos, Lasalle concourut encore au
succès de
la journée. Peu de jours après, au combat de
Villa-Vigo
, il prit
sept pièces de canon et quatre drapeaux. Vers la
fin du mois de mars
il passa le Tage, nettoya
la rive gauche de
ce fleuve et vint prendre part, le 28 mars 1809, à la bataille de Medellín.
Cette
journée fut une des plus glorieuses de la vie militaire du
général
Lasalle. Il commandait alors toute la cavalerie, et avait, de
plus,
sous ses ordres une division d'infanterie allemande qui était
formée
en carré sur la seconde ligne. L'armée espagnole, bien plus
nombreuse
que celle des Français, enveloppait pour ainsi dire ces
derniers,
ne leur laissant pour retraite que le long pont de Medellín, sur la Guadiana.
Le feu meurtrier de l'artillerie
ennemie portait le ravage et la mort
dans les rangs, lorsque le maréchal Victor ordonna un
mouvement
rétrograde. À peine Lasalle avait-il commencé à
l'exécuter, que
l'infanterie espagnole, soutenue par une nombreuse
cavalerie, s'avança
audacieusement sur les Français. Lasalle
reconnaissant aussitôt tout le
danger d'une retraite, dans un défilé
aussi étroit que l'était le pont
de Medellin, s'élance à la tête du
26e régiment
de dragons

sur un carré de 6000 hommes qui débordait le flanc droit
français.
Il renverse et taille en pièces tout ce qui lui résiste, et
donne
ainsi le temps à l'armée française de marcher à l'ennemi, qui fut
enfoncé
et culbuté sur tous les points. 14 800 Espagnols restèrent sur
le
champ de bataille. 5000 prisonniers, 19 pièces de canon furent les
trophées
de cette journée dus à l'intrépidité du général Lasalle.

Buste d'après Auguste Taunay, galerie des batailles du château de Versailles





C'est
à Salamanque qu'il aurait composé l'air et les paroles de la
fameuse
« Fanchon », laquelle aime à rire, à boire, à chanter comme
nous…

Campagne
d’Allemagne et d’Autriche



Ce fut son
dernier fait d’armes dans la péninsule espagnole, où on le
surnomme « Picaro ».
Il partit immédiatement après pour aller
prendre le commandement d'une
division de cavalerie à la Grande Armée pendant la Campagne d'Allemagne
et d'Autriche
,
au cours de laquelle Lasalle se distingue encore à Essling, les 20-22 mai 1809, puis au siège de Raab, les 15-24 juin.
Le 6 juillet 1809, au soir
de la bataille de Wagram, séparé momentanément
de ses
hussards, il avise un bataillon d'infanterie ennemi et essaie,
avec
des cuirassiers du 1er
régiment
, de le
disperser. Il tombe alors au champ d'honneur, frappé
en pleine tête
d'une balle tirée par un grenadier hongrois en retraite.
La veille
de la bataille, ouvrant ses bagages et trouvant sa pipe
cassée, un
flacon de sa cave à liqueur et le verre recouvrant le portait
de sa
femme brisés, il avait dit à son aide de camp, le chef d'escadron
du
Coëtlosquet : « Je ne survivrai pas à cette journée ».
Il meurt à 34
ans, en ayant dépassé de quatre ans la limite qu'il
s'était
lui-même fixée. Dans la dernière lettre qu'il adressa à son
épouse,
il écrivait : "Mon cœur est à toi, mon sang à l'Empereur, ma vie
à
l'honneur". Ses restes furent ramenés d'Autriche
aux Invalides en 1891. Un décret
impérial du
1er janvier 1810 ordonna
que la statue de Lasalle serait
placé sur le pont de la Concorde. Une rue de Metz prit son
nom, et son portrait fut placé
dans un des salons de l'Hôtel-de-Ville.
En 1891 une
statue de lui fut érigée à Lunéville.
Il a son buste dans la galerie des batailles du château de Versailles et son nom gravé sous l'Arc de Triomphe de
l'Étoile

(pilier Est). Une rue porte son nom dans le 19e
arrondissement de Paris.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 14:46

Géraud Christophe Michel du Roc de Brion dit Michel Duroc,
duc de Frioul,

grand maréchal du palais de Napoléon Ier, né à Pont-à-Mousson (Barrois)
le 25
octobre
1772
et tombé au champ d'honneur à la Bataille de Bautzen (Saxe) le 23 mai 1813.




// Formation


Son père était
capitaine et chevalier de
Saint-Louis
.
Duroc
fit ses études à l'école militaire de Pont-à-Mousson, entra
ensuite
à l'école d'artillerie de Châlons.
Guerres
de la
révolution



Lieutenant le 1er mars 1792 ;
capitaine le 1er frimaire an
III ;
capitaine-commandant en l'an V ; aide-de-camp du général Lespinasse,
et ensuite du général en chef Napoléon Bonaparte[1].
Il se distingua en Italie, surtout au passage de l'Isonzo, où
il fut blessé grièvement (1797).
Il est chef de bataillon et chef de
brigade dans la campagne d'Égypte. Il se signale en
Égypte
à Jaffa, Aboukir et Saint-Jean-d'Acre.
Le
Consulat



Revenu en France avec Napoléon Bonaparte, il fut employé par lui, après le
18 brumaire, dans différentes négociations
délicates
auprès des cours étrangères ; il s'en acquitta au gré de son
maître,
et obtint de lui par là une entière confiance. Il fut ainsi
envoyé
en mission diplomatique à Berlin ;
premier aide-de-camp
du premier Consul à Marengo; général de brigade et gouverneur
des Tuileries ;
général de division en 1805 ;
sénateur, duc de Frioul.
Sous
l'Empire




La mort de Duroc





Lors
de la formation de la nouvelle cour, en 1805, il fut
créé grand
maréchal du palais
,
spécialement chargé de veiller à la sûreté de la
personne impériale[2].Pierre
Fontaine,
architecte à la Malmaison, note dans son Journal que
Duroc
est « toujours attentif et embrassant d'un coup d'œil
l'ensemble
des choses
».
Duroc fut souvent chargé de missions fort
importantes. Il fit
néanmoins toutes les campagnes avec Napoléon[3].
II commanda une
division de grenadiers à Austerlitz, contribua au succès des

batailles de Wagram et d'Essling.
Il fut nommé sénateur en avril 1813 mais n'eut
pas le temps de
siéger. Venu rejoindre l’empereur en Saxe, il meurt atteint d'un boulet de canon à Markersdorf (23 mai 1813)[4].
Hommages
posthumes



Napoléon avait résolu de rendre aux cendres de
Duroc des honneurs
extraordinaires. Ce fut sous le nom de Duroc
qu'il fit, en 1815, le
voyage de la Malmaison à Rochefort ; et s'il lui eût
été
permis de vivre en Angleterre, il aurait porté le
titre et le nom
de colonel Duroc.
Le nom de Duroc est inscrit au
côté Est de l'arc de triomphe de l'Étoile. Les
restes du grand maréchal ont été portés aux Invalides
sous Louis-Philippe Ier et déposés à côté

de ceux de l'empereur.
La très jolie place principale de Pont à Mousson porte son nom.
« Duroc avait
des passions vives, tendres et secrètes, qui
répondaient peu à sa
froideur extérieure. Duroc était pur et moral, tout
à fait
désintéressé pour recevoir, extrêmement généreux pour donner. »
(Napoléon
Bonaparte)

De son épouse Marie-des-Neiges Martinez de Hervas ( ✝
1871), il eut
une seule fille, Hortense Eugénie
Marie-des-Neiges (14 mai 181224
septembre
1829
- château de
Clemery
(Meurthe)), duchesse de Frioul (28
octobre
1813).
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 14:47

César Charles Étienne Gudin de la Sablonnière est
un général
d'Empire
, né le 13 février 1768 à Montargis
(Loiret) et mort le 22 août 1812 à Smolensk.




//


Ancien Régime



Il fait ses études à l'École de
Brienne
en même temps
que l'Empereur, puis est sous-lieutenant
dans le régiment
d'Artois-Infanterie

en 1784. Il sert à l'Expédition de Saint-Domingue en
1791.
Guerres de la
Révolution
[modifier]



Il
est envoyé à l’armée du Rhin, qui devient l’armée de Rhin-et-Moselle.
Il est
chef de bataillon en 1793,
adjudant-général en 1794, se signala sous les ordres de Moreau en 1795 et 1796, puis est
nommé chef d’état-major d'une division active.
Gudin obtient
le grade de général de brigade le 5 février 1799. Il
attaque et prend la
position du col du Grimsel, franchit les
passages du Valais, bat les Autrichiens et les
Russes au col du Saint-Gothard et en diverses
rencontres. Chef
d’état-major à l'Armée du Rhin, il reçoit le 6 juillet 1800 le
brevet de général de division.

Consulat et
Empire



En 1804,
Napoléon Ier lui confie la 3e division du
corps de Davout avec laquelle il fait la campagne d'Autriche de 1805, et
celles de 1806
et 1807 en
Prusse
et en Pologne.
Dans la Grande Armée, de 1805 à 1807,

il est blessé à Auerstaedt, participe à la bataille d'Eylau. Entre 1805 et 1813 il partage le
commandement
des divisions du 3e corps avec
les généraux Friant (1e
division) et Morand (2e

division). Ils étaient surnommés par Napoléon "le brelan"[1].

Charles Étienne Gudin de La Sablonnière





En
1809,
Gudin, commandant la droite du corps de
Davout, se fait remarquer aux
affaires de Tann et d'Abensberg.
Il passe avec sa division sous les
ordres de Lannes,
et développe de grands
talents militaires aux batailles d’Eckmühl et de Bataille de
Regensberg
. Après
avoir enlevé l'une des îles du Danube,
située en avant de Presbourg, il reçoit le grand
cordon de la Légion d'honneur. Enfin, il prend
une part
glorieuse à la Wagram, où il est blessé.
Le général Gudin se
distingue particulièrement au début de la campagne de Russie. À la bataille de Valutino (19 août),
au moment où sa division, qui venait
de culbuter le centre de la
colonne russe, allait s'emparer de la
position ennemie, il est frappé
d'un boulet de canon qui lui emporte
les deux jambes.
Il meurt à Smolensk, le 22 août 1812, des suites des blessures
reçues au combat de Valutino[2].
Il était l'ami du
maréchal d'Empire Davout. Il était personnellement
connu et estimé de
Napoléon, qu'il avait connu à Brienne.

Postérité



Son corps serait enterré dans la
citadelle de Smolensk. Son cœur
repose dans une chapelle au
cimetière du Père Lachaise à Paris. Son nom
est inscrit sur l'Arc de triomphe de l'Étoile,
côté
Est.
Son buste sculpté par Louis-Denis Caillouette, se trouve dans
la Galerie des batailles du Château de Versailles, buste et
portrait
existent également au Musée Girodet de Montargis.
À Montargis, la
caserne de l'école des gendarmes adjoints se nomme "Caserne
Gudin
".
Cette caserne étant anciennement l’École
d'application des
transmissions
, avant la loi "Armée 2000".
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 14:48

Pierre François Joseph Durutte, général de division français, né à Douai (Nord), le 13
juillet
1767
et décède le 18 avril 1827 à Ypres (Belgique) où il est inhumé[1]
.Après avoir fait d'excellentes études, il entra au
service en 1792, dans le 3e bataillon du Nord, et se
distingua sous les
murs de Menin,
de Courtrai
et à la bataille de Jemmapes.
Devenu
lieutenant, puis capitaine en récompense de la valeur qu'il
dépoya
en 1793,
à l'assaut du fort de
Klumdert
, Durutte,
major de tranchée au siège de
Williamstadt
, obtint
le grade d'adjudant-général, qu'il ne voulut
pas accepter, ne
croyant pas l'avoir suffisamment mérité.
Il était chef d'état-major
d'une division lors de la bataille d'Hondschoote, où il fit
des
prodiges de valeur. Chef d'état-major, en l'an II, du corps du
général Michaud, Durutte occupa la
ville
d'Ypres;
il passa ensuite avec le titre de
sous-chef d'état-major à l'armée du Nord, sous les ordres de Moreau, combattit peu de temps
après sous ceux
de Joseph Souham, dans l'Over-Yssel,
la Frise et la Zélande,
puis commanda en l'an VII
l'avant-garde
du général de division Daendels dans la Hollande
septentrionale
.
Sa
brillante conduite à la bataille de Bergen, à la retraite
de Beverwick
, à la bataille de Castricum, lui valut le

grade de général de brigade. Mœskirch, Biberach, Hohenlinden,
furent également témoins de ses
exploits.
Lors de la paix de Lunéville, il eut le
commandement
du département de la Lys,
reçut
les étoiles de général de division le 9
fructidor
an XI, devint membre de la Légion d'honneur le 19
frimaire
an XII, et commandant de l'Ordre le
20
prairial
de la même année. Appelé au
commandement du camp de
Dunkerque
, il obtint
ensuite celui de la 10e
division militaire à Toulouse.
Il occupait encore ce poste en l'an
XIV, lorsqu'il fut envoyé à l'île
d'Elbe
, menacée, disait-on, par les Anglais
et les Russes. Après y
être resté pendant trois ans, le général
Durutte fit la campagne de 1809 contre
les Autrichiens.
L'Empereur l'avait alors créé baron de l'Empire.
Entré en Italie,
sous les ordres du prince Eugène de Beauharnais, ce fut lui
qui
débloqua Venise,
ouvrit les portes de Trévise
à l'armée française, s'empara du fort de
Malborghetto
, culbuta à
Saint-Michel Mondovi le corps de Giulay, et concourut
au succès
de la bataille de Raab. Créé chevalier de
la Couronne de Fer le 17
juillet
1809,
il se signala de nouveau à la bataille de Wagram.
A l'époque où Napoléon Ier réunit la Hollande
à la France,
le général Durutte fut nommé gouverneur
d'Amsterdam.
Il organisa peu de temps après la 32e

