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 Les généraux Français de l Empire

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Coignet



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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Jeu 9 Sep - 9:13

Jean Pierre François Bonet




8 août 1768
Alençon
23 novembre 1857 (à 89 ans)
Alençon
France
Royaume de France
Royaume des Français
République française
Empire français
Royaume de France
Empire français (Cent-Jours)
Royaume de France
Royaume des Français
République française
Empire français
Infanterie
général de division
1786 - 1848
Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Insurrection royaliste de 1832
Légion d'honneur
(Grand-Croix)
Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile
Pair de France
Sénateur inamovible
Jean Pierre François, comte Bonet, né à Alençon le 8 août 1768 et mort dans la même ville, le 23 novembre 1857, est un général de division français.
Biographie

Jean Bonet est soldat dans le régiment du Boulonnais de 1786 à 1791. Soldat au moment de la Révolution française, sergent dans un bataillon de volontaires de son département, il est ensuite officier dans l’Armée du Nord. Il passa par tous les grades et fut nommé général de brigade.Blessé en 1793 à Hondschoote alors qu’il est capitaine, il y perd l’œil gauche. En 1794, il fit à l'armée de Sambre-et-Meuse, sous les ordres de Jourdan, les campagnes de 1794 et 1795, se signala au combat de la Chartreuse en Belgique, le 16 septembre 1794 et à toutes les affaires où il prit part. Il est promu au grade de général en 1794.Il fit avec la même distinction les campagnes d'Allemagne et d'Italie de 1796 à 1799. Sa conduite à la bataille de Hohenlinden, attira sur lui l'attention du premier Consul. Général de division, le 27 août 1803, il commanda la 26e division d'infanterie à Aix-la-Chapelle et fut envoyé au camp de Brest en 1804, sous les ordres d'Augereau.Il resta en non-activité jusqu'à la fin de 1807. Appelé alors au commandement d'Aranda, il se distingua surtout pendant la campagne de 1808 en Espagne. Il combat à Burgos, en Espagne, en 1808 avant d’être gouverneur de Santander et commandant de la 2e division du 2e corps. Pendant les années suivantes, il combat à Santander, contre Juan Díaz Porlier dans les Asturies, à l'attaque de Celdessajoras, à Gijon, à la bataille des Arapyles, qui fut livrée par Marmont, malgré les vives remontrances du général Bonet et dans laquelle celui-ci se battit héroïquement, enfin au combat de Penaranda, où il fut blessé très-grièvement.En 1811 il se déplace vers le sud à Astorga, sous Dorsenne. Il retourne dans les Asturies en novembre 1811. Il combat à Salamanque en juillet 1812 et est blessé.En 1813, le comte Bonet commandait une division dans le corps de l'armée de Marmont, à la campagne d'Allemagne, il est avec la Grande Armée en Allemagne à Lützen, où il soutint plusieurs charges de cavalerie, à Bautzen le 8 mai, sur les hauteurs de Dohna, et le 10, dans la plaine de Tœplitz et à Dresde où il finit la campagne comme prisonnier de guerre. Il est commandant de plusieurs places en France à la fin de l’Empire.Le 20 mars 1815, Napoléon lui confia le commandement de Dunkerque. Après la bataille de Waterloo, Bonet reparut un moment sous le ministère du maréchal Gouvion-Saint-Cyr, et fut appelé au commandement de la 13e division militaire à Rennes. À l'arrivée du duc de Feltre au ministère, Bonet rentra dans la vie privée et fut mis à la retraite, le 16 février 1820.Au commencement de 1831, Louis-Philippe Ier le nomma commissaire extraordinaire dans les 4e, 12e et 13e divisions militaires, lui conféra, le 20 avril, le titre de grand' croix de la Légion d'honneur, et le créa pair de France, le 19 novembre suivant.En 1832, il combat les insurgés en Vendée.Nommé, cette même année, président de la commission spéciale, envoyée en Afrique, il en revint l'année suivante, après avoir dignement rempli sa mission.Rentré dans le cadre de réserve, en 1835. Il prend sa retraite en 1848avant de mourir 9 ans plus tard dans sa ville natale. Il avait laréputation d’être un général énergique mais dur. Son nom figure sur l’Arc de Triomphe de l'Étoile, côté sud. Décorations


  • Grand-Croix de la Légion d'honneur le 5 octobre 1840 avec effet rétroactif au 20 avril 1831.
Titres


  • Comte de l'Empire le 2 mars 1811.
Hommage, Honneurs, Mentions,...


  • Le nom de BONET est gravé au côté Est (15e colonne) de l’Arc de Triomphe de l’Etoile, à Paris.
Autres fonctions


  • Pair de France le 19 novembre 1831 ;
  • Sénateur inamovible du 31 décembre 1852 jusqu'à sa mort le 23 novembre 1857.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Ven 10 Sep - 8:37

TURENNE Henri Amédée comte de (1776-1852)







Chambellan et officier d’ordonnance de Napoléon Ier


HenriAmédée comte de Turenne, marquis d’Aynac est né le 13 septembre 1776 àPau dans les Basses Pyrénées. Ce personnage haut en couleurs est bienoublié de nos jours, pourtant, il occupe un rôle de tout premier plansous le Premier Empire. Il est général de brigade, chambellan etofficier d’ordonnance de l’Empereur Napoléon Ier. Egalement maître dela garde-robe de l’empereur, maréchal de camp à titre honorifique. Ilest fait comte de l’Empire.
Turenne participe aux guerres et campagnes de Prusse, de Pologne, d’Allemagne, d’Espagne, d’Autriche, de France et de Belgique.
Il est Chevalier de l’Ordre de Saint Louis, Chevalierde l’Ordre de la Réunion, Chevalier de l’Ordre de Malte, Chevalier del’Ordre du Mérite Militaire de Maximilien Joseph de Bavière et GrandOfficier de la Légion d’Honneur.
Henri Amédée comte de Turenne est fait Pair de France àla Restauration. Il est mort à Paris en 1852. Il repose dans la 6edivision.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Sam 11 Sep - 9:27

Michel Ney


"le Brave des braves"
10 janvier 1769
Sarrelouis, Allemagne
7 décembre 1815 (à 46 ans)
Paris, France
Français
Royaume de France
Royaume des Français
République française
Empire français
Royaume de France
Empire français (Cent-Jours)
Grande Armée
Maréchal d'Empire
1787 - 1815
Guerres de la Révolution
Guerres napoléonniennes
1800 : Bataille de Hohenlinden
1805 : Bataille d'Elchingen
1805 : Bataille d'Ulm
1806 : Bataille d'Iéna
1807 : Bataille de Friedland
1807 : Bataille d'Eylau
1811 : Bataille de Redinha
1812 : Bataille de Smolensk
1812 : Bataille de la Moskowa
1812 : Bataille de la Bérézina
1815 : Bataille de Waterloo
Grand Croix de la Légion d'honneur
Duc d'Elchingen
Prince de la Moskowa
Michel Ney, duc d'Elchingen, prince de la Moskowa, maréchal d'Empire, né le 10 janvier 1769 à Sarrelouis en Lorraine, (département de la Moselle en 1790 aujourd'hui en Allemagne, Land de la Sarre) et mort le 7 décembre 1815 à Paris, place de l'Observatoire[1].Le maréchal Ney était surnommé par Napoléon Ier le brave des braves.
Sous l'Ancien Régime

D'origine modeste, son père étant ouvrier tonnelier mais qui avait été soldat et avait participé à la guerre de Sept Ans,Michel recevra une formation première insuffisante. Il abandonna untravail de bureau pour entrer au service à l'âge de 19 ans, comme hussard, dans le 5e régiment de Colonel-Général à Metz, en 1787, contre l'avis de son père. Après être passé par tous les grades inférieurs, il devint sous-officier à la Révolution française. Guerres de la Révolution


Michel Ney, sous-lieutenant au 4e de hussards en 1792, Adolphe Brune (Paris, 1802 ; Paris, 1875), 1834.


Le général Kléber le fit nommer lieutenant de l'armée du Rhin en 1792, capitaine en 1794, puis chef d'escadron et adjudant-général. C'est un des premiers généraux à repérer ses talents. [2] Ses hommes lui ont déjà donné un surnom : «l’Infatigable».Comme il est roux, ses hommes l'appellent également le "rougeaud"; iln'est pas facile, orgueilleux, susceptible mais n'a peur de rien.Général de brigade sur le champ de bataille en 1796, il venait de prendre Wurtzbourg avec 100 hommes de cavalerie seulement, et avait forcé le passage de la Rednitz et pris Forcheim, 70 pièces de canon et d’immenses approvisionnements. En 1797, il contribue à la tête de ses hussards aux victoires de Neuwied et de Dierdoff. En 1798, Ney réédite son exploit et s’empare de Mannheim par la ruse, avec seulement cent cinquante hommes. Il est promu général de division.Général de division en l’an IV, il signe avec les symboles maçonniques, car, comme beaucoup de militaires, il est maçon. En septembre 1799, il commanda provisoirement l'armée du Rhin. Ney fit faire, à la fin de septembre 1799, entre Seltz et Mayence,quelques attaques qui réussirent complètement. On s'empara deFrancfort, Hochstedt fut enlevé de vive force, la Nidda fut passée. Le coup d'État du 18 brumaire n'eut pas son soutien total. Il épousa Aglaé Auguié, amie d'Hortense de Beauharnais depuis leur séjour à la pension de Mme Campan. Le mariage a lieu à Grignon avec Savary comme témoin.Puis, Kléber parti avec les troupes de la campagne d'Égypte, le futur maréchal Ney servit sous les ordres du non moins prestigieux général Moreau. Tous deux, ainsi que Richepance, mirent fin aux guerres de la Révolution, en remportant la bataille de Hohenlinden, le 3 décembre 1800. [3]
Le champ de bataille devant le monastère d'Elchingen


Premier Empire [modifier]

Envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire auprès de la République helvétique en 1802, il sut imposer le gouvernement unitaire voulu par le Premier Consul et pacifier ce pays menacé de la guerre civile, ce qui lui valut l'estime de Talleyrand. Il y fera également la connaissance d'un historien curieux de stratégie, Jomini, qui va l'impressionner et aura sur lui une influence souvent douteuse.Nommé commandant de l’armée de Compiègne en 1803, il commande le 6e corps à Montreuil-sur-Mer, au camp de Boulogne, creuset de ce qui sera la Grande Armée. Le 8 mai 1804, c'est l'Empire, et 18 maréchaux sont nommés; Ney figure au 12e rang. Par la suite, il est nommé grand aigle le 1er février 1805.Article détaillé : Bataille d'Elchingen.
Le 14 octobre 1805, il gagne la bataille d'Elchingen, décisive pour la reddition de la forteresse d'Ulm, le 21 octobre 1805. Il reçoit le titre de duc d’Elchingen le 6 juin 1808, en souvenir de ce fait d’armes.Article détaillé : Bataille d'Ulm.
La capitulation d’Ulm ne fut que le prélude d’Austerlitz. Pendant que Napoléon Ier frappait ce grand coup, Ney, détaché vers le Tyrol avec la droite de la grande armée, terminait la campagne en chassant du Tyrol l’archiduc Jean, en s’emparant d’Innsbruck et de la Carinthie.Bientôt s’ouvrit la campagne de Prusse. Présent à Iéna, le 14 octobre, il emmène ses divisions à l’assaut des lignes prussiennes. Mais, emporté par son élan, il se retrouve encerclé. Lannes le tire de ce mauvais pas. Le lendemain, il prend Erfurt et quelques jours plus tard entame le siège de Magdebourg, siège qui dure moins de 24 heures.La bataille d'Eylau (8 février 1807), si elle n'est pas perdue grâce aux charges du maréchal Murat, est gagnée grâce à l'arrivée propice et inespérée du 6ecorps commandé par le Maréchal Ney. Avec seulement 14 000 soldats, ilcontraint les 70 000 soldats russes à se replier, à Guttstadt.Le 6e corps, était chargé de poursuivre le Prussien L'Estocqau nord. Mais le contact avec L'Estocq n'étant pas établi, Ney décidaen entendant le bruit de canon de rejoindre le combat, parcourant 80 kilomètres en une seule journée[réf. nécessaire].Article détaillé : Bataille de Friedland.
La victoire de Friedland peut aussi être mise en partie à son crédit. En Espagne, sous les ordres de Masséna, il est moins heureux à cause de son caractère jaloux et ses disputes avec Jomini, son chef d’état-major, et surtout la haine réciproque qu'il entretenait avec le maréchal Soult. Fait unique pour un maréchal, il fut démis de son commandement et rejoignit Paris où Napoléon ne lui fit aucun reproche.Mais l'image d'Épinal, représente à tout jamais le maréchal Ney lors de son héroïque campagne de Russie en 1812. Il y dirigeait le 3ecorps d'armée. Pendant la phase offensive de la campagne, il occupaitle centre du front de l'armée, et participa à des combats sanglants etfrontaux tels que Smolensk ou Moskowa, le 6 septembre 1812 où il reçut une balle dans le cou. Ce dernier combat lui valut le titre de prince de la Moskowa[4].Puis pendant la retraite, il se dévoua à l’arrière-gardede l'armée. Pendant 40 jours, il protégea les débris de l'armée donnantle plus de temps possible aux civils et aux blessés pour suivre laretraite.Laissé à l’extrême arrière-garde après la bataille de Krasnoïe, surnommée par les Russes la bataille des héros,il n’avait que 6 000 hommes et se vit attaquer par des forcessupérieures qui lui fermaient la marche ; il se retire devant elles,surprend le passage du Dniepr, passe malgré le harcèlement des Cosaqueset rejoint, après trois jours et par d’audacieuses manœuvres, Napoléon,qui disait hautement qu’il donnerait 300 millions pour sauver le Brave des braves.Lors de la bataille de la Bérézina, il remporte une magnifique victoire. En faisant charger des cuirassierssur des tireurs embusqués dans une forêt, il réussit l'exploit de faire5 000 prisonniers avec seulement 7 000 hommes. Il sauve les débris del’armée, et sort de Russie après des marches forcées et en affrontant encore de nombreux dangers[5]. Restauration [modifier]

À Fontainebleau, il incita fortement l'Empereur à abdiquer et se rallia aux Bourbons, ce qui lui valut d'être nommé pair de France par Louis XVIII.[6],[7],[8]. Il fut le premier des maréchaux qui abandonna Napoléon après la capitulation de Paris.La Restauration fut une période contrastée pour le maréchal Ney comme tous les autres "parvenus" de la Révolution française. La France le comblait d'honneurs (Commandant en chef de la cavalerie de France, gouverneur de la 6e division militaire), mais les milieux aristocrates et les anciens émigrés raillèrent cette nouvelle noblesse fabriquée par l'"usurpateur". [9] Les Cent-jours

Lors du débarquement de Napoléon à Golfe-Juan le 1er mars 1815, il proposa au roi Louis XVIII de ramener Napoléon « dans une cage de fer » [10]maisau contraire se rallia à l'Empereur. Contrairement à de nombreusesidées reçues, il n'y eut pas d'affrontement entre les troupes dumaréchal Ney et de Napoléon. [11]La fameuse rencontre d'Auxerreentre le maréchal Ney et Napoléon, fut en fait une rencontre à huisclos. Les témoignages divergent. Il semble que les deux hommes aientfortement haussé le ton. Certains prétendent que Napoléon auraitfortement tancé son maréchal pour sa « défection » de 1814.Le maréchal Ney a soutenu pendant son procès avoir exigé de Napoléon : Qu'il ne joue plus au tyran. En tout cas, les deux personnages emblématiques semblèrent fâchés et ne se revirent plus jusqu'au 12 juin 1815, quand Napoléon rappela le maréchal Ney pour commander les 1er et 2e corps d'armée dans la campagne de Belgique qui commençait[12]; Waterloo et la campagne de Belgique [modifier]

Le maréchal Ney, appelé de dernière minute, n'arriva aux Quatre-bras que le 15 juin 1815, seul, sans état-major, et transporté dans une charrette de paysan. Dès le lendemain commença la bataille des Quatre-Bras où un faible détachement de Britanniques et Hollandais résista malgré un manque de munitions. Pour le Mullié,le maréchal Ney prétendit n'avoir pas reçu d'ordre précis d'attaque, etNapoléon dit avoir envoyé un courrier précis exigeant cette attaque.Rétrospectivement on peut dire que cet ordre est un mensonge deNapoléon. Le maréchal Soult, chef d'état-majordurant cette campagne et ennemi personnel du maréchal Ney, avoua surson lit de mort au fils de Ney n'avoir jamais eu connaissance de cetordre. Or, tous les ordres passaient normalement entre ses mains. Cettebataille manquée est probablement, à ce jour, un des seuls reprochesqu'on puisse faire au maréchal Ney.S'ensuit la bataille de Waterloo.Napoléon est très malade ce jour-là. Il fut surpris plusieurs foisvomissant et somnolant loin du champ de bataille. Le maréchal Ney quantà lui fit preuve à son habitude d'une activité débordante. On ditqu'ils avaient les vêtements lacérés, le visage souillé de boue et desang, et le chapeau perdu. Pour le Mullié, tout se résume à un moment bien précis. Vers 15 h 30, la 1re ligne britannique amorce un recul stratégique derrière le chemin d'Ohainau fort dénivelé. Le maréchal Ney croit alors à une retraitebritannique, et lance toute sa cavalerie à la charge. Et ce avecd'autant plus d'empressement que l'on sait déjà que les Prussienss'approchent.La charge est énorme. Une des plus grosses charges de cavalerie del'histoire. Napoléon déplore cette charge, mais la soutient néanmoinsavec la cavalerie sous ses ordres. La cavalerie est trop nombreuse,d'autant plus que des bataillons suivent spontanément ce mouvementd'ampleur. Mais malgré cela la charge réussit. Wellington donne des ordres pour préparer un embarquement. La ferme de la Haie Sainte passe aux Français.Le maréchal Ney fait demander un renfort d'infanterie à Napoléon qui refuse, alors qu’il disposait alors du corps de Mouton-Duvernet[13].En quelques instants la bataille bascule, les carrés britanniques sereforment, et peu après, la cavalerie prussienne arrive au contact. Lemaréchal Ney repart à l'attaque, à pied, à la tête de l'infanterierestante, à la tête de la division Durutte, en s'écriant : Venez voir comment meurt un maréchal de France ! Mais sans réussite. Son sublime entêtement, échoua, accentuant d'autant plus les pertes françaises.Il eut ce jour-là cinq chevaux tués sous lui. Tous les témoinsdirent qu'il cherchait la mort, mais que la mort ne voulut pas de lui.Après la défaite, vint le temps des règlements de comptes. Napoléon dès son retour à l'Élysée culpabilisa ses maréchaux et notamment le maréchal Ney, et le maréchal de Grouchy. Le maréchal Davout prit la défense du maréchal Ney en disant : Sire, il s'est mis la corde au cou pour vous servir !. L'arrestation


Le château de Bessonies.


À la seconde Restauration, le maréchal Ney est détesté par tous lespartis, sauf par les Républicains qui étaient alors trop minoritaires.Il est décidé que ceux qui s'étaient mis au service de l’Empereur avant le 20 mars 1815, date à laquelle Louis XVIII avait quitté la capitale, étaient des traîtres. Fouché établit la liste, avec un seul maréchal sur cette liste (ordonnance du 24 juillet 1815) et tout en haut : le maréchal Ney.Selon d’autres, Fouché, alors ministre de la Police, lui donna deux passeports pour fuir en Suisse ou aux États-Unis. Cependant, le maréchal Ney, resta en France, chez une cousine de sa femme. Il est alors arrêté au château de Bessonie, à Bessonies, dans le Lot. Il aurait été trahi par Jean Baptiste de La Tour de La Placette lors du passage de celui-ci dans sa demeure à Cayrols.Le maréchal arrive à Paris sous escorte le 19 août. Il est aussitôt incarcéré à la Conciergerie. Il est transféré à la prison du Luxembourg en traversant des villes où l'on souhaite soit le lyncher, soit le délivrer[précision nécessaire]. En chemin, le général Exelmans,lui proposa de le délivrer et de l'escorter où il le souhaite, mais ilrefusa. On dit que des officiers vinrent le libérer à la prison duLuxembourg, mais qu'il refusa aussi. Le procès

Le conseil de la Guerredevait juger le maréchal Ney. Mais il devait comprendre des maréchauxde France et la présidence en revenait de droit à leur doyen, lemaréchal Moncey, duc de Conegliano. Celui-ci se récusa dans une lettre adressée au roi.Mécontent, le roi destitua Moncey et lui infligea trois mois de prison. Le maréchal Jourdan fut alors désigné pour présider le Conseil de guerre. Ney est assisté par Berryer père et André Dupin.Le maréchal Ney ne souhaite pas être jugé par ses anciens camaradesdont il craint la rancune à la suite d'incidents passés. Ney a étéélevé à la pairie par Louis XVIII ; il peut donc exiger d'être jugé par la Chambre des pairs,pourtant majoritairement composée de royalistes convaincus. Ainsi,devant le parterre de maréchaux et de généraux qui composent le conseilde guerre, l'accusé dédaigne-t-il de répondre à l'interrogatoired'identité et déclare, à la stupéfaction générale, récuser lacompétence du tribunal. Pair de Franceau moment où se sont déroulés les faits dont il est accusé, il demande,en se fondant sur les articles 33 et 34 de la Charte, son renvoi devantla Chambre des pairs.Le conseil se retire et par 5 voix contre 2 se prononce pour l'incompétence, le 10 novembre, et Ney fut jugé par la Chambre des pairs.C'est donc la Chambre de Pairs qui juge le maréchal Ney. Plusieurs éminents personnages se font dispenser, dont Talleyrand,qui dit ne vouloir participer à un tel crime. Le débat est à sensunique, la Chambre des pairs étant à forte majorité monarchiste.La défense aborde peu la discussion des faits, et fait porter son effort sur un moyen de droit. Le maréchal Davoutavait signé avec les Alliés le 3 juillet une convention dont l'article12 spécifiait qu'aucune poursuite ne pourrait être exercée contre lesofficiers et soldats pour leur conduite pendant les Cent-Jours.Condamner le maréchal Ney revenait à violer cette convention. LaChambre des pairs décida d'interdire à la défense de développer cemoyen, car «il aurait dû être plaidé avant tout débat sur le fond».Un ultime rebondissement survient le 6 décembre. La ville de naissance de Ney, Sarrelouis, vient de devenir prussienne depuis le traité de Paris du 20 novembre. Dupindéclare donc que Ney ne peut être jugé, car il est maintenant prussien.Évidemment, le maréchal Ney, se lève, interrompt son avocat, et dit : « Je suis français et je resterai français ! ».Trois questions de fait sont donc d'abord posées :

