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 Les généraux Français de l Empire

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Localisation : Luxembourg
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 15:25

4
juillet
1765
Chabanais
9 mars
1840
75 ans)
Paris
France
1784-
Campagne d'Italie
Chevalier de Saint-Louis
Général Dupont (frère)
Le
comte Pierre Dupont de l'Étang, né le 4 juillet 1765 à Chabanais
(Charente) et mort à Paris le 9 mars 1840, est un général
de la Révolution française
.
Il prit le nom de de l'Étang pour se
distinguer de son frère aîné,
qui se fit connaître sous le nom de Pierre Antoine Dupont-Chaumont,
tous deux étant comtes et généraux.









Ancien Régime



Il
embrassa très jeune la carrière des armes, puisqu'à 19 ans, en
1784,
il servait déjà comme sous-lieutenant dans la légion française du comte de Maillebois,
servant en
Hollande pour soutenir le parti démocratique contre
la Prusse.
Lorsque cette légion fut licenciée en
1787, il entra comme lieutenant dans un régiment d'artillerie
toujours au service de la Hollande,
de 1787 à 1790.
Guerres de la Révolution
française




Il fut alors rappelé en France, où un décret royal
venait d'organiser
l'armée française sur le pied de guerre. Il fut
nommé par Rochambeau
sous-lieutenant au 12e
Régiment
d'Infanterie
le 21 juillet 1791, et confirmé dans ce grade
le 15
septembre 1791. Le 10 octobre suivant, il fut désigné comme aide
de camp
du général Theobald de Dillon, qui commandait à Lille sous Dumouriez, puis fut nommé capitaine
au 24e
Régiment
d'Infanterie
le 12 janvier 1792.
Armée du Nord


Le
29 avril 1792, il se trouva à l'affaire du Pas-de-Baisieux, où la retraite ordonnée par
Dumouriez fut
changée en déroute par la panique des soldats. Ceux-ci
interprétèrent ce
mouvement rétrograde désordonnée comme une
trahison orchestrée par
leurs chefs, et ils se retournèrent contre
leurs officiers. Le général Theobald de Dillon fut tué d'un coup de pistolet
dans la
tête, tandis que Dupont de l'Étang fut blessé au front en
tentant de le
sauver, et fut laissé pour mort dans un fossé. Son
frère Pierre Antoine Dupont-Chaumont

fut également blessé d'un coup de pistolet au bras. Il gagna Valenciennes
et devint aide de camp du général Arthur de Dillon, frère de
Théobald.
Le 10 juin 1792, il reçut des mains de Louis XVI la croix de chevalier de Saint-Louis pour son attitude
courageuse
lors de l'affaire du Pas-de-Baisieux. Il avait alors 27 ans,
et il
lui fallut une dispense d'âge, rendue par l'Assemblée nationale, pour
qu'il
put recevoir cette décoration. Ce fut la dernière accordée des
mains
de Louis XVI.
Nommé provisoirement par Dumouriez adjudant général
lieutenant-colonel
le 18 septembre 1792, il combattit vaillamment deux
jours plus tard
à la bataille de Valmy. Il se distingua
au combat de
l'Argonne
et au passage des
Islettes
en Champagne. Il fut confirmé dans son

grade par le conseil provisoire exécutif le 8 mars 1793, puis nommé
chef
d'état-major des troupes actives de la Belgique, appelées
parfois armée de Belgique.
Le 16 avril
1793, il fut nommé provisoirement adjudant général chef
de brigade
par le général Dampierre, qui
venait de
remplacer Dumouriez. Cette nomination fut confirmée le 15 mai
suivant
par le Conseil provisoire exécutif. Il servit au camp de la
Madeleine

successivement comme chef d'état-major du général La Marlière le 16 avril 1793, et du

général Béru
le 22 juillet suivant. Il
fut ensuite placé sous les ordres de Houchard, qui venait de succéder à Custine le 11 août et nommé
provisoirement général de brigade par les représentants du peuple près l'armée du Nord le 26 août. C'est d'après le conseil
de Dupont
que Houchard courut à marches forcées occuper le camp de Cassel,
contrariant
les projets de Frederick, duc d'York et Albany, qui
méditait
de renforcer le siège de Dunkerque,
et qui attendait à Furnes la flottille et le train de siège embarqué
sur
le canal. Il servit à la prise de Tourcoing
le 27 août, contribua puissamment à la
bataille d'Hondschoote, qui permit
la
levée du siège de Dunkerque, participa à la prise de Wervik,
et, le 13 septembre, à celle de Menin, où il
fit mettre bas les armes à un
bataillon de grenadiers commandé par le prince de Hohenlohe. Ayant été
signalé comme royaliste,
il fut suspendu de
ses fonctions le 22 septembre 1793, mais le 28, il y
fut rétabli
pendant 15 jours par les représentants du peuple.
Il se retira alors
sur ses terres, à Chabanais avec son frère, et fut
malgré tout
confirmé général de brigade le 31 octobre 1795 par le
Directoire
exécutif. Carnot, qui ne l'avait pas
oublié,
le rappela au Comité de salut public, et le nomma

directeur du cabinet topographique et historique
militaire du Directoire.
Élevé au grade de
général de division le 2 mai 1797, on lui donna la
direction du
dépôt de la guerre. Le Coup d'État du 18 fructidor an
V

(4 septembre 1797) lui fit perdre un moment ses fonctions, mais
il
ne tarda pas à être réintégré. Lors du Coup d'État du 18 brumaire (9
novembre
1799), il se trouva parmi les généraux dévoués à la fortune
naissante
de Bonaparte, qui le
nomma le 1er
avril 1800 chef d'état-major du
général Berthier à l'armée de Réserve.