division militaire, mit en état de défense la côte, depuis le Texel
jusqu'à l'Ems,
se rendit dans le Mecklembourg, dans la Poméranie,
et de là à Berlin,
et reçut le titre de gouverneur de cette
ville. Lorsque Durutte quitta
ce gouvernement, le roi Guillaume lui
fit don de son
portrait comme un témoignage de satisfaction de la
conduite pleine
de mesure qu'il avait tenue pendant son séjour dans la
capitale de
la Prusse.
Appelé à Varsovie pour y organiser la 32e division
de la grande armée, il franchit
bientôt le Bug,
opéra sa réunion avec le 7e corps et se
porta avec Schwarzemberg sur la Bérésina.
Ce fut lui qui, au pont de
Wolkowisk
, soutint
glorieusement pendant toute la nuit les attaques
réitérées des
colonnes ennemies, fortes de 33 000 hommes. Arrivé sur le Bug,
après la retraite de
Moscou
, le général
Durutte s'arrêta à Varsovie
pour ranimer le moral
des troupes affaissé par nos désastres.
L'épidémie qui régnait en Pologne
l'ayant obligé de quitter ce royaume, il
se dirigea sur Kalisch,
où il contint le corps
d'armée de Wintzingerode, sauva une
division
saxonne,
et assura la retraite du 7e
corps. Quand il
pénétra dans Glogau, il n'avait rien perdu de son artillerie. Le 9 mars 1813, il
parvint à recueillir
un corps de Bavarois
qui le suivit dans une
retraite de quarante lieues qu'il fit de l'Elbe à la Sala. Cette retraite fit le plus grand-honneur à ses

talents militaires.
Arrivé à Iéna le 1er avril, le général Durutte rejoignit
le
prince Eugène de Beauharnais dans le Hartz, prit
position avec les 3 000 hommes

qui lui restaient, à Elbrengade, où
ses troupes
furent bientôt renforcées par 6 000 recrues et une division
saxonne.
À la bataille de Lützen, il concourut à
la diversion décisive faite par le prince Eugène, combattit avec sa
valeur
accoutumée dans les champs de Bautzen,
et reçut l'ordre d'aller camper sur les
frontières de la Saxe et de la Bohême.
Ce fut à cette époque que Napoléon lui
conféra le titre de comte de l'Empire. Aussitôt que les
hostilités
eurent recommencé, sa division résista avec succès, â Wistoch, à la
cavalerie
ennemie. L'échec qu'il éprouva à la bataille de Dennewitz, livrée le 6
septembre
1813,
ne l'empêcha pas de soutenir seul à Leipzig,
au moment où il venait d'être abandonné
par les Saxons, , les
efforts réunis de l'armée suédoise
et du corps de Wintzingerode. Après avoir sauvé
à Freygbourg la
presque totalité
de l'artillerie de l'armée, Durutte arriva sous les
murs de Haguenau
le jour même où les Prussiens venaient d'attaquer le maréchal Marmont. Quand ces
deux
généraux se furent repliés sur Metz, en 1814, Durutte
défendit
vaillamment cette ville contre 40 000 alliés qui la cernaient.
Il
entretint, malgré des forces aussi importantes, des communications
libres
entre Luxembourg, Thionville,
Sarrelouis,
Sarrebruck,
Bitche,
etc. S'il avait été secondé par
quelques-uns des chefs sous ses ordres,
nul doute qu'il n'eût pris
en flanc, comme il en avait conçu le projet,
l'armée ennemie qui
couvrait les plaines de la Champagne.
Le bruit ayant couru à
cette époque que Metz s'était
rendu, Napoléon
demanda vivement à l'un de ses aides-de-camp : « Qui
commande
dans cette ville? — C'est Durutte, lui fut-il répondu. — Je
n'ai
jamais fait de bien à cet homme-là : Metz est
toujours à nous.
» En effet, les
troupes étrangères n'y pénétrèrent
pas.
Dès que le général
Durutte eut reconnu le gouvernement de Louis XVIII, ce souverain le
confirma, dans son
commandement de la 3e division, le
créa chevalier de
Saint-Louis
le 27 juin, puis grand officier de la Légion d'honneur le 23 août
de la même année. Le maire de Metz se rendit
ensuite à la tête du corps
municipal, accompagné d'un nombreux cortège
d'officiers de la garde
municipale, chez le commandant de la 3e division militaire,
pour lui offrir, au nom de
la ville, une épée d'or, en
reconnaissance des services éminents que ce
général lui avait rendus
pendant le blocus.
Le général Durutte n'hésita point à se prononcer
en faveur de
Napoléon lors de son retour de l'île
d'Elbe
. « L'apparition de Napoléon, dans
les circonstances
présentes, est un malheur, dit-il à haute voix
devant son ètat-major,
cependant, il n'y pas à balancer : le pays
est menacé d'une nouvelle
invasion, notre devoir est de vaincre ou
de mourir.
»
L'Empereur lui ayant confié le commandement de la 4e
division du premier corps formant l'avant-garde
de la grande armée,
le comte Durutte déploya un grand courage à Waterloo, où il reçut un coup de
sabre qui lui fit une
large blessure à la tête, et un autre qui lui
abattit le poignet droit.
Mis à la retraite après le second retour
des Bourbons, il se retira dans une
propriété qu'il possédait en Flandre,
et y mourut le 18 avril 1827, à la
suite d'une longue
et douloureuse maladie.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 14:50

Maximilien Sébastien Foy est un général
du Premier Empire
né à
Ham
(Somme) le 3
février
1775
et mort à Paris le 28 novembre 1825.
Admis à l'École d'artillerie de La Fère dès
l'âge de 15 ans,
puis de Châlons, il est reçu à 16 ans comme

sous-lieutenant en second au 3e régiment
d'artillerie.
Il
fit ses premières armes en 1792, sous Dumouriez. C’est à Jemmapes en 1792 qu’il
mérite les grades de lieutenant et
capitaine d'artillerie. En 1794, il est
arrêté par Joseph Le Bon à Cambrai
pour avoir soutenu la cause libérale.
Sauvé par le 9 thermidor, il est
réintégré dans son grade.
Il
fait les campagnes de 1796 et 1797 à l'armée du Rhin et obtient le grade de chef
d’escadron, il n'a
pas encore 20 ans. Il est alors choisi comme aide
de camp par le jeune
général Bonaparte. En 1799 il
obtient à l’armée d'Helvétie les grades
d'adjudant
général puis de chef de brigade. En 1800, il
combat à l'armée du Rhin sous Moreau. Il fut nommé
adjudant-général sur le
champ de bataille
de Diessenoffen
en 1800, et justifia de plus en plus cet avancement
dans
les campagnes suivantes.
Il devient en 1801 colonel du 5e régiment d'artillerie
légère
.
Après de nouvelles victoires en Italie, la
paix d'Amiens en 1802 le
rappelle en France.
Républicain convaincu et malgré son admiration
pour
Bonaparte, il ne peut accorder son approbation au gouvernement, son
vote le consigne comme simple colonel pendant 7 ans. Lors de la mise en
jugement du général Moreau, une adresse où la conduite
politique
de ce dernier était incriminée fut présentée à la
signature du colonel
Foy, qui refusa de l'apposer en disant : « Qu'il
était militaire et
non pas juge.
» Peu de temps après, il vota
négativement pour
l'établissement du gouvernement impérial, lorsque
le suffrage de l'armée
fut invoqué. Il continua de signaler sa
valeur, ses talents et ses
vertus militaires en Italie, en Allemagne
et en Portugal.
En 1807,
il est envoyé à Constantinople pour organiser l'artillerie
turque,
il se distingua à la défense des Dardanelles
contre la flotte britannique. Passé à
l'armée du
Portugal
, il est
nommé général de brigade après la bataille de Vimeiro le 3
septembre
1808.
Foy fut choisi par le maréchal Masséna pour défendre auprès de Napoléon Ier la cause de l'armée de Portugal arrêtée
sur les
bords du Tage
par des obstacles qu'il ne
dépendait pas de sa valeur et de son
dévouement de surmonter. C'est
à la manière non moins noble qu'habile,
dont il remplit cette
mission honorable, qu'il dut d'être mieux apprécié
par le chef du
gouvernement, qui le renvoya à l'armée avec le grade de général de division.
Placé dans
une position plus avantageuse, le général Foy, pendant la retraite de
Portugal
et les
campagnes suivantes en Espagne,
notamment à la bataille des Arapyles
ou à la bataille de
Salamanque
, 22 juillet 1812, au passage du
Duero
, à Tordesillas, dans les affaires qu'il eut à
soutenir
après la bataille de Vittoria. Il prend une
part active à toutes les campagnes de la péninsule et des Pyrénées
jusqu'à
la bataille d'Orthez où il est
gravement
blessé. Nommé inspecteur général d'infanterie en 1814, il se
rallie à l'Empire pendant les Cent-Jours.

Monument du général Foy au cimetière du Père-Lachaise.





Il
commande alors la 9e d'infanterie (2e corps
d'armée) dans la campagne de Belgique.
Il reçoit à Waterloo la 15e

blessure de sa carrière, il resta à son poste jusqu'à la fin de cette
journée.
Nommé
en 1819
inspecteur général d'infanterie dans les 2e
et 16e divisions militaires, le général Foy
fut élu le 11 septembre de la même année membre de la Chambre des députés par
le département de
l'Aisne
, il
déploya un grand talent oratoire, défendit les principes

constitutionnels et les sentiments patriotiques, ne cessa de s'opposer
aux
gouvernements de la Restauration. Ses
pairs l'ont
honoré en érigeant une statue dans les couloirs de
l'Assemblée.« Les généraux qui semblaient réservés au plus
brillant avenir
étaient Gérard, Clausel, Foy, Lamarque,
etc., c'étaient mes nouveaux
maréchaux.
» (Napoléon à Sainte-Hélène.)
Ses Discours,
avec notice biographique
, ont paru en 1826. On a
aussi de lui une Histoire des
guerres de la Péninsule sous Napoléon
,
publiée en 1827,
Paris, 4 volumes in-8.
Le jeune Alexandre Dumas lui rendit visite le 1er avril 1823 et obtint
de lui la recommandation qui lui
permit d'entrer au service du Duc
d'Orléans.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 14:51

Pierre-Louis Binet, baron de Marcognet
est un général
français né à Croix-Chapeau (Charente-Maritime) le 14
novembre
1765.
Cadet au régiment de
Bourbonnais
, le 13 mars 1781, sous-lieutenant au même
régiment au mois de
juillet, il fit les campagnes de 1781, 1782 et 1783 en Amérique,
sous Rochambeau.
Lieutenant en 1787, et capitaine en 1792, il
servit à l'armée du Rhin.
Le 14 septembre 1793, il se fit remarquer à la reprise du camp de
Budenthal
, sur la Loutre, et reçut un coup de feu à la cuisse droite ;

il se signala de nouveau en novembre à Dettwiller,
sur la Sarre, en avant de Saverne.
Passé, le 7 fructidor an III, à la 10e

demi-brigade d'infanterie légère, il prit une part glorieuse à l'affaire de
Malche
, le 21
messidor an IV ; le lendemain il fut nommé chef de
bataillon
provisoire, et se trouva aux batailles de Neresheim
et de Geisenfeld.
Marcognet donna de
nouveau son sang à la France à la reprise des
lignes de Weissembourg, à l'affaire de
Filigen
, à la bataille de Biberach et au siège de Kehl, où il reçut un coup de feu au bras
droit, et
fut nommé par le général
Pichegru, en l'an VII, chef de bataillon
titulaire
à la 95e demi-brigade d'infanterie.
Promu adjudant-général chef de
brigade provisoire le 26 floréal,
Marcognet fut confirmé dans ce
grade au 108e régiment d'infanterie le 18
prairial an VIII, et fit
la campagne de l'an IX, toujours à l'armée du Rhin; il combattit vaillamment à la bataille de Hohenlinden.
L'inspecteur
général Grenier
disait de Marcognet,
dans une note donnée en l'an X : « Officier
très-méritant sous
tous les rapports, digne du commandement qui lui est
confié;
»
et l'inspecteur général Tilly : « Officier

très-distingué, plein de zèle et d'activité, méritant sous tous les
rapports,
et très-digne du commandement qui lui est confié. Les
connaissances
de cet officier le rendent susceptible d'avancement.
»
Général de brigade le 11 fructidor
an XI,
il fit partie, pendant les deux années suivantes, du camp de Montreuil.
Nommé membre de
la Légion d'honneur

le 19 frimaire an XII,
l'Empereur lui donna la croix d'officier de
l'Ordre
le 25 prairial
suivant, et l'appela au commandement
d'une brigade de la 3e division du 6e
corps de
la Grande Armée, avec laquelle
il
fit les campagnes de 1806 à 1807.
Créé baron de l'Empire en 1808, il
passa en Espagne
sous les ordres du maréchal Ney.
Marcognet se distingua dans plusieurs
rencontres, notamment les 18 et
19 juin,
sous les murs d'Oviedo. Il continua à servir en Espagne dans les
années
1809,
1810, et
jusqu'au 6 août 1811, époque à laquelle l'Empereur
le nomma général de division.
Le 6 février 1812, il prit le commandement de la 14e
division militaire. Le 30 mai
1813, il fit partie du
corps d'observation de l'Adige.
En 1814,
le gouvernement le mit en non-activité. Le
8
juillet
, le Roi le nomma chevalier de
Saint-Louis
, et grand
officier de la Légion
d'honneur
le 27
décembre
.
Le 6
avril
1815,
il commanda la 3e division au
corps
d'observation, et obtint sa retraite le 9
septembre
suivant.
Admis dans le cadre de
réserve le 7
février
1831,
il fut définitivement retraité en mai 1832.
Il mourut à Paris le 19
décembre
1854[1].

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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 14:52

jean Maximilien Lamarque, né à Saint-Sever
(Landes) le 22 juillet 1770, mort du choléra
le 1er juin 1832, est un officier
général français, qui a fait sa
carrière dans les armées de
la Révolution
et de
l'Empire, en particulier les guerres de Vendée et d'Espagne.