  1. « le maréchal Ney a-t-il reçu des émissaires dans la nuit du 13 au 14 mars ? » :l’appel nominal donne les résultats suivants : 111 voix pour, 47contre. Le comte Lanjuinais, le marquis d'Aligre et le comte de Nicolaïs'abstinrent, protestant qu'ils ne pouvaient juger en conscience,attendu qu'on avait refusé à l'accusé le droit de se faire entendre surla convention de Paris ;
  2. « le maréchal Ney a-t-il lu, le 14 mars, une proclamation invitant les troupes à la défection ? » : trois pairs, ceux qui venaient de protester, votent contre, et 158 votent pour ;
  3. « le maréchal Ney a-t-il commis un attentat contre la sûreté de l'État ? » :le vote donne 157 voix pour, 3 voix pour avec atténuation et 1 voixcontre. Lanjuinais a répondu « oui » mais en ajoutant « couvert par lacapitulation de Paris » ; d'Aligre et de Richebourg « oui » mais enfaisant appel à la générosité de la Chambre. Le vote négatif est celuidu duc de Broglie, le plus jeune des pairs de France qui déclare : « Jene vois dans les faits justement reprochés au maréchal Ney nipréméditation ni dessein de trahir. Il est parti très sincèrementrésolu de rester fidèle. Il a persisté jusqu'au dernier moment. »
La dernière question porte sur la peine à appliquer. Lanjuinais, soutenu par Malville, Lemercier, Lenoir-Laroche et Cholet, tente de faire adopter la peine de déportation que 17 pairs votèrent. Parmi eux, le duc de Broglie. Cinq pairs, le comte de Nicolaï, le marquis d'Aligre, le comte de Brigode, le comte de Sainte-Suzanne et le duc de Choiseul-Stainville, tout en s'abstenant, proposent de recommander le maréchal à la clémence du roi.Finalement, 139 voix, réduites à 128, à cause d'avis semblablesentre parents, réclament la peine de mort. Parmi ceux qui ont voté lamort : 5 maréchaux d'Empire : Sérurier, Kellermann, Pérignon, Victor et Marmont (au contraire, le maréchal Davout est venu le défendre, et le maréchal Laurent de Gouvion Saint-Cyr a voté la déportation), le vicomte de Chateaubriand, le comte Ferrand surnommé « le Marat blanc » et le comte Lynch nommé par Napoléon maire de Bordeaux, comte de l'Empire et chevalier de la Légion d'honneur, qui va jusqu'à réclamer la guillotine.En outre, non content d'avoir obtenu la condamnation du maréchal, Bellart requiert qu'il soit rayé des cadres de la Légion d'honneur. Une petite phrase circule sur l'avocat Bellart à l'époque : « Si l'éloquence est un bel art, Bellart n'est point l'éloquence. »La sentence est rendue à onze heures et demie du soir. Les pairs appliquent la règle du conseil de guerre et la lisent en l'absence de l'accusé.Les défenseurs ayant compris que tout espoir est perdu n'assistentpas à la lecture de l'arrêt et se rendent dans la cellule qu'occupedepuis deux jours le maréchal, au Palais du Luxembourg. C'est une petite pièce située au troisième étage sous les combles, à l'extrémité ouest de la galerie où le Sénat conservateur avait installé ses archives, au-dessus de l'actuelle salle des conférences. Une plaque de marbre y a été apposée en 1935. L’exécution

Pendant la lecture de la sentence, les défenseurs du maréchal vontle voir dans sa cellule. Après leur départ, il se met à rédiger sesdernières dispositions et dort tout habillé.À 3 heures du matin, le secrétaire-archiviste de la Chambre des pairs, Cauchy, le réveille pour lui communiquer la sentence. Le général de Rochechouart,qui commande la place de Paris, l'informe qu'il peut recevoir troisvisites : sa femme, son notaire et son confesseur. La maréchale vientrendre visite à son mari dans la cellule avec leurs quatre enfants.Elle s'évanouit en apprenant la sentence. C'est en vain qu'elle implorasa grâce auprès de Louis XVIII. Celui-ci aurait dit qu'il était favorable à cette requête, mais que seuls Wellington ou la duchesse d'Angoulême (fille de Louis XVI), pouvaient en prendre la décision.La maréchale alla alors, demander grâce à Wellingtonqui accepta tout d'abord, puis renonça devant les difficultés et lesobstacles. Puis, elle alla voir la duchesse d'Angoulême qui refusasèchement. Cette dernière dit plus tard, après avoir lu les témoignagesdu comte de Ségur, regretter son geste. Et que s'il elle avait su quiétait réellement le maréchal Ney, elle aurait demandé sa grâce.On proposa un confesseur à Ney qui répliqua, « Vous m'ennuyez avec votre prêtraille ! ». Puis il accepta finalement, convaincu par un ancien soldat de la campagne de Russie, devenu croyant à cette occasion.Ney écrit une dernière fois à son beau-frère. Puis il s'entretient avec le curé de Saint-Sulpice.À 8 h 30 une voiture vient chercher Ney. Il porte un simple costumebourgeois. Le cortège s'arrête avenue de l'Observatoire. Le maréchalrefuse qu'on lui bande les yeux et, s'adressant aux soldats : « Camarades, tirez sur moi et visez juste ! ». Rochechouart rapporte qu'il prononça également les paroles suivantes : « Français,je proteste devant Dieu et la patrie contre le jugement qui mecondamne. J'en appelle aux hommes, à la postérité, à Dieu. Vive laFrance ! ». Puis il s'écroule sous les balles. La phrase qu'on lui prête « Soldats, visez droit au cœur ! » semble plus romanesque que véridique.Il tombe face contre terre. Conformément à la coutume, la dépouilleresta quinze minutes seule. Un cavalier britannique fit bondir soncheval par-dessus le cadavre. Un officier russe, qui avait expriméostensiblement sa joie, fut rayé des listes de l'armée russe par Alexandre Ier qui appréciait beaucoup le maréchal Ney.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 12 Sep - 10:05

Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont


Marmont Ier[1]
20 juillet 1774
Châtillon-sur-Seine
22 mars 1852 (à 77 ans)
Venise
Français
Royaume de France
Royaume des Français
République française
Empire français
Royaume de France
Artillerie
Maréchal d'Empire
1789 - 1830
Guerres de la Révolution
Guerres napoléonniennes
Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont, duc de Raguse, né le 20 juillet 1774 à Châtillon-sur-Seine et mort le 22 mars 1852 à Venise, fut maréchal d'Empire (1809).
Biographie

Fils d'un officier membre de la petite noblesse, il adopte les principes de la Révolution française. Il apprend les mathématiques à Dijon avant d'entrer à l'école d'artillerie où il rencontre Napoléon Bonaparte[2]. La Révolution et l'Empire


Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont, lieutenant d'état-major d'artillerie en 1792, Georges Rouget, 1835.


Sous-lieutenant d'infanterie à 15 ans, sous-lieutenant d'artillerie en 1792, capitaine à l'armée de Mayence, commandant l'artillerie de l'avant-garde de Desaix. Il participe au siège de Toulon avec Bonaparte et devient son aide de camp, l'accompagnant en Italie et en Égypte[3].Il lui fut remis un sabre d'honneur pour son rôle à la bataille du pont de Lodi. Il est fait chef de brigade en l'an V, commandant de la 4e demi-brigade en Égypte et retourne en Europe avec le général Bonaparte en 1799. Il est nommé conseiller d'État après le 18 brumaireauquel il participe et, quelques mois plus tard, il est promu aucommandement en chef de l'artillerie de l'armée de réserve. Il déploieles ressources les plus ingénieuses pour transporter le matérielau-delà du col du Grand-Saint-Bernard. Il organise l'artillerie pour l'expédition en Italie, qu'il commande avec efficacité à la bataille de Marengo. Pour cela il est fait général de division.En 1804, il devient grand-officier de la Légion d'honneurmais est très désappointé de ne pas figurer sur la liste des nouveauxmaréchaux. Commandant en chef des troupes françaises et bataves en République batave, il dirige un camp à Zeist, près d'Utrecht. À proximité de ce camp, il fait construire par ses soldats une pyramide commémorative, le « Marmontberg ». La ville d'Austerlitz sera fondée à l'emplacement du camp.En 1805, les trois divisions du camp forment le 2e corps d'armée (36 000 hommes environ) avec lequel il participe à la bataille d'Ulm. En 1806, il est nommé général en chef en Dalmatie, pour débloquer les Français assiégés dans Raguse (Dubrovnik) par les Russes. Pendant les cinq années suivantes, il est gouverneur civil et militaire de la Dalmatie,et les traces de son régime bienfaisant survivent à la fois dans degrands travaux publics et dans la mémoire de la population.En 1808, il est fait duc de Raguse et, en 1809, étant requis par Napoléon pour prendre part à la campagne d'Autriche, il marche sur Vienne et participe aux dernières opérations de la campagne. Napoléon le fait alors maréchal sur le champ de bataille de Znaïm, et gouverneur général de toutes les Provinces illyriennes.En juillet 1810, Marmont succède en hâte à Masséna dans le commandement de l'armée française dans le nord de l'Espagne. L'habileté avec laquelle il fait manœuvrer son armée pendant cette année là est reconnue. Son secours à Ciudad Rodrigo à l'automne de 1811, malgré la présence de l'armée britannique, est un exploit. Le positionnement avant la bataille de Salamanque est le meilleur possible. Mais Wellington, conquiert sa position pendant la bataille et inflige une sévère défaite[4] aux Français, le 22 juillet 1812, à la bataille des Arapiles, Marmont lui-même étant gravement blessé au bras et au côté droit, cède le commandement à Clauzel, qui sauve l'armée.Il rentre en France pour récupérer. En avril 1813,il est à peine remis quand Napoléon, oubliant son ressentiment pour ladéfaite, lui donne un nouveau commandement. Il sert dans les bataillesde Lützen, Bautzen et Dresde en Allemagne, et pendant la campagne de 1814.Marmont joue là un rôle politique qui est stigmatisé comme celuid'un ingrat et d'un traître. Le 30 mars, alors que les troupes alliéesencerclent Paris, que Joseph, le frère de Napoléon, et le gouvernement quittent la capitale, défendue par Mortier et Marmont avec 20 000 soldats et 30 000 gardes nationaux commandés par Moncey, Talleyrand convainc Marmont de rompre le combat. Le maréchal entre alors en négociations avec les alliés. La capitulationest signée le 31 mars à 2h du matin. Le 4 avril suivant, Marmont seretire avec ses troupes en Normandie, en totale contravention avec lesordres qu'il a reçus de l'Empereur et sans tenir compte desprotestations de ses officiers et de ses soldats[5]. Cette action ne fut jamais oubliée par ses concitoyens[6]. De son titre de duc de Raguse, on forma d'ailleurs le mot « ragusade » pour signifier trahison[7]. La Restauration et l'exil

À la Restauration des Bourbons, le duc de Raguse est nommé capitaine des Gardes du corps, il se rend à Gand en 1814, comme chef de la maison militaire de Louis XVIII qui le crée Pair de France. Il passe les Cent-Jours aux eaux d'Aix-la-Chapelle. Napoléon revenu au pouvoir le raye de la liste des maréchaux.Après la seconde abdication, il rentre à Paris à la suite du roi qui en fait l'un des quatre majors-généraux de sa Garde royale le 3 août. Le duc de Raguse vote la mort lors du procès du maréchal Ney en décembre 1815.En 1817, il est envoyé en mission expéditionnaire à Lyon. Il est en 1820 chevalier de l'ordre du Saint-Esprit et grand officier[réf. nécessaire] de l'ordre de Saint-Louis. En 1825, en qualité d'ambassadeur extraordinaire, il assiste au couronnement du tsar Nicolas Ier. Il s'occupe quelque temps de la fabrication du sucre de betteraves et y compromet sa fortune.Pendant la révolution de juillet 1830, il est nommé le 28 juillet, commandant de la division militaire de Paris et a ordre de réprimer toute opposition aux ordonnances de Saint-Cloud.Lui-même opposé à la politique de la cour, il essaye néanmoins de faireson devoir jusqu'à ce qu'il devienne évident que ses troupes nesuffisent pas à la tâche. Le dauphin ordonne alors son arrestation[8]. Il accompagne le roi en exil et abandonne son maréchalat[9]. Le duc de Raguse quitte la France et s'embarque à Cherbourg en même temps que Charles X.Son désir de retourner en France ne fut jamais réalisé et il erra en Europe centrale et de l'est, pour finalement s'installer à Vienne, où il est reçu par le gouvernement et étrangement fait tuteur du duc de Reichstadt, le jeune homme qui était Napoléon II.Il commença un long voyage en Hongrie, en Transylvanie, en Russie, à Constantinople, dans l'Asie mineure, la Syrie et l'Égypte; il visita ensuite Rome, Naples et la Sicile.À sa mort en 1852, il fut enterré dans sa ville natale à Châtillon-sur-Seine au cimetière Saint-Vorles. Son fidèle premier aide de camp (à deux reprises en Dalmatie, puis lors de la Restauration), le général baron Claude Testot-Ferry prononça son éloge funèbre...
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Lun 13 Sep - 8:09