Campagne
d'Italie


Article détaillé : Campagne d'Italie (1799-1800).

Le
premier consul destinait cette armée à la conquête de l'Italie, où

le général Dupont se distingua : il entra le premier dans la ville de Bard et se signala à l'attaque du fort les 21 et 22
mai
1800. Après avoir pris part à la bataille de Marengo, le 14 juin, il fut chargé le
lendemain
de négocier avec le général autrichien von Melas la capitulation d'Alexandrie, qui livrait aux
Français
douze places fortes et l'Italie jusqu'au Mincio,
c'est-à-dire tout ce qu'ils avaient
perdu depuis quinze mois à
l'exception de Mantoue. Le général Dupont reçut alors le titre de
ministre
extraordinaire provisoire du gouvernement français en Piémont
le 23 juin 1800, et fut chargé de
réorganiser la République cisalpine.
Remplacé le 15 août par Jourdan, il devint le lieutenant du

général en chef, prit le commandement de l'aile droite de l'armée d'Italie le 28 août, et fut
chargé par Brune le 6 octobre d'envahir la Toscane.
Le 15 octobre, il entra à Florence,
où il établit un gouvernement
provisoire, et, le 23 octobre, il fut à Livourne.
Sa courte administration donna lieu à
des accusations qui ont pesé sur
la plupart des généraux français en
Italie, mais en ce qui concerne
Dupont, rien ne fut prouvé. Le
premier consul était retourné en France,
laissant à ses lieutenants
le soin d'achever et d'organiser ses
conquêtes.
Le général
autrichien Bellegarde occupait encore la
ligne
du Mincio
avec 70 000 hommes, appuyé d'un côté au lac
de Garde
et de l'autre à Mantoue.
Le général Macdonald avait reçu
l'ordre
de franchir les Alpes avec l'armée des
Grisons
, tandis que
le général Brune devait remonter au nord, se
joindre à Macdonald, puis de se porter tous deux aux sources du Mincio et
de l'Adige
pour faire tomber toute la ligne défensive
des Autrichiens, qui
s'étendait des Alpes à l'Adriatique. Dupont quitta la Toscane
le 2 novembre pour rejoindre le gros de
l'armée. Le 15 décembre,
Macdonald passa le Splügen et arriva devant le Tyrol
italien. Il restait à Brune de forcer le
passage du Mincio, et le 20
décembre, il enleva les positions
autrichiennes en avant de ce fleuve.
Le général Delmas commandait l'avant-garde, Moncey la gauche, Michaud la réserve, tandis
que
Dupont avait le commandement de la droite. Le Mincio, grossi par les
pluies, n'était pas guéable, et les ponts de Borghetto et de Vallegio étaient
solidement
retranchés. Brune résolut de tenter le passage en deux
points : à Pozzolo et à Mozzembano, ce
dernier point
devant être choisi pour l'attaque sérieuse. La grande
attaque de
Mozzembano et la diversion de Pozzolo furent indiquées pour
la nuit
du 24 au 25 décembre.
Le 25 au matin, Dupont, chargé de la diversion,
couronne d'artillerie
les hauteurs de Molino-della-Volta
(moulin de
la Volta), jette un pont, et, favorisé par le brouillard,
porte de
l'autre côté du fleuve la division Watrin. Cependant, à Mozzembano,
l'attaque a été remise et
Dupont se retrouve seul sur la rive gauche
contre toute l'armée
autrichienne. Bellegarde dirige des masses
serrées contre le corps qui a
franchi le Mincio. Dupont a fait
prévenir Suchet, qui observait, entre
Pozzolo et Mozzembano,
le pont retranché de Borghetto. Suchet
accourt, quant à Brune, il se
contente de remplacer devant Borghetto
le corps de Suchet par la
division Boudet. Dupont, s'inquiétant peu d'être soutenu,
s'était
engagé, avait enlevé Pozzolo et établi une nouvelle division
sur la rive
gauche, la division Monnier. Sous la protection de ses
batteries,
il soutint une attaque formidable, mais le nombre finit par
l'emporter
: Monnier est chassé de Pozzolo et Dupont va être rejeté dans
le
fleuve, quand Suchet prend sur lui de détacher la brigade Clauzel et une partie de la division Gazan. Suchet appuie le
passage
de ces renforts par un feu d'artillerie meurtrier depuis la rive

droite. Dupont reprend l'offensive, Pozzolo est disputé avec
acharnement,
pris et repris six fois. Le combat se prolonge tout le jour
et 6000
hommes tombent des deux côtés. Le soir venu, Dupont resta
maître
d'un point de la rive gauche contre un ennemi trois fois
supérieur
en nombre, et le lendemain, Brune se décida à passer à
Mozzembano,
mais l'honneur du passage et de la défaite des Autrichiens
revint à
Dupont.
Grande Armée