//


Son
enfance et son éducation



La jeunesse de
Jean Maximilien Lamarque se déroula dans une famille
très aisée, son
père Pierre-Joseph Lamarque (1733-1802) était avocat au
parlement,
procureur du roi au sénéchal de Saint-Sever.
Il est envoyé au collège des
Jacobins de Saint-Sever, dont un de ses
oncles, Jean-Jacques
Lamarque (1737-1809), était prieur, avant de
devenir directeur du grand séminaire de Dax,
puis
vicaire général du diocèse. En 1791, il refusera de prêter
serment
et sera persécuté pendant la Terreur.
Jean Maximilien y fit d'excellentes
études.
Révolution
française



Son
père Pierre-Joseph
Lamarque

(1733-1802) est élu député du Tiers-État aux États généraux de 1789, prêta le Serment du Jeu de paume, puis fit
partie
de l’Assemblée nationale Constituante.
Dès mars 1790, le jeune Jean
Maximilien qui est âgé de 20 ans, quitte
sa ville natale, pour
rejoindre son père à Paris et parfaire ses études
en suivant entre
autres les cours de Chaptal, La Harpe et Chamfort. Il se mêle
fiévreusement
à la vie politique de la capitale, et s'engage en 1792
comme simple
soldat. Peu après, on le retrouve à la tête du bataillon
qui met au
pillage la cathédrale de Vabres, arrachant les
marbres
pour recueillir dans un monument les manes de Marat,
avant d'incendier l'édifice.
Au
début de 1793 il est au 4e bataillon
de volontaires des
Landes.
Sa
vie militaire et son ascension [modifier]




Guerres de la
Révolution française [modifier]



Nommé
lieutenant le 3 avril 1793, il devient le 13 mai 1793,
capitaine de
grenadiers dans la fameuse colonne infernale de la Tour d'Auvergne
à l’armée des Pyrénées occidentales.
Il s'y distingue particulièrement en investissant, le 24 juillet 1794,
avec
des effectifs réduits, la place de Fontarabie défendue pourtant par 1700 hommes.
Le
21 thermidor an II, il est promu chef de bataillon et sert dans l’armée du Rhin. Il participe avec éclat aux batailles d'Engen (3 mai 1800), de Messkirch (5 juin 1800), d’Hochstaed
(19 juin 1800), de Hohenlinden enfin
(3 décembre
1800) où il se couvre de gloire, ce qui lui valut, à la
demande du
général Moreau, de recevoir, en février 1801, les épaulettes
de
général de brigade des mains de Bonaparte.
Guerres
de
l’Empire




Statue du général Lamarque à
Saint-Sever





Il participe par la suite aux
campagnes de l'armée impériale, se
distinguant en particulier à Austerlitz où il commandait une
brigade
du 7e corps du maréchal Augereau. Il quitte alors la Grande
Armée
pour suivre, avec le maréchal Masséna, Joseph Bonaparte en Italie, et il participe au siège
de Gaëte. Installé sur le trône de Naples, Joseph
le
6 décembre 1807, nomme Jean Maximilien Lamarque son chef d’état-major,
avec rang de général de division.
Lorsque
le maréchal Murat,
grand-duc de Berg et de
Clèves, succède à son beau-frère au royaume de
Naples, Jean
Maximilien Lamarque se charge le 18 décembre 1808 de
prendre l'île
de Capri, dont la garnison anglaise aux ordres d'Hudson
Lowe
, le futur geôlier de l'Empereur à
Sainte-Hélène, narguait la
présence française — le drapeau
britannique étant visible des fenêtres
même du palais royal. Ce fut
vu comme l'une des plus belles actions des
guerres impériales,
demandant courage, audace et intelligence. De par sa
configuration
naturelle, l'île semblait imprenable ; entourée de
rochers à pic
couronnés par les défenses ennemies fortement armées
d'artillerie,
on ne pouvait l'investir que par escalade et sous le feu
nourri
d'une garnison nombreuse. Lamarque en entreprit l'escalade à la
tête
de ses hommes, faisant enlever les échelles et retirer les navires
pour
ôter toute possibilité de repli ; il ne restait donc plus aux
Français
qu'à se faire décimer sur place ou à vaincre, et c'est
baïonnette
au canon qu'ils réussirent après plusieurs tentatives à
enfoncer les
défenses anglaises, imposant à l'ennemi une capitulation
laissant
aux mains des troupes françaises magasins, munitions et
ateliers.
Rendant hommage à la valeur de ses adversaires, le général
Lamarque
accorda la liberté aux Anglais qui quittèrent l'île sans armes
ni
bagages.
Le général Lamarque quitte le royaume de Naples pour
rejoindre dès
1809, avec sa division, l'armée du prince Eugène de Beauharnais en
Italie
du Nord. Il investit Leybach où il fait
4000
prisonniers et prend 65 pièces d'artillerie, puis rejoint la Grande

Armée à Lobau,
et participe brillamment à la bataille de Wagram où, dans le feu de l'action, il a

quatre chevaux tués sous lui.
Il fut nommé baron d'Empire par
lettres patentes délivrées le 4 juin
1810.
Par la suite l'affaire
d'Espagne mobilisant les forces françaises,
Jean Maximilien
Lamarque se retrouve donc aux côtés du roi Joseph et, le
8 février
1812, remporte avec sa division la bataille
d'Altafulla
.

Restauration
et Cent-Jours



Lors
de la première Restauration, le général
Lamarque
se rallie, sans enthousiasme, aux Bourbons, mais, fasciné par
la
personnalité de l'Empereur, il le suit durant les Cent jours, chargé
de
pacifier la Vendée qui s'était à nouveau
insurgée
dès l'annonce du retour de l'île
d'Elbe
. Le général Lamarque réussit
parfaitement sa mission et
désarma les insurgés, à telle enseigne
que leurs chefs lui proposèrent,
après la signature de la paix de Cholet,
de servir " sous
ses ordres, comme Français, pour empêcher toute
tentative des
puissances étrangères qui auraient pour but de démembrer
la France

".
La carrière militaire du général Lamarque s'arrête à la chute de
l'Empire.
Proscrit sous la seconde Restauration, il ne regagne
la France qu'à la
suite de l'ordonnance royale du 20 octobre 1818.
Maintenu en
disponibilité, il est mis à la retraite par Charles X, le 30 juin 1830. En récompense de ses
services
passés, mais peut-être aussi de son opposition au pouvoir de la

Restauration, Louis-Philippe, nouveau roi des
Français,
l'élève, le 21 août 1830, à la dignité de grand-croix
de la Légion d'honneur
.

Sa vie
politique : de bonapartiste à libéral
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 15:02

Jean Charles Abbatucci
15 novembre 1771
Zicavo
2 décembre 1796
25 ans)
Huningue
France
général de division
1787-1796
Nom gravé sous l'Arc de triomphe
Jean Charles Abbatucci (on trouve très fréquemment Abatucci),
né à Zicavo
(Corse)
le 15 novembre 1771 et mort à
Huningue
(Haut-Rhin)
le 2 décembre 1796, général
de la Révolution française
et fils du général Jacques Pierre Abbatucci.
Biographie [modifier]


Élève à l'école militaire de Metz, il en
sort en 1787,
à l'âge de 16 ans, pour entrer dans le 2e régiment d’artillerie à pied comme sous-lieutenant. En 1793, il passe dans l'artillerie à cheval,
que l'on venait d'organiser.
Au commencement de la campagne de 1792, il n’est
encore que capitaine d'artillerie ; mais sa brillante
conduite le fait arriver, avant la fin de cette année, au grade de lieutenant-colonel. En 1794, Jean-Charles Pichegru le choisit pour
capitaine premier aide de camp du général. Il fit avec Pichegru la
campagne la campagne de Hollande.
Chargé plus tard par Jean Victor Marie Moreau de préparer, avec les
généraux Bellavène, Decaen et Montrichard le
passage du Rhin à Kehl effectué
le 26 juin 1796; combat
sur la rivière Kitzing le 27 juin 1796 et
soutint un combat opiniatre à Schweighausen
le 14
juillet
, contre le corps de Condé.
Ces succès lui valent les épaulettes de général de division (10 juillet 1796), et le 12 aout il combat l'arrière garde des Emigrés à Wertheim
qu'il poursuit jusque Erkheim. Le 13 aout il est défait à Kammlach par le Duc d'Enghein et manque de
succomber avec toutes ses troupes. Secouru in-extremis par la 89e demi-brigade, ilreprend
l'offensive et repousse les Emigrés jusqu'à Mindelheim
ou il fit 1 000 prisonniers. Il traverse le Lech en Bavière,
le 24 aout 1796, et
signale de nouveau son intrépidité a cette occasion [1],
s'empare de Kissing et marche sur Ratisbonne pour couper la retraite de
l'ennemi. Son intrépidité et ses talents lui valurent, alors, d'être
nommé général de brigade. Le 30 aout il repoussa l'attaque sur l'Isar du
général autrichien Deway.
Pendant la retraitre de l'Armée Rhin et Moselle,
il commande l'arrière garde et dirige, en septembre, une attaque contre
le fort de Kehl et, en octobre, stoppe l'ennemi près de Neubourg.
Nommé général de division il est chargé du commandement de la place
d’Huningue.
Cette forteresse qui couvre la haute Alsace
devient d'une grande importance lorsque Moreau repasse le Rhin, après
les désastres de Jourdan en Franconie ;
aussi en confia-t-il la défense à des mains habiles, et il place
Abbatucci dans Huningue, que les Autrichiens viennent bientôt attaquer,
en même temps qu'ils assiégent Kehl, cette autre porte de la France où Desaix et Lecourbe s'étaient enfermés.
Abbattucci tient tête trois mois durant à 20 000 Autrichiens.
Moins heureux que ses jeunes frères d'armes, Abbatucci est tout à coup
arrêté dans la carrière qui s'ouvrait si brillante devant lui. Blessé
mortellement dans une sortie vigoureuse qu'il dirigea dans la nuit du 30
novembre au 1er décembre 1796, il meurt le 2
décembre
. Il était alors âgé de 25 ans.
La perte de cet intrépide général hâta la reddition de la place que les
Français évacuèrent le 5
février
1797.
Honneurs [modifier]




  • Le général Moreau fait ériger, après la conclusion de la
    paix, en 1801
    un monument en l'honneur de ce guerrier estimé et regretté de l’armée,
    sur le lieu même où il avait succombé avec gloire. Ce monument est
    détruit lors du siège de 1815 par les troupes coalisées européennes.


  • En 1819,
    le général Rapp ouvrit une souscription pour le rétablir. Ce n'est
    cependant que depuis la révolution de Juillet
    et à l’initiative du général Foy que le monument d'Abbatucci a
    été reconstruit. Il est restauré en 1856 avec
    l’ajout de deux bas-reliefs de bronze par
    Philippe Grass. En 1904, le
    monument est déplacé de la route de Saint-Louis sur la place Abbatucci
    Huningue).


  • Ce monument est construit en grès, marbre et
    bronze ; il représente le général Charles Abbatucci au combat et sa
    mort.


  • Une statue lui est élevée cours Napoléon, à Ajaccio,
    place Abbatucci.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 15:06

François-Xavier Donzelot (né le 7
janvier
1764
à Mamirolle,
Doubs - mort en 1843) était un
militaire français, général de brigade, puis de division dans les armées de la Révolution et de l'Empire.









//


Une brillante carrière
militaire



François-Xavier
Donzelot, fils de François Donzelot et de Jeanne
Baptiste Maire,
entre au service en 1785, dans le régiment Royale-La-Marine
- formé le 20 décembre 1669 - alors
en garnison à l'île de Corse. Quelques années après, il quitta ce régiment
pour
être attaché à 1'état-major
du gouvernement
militaire de l'Alsace. Il
fut employé au
ministère de la guerre, et fut nommé, en 1792,
sous-lieutenant au 21e régiment de
cavalerie.
En 1793,
il rentre dans le service
actif et va participer à nombre des campagnes
qui ont illustré les
armes françaises. Il est lieutenant au 22e
chasseurs à cheval, puis
adjudant-général chef de bataillon dans la même
année, et
adjudant-général chef de brigade le 4 juin 1794.
Il fit avec distinction
les campagnes de la Révolution française sous Pichegru, son compatriote et son ami, et sous Moreau. Donzelot sert à l'armée du Rhin, fait la campagne d'Allemagne, sous les
généraux
Desaix et Moreau, et était à la brillante
retraite de ce
dernier, en en commandant l'aile droite. Il fit,
comme adjudant
général, la campagne de
Hollande
, sous les
ordres du général Pichegru. En 1797, il fut
blessé deux fois à l'attaque
du pont d'Huningue
.
Nommé
chef d'état-major à l'expédition d'Irlande, il fit la
campagne d'Égypte, et se signala à
la bataille de
Sediman
, à la bataille d'Héliopolis et au siège du Caire.
Dans le
dernier conseil de guerre de 1799, il parla
contre l'évacuation de l'Égypte
et proposa de faire la guerre dans la Haute-Égypte, à la manière des Mamelouks,
en attendant des renforts.
Nommé général de brigade le 23
juillet
1799,
à son retour en France, il fut adjoint au
ministère de la guerre du prince Berthier, puis employé aux
camps
de Bayonne,
de Brest
et à l'armée d'Italie en 1804 et 1805. Nommé général de brigade à titre
provisoire le 23 juin
1799, le
comte Donzelot le devient
officiellement le 29 mars 1801.
Il va mener une brillante carrière dans les
armées de Napoléon. Compagnon
de Desaix, avec lequel il s'est
illustré
au cours de la Campagne d'Égypte. Il fit sous Masséna les campagnes de 1806 à 1807 et
s'illustrera encore à
l'armée de Naples, au siège de Gaète (1806).
L'adjudant général Donzelot prit part à
presque toutes les affaires et
s'y distingua par son courage et son
sang-froid.
Le 6 décembre 1807, François-Xavier Donzelot devient général de
division.

Gouverneur des
îles Ioniennes (1808-1814)



Reconnu
comme étant le meilleur spécialiste du service de l’État-major
de son temps et pour ses qualités de
gestionnaire, il occupa des
responsabilités en tant que gouverneur
des îles Ioniennes (1808-1814).
L'habileté que le
général Donzelot avait montrée dans les différents
postes qu'il
avait occupés, et son caractère ferme et intègre avaient
été les
motifs de cette nomination.
Il était sous les ordres du maréchal Masséna, lorsqu'il fut
envoyé dans l’île de Corfou
après
l'occupation par la France de la République des Sept-Îles. D'abord
principal
adjoint du général Berthier, le frère du Maréchal, il le remplace le 28 mars 1808. Son
autorité dans les
îles Ioniennes fut pleine de sagesse et de modération.
Héros
à
Waterloo



En 1814,
les îles Ioniennes ayant été cédées aux Britanniques
par les traités, le général
Donzelot fut obligé de quitter son
gouvernement des îles Ioniennes.
Rappelé en 1814, Louis XVIII le nomma grand officier de la Légion d'honneur.
En 1815,
Waterloo fut témoin de son
intrépidité
comme de celle de tant de braves qui y périrent.
Abandonné par le chef
d'état-major de sa division - la 2e division
d’infanterie - l’adjudant
commandant Devienne, et par ses officiers,
- les maréchaux de camp
commandant les brigades étaient le général
baron Schmidt
et le général baron Aulard - Donzelot
resta seul
sur le champ de carnage, et se retira derrière la Loire avec les restes de l'armée qui n'avaient pas
abandonné
leurs drapeaux. Il en fut nommé le chef d'état-major général,
en
remplacement du maréchal Soult.