Étienne Jacques Joseph Macdonald


17 novembre 1765
Sedan, France
25 septembre 1840 (à 74 ans)
Beaulieu-sur-Loire, France
Français, Écossais
Royaume de France
Royaume des Français
République française
Empire français
Royaume de France
Royaume des Français
Armée française
Grande Armée
Maréchal d'Empire
Guerres de la Révolution
Guerres napoléoniennes
Bataille de Jemappes
Bataille de la Trebbia
Bataille de Marengo
Bataille de Wagram
Bataille de Lützen
Bataille de Leipzig
Grand-croix de la Légion d'honneur
Duc de Tarente
Grand chancelier de la Légion d'honneur
Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald, (né le 17 novembre 1765 à Sedan, Ardennes, mort le 25 septembre 1840 dans son château de Courcelles-le-Roy, à Beaulieu-sur-Loire (Loiret) était un maréchal d'Empire (1809), Duc de Tarente.
Biographie

Origine

Étienne Macdonald est né à Sedan, d'une famille écossaise originaire de l'île de South Uist, dans les Hébrides. Son père, Neil MacEachen (plus tard MacDonald) of Howbeg, protégea la fuite du Prince Charles Édouard Stuart vers la France. Neil rejoint en 1767 une quinzaine de Jacobites exilés à Sancerredepuis 1752. Neil MacDonald s'y établit avec sa femme Marie AlexandrineGonaut et ses enfants, dont Alexandre. Ce dernier fut interne aucollège de Sancerre avant de suivre des études à l'École militaire de Douai[1]. Alexandre servit dans le régiment d'Ogilvy. MacDonald servit d'abord dans le régiment irlandais de Dillon en 1784 en Hollande avant d'être cadet dans le 87e d'infanterie en 1787. Révolution française


Étienne Jacques Joseph Alexandre Mac Donald, capitaine aide de camp en 1792, Louis-Édouard Rioult, 1834.


À Jemmapes, il est fait colonel de l'ancien régiment de Picardie. Capitaine après la bataille de Jemappes, il arrive vite au grade de général. En 1795, dans l'armée du Nord de Pichegru, il poursuit les Anglais de Frederick, duc d'York et Albany, passe les fleuves gelés, et capture avec sa cavalerie la flotte hollandaise prise dans les glaces.Après avoir servi aux armées du Rhin et d'Italie, il est nommé gouverneur de Rome et des États pontificaux. En 1799, quand les Français évacuent Rome, il fait la campagne contre les armées alliées. Il livre la bataille de la Trebbiaqui dure trois jours, il affronte une armée de 50 000 hommes alorsqu'il n'en dispose que de 35 000, reçoit plusieurs blessures et réussità faire sa jonction avec le général Moreau. Le Consulat et le Premier Empire

Il commande les Compagnies Versaillaises lors du 18 brumaire an VIII, et appuie Napoléon Bonaparte. Après la bataille de Marengo et la campagne des Grisons, Macdonald est envoyé au Danemark comme ministre plénipotentiaire jusqu'en 1803. À son retour, il reçoit le titre de grand officier de la Légion d'honneur.Disgracié pour avoir soutenu le général Moreau, sous lequel il a servi, il vit une période d'exil en Berry. MacDonald achète le château de Courcelles-le-Roi et de Bois Sir Aimé. C'est à cette époque qu'il devient gouverneur de la 7e région militaire et où il réside à Bourges, rue Jacques Cœur.
Étienne Jacques Joseph Macdonald, duc de Tarente, maréchal de France, Jean Sébastien Rouillard, 1837.


Ce n'est qu'en 1809 qu'il reprend le commandement d'une division en Italie. C'est à Wagramqu'il est nommé maréchal, après avoir enfoncé le centre de l'arméeennemie que protégeaient 200 pièces de canon. À son retour à Paris, en 1810, il est nommé duc de Tarente, et prend le commandement d'un corps d'armée en Espagne. En 1812, il commande le Xe Corps en Russie. En 1813, il prend part aux batailles de Lützen, de Bautzen et de Leipzig. Là, il traverse à la nage l'Elster, où périt Poniatowski, et assiste, le 30 octobre, à la bataille de Hanau. Pendant la campagne de 1814, il commande l'aile gauche de l'armée, et assiste à Fontainebleau à l'abdication de Napoléon, à laquelle il contribue.Après l'abdication de Fontainebleau, il accepte la pairie le 4 juin 1814. Dans la nuit du 19 au 20 mars 1815, il part de Paris avec Louis XVIII, et, après l'avoir accompagné jusqu'à Menin, il revient, refuse tout poste de Napoléon, et prend du service dans la garde nationale comme simple grenadier. Après Waterloo, il est fait Grand chancelier de la Légion d'honneur.Au retour des Bourbons, le duc de Tarente reçoit la mission de congédier l'armée de la Loire. Il est nommé major-général de la Garde royale de Louis XVIII en septembre 1815. En 1821, il est nommé grand chancelier de l'ordre de la Légion d'honneur, dignité qu'il conserve jusqu'en 1831.
Tombe du maréchal Macdonal au cimetière du Père-Lachaise.


Il meurt le 17 septembre 1840, dans son château de Courcelles-le-Roy, à Beaulieu-sur-Loire (Loiret), âgé de 75 ans, laissant un fils âgé de 15 ans.Les paroles prononcées par Napoléon à Sainte-Hélène ont une hautevaleur, surtout lorsqu'elles concernent des hommes dont il pouvaitavoir à se plaindre ; il a dit: « Macdonald avait une grande loyauté. » États de service


  • 8 mars 1793 : Chef de Brigade de la 26e demi-brigade de bataille
  • 26 août 1793 : Général de brigade
  • 28 novembre 1794 : Général de division
  • 12 juillet 1809 : Macdonald est élevé à la dignité de maréchal d'Empire
Titres, décorations et distinctions [modifier]


Statue du maréchal Macdonald au Louvre.



  • 1er Duc de Tarente et de l'Empire (9 décembre 1809) ;


  • Légion d'honneur :

    • Légionnaire (23 vendémiaire an XII : 16 octobre 1803), puis,
    • Grand officier (25 prairial an XII : 14 juin 1804), puis,
    • Grand aigle de la Légion d'honneur (14 août 1809),
    • Grand chancelier de la Légion d'honneur (2 juillet 1815) ;

  • Ordre royal et militaire de Saint-Louis :

    • Chevalier (2 juin 1814), puis,
    • Commandeur (5 octobre 1815), puis,
    • Grand-croix de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis (1820) ;

  • Chevalier-Commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit (septembre 1820) ;
  • Pair de France (4 juin 1814, duc et pair le 31 août 1817, lettres patentes du 18 février 1818).
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Mar 14 Sep - 9:34

UN MARTYR DE LA TERREUR BLANCHE:
LE COLONEL CHARLES DE LA BEDOYERE
(1786-1815)
par Christophe Bourachot

Parcours d'un fidèle de l'Empereur :

harles-Angélique-François Huchet de La Bédoyère, issu d'une vieille famille bretonne, naît à Paris le 17 avril 1786. Après avoir grandi dans un royalisme ambiant, le jeune Charles, au sortir de la tourmente révolutionnaire n'a qu'un but : " Il est dévoré de la passion de servir à la grandeur française ", comme l'écrit Marcel Doher dans la biographie qu'il lui a consacré. Après un voyage au cours duquel, en compagnie de son frère Henry, il parcourt la France, la Suisse et l'Allemagne, il rencontre la célèbre Madame de Staël. Il devient d'ailleurs un des habitués de son salon de Coppet. Mais c'est la carrière des armes qui est son objectif ; en 1806, nous retrouvons Charles lieutenant en second à la 2ème compagnie des gendarmes d'ordonnance. Notons au passage que La Bédoyère était un cousin éloigné de Charles de Flahaut, lui même fils naturel de Talleyrand (et de Madame de Souza, une familière de la Reine Hortense). Selon Marcel Doher, c'est grâce à la bienveillance de cette dernière que le jeune Charles obtint son brevet de sous-lieutenant…

La compagnie de Charles jusque là cantonné à Mayence, part début 1807 afin de traquer quelques bandes de " partisans ". Il traverse donc l'Allemagne en direction de la Poméranie. La Bédoyère traverse Berlin, puis le voici en route pour Stettin et Colberg . Il participe à de " petits engagements avec des groupes de partisans en embuscade ". Après une opération à Degow, devant Colberg,, " en dehors des jours de combat, ce sont de longues reconnaissances, des bivouacs sur la neige, dans la solitude de forêts monotones et de lacs gelés ", écrit Marcel Doher. Le 14 juin 1807, La Bédoyère et ses camarades assistent à la bataille de Friedland. Après la dissolution des Gendarmes d'ordonnance, La Bédoyère est nommé lieutenant en 1er au 11ème chasseurs à cheval. Le 14 janvier 1808, il est nommé aide de camp de Lannes et le suit en Espagne. On le retrouve ainsi au siège de Saragosse, puis au printemps 1809 il part pour l'Autriche et participe à toute la campagne s'y déroulant. En juin 1809, La Bédoyère passe aide de camp du Prince Eugène et le suit en Italie. Il y séjournera jusqu'en 1812. En cette année douloureuse pour la Grande-Armée, La Bédoyère suit Eugène en Allemagne lorsque celui-ci prend le commandement du IV° corps de la Grande-Armée. Puis c'est lé départ pour la Russie…Il est présent à la bataille de La Moskowa (7 septembre 1812), à celle de Malo-Jaroslawetz (24 octobre 1812), puis lors du passage de la Bérézina (26-28 novembre 1812).

En 1813, Charles de La Bédoyère reçoit le commandement du 112ème de ligne, compris dans la 35ème division du Général Gérard (XI ème corps du maréchal Macdonald). Le 1er mai 1813 il est nommé colonel et participe à la bataille de Bautzen (20-21 mai 1813). Blessé à Golberg, il est mis en congé et rentre en France pour se soigner. Il épousera au cours de son séjour, Georgine de Chastellux, en novembre 1813. Les nouveaux époux profitent en cette fin d'année pleinement de leur bonheur.

1814 ! L'ennemi foule le sol de la France…La Bédoyère, proposé à deux reprises pour le grade de général de brigade par le général Gérard, est affecté au commandement provisoire de la 2ème brigade de la 1ère division de Paris. Il refuse ce poste " espérant rejoindre son régiment et désirant en garder le commandement ". Il est présent lors de la bataille de Paris, le 30 mars 1814, et " se dépasse sans compter " comme l'écrit si bien le Colonel Hippolyte de Marcas dans ses " Souvenirs ". Après la première abdication, Charles de La Bédoyère remet sa démission afin de ne pas servir le nouveau pouvoir mais c'est sans compter avec sa belle-famille les de Chastellux !