Le 22 janvier
1801, il quitta l'armée d'Italie, et il commanda
successivement le 22 mars
1802 la 2e division militaire à
Mézières, le 30 août 1803 la 1e
division du camp de Compiègne
sous Ney, le 12 décembre la 1e division
du
camp de Montreuil. Le 14 juin
1804, il
fut nommé grand-officier de la Légion d'honneur. Quand la Grande Armée fut formée, il
obtint
le commandement de la 1e division du 6e corps
sous Ney, et il passa le Rhin à Lauterbourg
le 26 septembre 1805.
Le général
autrichien Mack
avait pris position à Ulm,
sur le haut-Danube,
attendant les Français
par la Forêt-Noire,
alors que ceux-ci
passaient le Danube à Donauworth,
tournant ainsi les
Autrichiens et les séparant des Russes campés près
de Vienne sous le commandement de Koutousov. Pendant que Napoléon
fermait ainsi
aux Autrichiens le retraite du Tyrol et
disposait tout pour une grande bataille
sur l'Iller, il
confia à Dupont la garde de la rive
gauche du Danube. Cette position,
apparemment sans importance,
pouvait se révéler dangereuse, si le
général Mack songeait à
s'échapper d'Ulm de ce côté, en écrasant la
faible division de 6000
hommes de Dupont. Celui-ci, en s'approchant
d'Ulm, se trouva tout à
coup en présence de 60 000 Autrichiens établis
sur la colline de Michelsberg et
au village de Haslach. Dupont ne
disposait
que de trois régiments d'infanterie, deux de cavalerie et
quelques
pièces de canon. Mais, par un véritable trait de génie
militaire, il
comprit que s'il reculait, il allait révéler sa faiblesse
aux
Autrichiens, qui ne manqueraient pas alors de le culbuter et de
s'échapper
ainsi. Attaquer, au contraire, ce serait s'annoncer comme
l'avant-garde
d'un corps puissant. Dupont n'hésita pas : avec ses 6000
hommes il
se rua sur 25 000 Autrichiens commandés par l'Archiduc Ferdinand d'Autriche. La
baïonnette
répondit seule au feu de l'ennemi, qui se retira en désordre,

laissant 1500 prisonniers. L'archiduc, renonçant à une attaque de
front,
essaya les deux ailes de la petite armée. Sur la droite de
Dupont,
le petit village de Jungigen fut pris
et repris
cinq fois. Après cinq heures de lutte inouïe, Dupont se retira
sur Albeck, emmenant avec lui 4000 prisonniers.
Cette
vigoureuse affaire arrêta les Autrichiens qui allèrent
s'échapper
par la Bohême. Le 13 octobre 1805,
Napoléon arrivant à Ulm
reconnut d'un coup d'œil la faute faite en
laissant la division Dupont
isolée sur la rive gauche du Danube et,
par ses ordres, le maréchal Ney
établit les communications entre les
deux rives dans la mémorable journée d'Elchingen. Le 14 octobre,

Dupont prit une part glorieuse à ce nouveau combat en empêchant le
retour
vers Ulm du corps de Werneck,
contribuant à
enfermer définitivement le corps de Mack dans Ulm.
Après la
capitulation d'Ulm et l'invasion de la haute Autriche, la
division
Dupont, renforcée des Hollandais de Marmont, réunie
aux divisions
Gazan et Dumonceau,
et placée sous le
commandement du maréchal Mortier, fut chargée