Gouverneur de la
Martinique (1817-1826)



Le
comte Donzelot poursuivit sa carrière après la Restauration.
Désigné en 1816,
parmi les inspecteurs généraux qui
devaient réorganiser l'armée sous le
ministère du duc de Feltre, il achevait sa
tournée lorsque Louis XVIII, qui avait su apprécier
son caractère
et ses talents, le nomma gouverneur de la Martinique,
poste qu'il occupera de 1817 à 1826. (gouverneur civil et
militaire de la Martinique
le 31
octobre
1817,
il demanda son rappel en 1825).
Les premiers actes de son administration,
empreinte du caractère de
sagesse dont il avait donné des preuves
fréquentes durant sa carrière,
lui concilièrent d'abord l'affection
et l'estime des colons de la
Martinique.
Malheureusement, il ne
réussit pas à faire régner la concorde entre
les colons blancs et
les gens de couleur libres, qui se font constamment
une guerre
sourde et animée. Sans cesse harcelé par les propriétaires
blancs
qui voulaient exploiter à leur profit tous les éléments de
prospérité
qu'offre la colonie, et jouir seuls de la liberté, Donzelot
se
laissa trop facilement persuader que les gens de couleur libres
étaient
animés de l'esprit de révolte et travaillaient à faire subir à
la
Martinique le sort de Saint-Domingue
En 1826,
Donzelot fut remplacé et il se retira à Mamirolle,
où il a passé sa retraite en mécène,
entouré d’artistes et d’écrivains. ll
fut un important donateur pour
l’église de son enfance, pour le
musée des Beaux-Arts de Besançon
et pour la commune de Neuilly-sur-Marne, où se trouvait son
château de
Ville-Évrard où il mourut le 11 juin 1843 et où se
dresse encore son
tombeau.
Son nom est inscrit sur le côté Est de l'arc de triomphe de l'Étoile.
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Centurion Arrighi
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 15:07

Jean-Thomas Arrighi de Casanova
8 mars
1778
Corte
22
mars
1853
Paris
France
général de division
Duc de Padoue
Fils de Hyacinthe Arrighi, avocat général du Roi, député suppléant
de la Convention
Jean-Thomas Arrighi de Casanova (ou Jean Toussaint Arrighi
de Casanova
; le nom diffère selon les sources, mais sa statue érigée
à Corte
porte le nom de Jean-Thomas), duc de Padoue, né le 8 mars 1778 à Corte (Corse) et
mort le 22
mars
1853
à Paris,
fut un général du Premier Empire.

Sommaire


[masquer]



//

Origines [modifier]


Il est le fils de Hyacinthe Arrighi, avocat général du Roi, député
suppléant de la Convention, puis préfet du Liamone,
et de Marie-Thérèse Benielli. Il est également le cousin germain par
alliance de Maria Letizia Ramolino, mère de Napoléon.
Éducation [modifier]


Le jeune Arrighi fut admis, en 1787, à l'École
militaire de Rebais
, près de Meaux, comme
élève du roi ; en 1793, lors de la suppression des écoles militaires, on
l'envoya à l'université de Pise.
Carrière
militaire [modifier]



A son retour en Corse, Joseph Bonaparte l'emmena avec lui à l'armée d'Italie, où il entra dans la 75e demi-brigade, comme lieutenant d'une des
compagnies franches levées en Corse.
Après le traité de Leoben, il passa à l'état-major
général en qualité d'adjoint aux adjudants - généraux. Attaché ensuite à
Joseph Bonaparte en qualité de secrétaire d'ambassade, il le suivit à Parme et de
là à Rome
où il se trouva à l'époque de la révolte dans laquelle le général Duphot fut tué à côté de lui (décembre 1797).
Arrighi fit partie de l'expédition d'Égypte en qualité d'adjoint à
l'état-major. Après la bataille des Pyramides, nommé aide
de camp
du général Berthier, il fut fait capitaine sur
le champ de bataille, au combat de
Salahieh
, où il fut blessé.
Pendant l'expédition de Syrie,
il entra un des premiers dans la place de Jaffa prise
d'assaut ; il assista aux différents assauts de Saint-Jean d'Acre, et
pénétra dans la ville avec le général Larmes. Blessé grièvement en cette occasion, on
le crut perdu sans ressource, (l'artère
carotide
avait été lésée par une balle) ; mais Larrey, parvint à le sauver au grand
étonnement des gens de l'art. Le général en chef donna au capitaine
Arrighi un sabre d'honneur.
Sa blessure l'ayant retenu en Égypte,
il ne revint en France que peu avant la campagne de Marengo qu'il fit comme aide de camp du général Berthier. Il fut nommé chef
d'escadron sur le champ de bataille de Marengo et envoyé dans le 1er régiment de dragons.
Nommé colonel de ce régiment deux ans après, il fit la campagne d'Ulm. À la bataille de Wertingen, il avait sous
ses ordres, outre son régiment, le 2e
dragons et formait la tête de colonne de la division de cavalerie du
général Klein.
Chargé de tourner la position de l'ennemi, il enleva un village avec
ses dragons auxquels il fit mettre pied à terre, arriva sur les
derrières de l'ennemi, culbuta deux régiments de cuirassiers, fit mettre
bas les armes à un bataillon de grenadiers hongrois et s'empara de six
pièces de canon. Quoiqu'ayant reçu plusieurs blessures graves dans ce
combat, il ne quitta le champ de bataille qu'après la déroute de
l'ennemi. Les officiers, sous-officiers et dragons lui décernèrent une
épée d'honneur où cette action est représentée avec l'inscription la
plus honorable tandis que et l'Empereur le nommait commandant de la Légion d'honneur.
Blessé dans les préliminaires d'Austerlitz, nommé colonel des Dragons de
l'Impératrice
(Garde impériale) après la
campagne d'Austerlitz, il fit la campagne de Prusse. En 1807, il fut
nommé général de brigade sur le champ de bataille de Friedland. Au retour de la
campagne, l'Empereur le fit duc
de Padoue
.
Il fit à la tête des dragons de
l'Impératrice
la campagne d'Espagne (1808). À Benavente,
malgré la crue des eaux, l'Empereur lui fit traverser le torrent à la
nage avec son régiment et le reste de la cavalerie de la garde qui
suivait celle de l'armée, pour se mettre à la poursuite de l'armée
anglaise.
Revenu en France avec l'Empereur, le général Arrighi prit le
commandement de toute la cavalerie de la garde qui se trouvait à Paris, pour
se rendre en Autriche. À la bataille d'Essling, l'Empepereur le nomma général de division sur le champ de
bataille et lui donna le commandement de la 3e
division de cuirassiers dont le chef (le général d'Espagne) venait
d'être tué. La nomination officielle est du 25 mai 1809.
A la bataille de Wagram, Napoléon l'ayant
chargé de se porter à l'extrême droite, pour aider le prince d'Eckmulh à tourner l'ennemi, le duc de
Padoue, après avoir passé sous le feu de la ligne ennemie, arriva au
point désigné et déboucha sur le plateau à la tête de sa division au
milieu des tentes des Autrichiens et sous une pluie de mitraille. Mais
sur ce terrain défavorable il ne put faire que quelques charges
partielles qui favorisèrent cependant l'arrivée de l'infanterie et lui
permit de prendre l'offensive au moment où l'Empereur faisait son
attaque décisive sur le centre. Le duc de Padoue dégagea ensuite les
divisions de Grouchy et de Montbrun
qui avaient en tête une cavalerie bien supérieure en nombre. L'Empereur
le nomma à cette époque inspecteur général de cavalerie et lui donna
peu après le grand-croix de l'ordre de la Réunion.
A l'époque de la campagne de Russie, l'Empereur
chargea le duc de Padoue de l'organisation de 67 cohortes de gardes
nationales et de toute l'artillerie attachée aux cent cohortes créées.
Il lui confia, en partant, le commandement supérieur de toutes les côtes de
l'Océan
, depuis l'Elbe jusqu'à la Somme, de cinq divisions militaires et de toutes les
troupes qui s'y trouvaient, ce qui lui donnait le rang de commandant en
chef, avec le soin de faire terminer tous les ouvrages de fortification
et d'armement sur toutes les côtes sur lesquelles Napoléon pensait que
le gouvernement anglais ferait opérer un débarquement. Toutes les vues
de l'Empereur furent remplies.
Dans la campagne de 1813, l'Empereur donna au duc de Padoue le commandement
du 3e corps de cavalerie qu'il organisa à Metz avec les
conscrits appartenant à tous les régiments de l'armée; l'Empereur
ajouta à ce commandement plusieurs régiments français et étrangers et le
chargea de purger tout le pays entre le Rhin et l'Elbe des divers corps
de partisans qui l'infestaient.
Après cette mission, le général Arrighi fut chargé du gouvernement de
Leipzig,
de l'organisation de tous les corps restés en arrière, de
l'approvisionnement de l'armée et de toutes les places mises en état de
soutenir un siège.
A cette époque, le général Czernischew
tenta, avec 10 000 hommes d'élite et une artillerie légère formidable,
de s'emparer de Leipzig sans défense, de nos convois, munitions, etc.,
et d'enlever le duc de Padoue lui-même ainsi que les 6 000 blessés
confiés à sa garde. Mais ce général sut, par sa bonne contenance, son
adresse et sa fermeté, décider l'ennemi à renoncer à ses projets.
A la bataille de Dennewitz, le duc de
Padoue, avec le 3e corps de cavalerie,
arrêta les Prussiens et les Suédois et facilita la retraite du maréchal Ney.
Chargé par l'Empereur de protéger Leipzig et de rétablir les
communications interceptées, il s'acquitta de cette mission.
Le duc de Padoue prit part à la bataille de Leipzig, où, entraîné
par son ardeur, il engagea trop vivement la première ligne de sa
cavalerie qui, s'abandonnant à la poursuite des Cosaques,
fut prise en flanc par quatre régiments de hussards de Blücher, et rejetée sur la
deuxième ligne qu'elle entraîna jusqu'au faubourg de Leipzig où le duc
de Padoue parvint à rallier sa division, sous la protection de
l'infanterie qui arrêta l'ennemi.
A la fin de la campagne de France, en 1814, le 3e corps de cavalerie, extrêmement réduit, fut
dissous. Le duc de Padoue prit alors le commandement d'un corps
d'infanterie chargé de protéger les corps des maréchaux Marmont et Trévise.
A la prise de Paris
il occupait, sous les ordres du duc de Raguse, les
hauteurs de Belleville et de Romainville
où il eut un cheval tué sous lui.
Après l'abdication de l'Empereur, il ne sollicita point de
commandement. Pendant les Cent-Jours,
Napoléon le nomma pair de France et gouverneur de la Corse, avec
tous les pouvoirs civils et militaires. Quoiqu'il n'eût pas un seul
régiment de ligne, le général Arrighi avait mis tant d'activité à
organiser les gardes nationales, que les Corses, sans aucun appui,
auraient pu défendre l'Empereur s'il était parvenu, après la bataille de Waterloo, à gagner cette île dont les
habitants étaient résolus à se sacrifier pour lui.
A la Seconde Restauration, le duc de Padoue
se démit de son commandement. Il fut du nombre des proscrits placés sous
le régime de l'Ordonnance du 24 juillet 1815,
et se retira en Lombardie ; il a été un des derniers rappelés en 1820; depuis
cette époque jusqu'en 1849, il vécut, sans rechercher emploi ni faveur, en
dehors des affaires.
Élu représentant de la Corse en 1849 comme
bonapartiste et sénateur en 1852, il fut
nommé gouverneur des Invalides.
Il est le père de Louis Arrighi de Casanova, ministre de l'Intérieur de Napoléon III.
Aujourd'hui, la famille des Casanova n'existe plus, seuls des
descendants vivant en France, ayant perdu le titre de Casanova, vivent
discrètement dans l'anonymat. Notamment dans le sud de la France, nous
savons qu'en Lozère, les derniers descendants s'y trouvent. (source :
généalogie des Arrighi de Casanova)[réf. nécessaire]
Néanmoins, Jacques
Arrighi de Casanova
, Conseiller d'Etat, ancien président de la 1e sous-section de la section du Contentieux du Conseil d'État et actuel président
adjoint de la Section du Contentieux, descendrait du général.
Distinctions [modifier]




Dernière édition par Adjudant Arrighi le Dim 13 Juin - 15:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 15:13

Nicolas SCHMITZ est
le 11 avril 1768 à Hémering.
(Guessling-Hémering,
57380, département de la
Moselle)
Vous avez
ici un portrait de Nicolas Schmitz (portrait
d'un des Généraux de Napoléon, le
Général Schmitz
)
Visionnez
le portrait
dans sa taille
d'origine
(propriété
de la famille Schmitz)
Nicolas SCHMITZ se
marie le 26 Février
1812
avec Marie Adélaïde Luce
Rigaudeau Jublin (4 avril 1790 -
18 Septembre 1872).

Du
mariage de Nicolas SCHMITZ et de Marie Adélaïde Luce Rigaudeau
Jublin
naîtront quatre fils:


  • Achille
    Dominique SCHMITZ (18 Novembre 1813 - mort à Sébastopol
    le 6 Octobre
    1854), Capitaine du génie militaire.
    Son coeur repose dans le
    caveau famillial de Pontoise).
  • Eugène Juste SCHMITZ (16
    Avril 1815 - 24 Mai 1896), Ingénieur
    des Mines
  • François-Xavier
    Léon SCHMITZ (10 Novembre 1816 - 5 Février
    1890), Intendant
    militaire
    sous Napoléon III.
    Il repose au cimetière du
    Père-Lachaise à Paris.
  • Isidore-Pierre
    SCHMITZ

    (21 Juillet 1820 - 2 Février 1892 à Paris), Général
    de
    Division
    sous Napoléon III.
    Il repose au cimetière
    communal de Pontoise (carré A), dans
    l'obélisque (caveau famillial)


A cette époque Nicolas SCHMITZ -qui, deux ans auparavant, a
été fait
Chevalier de l'Empereur Napoléon Ier- est colonel du régiment d'Illyrie1.

Peu de temps avant la fin de cette année 1812, il sera
gravement
blessé par un coup de feu qui lui traverse la jambe droite
à la bataille
de Krasnoë2 (en Russie, 18 Novembre 1812).

Et, un an après son mariage, Nicolas SCHMITZ
devient
général de brigade par décret impérial (16 Juin
1813).



Vous trouverez sur les pages de ce site qui
concernent le général
Nicolas Schmitz des informations détaillées
sur l'histoire de ce
Général de Napoléon
au travers
de sa carrière
militaire
,
ainsi que par les titres
et décorations
reçus
par Nicolas Schmitz durant ses années
d'engagement au service de
l'Empereur Napoléon Ier. Vous
pourrez également en
apprendre d'avantage sur les campagnes
et les actions d'éclats
de ce militaire de carrière
, engagé
volontaire à l'âge de 18
ans. Ce soldat de Napoléon Ier
devenu Général de Brigade
aura été plusieurs
fois grâvement blessé
.