"César de Chastellux, le frère aîné de Georgine, émigré servant aujourd'hui dans la Garde Royale , effectue une démarche, que Charles n'aurait jamais faite, auprès du Ministre de la Guerre ", écrit Marcel Doher. La Bédoyère est nommé le 4 octobre 1814, colonel du 7ème de ligne et doit rejoindre sa garnison à Chambéry. Le 25 octobre de la même année, Georgine donne naissance à un petit garçon : Georges-César-Raphaël. En janvier 1815, Charles de La Bédoyère est toujours à Paris ! Il ne semble pas pressé de rejoindre son régiment…Il quitte enfin la capitale le 22 février et arrive à sa destination quatre jours après.
"Adieu, Madame, dans huit jours je serai fusillé ou Maréchal d'Empire ! " Déjà en France, devant le mécontentement général, certains ont le regard tourné vers l'île d'Elbe… " Que diriez-vous si vous appreniez que mon régiment a pris la cocarde tricolore et les aigles ?… " demandait Charles à la Reine Hortense avant son départ…

Le 26 février, jour de son arrivée à Chambéry, l'Aigle quitte son rocher ;il est en route vers les côtes de France…Le général Marchand, commandant la place de Grenoble apprend le débarquement le 4 mars au soir. Le lendemain après une réunion avec tous les officiers de la garnison, Marchand envoie une dépêche à un certain Devilliers, commandant la brigade de Chambéry : il doit faire mouvement sur Grenoble afin de s'opposer à la progression du " Corse " ! Le 7ème et le 11ème de ligne se mettent en route. Le 7ème ayant à sa tête le très bonapartiste La Bédoyère. Celui-ci au cours d'une halte chez une certaine Madame de Bellegarde aurait déclaré : " Adieu , Madame, dans huit jours je serai fusillé ou Maréchal d'Empire ! ". Puis c'est l'arrivée à Grenoble... On connaît l'épisode inoubliable de Laffrey… La Bédoyère n'y assistera pas: il est à Grenoble dans la ville en état d'alerte.

Après avoir déjeuné avec le Général Marchand, ce 7 mars 1815, il rassemble son régiment aux cris de " Vive l'Empereur ! " et après un conciliabule avec ses officiers et ses soldats, il sort de Grenoble, allant à la rencontre de l'Empereur qu'il retrouve " avant Vizille, entre Tavernolles et Brié ".
Marcel Doher écrit : " Celui-ci voit s'approcher le jeune et ardent colonel. L'an passé, aux jours douloureux de Fontainebleau , La Bédoyère s'est mis spontanément à sa disposition, demeurant auprès de lui jusqu'au dernier moment, à l'heure de tous les reniements ". L'empereur embrasse La Bédoyère et voyant que ce dernier n'a pas de cocarde tricolore, décroche celle qui orne son chapeau et la lui donne. Plus tard c'est la prise de Grenoble, après bien des aléas. La Bédoyère suit l'Empereur vers Paris. Ce dernier y arrive le 20 mars vers 21 heures. Le Lendemain , à 3 heures du matin, Le 7ème de ligne commandé par La Bédoyère y fait son entrée. L'Empereur nomme La Bédoyère général de brigade et aide de camp. Il a vingt-neuf ans. Notons, que le "bon" roi Louis XVIII ne reconnaîtra pas cette nomination…

Le 4 juin, Charles de La Bédoyère est fait comte de l'Empire et nommé membre de la Chambre des pairs.

La campagne de Belgique débute alors. Le 12 juin 1815, l'Empereur quitte Paris, accompagné, notamment de son nouveau général de brigade. Ligny, les Quatre-Bras puis Waterloo…Durant cette ultime grande bataille, La Bédoyère parcourt les rangs afin de transmettre les ordres de l'Empereur. L'Empire vit ses derniers jours…C'est la retraite. L'Empereur entre dans Philippeville ; La Bédoyère n'est pas loin, accompagné des autres aides de camp : Flahaut, Dejean, Bussy, Corbineau et Canisy.

Le 21 juin, Napoléon est à Paris. Charles de La Bédoyère se démène à la Chambre des députés afin de soutenir la reconnaissance de Napoléon II ; mais en vain …Pendant son vibrant playdoyer, le maréchal Masséna lui assène cette phrase cinglante: "Jeune homme, vous vous oubliez !". Le 29 juin, l'Empereur quitte la Malmaison pour Rochefort. Sensible à la fidélité de La Bédoyère il le veut près de lui dans son exil. Mais Charles, tout occupé à réconforter sa chère Georgine, arrive trop tard. : Napoléon est parti et les prussiens approchent de la Malmaison.

La Reine Hortense, amie fidèle , l'engage à quitter Paris sans délai. Il part de la capitale le 12 juillet en direction de Riom afin d'aller saluer son ami Exelmans qui lui a réservé le poste de chef d'état-major du 2ème corps de cavalerie. Mais partout en France, les royalistes crient vengeance… Il faut songer à quitter la patrie. Aussi, après s'être procuré un passeport pour l'Amérique, La Bédoyère remonte à Paris embrasser une dernière fois son épouse et son fils. Le 24 juillet 1815, est publiée l'ordonnance du Roi (dont Fouché et Talleyrand sont les véritables auteurs) poursuivant les anciennes gloires de la Grande-Armée. Ney, Les frères Lallemand, Drouet d'Erlon, Bertrand, Drouot, Cambronne et…La Bédoyère sont cités dans celle-ci. Ils ne sont pas les seuls… Charles de La Bédoyère prend cette fois la décision d'aller en Amérique mais avant il tient à aller à Paris… Repéré durant son voyage, il est arrêté le 2 août 1815 et expédié à la Préfecture de police. Interrogé par Decazes, le nouveau ministre de la police, " il reconnaît et prend à sa charge tous les actes qu'il a accomplis ". Transféré à la Conciergerie puis à la prison de l'Abbaye, La Bédoyère attend sereinement son jugement. Son procès est fixé au lundi 14 août 1815. Entre temps, a lieu une tentative pour le faire évader. Elle n'aboutira pas.

Après un procès mémorable, Charles de La Bédoyère est condamné à la peine de mort.
Chateaubriand, en bon courtisan, écrira au Roi : " Vous avez saisi ce glaive que le souverain du ciel a confié aux princes de la terre pour assurer le repos des peuples… Le moment était venu de suspendre le cours de votre inépuisable clémence…votre sévérité paternelle est mise au premier rang de vos bienfaits. " (Cité par Henry Houssaye (dans son " 1815.La seconde abdication.-La terreur blanche ". Paris, Perrin, 1905) Actas est fabula ! La pièce est jouée ! Malgré une dernière tentative de sa femme afin d'intercéder auprès de Louis XVIII, le destin de La Bédoyère semble devoir s'achever d'une façon irrémédiable….Jugé par un conseil de guerre 5 jours auparavant, il est fusillé en fin de journée le 19 août 1815 à la Barrière des Ministres par un peloton dont il commanda lui-même le feu…

Le 22 août 1815, son corps est transféré au cimetière du Père-Lachaise où il repose depuis.
Son fils Georges le rejoindra en 1867 et Georgine en 1871.






Le jugement de l'Empereur à Sainte-Hélène.
«Le Colonel de La Bédoyère était animé des plus nobles sentiments ; il avait été aide de camp du maréchal duc de Montebello et du vice-roi d'Italie. Jeune homme de trente ans, il avait été élevé dès sa plus tendre enfance aux cris de «Vive l'Empereur !» et était enivré de la gloire de la France. La conduite des Bourbons, leur asservissement à l'étranger, le déshonneur dont ils couvraient la nation, avaient révolté tous les sentiments de son âme, et, quoique sa famille, une des anciennes familles de Bretagne, fût attachée à la cour des Bourbons, il resta constamment en opposition, frémissant de l'avilissement de la France, et il appelait de tous ses souhaits, à grands cris, celui que la France voulait et que les étrangers redoutaient tant. Napoléon le reçut et le loua de son généreux dévouement, il y avait du courage, car il était le premier qui se ralliait à l'empereur, et il l'avait fait hardiment, au milieu de la place de Grenoble. Il n'y avait dans cet acte aucun sentiment personnel, aucune vue d 'ambition, même aucun sentiment d'amour-propre.»

(Le Mémorial de Sainte-Hélène ).


.




A Sainte-Hélène c'est par Gourgaud, qui l'avait lu dans les journaux reçus, que Napoléon apprit la mort de Charles de La Bédoyère. Nous étions le 7 décembre 1815, autre date sombre puisque ce fut ce même jour qu'était fusillé le Maréchal Ney, avenue de l'Observatoire…

De g. à d. : La Bédoyère, Ney et Lavalette
Coll. Bibl. mun. de Grenoble
Cl. Piccardy
Dans son Testament en date du 15 avril 1815, l'Empereur lègue 100 000 francs aux enfants de La Bédoyère. Dans son Codicille (daté du 24 avril 1821) il ajoute la somme de 50 000 francs aux mêmes. (Source : " Mémorial de Sainte-Hélène. ". Edition établie par Marcel Dunan (Paris, Garnier, 1983, 2 volumes).
Etat des services de Charles de La Bédoyère
(d'après celui donné par Marcel Doher dans son livre)
Gendarme d'ordonnance de la Maison de l'Empereur……………………........11 octobre 1806
Lieutenant en second……………………………………………………..........….4 novembre 1806
Passé au 11ème chasseurs à cheval………………………………………..10 septembre 1807
Aide de camp du Maréchal Lannes……………………………………..............….14 janvier 1808
Capitaine ………………………………………………………………..................…....9 janvier 1809
Aide de camp du Prince Eugène……………………….……………..............….....….10 juin 1809
Chef d'escadron..…………………………………………………….......….…....26 décembre 1811
Colonel commandant le 112ème d'infanterie de ligne……………........…….……1er mai 1813
Commandant provisoirement la 2ème brigade de la 1ère division de Paris......3 février 1814
Commandant les 1er et 4ème bataillons de son régiment à l'armée de Lyon..14 mars 1814
Colonel du " Régiment d'Orléans " (7ème de ligne)………………………......... 4 octobre 1814
Maréchal de camp. Aide de camp de l'Empereur. ………………………..........…26 mars 1815
Condamné à mort par jugement du 2ème Conseil de guerre de la 1ère division militaire-Confirmé…………………………………….................……………………………...…19 août 1815
Exécuté dans la plaine de Grenelle………………………...…………………..........19 août 1815
Campagnes -1806 et 1807: Grande-Armée
-1808: Espagne
-1809: Armée d'Allemagne
-1810 et 1811: Italie
-1812: Russie
-1813: Saxe
-1814: France
-1815: Armée du Nord
Blessures Blessé à Tudela (Espagne)………………………………………….……19 novembre 1808
Blessé à Essling (Allemagne)………………………………………....……........22 mai 1809
Coup de feu à la cuisse gauche sur les hauteurs de Golberg en Silésie…23 août 1813
Décorations Membre de la Légion d'honneur…………........ mai 1809
Officier de la Légion d'honneur…………..... 21 juin 1813
Chevalier de la Couronne de Fer …………11 août 1809
Le souvenir de Charles de La Bédoyère à Paris. Le lieu où il fut exécuté, la Barrière des Ministres (plus tard Barrière de Grenelle), une des portes du mur des Fermiers-Généraux qui ceinturait alors Paris, se trouve à la hauteur du 61, Boulevard de Grenelle (XV°). Plus précisément à l'emplacement du guichet de vente de la station de métro " Dupleix " (ligne 6). Aucune plaque commémorative ne rappelle bien sûr l'événement. A noter que c'est également en cet endroit que fut exécuté en 1809 Armand de Chateaubriand (frère de l'écrivain royaliste) et en 1812, les généraux Malet, Lahorie et Guidal.