d'éclairer, sur la rive gauche du Danube, les routes de Bohême et de Moravie
du 6 novembre au 16 décembre 1805. Le 11
novembre, ce corps, qui
n'était pas encore concentré, comptant à
peine 5000 hommes rencontra
toute l'armée russe à Dürnstein.
Après un combat terrible, le maréchal
restait
maître du terrain, avait fait à l'ennemi 1500 prisonniers et
s'était
avancé jusqu'à Stein, mais il fut bientôt
enveloppé par des forces
supérieures. Dupont, apprenant la situation
dangereuse du maréchal,
accourut guidé par le son du canon, força
les défilés et dégagea la
division Gazan en péril. Victorieuses mais
mutilées, les deux divisions
allèrent à Vienne panser leurs
blessures, et c'est ainsi que Dupont ne
put participer, ni assister à
la Bataille d'Austerlitz.
Le 5
octobre 1806, il fut nommé commandant la 1e
division du 1e
corps sous les ordres du
maréchal Bernadotte à la Grande Armée.
Après
Iéna,
le prince Eugène de Wurtemberg s'était
porté sur Halle avec 18 000 hommes pour
recueillir les débris
de l'armée prussienne. Dupont fut chargé de
détruire cette dernière
ressource de l'ennemi. Le 17 octobre, le
prince de Wurtemberg s'était
posté derrière la ville, et on ne
pouvait arriver jusqu'à lui qu'en
forçant un long pont sur la Saale défendu par une formidable artillerie. Avec
son
entrain ordinaire, Dupont culbuta les troupes qui défendait la
tête de
pont, échappa par une incroyable rapidité de mouvement aux
terribles
effets d'une décharge à bout portant, entra dans la ville
avec les
Prussiens qu'il y refoula et qu'il en chassa par l'autre
extrémité.
Puis, sortant de Halle, il attaqua avec 5000 hommes 12
000 Prussiens
retranchés sur les hauteurs, et, secouru par la
division Drouet, rejeta sur l'Elbe la réserve prussienne décimée. Deux jours
après,
Napoléon arrivait en personne sur le terrain de ce terrible
combat. Il
jugea d'un coup d'œil les immenses difficultés d'un
semblable coup de
main, et prononça ce bel éloge du général
vainqueur : « J'eusse hésité à
attaquer avec 60 000 hommes. »
Le 1er
novembre, il servit au combat de Nossentin, le 6
novembre à la
prise de Lübeck,
le 25 janvier 1807 au
combat de Mohrungen. Il fut
vainqueur au
combat de Grabau le 29 janvier,
ainsi
qu'à celui de Braunsberg le 26 février, où
il
mit en déroute un corps de 10 000 hommes, auquel il fit 2000
prisonniers
et prit seize pièces de canon. Le 14 juin, jour de la bataille de Friedland, la division
Dupont
formait, en avant de Posthenen, la tête du corps de Bernadotte,
temporairement
placé sous les ordres du général Victor. Pendant que le maréchal
Ney
pénétrait à travers les masses russes pour occuper les ponts de
Friedland
et jeter l'ennemi dans l'Alle, Dupont aperçut la division Bisson prise entre deux feux. Sa
division
vola à son secours, arrêtant les Russes et permettant aux
soldats
de Ney de se reformer. Les Russes, acculés à la rivière,
tentèrent
un effort désespéré : ils fondirent à la baïonnette sur la
division
Dupont, qui parvint à les rejeter dans les faubourgs de
Friedland,
où Ney et Dupont se rejoignirent. Ce dernier, par son coup
d'œil et
son énergique entrain, avait bien contribué au succès du plan
de
Napoléon. Jusque là, il avait eu la mauvaise fortune de combattre
loin
des regards de l'empereur, mais cette fois celui-ci l'avait vu à
l'œuvre.
Il lui donna le 11 juillet 1807 le titre de grand-aigle de la Légion d'honneur (correspondant à
la
dignité actuelle de Grand-croix).
Campagne
d'Espagne



Il obtint une dotation de 19 261 francs de rente
sur le grand-duché
de Varsovie
le 30 juin 1807, fut nommé commandant
supérieur de Berlin le
15 septembre, et
obtint une dotation supplémentaire de 5882 francs de
rente annuelle
sur le Grand Livre le 23 septembre 1807. Après la paix de Tilsitt, il rentra en France,
où il fut
nommé commandant en chef le 2e
corps d'observation de la Gironde, puis fut envoyé en Espagne.
Il arriva à Vitoria le 26 décembre, et à Valladolid
le 12 janvier 1808. Le 10 mars, il
obtint une dotation de 19 000 de
rente annuelle sur le Hanovre. Il arriva à Aranjuez
le 11 avril, à Tolède le 24, et à Andujar le 2 juin.
À cette époque, sa renommée
était grande dans l'armée. Le général Foy dit de lui dans son Histoire
de la guerre dans la Péninsule
: « Il n'y avait pas dans l'empire
un
général de division classé plus haut que Dupont. L'opinion de
l'armée,
d'accord avec la bienveillance du souverain, le portait au
premier
rang de la milice ; et quand il partit pour l'Andalousie,
on ne doutait pas qu'il ne trouvât à
Cadix son
bâton de maréchal. » C'était sans
compter sur le soulèvement général de
l'Espagne. L'entrevue de Bayonne, qui avait
conduit
à l'abdication forcée de Charles IV, puis à celle de son
fils Ferdinand VII en faveur de
Napoléon,
avait changé en haine ardente la passagère sympathie que
le peuple
espagnol avait ressentie pour l'empereur des Français. Le 2
mai 1808, Madrid
s'était soulevé, puis
les Asturies,
la Galice,
le Léon et la Castille
suivirent cet exemple.
Dupont marcha
sur Cordoue avec la division Barbou composée d'environ
12
000 hommes. Il culbuta devant Cordoue, au pont d'Alcolea,
le corps du général espagnol Echavarri,
puis s'empara de la
ville ; il y était encore lorsque le général Castaños, avec 40 000 hommes,
menaça
de couper ses communications avec Madrid.
Dupont rétrograda jusqu'à Andujar où il reçut des secours
qui lui
permettaient de commencer la retraite. Il y apprit sa
nomination de comte
de l'Empire le 4 juillet 1808. Il resta à Andujar
et
perdit un temps précieux ; quand enfin il décampa de cette ville et
arriva
à Bailén, il se trouva cerné par
toute
l'armée espagnole.Article détaillé : Bataille de Bailén.