Le général SCHMITZ mis en retraite
après la Seconde
Restauration (Louis XVIII) meurt le 8
janvier 1851

dans sa 83èmeannée au 11 rue
Neuve-Coquenard (actuelle rue
Lamartine) à Paris.

Le
Général SCHMITZ repose au cimetière de Pontoise
.
La ville
de Pontoise lui a dédié une stèle
(obélisque) au cimetière de
Pontoise
(Ile de France,
département 95).
Nicolas
Schmitz fut le Commandant de la garde nationale de
Pontoise

de 1831 à 1841.

Tout en haut de cette obélisque3
du cimetière de
Pontoise
, un oeil attentif pourra noter
la présence, taillées
dans la pierre de l'obélisque, des armes
et armoireries des
Barons SCHMITZ
, ainsi que les médailles
de Nicolas
baron Schmitz
.
Cette stèle en forme
d'obélisque
est située dans le
carré A
du
cimetière de Pontoise (sur la
droite de l'allée
principale).




On peut lire sur cette-même obélisque

sise au Cimetière de la Ville de Pontoise
la mention
suivante:
ICI
REPOSE NICOLAS
SCHMITZ décédé le 8 janvier 1851
dans
sa 83èmeannée.
SOLDAT A L'AGE DE 18 ANS
GENERAL
BARON
DE L'EMPIRE
COMMANDEUR
DE LA LEGION D'HONNEUR
CHEVALIER DE LA
COURONNE DE FER ET DE ST LOUIS
COMMANDANT
DE LA GARDE NATIONALE
DE
PONTOISE
DE 1831 à 1841





Obélisque en
l'honneur du Général Nicolas Schmitz,

(général
de Napoléon, premier empire
)
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 15:14

Révolution et Empire

MAURIN
Antoine, Lieutenant général,
baron de l’Empire (1771-1830)


Lieutenant général et baron de
l’Empire





lieutenant-général,
né le 19 décembre 1791, à
Montpellier (Hérault). Entré au service
comme chasseur dans le 20eme
régiment de chasseurs à cheval le 23
juillet 1792, il fit les campagnes
de 1792, au commencement dé l’an
II, à l’armée du Nord.

Passé a celle de Sambre-et-Meuse, il y
servit avec
distinction pendant les ans II, III et IV, fut nommé
adjoint à
l’adju-dant-général Mireur, le 29 germinal an II, et se
fit remarquer au
siège de Maëstricht et au combat de la Roër, où il
passa un des
premiers la rivière à la nage pour s’élancer dans les
retranchements
ennemis :

En l’an III, il commandait trois
compagnies dé
grenadiers de l’avant-garde, et contribua par son
courage à la prise de
cette ville et à celle de 800 Autrichiens.

Sous-lieutenant
au 20eme de chasseurs à cheval, par
décret de la Convention
nationale en date du 27 fructidor ah III, il
commandait une des
quatre compagnies de grenadiers qui passèrent le
Rhin, dans les
barques, à Bendorff, pendant la nuit du 11 au 12 messidor
an IV,
pour aller couper la retraite à un corps de troupes de 4,000
Autrichiens
qui campaient dans la plaine de Neuwied. Ces compagnies,
après
avoir fait 200 prisonniers, pris une redoute armée de plusieurs
pièces
et enlevé les bagages du général ennemi, soutinrent dans Bendorff

les efforts de ces 4,000 hommes pendant plus de quatre heures, et
jusqu’à
ce qu’un pont établi sur le Rhin permît de venir à leur secours.



Il se distingua de nouveau, à l’attaque de
Limbourg, sur
la Lahn, et fut nommé lieutenant sur le champ de
bataille par le
général en chef Jourdan.

Le 11 vendémiaire an
V, à la bataille de Biberach, il
reçut un coup de sabre à l’épaule
et passa ensuite à l’armée d’Italie,
avec laquelle il fit la
campagne de l’an V.

Le 29 ventôse, à la prise de Gradisca, il
passa un des
premiers l’Isonzo, sous le feu de l’ennemi, pour aller
avec les
grenadiers former l’investissement de cette place, et
obtint le grade de
capitaine qui lui fut donné sur le champ de
bataille par le général en
chef Bonaparte. Dès le 15 germinal, il
était passé auprès du général
Bernadotte, qui l’avait choisi pour
aide-de-camp.

Il servit, en cette qualité, depuis cette-époque
jusqu’à
l’an X, aux armées d’observation sur le Rhin et de l’Ouest,
fut nommé
chef d’escadron par arrêté du Directoire et devint
adjudant-général le 3
thermidor suivant.

Le 4 floréal an X,
le premier Consul le nomma chef de
brigade du 24e régiment de
chasseurs à cheval. De l’an X à l’an XI, il
fut employé dans la
11eme division militaire, et créé membre de la
Légion d’Honneur le
19 frimaire an XII, et officier de l’Ordre le 25
prairial suivant.

Il
fit les guerres de l’an XIV, de 1806 et partie de
1807, en Italie
et à la grande armée, et fut nommé général de brigade le
25 juin
1807.

Appelé au commandement d’une brigade de cavalerie au
corps
d’observation de la Gironde, sous les ordres du général Junot, il
entra
en Portugal le 15 septembre suivant.

Créé baron de l’Empire le
17 mars 1808, il était au lit,
malade ; lors de la prise de Faro,
les Anglais le firent transporter à
bord de leur flotte, et il resta
prisonnier jusqu’au 4 septembre 1812,
époque de sa rentrée en
France.

Mis en disponibilité et destiné à servir à la grande
armée
le 11 février 1813, il fut employé à la 4e division du 2e corps de

cavalerie de la grande armée le 1er mars, passa à la 2e division du
même
corps le 15 avril, et revint à la 4e division le 31 mai suivant.

Créé
commandant de la Légion-d’Honneur le 28 septembre,
il fut mis en
disponibilité le 15 décembre, et fut de nouveau employé au
2eme
corps de cavalerie le 30 du même mois.

Attaché aux divisions de
cavalerie, à Versailles, le 6
janvier 1814, il fit la campagne de
France, et fut promu au grade de
général de division le 19 février
suivant. Le même jour, l’Empereur lui
confia le commandement de la
2e division de cavalerie légère du 2e corps
de cavalerie, et c’est à
la tête de ces troupes qu’il termina la
campagne de 1814.

Après
la rentrée dés Bourbons, il fut nommé commissaire
du roi pour la
rentrée des prisonniers de guerre, reçut la croix de
chevalier de
Saint-Louis, et fut mis en non-activité le 10 janvier 1815,
puis
nommé par le gouvernement royal chef d’état-major du 2e corps de
l’armée
commandée par le duc de Berry, le 19 mars 1815.

L’Empereur, en
rentrant dans ça capitale, lui confia,
par décret du 31 du même
mois, le commandement d’une division de
cavalerie au 4e corps
d’observation , devenu 4e corps de l’armée du
Nord. C’est à la tête
de ces troupes qu’il fit la campagne des
Cent-Jours en Belgique, et
qu’il fut blessé d’un coup de feu qui lui
traversa la poitrine
au-dessus du sein gauche, le 16 juin au soir, à la
bataille de
Ligny.

Mis en non-activité au mois de septembre suivant, il fut
compris comme disponible dans le cadre de l’état-major général de
l’armée
le 30 décembre 1818.

Louis XVIII lui confia le commandement de
la 15e
division milifaire le 20 janvier 1819.

Disponible le
30 mai 1820, il fut admis à la retraite le
Ier janvier 1823, et se
trouvait encore dans cette position lorsque la
révolution de Juillet
éclata.

Le général Maurin offrit ses services et fut employé
pendant
quelques jours au ministère de la guerre. C’est par lui
qu’étaient
signées les dépêches télégraphiques qui apportèrent l’ordre
aux
officiers généraux commandant les divisions militaires d’arborer les
trois couleurs.

Chargé provisoirement du commandement de la lere

division militaire, il fut confirmé dans ce commandement, le 18
septembre
1830, par le nouveau gouvernement.

Remplacé, le 25 du même mois,
par le général comte
Pajol, le généralMaurin mourut le 4 octobre
suivant.

Son nom est inscrit sur le côté Ouest de l’arc de
triomphe
de l’Étoile.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 15:16

André-Philippe Corsin (31 août 1773 - Piolenc (Comtat Venaissin) ✝ 18 juin 1854 - Piolenc (Vaucluse)) était un militaire
français
des XVIIIe et XIXe siècles.




//




Corsin, entré au service le 8 mars 1789 comme soldat dans le régiment du Perche-Infanterie,
où il fut fait caporal-fourrier,
le 1er mars 1791, et sergent,
le 27 mai
1795. Il
devint adjudant-sous-officier
dans la légion de police
générale, le 8 juin suivant, et y fut fait capitaine,
le 8 septembre 1796. Il passa avec ce dernier grade dans le 12e régiment d'infanterie
légère
, le 18
octobre
1798.
Il avait fait en ces diverses qualités les
campagnes de 1792, 1795, 1794 et 1795, aux armées du Rhin et de Sambre-et-Meuse. Il avait été
blessé
au bras droit, d'un éclat d'obus, à la bataille
de
Pirmasens, le 22
septembre
1793,
et d'un coup de feu au pied gauche à la bataille de Fleurus, le 16 juin 1795.
En 1796,
il fit partie de l'expédition d'Irlande, sous le général Hoche, et fut
embarqué à
Dunkerque sur le bâtiment la Charlotte :
cette expédition échoua.
Il
suivit ensuite l'armée du Nord en 1796 et 1797, celles de 1798 à 1801 aux armées d'Italie du Rhin, et enfin celles de 1804 et 1805 aux armées de l'Ouest et de Hollande.
Nommé, le 19 juin 1806, chef de bataillon au 12e régiment d'infanterie
légère
dans lequel il
était capitaine, il prit part avec la Grande Armée aux affaires de Prusse (1806)
et de Pologne (1807),
et obtint la
décoration de la Légion d'honneur le 8 avril
de cette dernière année, à la suite de
la bataille d'Eylau, où il s'était
distingué.
À Dantzig (1807)


Le
20
mai
suivant, une division prusso-russe, forte de 6
000
hommes, ayant débarqué dans l'île de Nehrung,
avec le projet
de se jeter dans la place de Dantzig assiégée par l'armée
française
,
força et mit en déroute le 2e régiment d'infanterie
légère
. M. Corsin
arrivant sur ces entrefaites avec son bataillon,
forma sa troupe en colonne, se précipita brusquement
au
milieu de l'ennemi, et, malgré la supériorité numérique de
celui-ci, il
l'obligea, après un combat opiniâtre, de quitter le champ de bataille dans le plus grand
désordre,
et de se retirer en toute hâte sous la protection d'une escadrille
et des batteries du fort Wasser. La
perte des
Prusso-russes, en cette occasion, s'éleva à 1 000 hommes tués
ou
blessés : le commandant de leur colonne fut trouvé parmi les morts.
Témoins
de cet exploit, le maréchal Lannes et le général Oudinot (depuis maréchal d'Empire) donnèrent des
éloges à
la conduite du chef de bataillon Corsin et le
recommandèrent à Napoléon Ier : aussi fut-il récompensé
par le grade de colonel
« à la suite » du 12e
léger, pour prendre rang le 3 juin 1807.
Le 23
mai
de la même année, il était de tranchée
avec son bataillon devant Dantzick,
lorsque le 22e
régiment
d'infanterie de ligne
qui s'y trouvait également fut
surpris et
attaqué par 2 bataillons de grenadiers prussiens. Ceux-ci après

s'être emparés de la tête de sape et avoir égorgé les mineurs,
se préparaient à enclouer les canons.
Le commandant Corsin, sans en
avoir reçu l'ordre et de son propre
mouvement, fond sur l'ennemi avec
ses voltigeurs, franchit la contrescarpe,
descend dans le fossé de la place sous le feu croisé des assiégés, oblige les grenadiers prussiens
d'abandonner
leur prise, et les poursuit jusqu'aux poternes ;
il reçut pendant cette action
plusieurs balles dans ses vêtements et
eut le bras gauche fracturé
par un coup de feu.
Le maréchal Lefebvre qui
dirigeait
le siège ayant signalé à Napoléon ce beau fait d'armes, le
colonel
Corsin fut élevé, le 23 mars 1808, à la
dignité de baron de l'Empire,
avec une dotation de 4 000 francs de revenu. Il
fut aussi nommé, le 28 de ce mois, colonel
titulaire du 4e régiment d'infanterie
légère
. Il fut créé officier de
la Légion d'honneur

le 28 juin
suivant.
En Espagne (1808-1811)


Il passa
la même année à l'armée d'Espagne avec son régiment
et l'y commanda avec
distinction en Espagne
et en Portugal
pendant cette campagne et celle de 1809.
Il se signala de nouveau à la bataille de Burgos, et sa conduite, en cette
occasion,
lui valut le titre de commandant
de la Légion d'honneur
,
le 12
novembre
1808.
Il fut blessé à l'affaire de la Corogne, le 16
janvier
1809.
Le 29
mars
suivant, le 4e régiment
d'infanterie
légère ayant été chargé d'attaquer les redoutes de gauche qui couvraient
la
ville d'Oporto, fut repoussé jusqu'à trois
fois de
suite; tous les officiers supérieurs et la plus
grande
partie de ce régiment étaient déjà hors de combat, lorsque le
colonel
Corsin, qui avait eu à peine le temps de se faire panser
d'un coup de
mitraille reçu à la cuisse droite, reparait à la tête
des siens porté à
bras par ses sapeurs ; après avoir relevé le courage de ses
soldats,
il tente une quatrième attaque qui réussit, enlève les
redoutes,
culbute l'ennemi et pénètre en vainqueur dans la ville,
toujours
porté par ses sapeurs.
Cette glorieuse action et les éloges
qu'il reçut du maréchal Soult lui valurent le grade de
général
de brigade (15 octobre 1809). Il en
remplit les fonctions à l'armée
d'Espagne en 1809, 1810 et 1811. Il fut
blessé à Villafranca (Galice) et
fut mentionné honorablement dans le
rapport du général-comte d'Orsenne, général
en
chef de l'armée du nord d'Espagne.
M. Corsin fit aussi, avec la Grande Armée, la campagne de Russie (1812), et s'y
conduisit,
en plusieurs occasions, avec sa bravoure accoutumée. Pendant
la retraite de Moscow, il fut fait prisonnier de guerre à Orcha (Lituanie)
le 20 novembre et conduit à Saratov
près de la Volga.
Restauration et Cent-Jours