Généralement, les condamnés sortaient de Paris par cette porte, puis étaient adossés au mur face à la campagne. (Source: Jacques Hillairet : " Dictionnaire historique des rues de Paris ". Paris, Editions de Minuit, 1963, 2 volumes et un supplément).
La sépulture de La Bédoyère se trouve au Cimetière du Père-Lachaise dans la 16ème division (1ère ligne face à la 17ème division).
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Sam 18 Sep - 12:27

Guillaume Marie-Anne Brune


13 mai 1763
Brive-la-Gaillarde
2 août 1815 (à 52 ans)
Avignon
Français
Royaume des Français
République française
Empire français
Royaume de France
Empire français (Cent-Jours)
Grande Armée
Maréchal d'Empire
1791 - 1815
Guerres de la Révolution
Guerres napoléonniennes
Bataille de Brécourt
Bataille de Bergen
Bataille de Alkmaar
Bataille de Castricum
Guillaume Marie-Anne Brune, né le 13 mai 1763 à Brive-la-Gaillarde et mort le 2 août 1815 à Avignon, est un maréchal d'Empire.
Biographie

Enfance corrézienne

Son père, Étienne, était avocat du roi au Présidial de Brive et sa mère Jeanne de Vielbans appartenait à la petite noblesse[1].Après avoir fini ses humanités au collège des Doctrinaires de Brive,à vingt ans, il partit à Paris poursuivre les études juridiquesimposées par sa famille. Là, il s’inscrivit à l’école de droit et auCollège de France. Mais le jeune homme préfèrait fréquenter les sallesde jeux, où il perdit quantité d’argent.Ce fut alors qu’il devint ouvrier typographe pour pouvoir survivre. Toujours à court d’argent, Guillaume retourna à Brive en 1787, un séjour qui fut pour lui une totale déception[2]. Il décida alors d’entrer dans la République des Lettres. Il écrivit dans l’année qui suivit un Voyage pittoresque et sentimental dans plusieurs provinces occidentales de France, qui devait lui ouvrir une carrière de littérateur[3]. Révolution française

À Paris, Brune fit la connaissance de Marat, Fréron, Fabre d'Églantine et devint l’ami de Camille Desmoulins et de Danton. Avec eux et grâce à eux, il embrassa avec ardeur la cause de la Révolution, et s'inscrivit en 1791 au club des Cordeliers.Pour défendre et populariser ses idées, en 1791, il acheta une petite imprimerie et devint rédacteur en chef d’un périodique, LeJournal Général de la Cour et de la Ville concernant tout ce qui estdécidé à l’Assemblée nationale, ce qui se passe à l’Hôtel de Ville deParis, dans les districts, au Châtelet, ainsi que les nouvellesauthentiques de la province, les anecdotes et tout ce qui est relatifau château des Tuileries, plus connu sous son pseudonyme Le Petit Gauthier. Prêt aussi à défendre ses idéaux par les armes, le futur maréchal entra dans la garde nationale de Paris puis au 2e bataillon de volontaires de Seine-et-Oise. En octobre, il fut élu adjudant-major.
Guillaume Marie-Anne Brune, capitaine adjoint aux adjudants-généraux en 1792 (1763-1815), Auguste Vinchon, 1835.


Après un séjour à l'état-major du général Dumouriez dans l'armée du Nord, il devint, l'année suivante, adjoint aux adjudants-généraux ; adjudant-général et colonel en 1793.Après avoir été nommé commissaire à l’Armée de Belgique, il devint chef d’état-major de Sepher. Brune fut chargé de réprimer la révolte fédéraliste. Commandant l'avant-garde contre le général Wimpfen, il triompha de lui à Pacy-sur-Eure qui lui permit de disperser les Fédéralistes de Normandie. De retour à l'armée du Nord, il fut nommé général de brigade, le 18 août 1793 et participa à la bataille d'Hondschoote.Mais en décembre 1793, dénoncé par Tallien et Ysabeau, il fut proscrit par le Comité de Salut Publicsous le prétexte d’avoir défendu le roi au cours des journées des 5 et6 septembre et il ne dut son salut qu’au soutien indéfectible deDanton. De retour en grâce, au cours de l’automne 1795, il fut chargé de pacifier le Midi de la France en rétablissant l’ordre dans le Gard, la Drôme et le Vaucluse, troublé par les Compagnons de Jéhu. Sous les ordres du représentant Boursault, il imposa au début octobre l’état de siège à Avignon.En 1795, après avoir commandé la place de Bordeaux, il participa à la répression de l’insurrection royaliste du 13 vendémiaire, aux côtés de Barras et du général Bonaparte. Appelé par le Directoire à l’armée d’Italie, sa conduite à Arcole fut héroïque. Puis Brune, à la tête de l’avant-garde de la division Masséna, se distingua lors de la bataille de Rivoli, avant de s'illustrer à Saint-Michel, à Feltre, à Belluno, etc., et d'être nommé général de division sur le champ de bataille le 17 avril 1797.Un an plus tard, le nouveau promu se vit confier une intervention en Suisse pour soutenir les Vaudois révoltés contre le canton de Berne. Commandant l’armée d’Helvétie, il prit Fribourg et s’empara du « Trésor de Berne »[4] qui allait financer l’expédition d’Égypte[5]. Le 17 mars 1798, il adressa une lettre au Directoire l’informant de la soumission de la Suisse. Avec soulagement, face au pillage organisé qui l’éclaboussait, Brune reçut le commandement en chef de l’armée d'Italie en remplacement de Berthier et de Masséna[6].
Brune, le général de la Révolution


Au cours de l'été 1799, Brune fut envoyé défendre les côtes de la République batave. Le 19 septembre 1799, à la tête des forces françaises en Batavie, Brune repoussa une armée russo-britannique débarquée au Helder lors de la bataille de Bergen, puis à Castricum le 6 octobre 1799. Il força Frederick, duc d'York et Albany, général en chef de l’armée alliée, à la capitulation et lui fit signer la convention d'Alkmaar[7].Mais le 4 décembre 1799, le gouvernement batave, persuadé que le général Brune voulait le renverser, le priva de son commandement[8]. Il fut alors nommé commandant en chef de l’armée de l'Ouest avec mission de mettre un terme à l'insurrection vendéenne. Peu après, les chefs Chouans se soumirent.Après le 18 brumaire, le 25 décembre 1799, Guillaume Brune, qui était l’un des principaux collaborateurs du Premier Consul, entra au conseil d'État. À ce titre, il présida la section de la guerre entre 1801 et 1802.Un an après, à la suite de la victoire de Marengo, Napoléon Bonaparte le nomma commandant en chef de l'armée d'Italie, en remplacement de Masséna. En août 1800, il s’empara de Vérone, de Vicence et signa l’armistice de Trévise. Enfin en décembre, le général Brune remporta sur les Autrichiens la victoire de Monzambano. Resté républicain

Mais ses faits d’armes n’enchantaient pas nécessairement Bonapartequi venait d’être nommé consul à vie. Ce général, resté ferventrépublicain, le mettait mal à l’aise. En septembre 1802, il éloigna Brune en le nommant ambassadeur à Constantinople[9]. Avant son départ, Brune accepta d'être le parrain[10] du fils du général Dumas, l'écrivain Alexandre Dumas.
Guillaume Marie-Anne, comte de Brune, maréchal de France (1763-1815), Eugène Battaille, d'après Marie-Guillemine Benoist.


Le 18 mai 1804,le Sénat de la République française jugea utile et nécessaire dedécerner la dignité impériale à Napoléon Bonaparte. Le lendemain,Napoléon Ier, empereur des Français, désigna ses premiers maréchaux. Brune fut parmi eux. Le nouveau maréchal d'Empire fut également fait grand-aigle de la Légion d'honneur. Il quitta Constantinople et rentra en France.Le 2 septembre 1805, l’empereur nomma Brune général en chef de l’armée du camp de Boulogne et de l'armée des côtes de l'Océan, puis, en 1806, gouverneur des villes hanséatiques.Mais ce maréchal, parvenu au faîte de sa carrière militaire,continuait à inquiéter Napoléon avec ses opinions politiques. Êtrerépublicain sous l’Empire n’était plus de mise. L’empereur prit lepremier prétexte venu pour le faire tomber en disgrâce. Celle-ci allaitdurer de 1807 aux Cent-Jours. En 1807, Brune, commandant du corps d’observation de la Grande Armée opérant contre la Prusse, fut chargé de conquérir la Poméranie. Le maréchal s'empara de Stralsund le 15 juillet puis de l’île de Rügen. Le 7 septembre, au cours d’une entrevue avec le roi de Suède,l’acte de capitulation rédigé par le maréchal ne cita pas « l’armée deSa Majesté Impériale et Royale », mais « l’armée française. » Cerépublicanisme déplut tellement à Napoléon que Brune fut mis endisponibilité jusqu’en 1814. Tout au long de cette disgrâce, son nom ne fut plus prononcé à la Cour impériale. Contraint et forcé, le 1er avril 1814, le maréchal se rallia aux Bourbons, qui rechignèrent pourtant à accepter ses services en 1814 même si Louis XVIII lui donna la croix de Saint-Louis. Le traquenard d'Avignon [modifier]

Le maréchal Brune revint en grâce lors du retour de l’île d’Elbe. Le 16 avril 1815, le maréchal Davout, ministre de la Guerre, lui confia le commandement de la 8e division militaire sise à Marseilleet d'un corps d’observation sur le Var, chargé de protéger la frontièreavec le Piémont. Le maréchal avait sous ses ordres la 17e division d’infanterie, commandé par Verdier, le 14echasseurs à cheval, de l’artillerie et du génie, soit au total : 5544hommes. Brune « accepta la tâche ingrate et difficile d’arrêter laguerre civile dans la Provence, dont les passions violentes avaient étédéchaînées par les factions, et de défendre ce pays contre l’invasiondes Anglais et des Autrichiens »[11].À Sainte-Hélène, dans le Mémorial, Napoléon dit de lui :
« C’était un déprédateur intrépide et j’ai eu tort de ne pas meconfier au maréchal Brune en 1815, il connaissait tous les vieux de laRévolution, il m’aurait organisé facilement 25 000 ou 30 000 fédérésqui eussent dominé la défection des Chambres. »
Le 2 juin,pour s’assurer la fidélité de celui qui avait toujours été plus ungénéral de la Révolution qu’un maréchal d’Empire, Napoléon le nomma pair de France, faisant de Brune, ipso facto un comte de l'Empire[12].Le maréchal Brune arriva à Marseille le 21 avril et y instaura l'état de siège. Brune reçut la nouvelle de la défaite de Waterloo le 24 juin. Dans un communiqué en date du 4 juillet,il informa ses troupes de l’abdication de Napoléon et conclut son ordredu jour en proclamant : « Vive l’Empereur Napoléon II, vive à jamais laliberté française ! ». Apprenant le retour de Louis XVIII à Paris le 14juillet, Brune continua de faire flotter le drapeau tricolore sur Toulon jusqu'au 31 juillet 1815[13]. Il fit allégeance à son concitoyen de Brive, le futur amiral Grivel, chargé de mission auprès du marquis de Rivière. Brune adressa alors son dernier message aux soldats de la 8e division :
« La patrie a droit à tous nos sacrifices, elle ordonne que nousrenoncions à ces drapeaux qui nous rappellent tant de victoires, qu’ilsreçoivent mes douloureux adieux… »
Relevé de son commandement militaire de Toulon, il fut appelé àParis pour rendre compte au roi de la mission que lui avait confiél’empereur[14].Il était prévu que le maréchal Brune embarquât sur une goélette, préparée par Duperréet Grivel, pour regagner Paris par Le Havre. Mais Brune, jugeant cetteidée peu digne d’un maréchal de France, choisit de partir par la routeet décida de rejoindre la capitale par la vallée du Rhône. Il quittason poste le 1er août, après avoir remis son commandement au général Partouneaux et à l’amiral Ganteaume.Le 31 juillet 1815,le drapeau tricolore qu’avait fait flotter Brune à Toulon fut descenduet retiré sur ordre de Partouneaux et Ganteaume. À ce sujet, il y adans les archives officielles un rapport anonyme de juillet 1815 :« Ordre de faire saisir le maréchal Brune qui persiste à fairemaintenir la cocarde et le drapeau tricolore à Toulon ». Ce fut cetacte de bravoure qui lui valut d'être victime d'un dramatique épisodede la Terreur blanche.Avant son départ de Toulon,vers deux heures du matin, Brune reçut du marquis de Rivière unlaissez-passer lui permettant de rejoindre Paris. Le maréchal partitsous bonne escorte[15]. La première étape prévue était Avignon. Mais lors de la traversée d’Aix-en-Provence, reconnu par un groupe royaliste, il fut menacé et insulté[16]. Faisant fi de cette première alerte, au relais de Saint-Andiol, Brune congédia son escorte du 14e chasseurs dont les chevaux étaient harassés. Arrivé à Cavaillon, il fut informé que de toute façon ses soldats avaient reçu l’ordre de revenir vers Toulon[17].
L'ancienne place de la Comédie, actuelle place Crillon, où le maréchal Brune tomba dans un traquenard