Dupont
signa avec le général espagnol Castaños une capitulation
déplorable
le 23 juillet 1808. 20 000 Français durent mettre bas les
armes ;
ils devaient être transportés en France,
mais la capitulation fut violée et on
les envoya mourir sur les pontons
de Cadix.
Les résultats de cette capitulation
furent immenses.
Dupont s'embarqua à Cadix sur Le Saint-Georges,
quitta le port
le 5 septembre, et arriva à Toulon le
21 septembre, où il fut immédiatement
arrêté comme ayant trahi les
intérêts de l'armée. Il fut transféré à
Paris le 15
novembre 1808, pour être jugé devant
la haute cour impériale avec les
autres généraux responsables de la
capitulation, mais Cambacérès empêcha qu'on
ne
donnât suite à ce projet. Ce ne fut que trois ans plus tard, le 17
février
1812, qu'un conseil d'enquête, composé de quinze membres[1]
se réunit pour
donner son avis sur la capitulation de Baylen. Le 1er mars
1812, suite à cet avis, Napoléon destitua
Dupont de ses grades,
décorations, titres et dotations, et ordonna son
transfert dans une
prison d'état. Il fut enfermé au fort
de Joux
, puis à la citadelle de Doullens,
et enfin mis en surveillance à Dreux
jusqu'au retour de Louis XVIII.
Il fut nommé alors ministre du
gouvernement provisoire à la place de Clarke du 3 avril au 13 mai
1814,
puis, du 13 mai au 3 décembre 1814, ministre de la
guerre
du roi Louis XVIII, qui cassa par une
ordonnance royale le
décret impérial de sa destitution. Mais son
administration fut
déplorable : il servit les passions du parti
réactionnaire avec un tel
excès que le roi fut obligé de l'éloigner
au bout de quelques mois.
Remplacé par Soult le 13 décembre 1814, on lui confia la 22e
division militaire le 6 décembre, en même
temps que le titre de
commandeur de Saint-Louis.
De nouveau destitué
pendant les Cent-Jours,
le 3 avril 1815, et
enfermé à Doullens, il fut réintégré après la
rentrée des Bourbons.
Ministre d'état et membre du conseil privé le 19
septembre 1815, il
fut élu député de la Charente (centre gauche) le 22 août

1815, puis réélu le 4 octobre 1816, puis en 1820, 1824 et 1827. Il
renonça
à toute candidature en 1830, passa au cadre de réserve le 7
février
1831 et à la retraite le 13 avril 1832, à l'âge de 66 ans.
Il mourut
à Paris le 9 mars 1840 ; il avait 74 ans. Il avait
épousé
Joséphine Bergon, fille d'un conseiller d'état.
Titres,
décorations,
honneurs




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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 15:26

Armand Charles Guilleminot, né à Dunkerque
en 1774,
militaire français.
Il servit d'abord en Belgique contre les Autrichiens en 1790.
Sous-lieutenant en 1792 à l'armée du Nord, sous les ordres de Dumouriez. Arrêté comme suspect à la suite de la
trahison de son chef, il est incarcéré à la Citadelle de Lille ;
réintégré
bientôt après, et envoyé en 1798 comme
capitaine à l'armée d'Italie, où il devint chef
de bataillon et
aide-de-camp de Moreau. Ami de ce dernier et de Pichegru, le premier Consul le prit en défiance au
moment de
la conspiration de Georges Cadoudal, et le laissa un an au traitement
de
réforme. Attaché en 1805 au quartier général de l'armée d'Allemagne, comme ingénieur
géographe,
il fut promu l'année suivante au grade d'adjudant-commandant.
En 1808 il
passa en Espagne
à l'état-major de Bessières.
L'Empereur le
remarqua à la bataille de
Medina del Rio Seco

et lui donna le brevet de général de brigade.
Le général
Guilleminot servit avec distinction aux armées d'Italie, de
Catalogne
et à l'état-major général de la Grande Armée. Le 20 mars 1813 il reçut
le grade de général de division. En 1815 il était
chef d'état-major du prince d'Eckmühl.
Choisi comme
commissaire du gouvernement provisoire pour traiter avec
les
généraux étrangers, il se rendit à Saint-Cloud
auprès de Blücher, accompagné de MM. Bignon et
de Bondy,
et signa la suspension d'armes du 3
juillet
. 11 suivit l'armée sur les bords de la
Loire.
En mai 1817
le général Guilleminot fut chargé de fixer,
de concert avec une
commission allemande, et conformément aux
traités de 1814 et 1815, la ligne
de démarcation
des frontières françaises de l'Est.
Nommé membre de la commission de
défense du royaume en 1818, et
directeur du dépôt de
la guerre en 1822, il
contribua à
réorganiser cet établissement. Chef de l'état-major général
du duc d'Angoulême en 1823, il se
montra opposé au parti de l'absolutisme.
On lui a attribué l'ordonnance d'Andujar. Nommé Pair de France et ambassadeur à Constantinople, M. Guilleminot quitta l'Espagne
pour se rendre à son poste. Rappelé en 1831 par Louis-Philippe Ier, il devint président
de la
commission chargée d'établir la démarcation des frontières de
l'Est,
et membre de la nouvelle commission de défense du royaume
reconstituée
en 1836.
Il mourut en mars 1840. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à
Paris
(28ème division) auprès de son épouse Aimée Adrienne de Fernig
(1777-1837)
et de sa fille Augustine Hortense Guilleminot, décédée en
1849,
épouse du ministre Jules Humann (1809-1857), inhumé lui aussi au
cimetière
du Père-Lachaise (4ème division) avec son frère Eugène Charles