Il est rentré en
France le 6 août
1814, et a
été créé chevalier de
Saint-Louis
le 24 du même mois. Il a été employé dans la 8e
division militaire.
Il
commandait à Antibes lorsque Napoléon Bonaparte
revint de l'île d'Elbe en 1815. Le 1er mars, quinze hommes de l'expédition
de ce
dernier se présentèrent, au nom de Buonaparte, pour qu'il les
laissât
entrer dans cette place. Le général Corsin les reçut en les
faisant
désarmer. Il fit ensuite arrêter et emprisonner un officier
envoyé par
l'ex-empereur pour sommer la ville de se rendre, et
s'assura aussi de la
personne d'un autre officier qui était venu
l'inviter à venir au Golfe-Juan
près de Bonaparte.
Après le 20 mars
et lorsque celui-ci avait ressaisi le
sceptre impérial, Corsin prit
encore du service, ayant été investi,
en juin 1815, du
commandement d'une division d'infanterie
dans le 2e
corps de l'
armée du Nord, il eut 2 chevaux tués sous lui à la bataille de
Fleurus
(16 juin).
En 1816,
le gouvernement lui confia le commandement
du département de
Vaucluse
(8e
division militaire) et il avait
celui des Bouches-du-Rhône, lorsque Louis XVIII le créa grand
officier de la Légion
d'honneur
(mai 1821). Le 17 août
1822, le
roi lui conféra le titre de vicomte
avec dispense du droit de sceaux.
Le 12 février 1823, il reçut le commandement d'une brigade dans le
2e corps de l'armée d'Espagne sous les ordres du duc d'Angoulème. Créé le 23
juillet
suivant lieutenant-général,
il a
commandé une division au même corps pendant le reste de la campagne, après avoir été cité
avec
éloge à l'ordre de l'armée pour la prise de Lorca (Murcie) et le combat de Campillo. Le 4
décembre
1824,
il obtint la décoration de chevalier
de l'Ordre de
Saint-Ferdinand d'Espagne

(4e classe).
De retour en France, il fut nommé inspecteur
général pour le 8e arrondissement d'inspection d'infanterie,
le 17 mai 1826 et pour
le 5e
arrondissement, le 7 mai 1828.
En août 1830, le lieutenant-général du royaume (Louis-Philippe
d'Orléans
) lui
donna le commandement de la 8e
division militaire d'où il
a été peu de temps après révoqué pour être
mis en disponibilité. Il
se retira alors dans sa ville natale.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 15:18

Marie Joseph Delort, né le 28 septembre 1769 à Vic-Fezensac,
Gers, général français.
Il
s'enrôla en 1791 dans le 4e bataillon des volontaires du Jura et fit toutes les campagnes de
la Révolution française. Partout
Delort
donna des preuves d'un rare courage. Il reçut plusieurs
blessures à Austerlitz.
Il fut nommé colonel
du 4e dragons en 1805 et chevalier de l'Empire
avec
dotation en 1808. Celte même année il passa en Espagne,
se trouva à plusieurs sièges et
batailles, enleva à Pont-du-Roi 25
pièces de canon
et tous les bagages de l'ennemi dans une charge des plus
hardies;
Le 23 mars 1810 il mit complètement en
déroute, à Vaudrell,
l'avant-garde
espagnole.
Le 9
avril
, à Villafranca, il battit une colonne ennemie et
fit
le colonel prisonnier. Une autre fois il arrêta sept escadrons
espagnols
avec un escadron de son régiment et sauva une division italienne;
il fut grièvement blessé dans cette
charge. Le jour de l'assaut de Tarragone,
il poursuivit les fuyards jusqu'à la
mer et les sabra sous le feu des
croisières britanniques. Son
régiment de dragons, conjointement avec une
brigade italienne,
ramena une colonne de 9 700 prisonniers où se
trouvaient le
gouverneur de Tarragone et plusieurs généraux.
Delort fut nommé général de brigade en 1811. À la bataille de Sagonte, il culbuta l'ennemi et fut
cité
avec éloge par le maréchal Soult. Le 2
juillet
1812
O'Donnel attaqua avec 12 000 hommes

le général Delort détaché à Castalla
avec 1 500 hommes; mais le mouvement de
retraite fut exécuté si
habilement et suivi d'une charge si
heureuse, que toute la ligne ennemie
fut mise dans le plus grand
désordre et que le général britannique Roche fut
forcé d'abandonner l'attaque du château d'Ibi.
Cette affaire
fut une des plus brillantes de la guerre d'Espagne.
En 1813,
Delort couvrit avec précision et vigueur
la retraite de Suchet.
Il se trouva à la bataille de Montereau et força sur
la
route de Melun
quatre régiments à se
rendre prisonniers, après avoir sabré lui-même
leur général. Napoléon Ier le fit pour ce fait général de division.
En 1815
il contribua par les belles charges des
cuirassiers à la bataille de Ligny; deux jours après, il fit à Waterloo des efforts inouïs et
reçut un coup de feu et
huit balles dans ses habits.
A la seconde Restauration il se retira
dans
sa ville natale.
Après la Révolution de
juillet 1830
,
Delort obtint enfin le brevet de lieutenant-général
que lui avait
refusé la Restauration. Il
fut nommé à
cette époque chef d'état-major de l'armée d'Afrique, sous le maréchal Clauzel; il y resta jusqu'en 1831.
Pendant la Restauration, le général Delort
avait consacré ses loisirs
à la traduction des Odes d'Horace. À
son retour d'Algérie il fut successivement chargé du commandement
de plusieurs divisions militaires et élevé à la dignité de pair de France.
Il est mort le 24 juillet 1846, à La Chaussée-Saint-Victor près Blois, à
l'âge de 73 ans. Il a légué à la ville
d'Arbois une
somme de 70 000 francs, dont 35 000 à
l'hospice.
Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe
de l'Etoile
,
côté Ouest.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 15:19

Amable Guy Blancard (19 août 1774[1]
- Loriol (Dauphiné)
4 avril 1853 - Paris) était
un militaire
français
des XVIIIe et XIXe siècles.




//





Sous la Révolution française



Sous-lieutenant
au régiment de cavalerie Royal-Roussillon
(11e)
le 15 septembre 1791, et lieutenant
le 5
octobre
1793,
il fit les guerres de 1792 à l'an II à l'armée du Nord.
À l'affaire du 4 avril 1792, il chargea jusque dans Hombourg,
à la tête de 15 cavaliers, un parti de
hussards de Wurmser, et parvint à reprendre les étendards
de son régiment qui avaient été
enlevés au commencement de l'action.
Blancard servit de l'an III à l'an VIII
aux armées du Rhin, du Danube et d'Italie.
Le 23 thermidor an VII,
au combat de Marino, près de Rome, il
s'élança avec 30 cavaliers de son
régiment sur un corps nombreux de
Napolitains, le rejeta en arrière
du village et sauva 2 pièces de canon
dont l'ennemi s'était emparé.
Il eut dans cet engagement le côté droit
atteint d'un coup de
mitraille et le bras droit cassé en deux endroits.
Sous le
Premier
Empire



Capitaine
le 16 germinal an VIII,
il reçut le 4 nivôse an XI le
brevet d'un sabre d'honneur[1].
Légionnaire
de droit le 1er vendémiaire an XII,
il passa avec son grade le 10 pluviôse
dans les grenadiers
à cheval de la
Garde des consuls, et fut nommé officier de
l'Ordre
le 25 prairial[1],
et membre du collège électoral du département de la
Drôme
.
Il
fit les campagnes des ans XII et
XIII
à l'armée des côtes de l'Océan, et
obtint
le 18 fructidor
de cette dernière
année le grade de chef d'escadron.
Cet officier supérieur se signala à la Grande Armée de l'an XIV à 1806, et prit
une part
importante à la bataille d'Austerlitz[2].
Nommé colonel
du 2e
régiment de
carabiniers
le 25 janvier 1807[1],
il fit à la tête de
ce corps la guerre de Pologne
de 1807
, et
se distingua à la bataille de Friedland.
Il
commanda son régiment pendant la guerre d'Autriche de
1809
, et
se trouva à Ratisbonne et à Wagram les 23 avril
et 6
juillet
.
Napoléon Ier le fait baron de l'Empire le 17 mai 1810[1].
L'expédition de Russie lui fournit
de
nouvelles occasions de se signaler. Il déploya la plus brillante
valeur
à la bataille de la
Moskowa
. Au combat de Winkowo, le 18
octobre
suivant, il eut son cheval tué sous
lui et y fut atteint
d'un coup de feu.
Sa conduite pendant la campagne de Saxe de
1813
lui
mérita le 28
septembre
de cette année le
grade de général de brigade[1].
L'empereur l'attacha
à la 2e division de cuirassiers
du 2e corps de cavalerie,
avec laquelle il
fit la campagne de France de 1814.
Mis
en non-activité sous la première Restauration, il reçut
néanmoins
la croix de Saint-Louis
le 29
juillet
1814.
Au retour de l'île d'Elbe, l'Empereur lui confia le 12 mars 1815, le
commandement d'une brigade de cavalerie. Il combattit à Waterloo.
Après 1815


Placé
en disponibilité sous la seconde Restauration, il resta dans
cette position
jusqu'en 1824,
et fut admis à la
retraite le 1er janvier 1825.
La révolution de
Juillet 1830
le
replaça dans le cadre d'activité de l'état-major
général de l'armée. Employé en 1831 dans le département du Rhône,
il passa
l'année suivante au commandement de celui de Seine-et-Oise
et de la brigade
de carabiniers. Louis-Philippe Ier le nomma commandeur
de la Légion d'honneur

le 16
novembre
1832,
et lieutenant-général en

disponibilité le 31
décembre
1835.
Depuis 1840,
il fit partie du cadre de réserve des officiers généraux, conformément à
la loi
du 4
août
1839.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 15:20

Jean Baptiste Girard (né le 21
février
1775
à Aups,
dans le Var - mort le 27 juin 1815 à Paris) était
un militaire français, général et baron d'Empire, qui servit pendant les
guerres de la Révolution
et de l'Empire.
Napoléon Ier disait de Girard à Sainte-Hélène : C'était un des
plus
intrépides soldats de l'armée française : il avait évidemment
le feu
sacré.










//


Une brillante carrière
militaire



Au printemps 1794,
Jean-Baptiste Girard commence sa carrière
militaire. Il est âgé de 19
ans lorsqu'il est incorporé dans l' armée d'Italie et se distingue au
cours de cette
éprouvante guerre faite d'attaques incessantes, avec
des effectifs
sous-équipés et mal armés.
Le 5 novembre 1797, Bonaparte signe son
brevet de capitaine, il est âgé de 22 ans et compte quatre
années
de service. Au cours de cette campagne, il se distingue à la
prise
de Pescara,
position clé, et est promu au grade de chef de bataillon en janvier 1799 « pour
le courage et la diplomatie
»
dont il fit preuve.
Il devient chef de brigade à Marengo et général de brigade, à 31 ans, le 13
novembre
1806,
après Iéna, général de division à titre
provisoire
le 20 septembre 1809 et enfin général de division le 17
décembre
de la même année.
Il prend part à
la difficile campagne d'Espagne. Il est blessé
sur la Bérézina
et à Lützen.
Le 28 octobre 1811, il commande l'armée française à la Bataille
d'Arroyos dos Molinos

dans le sud de l'Espagne, contre les troupes anglo-espagnoles
du général Hill.
Le 26 octobre 1808, il est titré baron d'Empire et le 20 mai 1811, il
reçoit le cordon de Grand
officier de la Légion
d'honneur

Au retour de l'Empereur, de l'île
d'Elbe
, Girard se rallie immédiatement. Pour
la campagne de
Belgique
, il
reçoit le commandement du 7e
division d’infanterie

attaché au Corps de Reille et
faisant partie de
l'aile gauche sous le commandement de Ney.
La campagne
de Belgique



A
la veille de Ligny, sa division est massée à la
limite de Jumet.
Girard reçoit l'ordre de l'Empereur de se
porter en avant, vers Wangenies
et Saint-Amand, au cours d'un dîner en compagnie du
prince Jérôme et d'officiers de l'État-major.
Alexandre Dumas a décrit la scène, dont il
tenait
la relation du Prince lui-même :
« Un aide de camp de
Napoléon entra. Il apportait l'ordre à Girard
et à sa division de
marcher sur Fleurus
pour faire sa jonction
avec l'Empereur. Le général Girard qui était un
des plus braves
soldats de l'armée et qui avait été fort gai jusque là,
pâlit
tellement en recevant cet ordre, que le Prince se retourna sur lui

en lui demandant s'il se trouvait mal.
- Non, Monseigneur, dit le
général en portant sa main à son front,
mais il vient de me passer
un singulier pressentiment : je serai tué
demain.- Allons donc, dit
le Prince Jérôme en riant, est-ce que tu deviens
fou, mon vieux
camarade?- Non Monseigneur ; mais n'avez-vous jamais entendu dire qu'il y
ait
des hommes qui aient reçu d'avance l'avis de leur mort ?-
Combien as-tu de blessures, Girard ? demanda le Prince.- Vingt-sept ou
vingt-huit, Monseigneur, je n'en sais pas bien le
compte, je suis
troué comme une écumoire.- Eh bien, quand on a reçu vingt-huit blessures
au service de la
France, on est immortel. Au revoir Girard.- Adieu
Monseigneur.- Au revoir.- Non, non, adieu!
Girard sortit de la
chambre. Tous ces hommes de guerre habitués à voir
la mort chaque
jour se regardèrent en souriant ; cependant, quoique
aucun d'eux ne
crut au prétendu pressentiment de celui qui les quittait,
une
impression triste pesait sur eux. »


Mort au combat




Bataille de Ligny (16 juin
1815) : Blessé sur le champ de bataille,
le général Girard, rapatrié
à Paris, mourra le 27 juin