Il continua pourtant sa route avec ses trois aides de camp Alard,Bourgoin et Degand, son secrétaire Le Guen, ainsi que le général de Loverdo[18]. Vaguement informés des troubles d’Avignon, ceux-ci l’engageaient à éviter cette ville[19].On pouvait gagner Orange par la route de l’Isle-sur-la-Sorgue, mais lemaître de poste s’y opposa déclarant qu’il lui fallait passer parAvignon pour relayer.Simplement accompagné par Bourgoin et Degand, le convoi, réduit àdeux voitures, une calèche et un cabriolet, arriva au pied des rempartsd'Avignon le 2 aoûtet pénètra dans la cité par la porte de l’Oulle à dix heures du matin.Il s’arrêta sur la place de la Comédie où se trouvait le relais deposte. L’heure exacte est connue grâce au rapport du capitaine CasimirVerger. Celui-ci, pris d’un zèle intempestif, décida d’examiner à laloupe les papiers de route bloquant le maréchal et son équipage pendantassez longtemps pour que Brune soit reconnu par « une tourbe d’insensésqui se décoraient du nom de royalistes »[20].La nouvelle fit le tour de la ville. Pendant que l’on changeait leschevaux, un attroupement se forma autour de la voiture du maréchal. Cesexcités – appelés verdets et trestaillons – étaient conduits par lenégociant Soullier, un royaliste connu par sa violence et sonirascibilité. Celui-ci accusa Brune d’avoir porté au bout d’une piquela tête de la princesse de Lamballe. Cette accusation était totalementmensongère[21].Dans le même temps, le major Lambot, chef d’escadron de gendarmerie,prévenu par le chef de poste Verger, se fit apporter les passeports dumaréchal et de sa suite afin de les vérifier et de les viser. Le départétait ainsi suspendu le temps de procéder à ces longues formalités[22]. Cela fut suffisant pour que la voiture de Brune, bloquée devant l’hôtel du Palais Royal contigu au relais de poste[23], fût prise à partie par une foule qui augmentait de minute en minute.Sans s’inquiéter outre mesure et afin de ne pas se retarder, lemaréchal réclama juste quelques pêches à manger. La foule devenait deplus en plus nombreuse et vindicative. L’épouse de l’aubergiste duPalais-Royal, la dame Molin, craignant le pire, le fit immédiatementpénétrer à l’intérieur. Elle l’informa que le nouveau préfet, le baronde Saint-Chamans, arrivé le matin même à six heures se trouvait chezelle et lui conseilla de se réfugier dans son appartement. Ce que fitBrune.Saint-Chamans, descendu sur la place, tenta vainement de calmer lafoule. Il conseilla alors au maréchal de quitter sans délai Avignon luipromettant de lui faire parvenir son passeport par un gendarme. Endépit de l’opposition de la foule, et grâce à une nouvelle interventiondu préfet, Brune put enfin se remettre en route. Le convoi partitpoursuivi par une foule hurlante. Pour sortir d’Avignon, les voiturescoupèrent par l’intérieur des remparts, permettant à Soullier et à sesémeutiers de les bloquer à nouveau. La calèche du maréchal fut cribléede pierres. Une quinzaine d’hommes armés se jetèrent à la tête deschevaux en criant : « À mort ! Au Rhône ! À mort l’assassin ! »Prévenu, le préfet arriva en compagnie de Boudard, son conseiller depréfecture, de Bressy-Poutinçon, le commissaire de police et ducapitaine Verger qui rapportait enfin les passeports. Tous tentèrent decalmer la foule de portefaix, de mariniers et de manouvriers ou tout aumoins de la retenir ou de lui faire entendre raison. Peine perdue. Cefut alors qu’un portefaix saisit le fusil d’un garde national encriant : « Donne, donne, que je le tue comme Calvet ! »[24].Gardant son calme et son sang-froid, le maréchal se laissaconvaincre par le préfet de retourner place de la Comédie où, luifut-il expliqué, il serait plus en sécurité. Le postillon, blessé à latête, fut contraint de descendre et de tirer ses chevaux par la bride.Verger, épée à la main, avait toutes les peines à frayer un passage auconvoi. Arrivés devant l’hôtel, tous se précipitèrent à l’intérieurpendant que les portes étaient promptement fermées.Brune se réfugia à nouveau chez le préfet. Mais la chambre decelui-ci donnant sur la cour, des hommes de Soullier aperçurent lemaréchal et le mirent aussitôt en joue. L’aubergiste Molin l’invita às’installer au premier étage dans une chambre donnant sur l’intérieur.Degand et Bourgoin entrés dans l’hôtel par une autre porte furentinstallés dans une salle basse sous la garde d’hommes armés. Dehors,verdets et trestaillons, au nombre de 3000, tentaient d’enfoncer lesportes et des fagots s’accumulaient pour mettre le feu à l’hôtel. Le maire d’Avignon tente de sauver le maréchal [modifier]

Prévenu tardivement, Guillaume Puy, le maire d’Avignon, arriva ceint de son écharpe. Il se mit en travers de la porte d’entrée et cria :
« Braves Avignonnais, venez à mon secours ! Empêchez que la ville d’Avignon ne soit souillée de nouveaux crimes. »
Non seulement, il ne fut pas écouté mais menacé. Le maire, fortpâle, rejoignit alors le préfet qu’il rencontrait pour la première fois.Saint-Chamans l’avertit qu’il venait de donner ordre au major Lambotde rassembler tout ce qu’il y avait de forces armées en ville. Surpris,Guillaume Puy l’informa qu’il ne pouvait ignorer que les gardesnationaux, les chasseurs d’Angoulême, les fantassins du Royal-Louisétaient plus disposés à seconder l’émeute qu’à la réprimer.
Statue de Guillaume Puy, dominant la fontaine de la place Louis Pasteur à Avignon


La gendarmerie, seul corps sur lequel on pouvait compter, se rangeadans un coin de la place de la Comédie et fut accueillie par des huées.Cette diversion permit toutefois au maire de se rendre auprès dumaréchal. Mais Lambot fit reculer ses gendarmes sous prétexte d’évitertoute provocation[25].Des gardes nationaux les remplacèrent. Face à l’hôtel duPalais-Royal, ils firent mine de charger la foule qui, reculant àpeine, regagna aussitôt le terrain perdu. Le préfet Saint-Chamans et lemaire d’Avignon décidèrent alors de placer devant l’hôtel une trentainede personnes disposées à défendre le maréchal.Guillaume Puy, courageusement, demanda à sortir pour essayer ànouveau de calmer les émeutiers. Mal protégé, il fut bousculé,renversé, foulé aux pieds. Le conseiller Montagnat tenta sa chance maisbattit en retraite sous les menaces. À son tour, le major Lambotharangua la foule qui braillait : « L’an dernier si on nous avaitlaissé nous aurions tué Bonaparte ».[26].À ce moment-là, sur la place et aux abords s’agglutinaient près dequatre mille personnes. Brune, de sa chambre, entendait lesvociférations. Quant aux chasseurs d’Angoulême chargés de sasurveillance, la plupart tenaient des propos menaçants à son égard. Lagorge sèche, le maréchal demanda alors à la dame Molin du vin deBordeaux et une carafe d’eau. Il la pria aussi de lui apporter sespistolets qui étaient restés dans sa voiture, affirmant qu'il serefusait à ce que « la plus vile canaille portât la main sur unmaréchal de France et préférant mourir de sa main que de celle de cesfurieux ».La tenancière n’osa pas aller chercher ces armes. Au préfet qui vintle voir puis au commandant de la garde nationale Hugues, il réclama ànouveau mais vainement ses pistolets. Furieux, Brune s’adressa alors àun sous-lieutenant de la milice, nommé Boudon : « Donne-moi ton sabre,tu verras comment sait mourir un brave ! »Les autorités, tout en sachant que l’attaque était imminente, lerassuraient en lui certifiant qu’elles tenaient la situation bien enmain et que toutes les mesures nécessaires à sa sécurité avaient étéprises. Le maréchal demanda alors du papier pour écrire. Pendant cetemps, des échelles avaient été dressées permettant à plusieursémeutiers de monter sur les toits. Sous la conduite de Soullier, ilsréussirent à s’introduire dans les combles de l’hôtel et à descendre aupremier étage. La porte de Brune étant restée entrouverte, unequinzaine de personnes s’introduisit dans sa chambre.Le négociant royaliste l’interpella en l’accusant à nouveau d’avoirassassiné la princesse de Lamballe. Il conclut en lançant : « Le momentapproche où tu vas recevoir la peine due à tes crimes ». Le maréchalignora le provocateur et continua d'écrire une ultime lettre à sonépouse Angélique[27].Ce fut alors qu’un portefaix, Guindon, dit Roquefort, untaffetassier, Louis Fargue, suivis de trois ou quatre individusarrivèrent à leur tour sur le palier. Sur un signe de Guindon, ilsentrèrent en proférant des menaces. Brune fit face en découvrant sapoitrine. Fargue le visa de son pistolet. D’un geste de la main, lemaréchal détourna l’arme. La balle lui érafla le front, emportant unetouffe de cheveux, et se logea dans une poutre du plafond.Fargue appuya son second pistolet sur la poitrine du maréchal etpressa la gâchette, mais l’arme de l’ouvrier en soie s’enraya.Roquefort, furieux, passa dans le dos du maréchal, cala sa carabine surl’épaule d’un de ses complices et tira. La balle pénétra par la nuque,brisa la colonne vertébrale et trancha la carotide. Brune tombafoudroyé, face contre terre, dans une mare de sang. Il était environtrois heures de l’après-midi. Après cet exploit, Guindon apparuttriomphant au balcon et clama : « Acò es fa ! »[28].La foule s’arrêta de hurler à la mort pour hurler sa joie. L'hôteldu Palais Royal, où venait d'être assassiné le maréchal, se trouvait au21 de l'actuelle place Crillon, (ex place de la Comédie), près de la porte de l'Oulle. Une plaque commémore cet évènement.Le cadavre fut examiné par l’officier de santé Dominique Martinassisté du conseiller Beauregard. Ils dénombrèrent deux blessures,l’une située à la partie antérieure droite du larynx, l’autre entre lesdeux épaules à la hauteur de la quatrième vertèbre cervicale. Leurplace ne laissait aucun doute sur l’assassinat. Pourtant le juged’instruction Piot et le capitaine Verger rédigèrent aussitôt unprocès-verbal concluant au suicide[29].Celui-ci fut alors contresigné par le préfet, le procureur du roi, lecommissaire de police et plusieurs officiers, tous conscients deratifier un faux document. Seuls le maire Guillaume Puy, son adjointBeulac et Alard, le chirurgien du maréchal, refusèrent d’apposer leursnoms sur cet acte mensonger. Indigné, le premier magistrat d’Avignondéclara que ce faux était une tache éternelle pour sa ville. Soullierle repoussa en le menaçant en ces termes : « Après avoir frappé sur lesnoirs, on pourrait bien frapper sur les gris ! ». Anéanti et écœuré,Guillaume Puy se retira dans la maison commune, échappant au pillagequi suivit cet assassinat[30]. Un peuple égaré jusqu’au délire [modifier]