Humann (1808-1838), maître des requêtes au Conseil d'État.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 15:28

Jambe de Bois
14 juillet 1777
Périgueux
17 août 1832
56 ans)
Vincennes
France
République française
Empire français
Royaume de France
Empire
français (Cent-Jours)

Royaume de France
Cavalerie
Garde impériale
Lieutenant-général
an II-1832
Guerres
révolutionnaires

Guerres
napoléonniennes
Château de Vincennes
1809 : Bataille de Wagram
Baron de l'Empire
Légion d'honneur
(Commandant)
Ordre de Saint-Louis
(Chevalier)
Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile
Pierre
Yriex Daumesnil
, surnommé la Jambe de bois, né à
Périgueux
le 14 juillet 1777, mort le
17 août 1832, était un
général français
lors du Premier Empire et de la Restauration.








//


Général
d'Empire



Fils d'un perruquier, Daumesnil reçut
une éducation fort
incomplète, et s'enrôla très jeune. Son père, ancien capitaine
de cavalerie
qui s'était livré au commerce, le destinait à cette carrière, mais le
jeune
Daumesnil s'engagea à 15 ans dans le 22e
régiment de
chasseurs à cheval
le 25 ventôse an II
Guerres
révolutionnaires



Grièvement
blessé au combat d'Elne, le 2 fructidor an II, il
rejoignit son régiment en Italie au commencement de
l'an IV,
fut admis le 25 prairial an V, avec le
grade de brigadier, dans les guides du général Bonaparte, et
passa maréchal-des-logis le
7 brumaire an VI.
Un des premiers, il monta à l'assaut de
Saint-Jean-d'Acre
,
y reçut un coup de sabre, et
fut précipité du haut
des remparts dans le fossé par l'explosion d'une
mine. Dans cette
campagne, il sauva deux fois la vie du général
Bonaparte[1].
Le général en chef
le fit passer aussitôt dans le régiment
des guides
, où il
déploya en vingt circonstances la plus rare
intrépidité, notamment à
la bataille d'Aboukir, le 7 thermidor an VII,
où il s'empara de l'étendard du capitan-pacha.
De retour en France avec
Bonaparte, il entra dans dans les
chasseurs à cheval de la
Garde des consuls le 13 nivôse an VIII,
y fut nommé adjudant-sous-lieutenant le 16 floréal,
et lieutenant
(29 messidor).
Daumesnil suivit le premier Consul en Italie (1799-1800) et
combattit
à Marengo.
Guerres napoléoniennes


Capitaine
le 13 messidor an IX, et membre de
la Légion d'honneur

le 25 prairial an XII,
il fit les guerres d'Autriche (an XIV), de Prusse (1806)
et de Pologne (1807).

Chef d'escadron après Austerlitz (27 frimaire an XIV)
et officier de
l'Ordre
le 14 mars 1806, il est sur les champs de bataille d'Iéna, Eylau et Friedland.
Il suivit l'Empereur en Espagne
en 1808.
Dans l'insurrection de Madrid, le 2 mai, ce
fut lui qui commanda, la principale charge de la cavalerie française
contre
les habitants de Madrid dans la grande rue d'Alcalá.
Il eut 2 chevaux
tués sous lui par le feu des insurgés.
Daumesnil
fit partie en 1809 de l'armée d'Allemagne, se trouva à la bataille d'Eckmühl, fut promu au
grade de
colonel-major le 15 juin,
créé baron de l'Empire, et
tomba blessé à la jambe
gauche sur le champ de bataille de Wagram le 6
juillet
, étant à peine remis d'un coup de
lance qui lui avait percé
le corps au commencement de la campagne.
Amputé deux fois en quelques
jours, il eut le bonheur de se
rétablir, et l'Empereur lui conserva son
emploi.
Général de brigade, commandant
de la Légion d'honneur

et du château de Vincennes le 2 mars 1812, il fut
investi le 18 du même mois du titre de gouverneur
de cette place, d'où sortirent
pendant les quatre dernières années de
l'Empire jusqu'à 350 mille
cartouches et 40 mille gargousses
par jour. Son
importance était si grande, que l'Empereur, dans un ordre
spécial,
prescrivait au général Daumesnil d'y loger, de ne jamais
découcher,
et de ne pas s'en absenter un instant sans ordre.
La

défense du fort de Vincennes



La
capitulation signée le 30 mars 1814 à 5
heures du soir, prescrivait que le
matériel qui couronnait les hauteurs
de la capitale
devait être livré le lendemain à
l'ennemi. Daumesnil, la nuit-même,
sortit de Vincennes avec 250 chevaux, enleva et introduisit
dans
la place canons, fusils et munition : matériel estimé à plusieurs
millions.