Les
circonstances de la mort de Girard sont restées obscures ; il
était
pourtant un proche de Napoléon qui l'estimait beaucoup.
Marchand (1791-1876), Premier
valet et
exécuteur testamentaire de l'Empereur nous en a laissé la
relation,
dans ses « Mémoires », qu'il tenait du chirurgien-major

d'Hérald attaché au 12° léger :
« L'ordre d'attaquer le
village de Saint-Amand
occupé par les Prussiens vient d'être envoyé à Girard par
l'Empereur
; on est le 16 juin peu après-midi. Le général,
fort préoccupé,
estime que sa division va être décimée.
Ayant
enlevé sa capote bleue, le général parut à la tête de sa division
en
grande tenue de lieutenant-général, il commanda à son artillerie de
se
porter en avant et déploya ses masses qu'il mit sur deux lignes. À ce
mouvement d'attaque, nos soldats jetèrent des cris très vifs de « Vive
l'Empereur
! ». C'est alors que s'engagea avec les Prussiens
une fusillade des plus meurtrière, des
généraux, des officiers, des
soldats tombent. Le malheureux général
Girard, déjà atteint de deux
fortes contusions, reçu un troisième
coup de feu essentiellement mortel
qui le renversa par terre sans
mouvement : la même balle lui avait
fracturé le bras droit, passé
sous l'épaule et s'était fixée dans la
colonne vertébrale. Accouru,
pour venir donner des soins au général, je
vis de suite la gravité
de sa blessure. Comme l'ennemi nous poursuivait
vivement, «
Tuez-moi, disait le général, mais ne m'abandonnez pas
vivant ».
Quatre carabiniers le portaient dans une capote, il était une
heure...
Je reçus l'ordre de le conduire à Charleroi ;
j'y restai toute la journée du 17 pour
pouvoir le remettre au soin d'un
chirurgien de la Garde qui était près du
général
Letort, blessé à
mort le 15
juin

au soir (à Gilly) »



Armes du général Jean-Baptiste
Girard (1775-1815), duc de Ligny






D'Hérald
soigna encore le général, le 19, sur
la route de Philippeville, puis à Rocroi,
et, une dernière fois à Reims. Transporté à Paris,
Girard mourut le 27. L'acte de décès de Jean-Baptiste Girard, général de division, Grand Officier
de
la Légion d'Honneur, Chevalier de la Couronne de fer, Gouverneur
du
château de Meudon, Pair de France, âgé de
39 ans, décédé le 27 juin 1815 à quatre heures du soir, a été
établi le 28 juin
par la mairie de Montmartre.
Jean-Baptiste Girard
a été fait duc de
Ligny
, trois jours
après Waterloo, par un décret impérial du
21 juin 1815, mais le
titre a été
contesté, en raison de l'irrégularité de son attribution.
Toutefois,
l'historien Jean
Tulard
, président de l' Institut
Napoléonien
et
professeur à la Sorbonne cite, dans son ouvrage «
Napoléon
et la Noblesse d'Empire, suivi de la liste complète des
membres de la
noblesse impériale
» le général Girard :
«
Girard J.B. : général, baron d'Empire, le 26 octobre
1808;
duc de Ligny par décret impérial du 21 juin 1815. Samedi 31 mars
1990,
par un beau soleil estival, un petit groupe était rassemblé à
Saint-Amand,
près de la ferme de la Haye. Sur le mur blanchi en bordure
de la
route se détachait un drapeau tricolore masquant une plaque
apposée
par « l'Association des Monuments Napoléoniens », portant
ces
simples mots: « Ici est tombé mortellement blessé le 16 juin 1815,
le
Général Girard ». »
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 15:21

Le comte Maurice Étienne Gérard[N 1]
est un maréchal de France, né à Damvillers
(Meuse) le 4 avril 1773 et mort à
Paris le
17 avril 1852.









//


Biographie



Fils de Jean Gérard (1739-1801), huissier royal et audiencier
de la prévôté
royale de Damvillers et de Marville
puis négociant à Damvillers, et de
Marie-Jeanne Saint-Rémy, Étienne
Maurice Gérard participa à toutes
les campagnes de l'Empire et gravit tous les échelons
de la carrière militaire.
Guerres de la Révolution française


Engagé
à dix-huit ans le 11 octobre 1791 dans le 2e
bataillon de volontaires de la Meuse, nommé
grenadier un an plus
tard, il reçut le baptême du feu en 1792 dans les
défilés de l'Argonne, sous les ordres de Dumouriez, avant de prendre part à
la bataille de Jemmapes
(6
novembre
) et d'être nommé sergent-major
(16 décembre), puis sous-lieutenant quelques jours après (21
décembre
) et lieutenant un an plus tard (30 décembre 1793).
Entre-temps, il s'était
battu à Neerwinden (18 mars 1793).
L'année suivante, en
avril 1794, Gérard
fut affecté à la 71e
demi-brigade commandée
par Bernadotte, et faisant partie de
l'armée
du Nord. Avec elle il passa la Sambre (12 juin),
se battit à Fleurus (16 juin),
participa à la prise de Charleroi
(25 juin),
avant de se battre de nouveau à Fleurus (26 juin).
À la fin de 1794,
il suivit Bernadotte à l'armée de Sambre-et-Meuse
nouvellement
créée et placée sous le commandement de Jourdan. Il se distingua au passage de la
Roër
à Aldhoven,
s'élançant au
travers des lignes ennemies pour établir un filin au
travers de la
rivière afin de permettre aux troupes de traverser (2 octobre 1794). Cette
belle action fut remarquée par
Bernadotte, qui fit nommer le lieutenant
Gérard adjoint à son
état-major (28 avril 1795). En 1796, il
participa à tous les combats par
lesquels l'armée de Sambre-et-Meuse se
rendit maîtresse de la rive
gauche du Rhin et tenta,
mais sans succès durable,
d'effectuer une percée en territoire
allemand. Le 22 août 1796, il prit part au combat de
Teining
.
Nommé capitaine (20 avril 1797), il
devint aide de camp de Bernadotte et le suivit, en
janvier
1798,
dans son ambassade à Vienne (février-avril 1798). Dans la
capitale autrichienne, il montra
la plus grande intrépidité pour
repousser une émeute excitée contre
l'ambassade de France qui avait
arboré un drapeau tricolore à son
balcon et sauver la vie de son
ambassadeur. Il fut promu
successivement adjoint aux adjudants généraux,
chef
d'escadrons
et colonel (1800).
Sous le Premier Empire


Un décret de 1801
ayant disposé que les généraux de division
ne pourraient avoir
d'aide-de-camp d'un grade supérieur à celui de
chef d'escadron, Gérard
dut cesser ses fonctions auprès de
Bernadotte et resta dans l'inactivité
jusqu'au 20 août 1805, date à laquelle un décret impérial le nomma
adjudant
commandant et premier aide-de-camp de Bernadotte, qui avait été

élevé à la dignité de maréchal d'Empire en 1804.
Il fut blessé à Austerlitz (1805) en
chargeant brillamment à la tête de ses
escadrons contre la garde
impériale russe. Il fut promu général de brigade le 13 novembre 1806 après
avoir montré une grande bravoure à la
bataille de Halle. À Iéna (1806), il
chargea la cavalerie prussienne à la
tête du 4e
régiment de hussards, la culbuta et lui fit un
grand nombre de
prisonniers. Il se signala également, comme chef
d'État-major du 9e corps, commandé par Bernadotte, à Erfurt et à
Wagram, où, à la tête de la cavalerie
saxonne,
il contribua de manière significative à la victoire française.
Peu
après, Napoléon Ier le créa baron de l'Empire (15 août 1809).
L'année suivante, il refusa de suivre
Bernadotte en Suède
et fut envoyé à l'armée d'Espagne
du 26 juillet 1810 au 1er octobre 1811, où il se
distingua à la bataille de Fuentes de Oñoro (5 mai 1811). Il
était au Portugal en 1810 avec le comte d'Erlon et ne revint à la
Grande Armée qu'en 1812.
Il fut ensuite envoyé à l'armée d'Italie en
qualité de commandant de la 10e
brigade de
cavalerie légère, le 25 décembre 1811.
Lorsque la campagne de Russie
fut décidée, il passa au 1er
corps de la
Grande Armée et contribua à la prise de Smolensk
(17 août 1812) où il
remplaça le général
Gudin
, mortellement
blessé, à la tête de sa division[N 2].
Le 23 septembre 1812, peu
après la bataille de la
Moskowa
où il
s'était une nouvelle fois distingué, Gérard fut nommé général de division et reçut le
commandement
de la 3e division du 1er corps de la Grande
Armée. Il entra dans Moscou
avant de participer à la
désastreuse retraite de Russie sous les ordres
du maréchal
Ney
et du prince Eugène.
À la Bérézina, Gérard commandait en
second,
sous les ordres de Ney, le corps formé pour protéger les débris
épars
de l'armée. Il commanda ensuite l'arrière-garde, composée de 12
000
Napolitains
et de 3 bataillons de conscrits. Il arriva à Francfort-sur-l'Oder sans avoir
subi de
trop grandes pertes ; mais alors le sort de ses troupes, à
peu près
isolées, parut désespéré. Les environs de Francfort étaient
inondés par
les Russes, la population était en pleine insurrection
contre les
Français, et l'empereur Alexandre s'y trouvait en
personne
avec des forces considérables et le fit sommer, par un de ses
aides-de-camp,
d'évacuer la ville. Gérard répondit fièrement qu'il
n'évacuerait
pas, et manœuvra avec tant d'habileté que trois jours après
il était
en paisible retraite sur l'Elbe. Il prit ensuite le commandement des
avant-postes.
Il fut fait comte de l'Empire par décret impérial du 21 janvier 1813.
Le 7
mars
, il reçut le commandement du 11e

corps dans la campagne de Saxe. Il se
signala sous les ordres
de Macdonald à Lützen et à Bautzen[N 3]
Guéri d'une
blessure qu'il reçut quelques jours après, Gérard reprit
le
commandement de sa division, lorsque l'armistice de Plesowitz fut
rompu. Au combat
de Goldberg, il renouvela, sous les ordres de Lauriston qui commandait
en
l'absence du duc de Tarente, ce qu'il
avait
fait aux bords de la Sprée[N 4].
Il se signala à
l'attaque de Nieder-Au où il
força les
divisions de Frederick, duc d'York et Albany, et du prince de
Mecklembourg
à
repasser la Katzbach. À cette bataille de Katzbach, le général
Gérard, quoique
blessé d'une balle à la cuisse, ne quitta pas le
champ de bataille.
A la seconde journée de Leipzig (18 octobre 1813), il
reçut à la tête une blessure plus
grave, qui le contraignit à céder le
commandement.
Il fut
cependant assez tôt rétabli pour prendre part à la campagne de France en 1814. Il fut
nommé commandant du corps des
réserves de Paris,
uniquement composé de
conscrits. Il se battit à Brienne. À la bataille de La Rothière, il
commandait
l'aile droite, et malgré les attaques opiniâtres d'un ennemi
supérieur
en nombre, il garda toutes ses positions et n'abandonna qu'à
minuit,
et par ordre formel de l'Empereur, la défense du pont de Dienville.
Il contribua aux victoires de la campagne de France à Saint-Dizier.
Avant de quitter Paris, Napoléon
lui confia le commandement du corps
des divisions de réserve qui
devaient agir dans les plaines de Champagne. Il arrêta la marche des
généraux
Giulay et Colloredo comme chef de l'aile droite de la Grande
Armée
et contribua ainsi aux victoires de Nogent, Nangis et Montereau, où il remplaça le maréchal Victor[N 5].
Le 22 février, à la tête du 2e
corps, il
dispersa l'avant-garde ennemie commandée par Platow et, deux jours plus tard, força la
division
Hardegg à battre en
retraite
et la poursuivit jusqu'au-delà de Bar.
Ayant
adhéré à la déchéance de Napoléon Ier en mai 1814, il fut
chargé de ramener en France la garnison de Hambourg.
En témoignage de satisfaction, Louis XVIII le fit chevalier de l'ordre royal et
militaire de
Saint-Louis
(1er juin 1814) et
grand-croix de la Légion d'honneur (29 juillet 1814). Peu de
temps après, il fut nommé
inspecteur général de la 5e division militaire et désigné
pour le
commandement du camp de Belfort.
Le 22 mars 1815, Gérard
était inspecteur
général d'infanterie en Alsace; de
Strasbourg,
où il était en inspection, il
applaudit cependant au retour de Napoléon Ier et reçut le commandement de l'armée de la Moselle qui devint le 4e
corps d'armée.
Il fut élevé à la dignité de pair de France (2 juin 1815). En
remettant les nouvelles aigles à ses
troupes, il leur dit : « Soldats,
voici les nouvelles aigles que
l'Empereur confie à votre valeur ; celles
d'Austerlitz étaient usées
par quinze ans de victoires ; voici
l'instant de donner de
nouvelles preuves de votre courage : l'ennemi est
devant vous[N 6] ! »
Il reçut au
commencement de juin l'ordre de se rendre à marches
forcées sur la
frontière du Nord. À la tête de son corps d'armée, il
franchit la Sambre
et ses troupes se conduisirent
héroïquement à la bataille de Ligny où le succès de ce combat
important fut le
résultat de ses habiles dispositions autant que de
son intrépidité
personnelle et de celle de ses troupes.
Le 18, il
était dans la direction de Wavre
lorsqu'on entendit le
canon du côté de la forêt de Soignes. Les commandants
des divers corps
s'étaient alors réunis en conseil ; le général
Gérard voulait que,
suivant les principes généraux de la guerre, on
fût droit au canon, en
passant la Dyle
sur le pont de Munster.
Grouchy ne se défendit de cette opinion
que par
des ordres contraires et positifs de l'Empereur. Ce mouvement
aurait
peut-être changé le résultat de la bataille de Waterloo.
Avant la
fin de la journée, Gérard reçut une cinquième blessure. Une
balle de
l'arrière-garde de Blücher lui traversa la
poitrine
au moment où, à la tête de l'infanterie, il allait attaquer le
village
de Bierges. Il voulut néanmoins
partager le
sort du reste de l'armée et se fit transporter au-delà
de la Loire.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 15:22

Bertrand, comte Clauzel maréchal de France, né à Mirepoix (Ariège), le 12
septembre
1772,
mort au château de Secourrieu à Cintegabelle
(Haute-Garonne) le 21 avril
1842.




//



Biographie




Général Bertrand Clauzel
(1772-1842), comte d'Empire, alors capitaine
Clauzel
du 43e
de ligne
en 1792
(Georges Rouget).