Si les meurtriers avaient négligé de fouiller le cadavre sur lequelon retrouva les 27 500 francs, un cachet d’argent et une montre, enrevanche, les bagages du maréchal furent consciencieusement pillés etles assassins s’en partagèrent le contenu. Dans la chambre même, undomestique arracha les bottes à la russe du défunt en guise de trophée.Tandis que la foule pillait les voitures du convoi, le major Lambotredescendit sur la place et s'adressa à la foule : « BravesAvignonnais, cet homme-là s’est rendu justice à lui-même. Il est mort !N’imitez pas les cannibales de la Révolution. Retirez-vous ! ». Lecorps de Brune fut sorti de l’hôtel afin de prouver aux émeutiers qu’ilétait bien mort. Le juge Piot et le capitaine Verger décidèrent de lefaire inhumer immédiatement. Sans prendre le temps, des fossoyeursmirent le cadavre sur un brancard, le recouvrirent d’un linceul ets’acheminèrent vers le cimetière Saint-Roch sous la seule protectiond’une quinzaine d’hommes de la garde nationale.Saluée par des huées, la dépouille du maréchal Brune fut jetée horsdu brancard, traînée par les pieds et rouée de coups. Au milieu deséclats de rire, le corps du maréchal fut percé de cent coups depoignard. Arrivé au pont de bois, on le précipita dans le Rhôneet quand il refit surface, pastichant les honneurs militaires, desexcités le fusillèrent pendant plus d’une heure. C'est alors qu’unemain anonyme écrivit à la craie sur une poutre du parapet : « Ici estle cimetière du Maréchal Brune. II août MDCCCXV »[31].Incapables d’assouvir totalement leur haine, des irréductiblesallèrent jusqu’à suivre le corps emporté par les flots, ne permettant àquiconque de le retirer des eaux[32].Durant plusieurs jours la dépouille de Brune flotta dans le Rhône. Unmatin, le jardinier Amédée Pichot retrouva un corps méconnaissable etl’enterra sur les terres du baron de Chartrouse, près de Tarascon. Durant deux ans, la maréchale Brune multiplia les enquêtes pour localiser ce lieu d’inhumation.Le 5 décembre 1817, Chartrouse retrouva ses restes et les fit parvenir à la maréchale dans son château de Saint-Just-Sauvage.Le cercueil resta plusieurs années au milieu d’un salon, car sa veuveavait juré de le conserver là tant qu’elle n’aurait pas obtenu justice[33].Enfin en 1821,l’année même de la mort de Napoléon, et après de multiples démarches,la cour de Riom déclara Fargue et Guindon coupables de l’assassinat. Letaffetassier était mort. Le portefaix, en fuite, fut condamné à mortpar contumace.Le maréchal fut inhumé le 13 janvier 1829, sous une tombe pyramidale dans le cimetière de Saint-Just-Sauvage (Marne). Sa veuve Angélique Nicole Pierre repose à ses côtés. Caractère

Guillaume Brune était un homme brave, bon militaire, mais fruste etayant une fâcheuse propension au pillage (l'expression « voler à labrune » date de cette période).
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Sam 18 Sep - 16:26

AHHHH!! Tu continues ce topic!!! Continue, car j'adore le lire Smile
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Coignet



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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Sam 18 Sep - 17:05

Merci ne t inquiètes pas,fidèle au poste
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Sam 18 Sep - 17:42


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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Sam 18 Sep - 18:09

Pal mal Dugommier!!!

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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Sam 18 Sep - 19:35

Magnifique ! Et merci Dugommier, j'en ai la larme à l'oeil !
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Coignet



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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 19 Sep - 10:40

Très belle recherche Dugommier
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Coignet



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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 19 Sep - 10:43

André Masséna


6 mai 1758
Nice
4 avril 1817 (à 58 ans)
Paris
Français
Royaume des Français
République française
Empire français
Royaume de France
Maréchal d'Empire
Guerres de la Révolution
Guerres napoléonniennes
Grand-Aigle de la Légion d'honneur
Prince d’Essling
Pair de France
André Masséna (° 6 mai 1758 à Nice - † 4 avril 1817 à Paris), duc de Rivoli (1808), prince d'Essling (1810), est un militaire français, maréchal d'Empire.
Ancien Régime

Né à Nice, comté de Nice, royaume de Sardaigne, il passe son enfance à Levensdans ses maisons familiales de la Siga et du Serret. Jeune orphelind'un commerçant, il s'engage comme mousse sur un navire marchand, puis,en 1775, à l'âge de 17 ans, dans le régiment Royal-Italien stationné à Toulon,où il reste quatorze années avec son oncle qui lui apprend notamment àlire et comprendre les cartes. Il passe ainsi par tous les gradessubalternes pour atteindre celui d'adjudant, à 26 ans, en 1784. C'est le plus haut grade au sein de l'armée royale française qu'un roturier pouvait espérer.Il quitte l'armée royale française le 3 août 1789, dans les premiers jours de la Révolution française, pour aller s'installer à Antibes. Il s'y marie et se livre, pendant environ 2 ans, à des activités « étonnantes » : la contrebande (d'aucuns disent la piraterie)[1] ! Guerres de la Révolution française

Pour consulter un article plus général, voir : Guerres de la Révolution française.

Portait du général Masséna


Toujours à Antibes, il revient dans l'armée et rejoint, le 1er février 1791, la Garde nationale avec le grade d'adjudant-major. Sa carrière militaire va alors s'envoler.Il participe à la première campagne du Piémont dans les armées de la République. Lorsque le général d'Anselme pénètre dans la ville de Nice le 29 septembre 1792 à la tête des troupes françaises d'occupation du comté de Nice, Masséna participe aux exactions et à la répression du mouvement barbetcontre-révolutionnaire. Originaire du pays et le connaissantparfaitement, il est de ce fait particulièrement apprécié par sahiérarchie. Il est élu[2] lieutenant-colonel le 5 décembre 1792, au 2e bataillon des volontaires du Var.Il parvint rapidement au grade de général de brigade qui lui fut conféré le 22 août 1793, puis général de division le 20 décembre[3].Il est ensuite affecté à l'armée d'Italie. Il y remporte en 1794 la victoire de Saorgio en août 1794.Général de division en 1795, il commanda l'aile droite de l'armée d'Italie. C'est principalement à lui que l'on doit la victoire lors de la bataille de Loano[4].Les autrichiens et les sardes perdirent 5000 prisonniers. Ce succèsstratégique permit aux français de conquérir de nouveaux territoiresdans le nord de l'Italie jusqu'à la Riviera, préparant ainsi la futurecampagne de Bonaparte. Campagne d'Italie

Pour consulter un article plus général, voir : Campagne d'Italie (1796-1797).
Il reçoit le commandement de l'avant-garde de l'armée d'Italie. À Rivoli, du 25 au 27 Nivôse an V (14 à 16 janvier 1797), son action est décisive. Bonaparte le surnomme « l'Enfant Chéri de la Victoire » grâce aux 170 km parcouru en deux jours, surnom que certains transforment en « Enfant Pourri de la Victoire » à cause de ses pillages systématiques, notamment des monts-de-piété.Nommé commandant des troupes d'occupation des États pontificaux par le Directoire,il réprime très durement une insurrection de soldats mécontents de nepas être payés, mais doit quitter devant l'hostilité des officiers.Après les journées des 18 et 19 fructidor an V, Masséna fut un des candidats portés sur les listes pour remplacer Lazare Carnot et François de Barthélemy au Directoire. Deuxième coalition et victoire décisive à Zurich

Il est général en chef de l'armée d'Italie en février 1798 et de l'armée d'Helvétie en 1799.Il est tout d'abord repoussé hors de la ville de Zurich par l'archiducCharles en juin 1799. Toutefois, mis à la tête de l'armée française duDanube, Masséna vient livrer une seconde bataille à Zurich les 25 et 26septembre 1799. Lors de celle-ci, il réussit à vaincre complètement unearmée russe aux ordres du général Korsakov et reprend définitevementpossession de la ville de Zurich. Les russes perdent 15 000 tués,blessés ou prisonniers, soit la moitié de leurs forces. Dans le mêmetemps, Soult, son lieutenant, bat les autrichiens de Hotze sur leLinth, de l'autre côté du lac. Molitor, dans le même temps, réussit àbattre plusieurs colonnes autrichiennes dans la vallée du Glaris. Ils'ensuivra la retraite définitive des forces autrichiennes et russessur la rive droite du Rhin. Par ce succès stratégique, Masséna sauva laFrance d'un projet d'invasion. Lui et Soult, considérés comme les sauveurs de la nation, furent fêtés et honorés partout en France. Seconde campagne d'Italie

Article détaillé : Campagne d'Italie (1799-1800).
Enfermé à Gênes depuis trois mois, il capitule le 15 prairial an VIII (4 juin 1800). Il commande pendant la bataille de Marengo dix jours plus tard mais est démis pour pillage. Consulat et Empire


André Masséna, Duc de Rivoli, Prince d'Essling, Maréchal de France (1756-1817), Edme-Adolphe Fontaine, Antoine-Jean Gros, vers 1853.


Devenu député du département de la Seine au Corps législatif en messidor an XI (juillet 1803), il y fit de l'opposition et vota contre le consulat à vie. Il reçut néanmoins le bâton de maréchal de l'Empire le 19 mai 1804. Son parcours maçonnique va alors suivre cette ascension fulgurante.Grand aigle de la Légion d'honneur (équivalent à Grand-croix) en 1805 et appelé de nouveau au commandement en chef de l'armée d'Italie, conquérant du royaume de Naples et pacificateur des Calabres. Il est à la tête des forces qui capturent Vérone et installe Joseph sur le trône de Naples. Mais il est à nouveau suspendu pour s'être accaparé les biens des vaincus[5]. Il obtient le titre de duc de Rivoli et de l'Empire en 1808.
Tombe de Masséna au cimetière du Père-Lachaise.



Statue de Masséna au Louvre.


Commandant de l'aile droite de la grande armée en 1807,nommé pour ses éclatants services duc de Rivoli avec une dotationconsidérable, il fut privé d'un œil par un coup de fusil que lui tirapar mégarde Berthier dans une chasse près de Paris.En 1809, pendant la bataille d'Aspern-Essling,alors qu'il est tombé de son cheval qui a mis le pied dans un terrierde lapin et qu'il commande depuis une berline, l'avant-garde, le IVecorps, est isolée, et ne se dégage qu'après un combat sanglant. Ilfoudroie d'un coup de pistolet à la tête un hussard qui le menace. Ilreçoit le titre de prince d'Essling. Il contribua encore puissamment augain de la bataille de Wagram, où, blessé, il parcourut les rangs traîné dans une calèche.En 1810, dans la guerre d'Espagne, il mène l'invasion du Portugal avec la bataille de Buçaco, à une centaine de kilomètres au nord de Lisbonne, où il est battu. Replié sur la ligne de Torres Vedrasses troupes sont défaites encore une fois. Après que les alliés eurentreçu des renforts l'année suivante, il doit se replier après lesbatailles de Barrosa et de Fuentes de Oñoro où il est remplacé par Auguste de Marmont[6], et les Portugais et les Anglais, en particulier commandés par le futur duc de Wellington, étaient mieux organisés.Rentré en France, il fut mal accueilli par Napoléon Ier qui ne l'employa pas dans les fameuses campagnes de 1812 et de 1813 ; mais, après la bataille de Leipzig, l'Empereur lui confia la 8e division militaire (Marseille).Il fut maintenu par Louis XVIII qui le fit commandeur de Saint-Louis. Louis XVIII lui octroya aussi des lettres de naturalisation.En 1815, il resta fidèle aux Bourbons aussi longtemps qu'il le put, n'accepta aucun service pendant les Cent-Jours. Napoléon ne l'en nomma pas moins, le 2 juin 1815, pair des Cent-Jours, mais Masséna ne vint pas sièger. Il maintient le calme dans la région de Marseille pendant les Cent-Jours mais refuse ensuite les exigences de serment des ultra-royalistes.Il commanda la garde nationale sous le gouvernement provisoire, refusa de faire partie du conseil de guerre appelé à juger le maréchal Ney, fut dénoncé aux Chambres comme coupable de félonie au 20 mars, se justifia de cette calomnie. Il meurt le 4 avril 1817 à Paris, âgé de 58 ans.Il a amassé une fortune immense, bien gérée par son épouse.Son fils François Victor Masséna lui succède comme duc de Rivoli.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 19 Sep - 11:54

Les musiques de Hans Zimmer font toujours autant d'effet, je crois crois que c'est une musique du roi arthur, mais le rendu sur la video est très réussit. Vive la France! cheers
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   

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