Le général
Daumesnil refuse de livrer Vincennes (huile de Gaston Mélingue, 1882).





La capitale était
occupée par les Alliés depuis plusieurs semaines
que Daumesnil
tenait encore. Les alliés réclamèrent en menaçant le
général. On ne
parlait, dans Paris, que de la gaîté de sa réponse aux
sommations
russes : « Quand vous me rendrez ma
jambe, je vous rendrai ma
place !
» Il défendit ce poste
avec le plus grand courage contre
les troupes alliées.
La Restauration elle-même crut devoir honorer
ce beau caractère :
elle retira à Daumesnil le gouvernement de
Vincennes, mais elle lui
donna en échange celui de la petite place de Condé et la croix de Saint-Louis (17
janvier
1815).
L'apparition de Napoléon sur les côtes de
Provence devait naturellement
rendre le vieux soldat à toute
l'ardeur de ses affections pour
l'empereur. Cependant, fidèle à ses
nouveaux serments, Daumesnil
n'arbora les couleurs nationales sur la
citadelle de Condé que le 22 mars,
c'est-à-dire après le départ des
Bourbons.
Le soir où Napoléon remettait le pied à Paris (20 mars 1815),
Daumesnil rentrait dans Vincennes.
Bien que la paix ait été signée au traité de Vienne, les forces
d'occupation
prussiennes voulaient dépouiller les places fortes et
arsenaux français
sous prétexte de compensation de celui qui leur
avait été enlevé lors
des conquêtes napoléoniennes. L'arsenal de
Vincennes renfermait un
matériel considérable: plus de 52 000 fusils
neufs, plus de 100 pièces
de canon, plusieurs tonnes de poudre,
balles, boulets, obus, sabres...
Le général baron Karl von
Müffling
(de),
commandant
en chef du corps prussien qui occupait Paris, avait
essayé par tous les
moyens oratoires de pénétrer dans le château. Le
général fut de nouveau
sommé de se rendre lorsque la capitale fut
encore envahie : « Nous vous ferons sauter, dit un des
parlementaires.
Alors je commencerai, » répondit le
brave général, en lui
montrant une énorme quantité de poudre ; « nous sauterons ensemble.
» Blücher lui fit proposer un
million
pour prix d'une capitulation, Daumesnil rejeta ses
offres
avec mépris. « Mon refus, dit-il, servira
de
dot à mes enfants
. » Impatient de rester inactif dans ses
murs,
il fit une sortie à la tête de quelques invalides, prit et reprit

trois fois le village de Vincennes, et ramena des canons prussiens dans
la place.
Il parvint à faire parvenir au ministre de la Guerre, le Duc de Feltre, un billet
glissé
dans la jarretière d'une femme, dans lequel
il
sollicitait l'aide du roi. Le général de Rochechouart,
commandant
la place de Paris, fut envoyé à son secours. Le récit de ce
dernier
témoigne de l'extraordinaire courage du général Daumesnil, qui
résistait
avec une armée inférieure à 200 sous-officiers [2].
Cinq mois après il
capitula devant les Bourbons et sortit de la
forteresse
avec le drapeau tricolore. Le 8
septembre
de la même année, Dauniesnil fut mis
à la retraite
par le gouvernement royal.
Le baron
Daumesnil vivait dans la retraite quand la révolution de
Juillet 1830

éclata : un des premiers actes du gouvernement fut de
lui rendre le
commandement de Vincennes, dont la Restauration l'avait
dépouillé.
Il y rentra le 5 août,
et fut promu au grade
de lieutenant-général le
27 février 1831.
Les ministres de Charles X étaient emprisonnés au donjon de la
forteresse,
en attendant que la Cour des pairs se prononçât sur leur sort. Quand le
peuple
exalté sous les murs de Vincennes[3]
demanda la tête des ministres,
Daumesnil
lui répondit : « Ils n'appartiennent
qu'à la loi, vous ne les
aurez qu'avec ma vie,
» et son
énergie ramena bientôt à la
raison cette multitude égarée. Lorsqu'il
fallut transférer les
ministres à la maison d'arrêt de la chambre des pairs, on craignit une nouvelle
tentative contre
leur vie. L'un d'eux était malade. Daumesnil, en
grand uniforme, le
plaça à ses côtés, dans sa voiture, et, aussi
intrépide que généreux, il
traversa la foule silencieuse et
menaçante qui affluait sur son
passage. Il se dirige au pas vers le Palais du Luxembourg, et remit,
sain et sauf, au
commandant du palais le proscrit confié à sa garde.
Le
baron Daumesuil est mort du choléra,
à Vincennes, le 17 août 1832. Les Chambres accordèrent une
pension[4]
à sa veuve[5].
Elle fut nommée par Napoléon III surintendante
de la maison impériale de
Saint-Denis.
Titres [modifier]