Neveu du conventionnel Jean-Baptiste Clauzel, Bertrand
Clauzel
suivit la carrière des armes, et, était, le 14
octobre
1791,
sous-lieutenant au régiment de
Royal-Vaisseaux

(devenu 43e
de ligne
). La
déchéance de Louis XVI, prononcée par l'Assemblée
législative
, le
détermina à se démettre de ses fonctions le 15
septembre
1792.
Mais le 14 avril 1793, il reprit du service dans
les chasseurs à cheval de
la légion
nationale des Pyrénées
(bataillon
de volontaires) avec le grade de capitaine.
Nommé adjudant-général chef de bataillon à l'état-major
de l'armée des
Pyrénées-Orientales

le 16 germinal an II (5 avril 1794), il
passa
adjudant-général chef de brigade le 25 prairial an III (13 juin
1795).
Chargé de porter à Paris les 24 drapeaux enlevés aux Espagnols et aux
Portugais,
il les présenta à la Convention nationale le 26 ventôse an III.
Après le traité avec l'Espagne,
conclu à Bâle
le 4 thermidor an III,
il accompagna Pérignon, envoyé en
ambassade à
Madrid (décembre suivant), et il rentra en France lors du
remplacement
de cet ambassadeur par l'amiral Truguet, au commencement de l'an VI, et
servit à l'armée d'Angleterre en qualité de
chef d'état-major
du général de division Grouchy (mars 1798), qu'il
quelques mois
après suivit à l'armée d'Italie.
À
l'armée d'Italie



À
cette époque, Joubert avait en face de lui
les
Russes et les Autrichiens, marchant sur l'Adige, et
sur ses derrières les troupes du roi sarde, quoique ce prince eût pris

l'engagement de fournir à l'armée française un contingent de 10 000
hommes.
Joubert ordonna au général Grouchy, le 7 frimaire,
de prendre le commandement de la citadelle de
Turin
, et dans la
lettre qu'il lui fit écrire le 11 par Suchet, son chef d'état-major,
il ajoute : « Ne sera-t-il pas
possible au
premier mouvement de nos troupes de gagner le confesseur
du roi, et de l'engager à déterminer
son pénitent à abdiquer ? Ce seul
acte de Sa Majesté opérerait la révolution... Il faudrait
que
l'acte d'abdication portât ordre aux Piémontais
et à l'armée de se tenir tranquilles
et d'obéir au gouvernement provisoire : sans cela

il ne ferait qu'inviter le peuple à la révolte.
» Le général
Grouchy
obéit et entama l'affaire, puis il chargea Clauzel, son chef
d'état-major,
de suivre, mais sous son influence, la négociation
commencée.
Clauzel poursuivit donc ostensiblement auprès de Charles-Emmanuel la remise
de
toutes les places fortes et le commandement de toutes les troupes
piémontaises,
et moins ouvertement l'abdication du roi. Le 17, tout était
fini : il n'y
avait plus de monarchie en Piémont. Le général Grouchy
écrivit à
Joubert : « Les détails des moyens
que j'ai employés et des
difficultés de tout genre que j'ai eu à vaincre
vous seront
transmises par mon adjudant-général (Clauzel) qui, dans
cette
occurrence, m'a secondé avec zèle, énergie et dévoûment.
»
Et le
même général terminait ainsi sa lettre du 9 nivôse,
adressée au Directoire exécutif : « Permettez,

citoyens-directeurs, que je vous désigne l'adjudant-général Clauzel
comme
m'ayant parfaitement secondé dans toutes mes opérations.
»

La Femme hydropique (Gérard
Dou
), 1663.





Ainsi Clauzel avait
mérité les éloges de son général, mais il avait
su si bien allier la
condescendance envers le roi et sa famille avec ce
que ses devoirs
exigeaient de fermeté, que le monarque, désireux de lui
témoigner sa
reconnaissance, lui envoya, avec une lettre des plus
flâtteuses, un
des meilleurs tableaux de sa galerie, la Femme
hydropique
,
de Gérard Dow, dont Catherine II et Paul Ier avaient successivement offert un
million.
Clauzel fit hommage de ce tableau au Directoire
exécutif (lettre du 11 nivôse
(12 décembre 1798)), qui s'empressa d'en enrichir le Musée du Louvre.
Nommé général de brigade le 17 pluviôse
(5 février 1799), il eut plusieurs fois l'honneur d'être
mentionné
dans les rapports des généraux en chef, notamment à la bataille de Novi, il se distingua en dégageant
l'aile gauche
de l'armée fortement menacée. Le gouvernement
consulaire la mit en
disponibilité le 12 messidor an IX (1er juillet 1801), il
quitta l'Italie. Son inactivité dura
peu.
L'expédition de Saint-Domingue


Attaché
le 11 brumaire an X à l'armée
expéditionnaire de
Saint-Domingue
, le « capitaine-général »
Leclerc le nomma le 2 vendémiaire an XI
(confirmé le 18 décembre 1802) général de division. Rochambeau commandait en
chef
depuis la mort de Leclerc (11 brumaire).
Clauzel s'empara par ses ordres du Port-de-Paix
et du fort Dauphin, et
chargé plus
tard du commandement de la ville du Cap-Français, il la mit
dans le meilleur état de
défense possible.
En désaccord avec le général en chef Rochambeau,
le capitaine-général
renvoya en France, en fructidor an XII,
les généraux Clauzel et Thouvenot, quoique l'armée épuisée et non-renouvelée
eût
peut-être besoin de leurs services.
Inscrit sur le tableau
de l'état-major général de l'armée de terre le
23 germinal,
et mis en disponibilité le même jour,
il reçut la croix de commandant
de la Légion d'honneur

le 25 prairial,
et resta sans emploi pendant près de
deux ans.
Armée de
Dalmatie



L'Empereur
se décida enfin à lui donner de l'activité à l'armée du Nord le 27 brumaire an XIV (novembre 1805), à l'armée de
Hollande
le 26 mars 1806. Mis encore en disponibilité (22
juillet
1806),
il fut plaçé (30 septembre) à l'armée d'Italie sous les ordres du Prince vice-roi d'Italie, qui le
chargea
du commandement de tous les dépôts de l'armée de Naples.
Il rejoignit le
8 janvier 1808 l'armée de
Dalmatie
, et reçut le
titre de baron de l'Empire le 19 mars
suivant. C'est à cette époque qu'il fut
appelé aux fonctions de gouverneur
de Raguse.
En juillet 1809, l'armée de
Dalmatie
forma le 11e corps de la Grande Armée. Après la
paix
qui suivit la bataille de Wagram, Clauzel
commanda ce corps, avec
lequel il fut chargé de prendre possession
des provinces illyriennes.
Armée de
Portugal
et campagne
d'Espagne



Grand
officier de la Légion
d'honneur
le 17
juillet
1809,
et envoyé en Espagne
sous Junot et Masséna, il était nommé, le 29
décembre
suivant, chef de la 1re division du 8e
corps
de l'armée d'Espagne, qui fit partie de celle de
Portugal
. Pendant le siège d'Astorga, il battit et
repoussa jusque sur la Galice le
corps espagnol en
position à Villafranca.
Après s'être battu
vaillamment à Sobral, où
il résista à un
ennemi très supérieur en nombre, il assiégea Ciudad Rodrigo (1810).
Quand l'armée de
Portugal
rentra en
Espagne au mois de mai 1811, après
une mémorable retraite menée par
Clauzel souvent comparée à celle de Russie, elle passa sous les ordres du duc de Raguse, mais Clauzel en prit le
commandement
le 22 juillet 1812 pendant
la bataille de
Salamanque
, où Marmont et le
commandant en
second, le général Bonet furent blessés par
un
shrapnel
dans les premières minutes de
l'engagement. « La
bataille était perdue sans ressources, et
l'armée française anéantie,
lorsque le général Clauzel parut sur le
point le plus critique, rétablit
l'ordre, et se maintint sur le champ de bataille jusqu'à la nuit...
La belle
manœuvre du général Clauzel répara, autant qu'il était encore
possible,
le mal déjà fait, et valut à cet habile tacticien le surnom
mérité
de héros malheureux des Arapiles
». Ce jour-là,
il sauva l'armée, et changea une déroute imminente en une savante
retraite.
Blessé
d'un coup de feu au pied droit, il remit le 18 août
le commandement au général Souham, et demanda un congé.
Commandant
en chef de l'armée du Nord en Espagne le 18
janvier
1813,
il la rejoignit à Vitoria, et le 3 avril
il devint grand-croix de l'ordre de la Réunion. Après la déroute de Vitoria, qui commença le 21 juin,
Clauzel se retira en France par Jaca et Oléron sans avoir eu aucun combat à livrer. Le 6
juillet
, il reçut le commandement de l'aile
gauche de l'armée
d'Espagne, dans la composition de laquelle était
entrée l'armée du Nord.
Depuis cette époque jusqu'au 10 avril
1814, jour
où le duc de Dalmatie
livra la bataille de Toulouse, Clauzel eut à

défendre l'honneur de nos armes dans une longue suite de combats
glorieux
pour nos troupes et pour lui. Lorsque Wellington eut communiqué à
l'armée
française l'abdication de l'Empereur, Clauzel opina le premier,
dans
une réunion de généraux, pour qu'on n'eût aucun égard à une
pareille
notification tant qu'elle ne serait pas faite par l'Empereur
lui-même
ou par son major-général : cette proposition
fut
accueillie.
Il fut un des derniers à mettre bas les armes en 1814.
Première Restauration et Cent-Jours


Chevalier de
Saint-Louis
le 1er juin 1814, il fut
désigné le 30 décembre pour remplir les fondions
d'inspecteur-général
d'infanterie, et obtint le 14
février
1815
la grand-croix
de la Légion d'honneur
,
qu'il avait demandée le 10 août
précédent.
Un des premiers à se
déclarer en faveur de Napoléon Ier aux Cent-Jours,
il prit à cette époque le
commandement de Bordeaux,
étouffa le mouvement insurrectionnel
tenté dans cette ville par duchesse
d'Angoulême
et força
cette dernière à quitter cette ville.
Napoléon Ier, à son
retour de l'île d'Elbe
, le nomma le 22 mars
gouverneur provisoire de la 11e
division militaire. Commandant en chef du corps d'observation des
Pyrénées-Orientales
(4e corps d'observation dit « de
la Gironde
») le 23 mai, et
le 28
des 11e et 20e
divisions
militaires, il fut élevé à la dignité de pair de France le 2 juin. Il
opposa, à la tête de l'armée du Midi, une énergique résistance aux ennemis
qui
envahissaient les départements du Midi.
Dans le décret du 22 mars, le titre de baron (de l'Empire) est joint à son
nom, et
dans celui du 2 juin le nom est accompagné du
titre de comte (de l'Empire), que Clauzel a
constamment
porté depuis.
Après les désastres de
Mont-Saint-Jean
,
il s'opposa longtemps à ce que le drapeau
blanc
fût arboré à Bordeaux : il fit ranger le 66e
en bataille sur la place, ordonna personnellement

le feu contre les attroupements royalistes,
et créa une commission militaire. Le
22
juillet
, ayant perdu tout espoir de voir
Napoléon se réunir aux
troupes qu'il commandait, ainsi qu'on le lui
avait fait espérer, il
ordonna à la garnison d'évacuer la ville et
laissa arborer le drapeau de
la Restauration
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 15:24

Michel Marie Claparède
Image :
Portrait du Général Michel-Marie de
Malet
28 août 1770
Gignac (Hérault)
23
octobre
1842
(à 72 ans)
Montpellier
(Hérault)
France
Royaume de France
République française
Empire français
Royaume de France
Infanterie
Général de division
1793-1842
Guerres de la
Révolution

Guerres napoléoniennes
Expédition de Saint-Domingue
Austerlitz
Saalfeld
Iéna
Pułtusk
Ostrołęka
Ebersberg
Essling
Wagram
Moskowa
Bérézina
Légion d'honneur
(Grand-croix)
Ordre royal et
militaire de
Saint-Louis

(Grand-croix)
Nom gravé sous l'Arc de triomphe de
l'Étoile
Pair de France (1819)
Michel
Marie Claparède
,
général français, né le 28 août
1770 à Gignac (Hérault), mort le 23
octobre
1842
à Montpellier (Hérault).




//


Biographie



Sa famille était ancienne dans la robe.
Il s'engagea en 1792 dans un
bataillon de
volontaires et suivit ce corps dans les Alpes. Son
intelligence et son courage le firent
nommer capitaine.
Ayant suivi en Italie le général Napoléon Bonaparte, il fut créé chef de bataillon, envoyé à l'armée du Rhin où, le 15
septembre
1800,
il fut nommé adjudant-général.
Il suivit le
général Leclerc dans l'expédition de Saint-Domingue et
se distingua en toutes les rencontres et mérita le grade de général de brigade. Revenu en France en 1804, il
joignit l'armée à Boulogne, assista aux batailles d'Ulm et d'Austerlitz où il se trouva aux
prises
avec la droite de l'armée russe qu'il couvrit de mitraille et
mit en
déroute. Il se distingua de nouveau à Saalfeld, à Iéna, à Pułtusk, à Ostrołęka, à Borki,
à Drewnowo.
Nommé général de division, le 8
octobre
1808,
il attaqua l'arrière-garde autrichienne,
en avant d'Ebersberg, la rompit, s'élança sur
les
pièces et les troupes qui défendaient le pont de la Traun, précipita hommes et canons dans la
rivière
et déboucha devant 30 000 Autrichiens que commandait Hiller. Sa
position, néanmoins, ne tarda pas cà
devenir critique: le feu ayant
détruit le pont et les maisons
auxquelles il aboutissait, toute retraite
était impossible. Ce ne
fut qu'après trois heures d'un combat furieux
qu'il fut secouru et
dégagé. La division Claparède, est-il dit dans le
bulletin qui
rendit compte de cette affaire, seule et n'ayant que quatre
pièces
de canon, lutta, pendant trois heures contre 30 000 hommes et se

couvrit de gloire. Le général en vint de nouveau aux mains à Essling, fut blessé dans cette
effroyable mêlée, et
reçut bientôt après le commandement de la
division de l'armée de
Dalmatie
, qui
concourut si vaillamment à fixer la fortune à Wagram.
Créé grand
officier de la Légion
d'honneur
, il alla combattre en Espagne et au
Portugal
, y
rendit de nouveaux services, fut rappelé à la Grande armée en 1812 et chargé
du commandement en chef d'un corps polonais dans la campagne de Russie. Il assista à la bataille de la
Moskowa
,
combattit à la Bérézina et y fut encore blessé.
Il
continua à se distinguer pendant la campagne de 1813, rentra en
France
après les désastres de Leipzig, fit partie du corps
du
duc de Raguse et prit part à la bataille sous les murs de Paris.
Après le second
retour des Bourbons, le général Claparède
fut
appelé au commandement de la place de Paris, et nommé inspecteur
général
des troupes de la 1re division militaire.
Il fut fait comte de l'Empire par l'Empereur, et
devint
sous la Restauration
inspecteur général
et pair de France.
Appelé à la Chambre des pairs, il mourut à Montpellier
(Hérault) le 23
octobre
1842.
Il était le bon ami de la danseuse Lise
Noblet
.
Son nom est inscrit au côté Est
de l'arc de l'Étoile.
L'ainée de ses
filles, Marie Camille, épousa le baron Hallez.
Blessures




Décorations




Titres




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