Décorations


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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 15:29

Jean-Baptiste Antoine
Marcellin de Marbot



Marcellin de Marbot
18 août 1782
Altillac
16 novembre 1854
72 ans)
Paris
Français
République française
Empire français
Royaume de France
Empire
français (Cent-Jours)

Royaume de France
Royaume de France
République française
Lieutenant général
1800-1848
Bataille de Marengo
Bataille d'Essling
Bataille d'Eylau
siège de Salamanque
Siège d'Anvers
Grand
officier de la Légion
d'honneur
Pair de France
Cousin
de François Certain
Canrobert

Frère
de Antoine
Adolphe Marcelin Marbot

Fils
de Jean-Antoine Marbot
Jean
Baptiste Antoine Marcellin de Marbot
, baron de Marbot,
plus
communément appelé Marcellin de Marbot (18 août 1782 à Altillac
- 16 novembre 1854 à Paris), est
un colonel de Napoléon devenu général sous la monarchie de Juillet. Il a inspiré Conan Doyle et publié ses Mémoires.








//

Jean
Baptiste Antoine Marcellin, naît au château de La Rivière, à Altillac,
sur les rives de la Dordogne. Il est issu
d'une
ancienne famille de noblesse militaire du Quercy.
Son père a 4 fils dont 2 seulement
survivront : Antoine
Adolphe Marcelin Marbot

(1781-1844), l'aîné, général
français
et Jean
Baptiste Antoine Marcellin, le cadet. Son
grand-père et son
arrière-grand-père étaient fils uniques.
Il s’engage comme volontaire
en 1800 au 1er régiment de hussards
Bercheny
commandé par
son père, Jean-Antoine Marbot. Nommé lieutenant un
mois
après, il participe à la bataille de Marengo et au siège de Gênes,
au cours duquel son père meurt[1].
Officier
d'ordonnance d'Augereau lors de la
campagne
de 1805,
il se distingue à la bataille d'Austerlitz. Capitaine en
1807, il est
blessé à la bataille d'Eylau en portant un ordre. Passé
dans
l'état-major du maréchal Lannes
en 1808,
puis dans celui du corps de Masséna en 1809, il participe aux deux premières campagnes d'Espagne, où il
est
blessé à Agreda et à la prise de Saragosse. Fait chevalier de l'Empire le 12 novembre 1811 et
colonel du 23e
régiment de
chasseurs à cheval
en 1812, il prend
part à la campagne de Russie,
se signalant à l'occasion de
plusieurs batailles. Chargé de la
protection du passage de la Bérézina, il est
blessé
de deux coups de lance à Jacobowo, puis de
nouveau à la
bataille de Leipzig et à Hanau.
Pendant les Cent-Jours, il rallie Valenciennes
à l'Empereur et contraint le gouverneur, qui
voulait
livrer la ville aux Anglais, à prendre la fuite. À la tête du 7e de
Hussards
,
Napoléon le nomme général de brigade la veille de la bataille de Waterloo. Blessé en
chargeant les carrés
anglais à la tête de son ancien régiment, il
est compris dans la liste
des bannis le 24 juillet 1815.
Retiré en Allemagne, il rentre en France en 1819. Il
reçoit alors le commandement du 8e
chasseur à
cheval. En 1821,
Napoléon lui lègue 100
000 francs par testament. Le duc d'Orléans le charge de l'éducation
militaire
de son fils aîné, le duc de Chartres, puis il est
nommé
aide de camp du comte de Paris. Après les Trois Glorieuses, il est promu maréchal de camp et participe au siège d'Anvers (1832). Passé
en Algérie,
il assiste à l'expédition de Mascara en 1835 puis à
celle des Portes de Fer en
1839 et à
la prise de Mouzaïa en 1840. Élevé au
grade de lieutenant-général le
4 octobre 1838, il
entre au comité de cavalerie en 1844, avant
d'être nommé pair de France le 6 avril 1845.
Le 8 juin 1848, il est
mis d'office à la retraite et se
retire de la vie publique.
Il est le cousin du maréchal Canrobert,
qui s'illustre sous
le Second
Empire
. Il écrivit ses Mémoires qui sont
un remarquable témoignage
de l'épopée napoléonienne.

Commandeur
de la Légion d'honneur 21 03 1831, Grand Officier LH 30
04 1836.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 15:30

Jean-Baptiste Dommanget, né le 17
octobre
1769
à Possesse
(Marne), est un militaire français.
Il
était clerc de notaire lorsque la Révolution française éclata. Il
s'enrôla
comme soldat le 11 mai 1791, dans le 23e régiment
de
cavalerie, fit la campagne de 1792, en Champagne, et celle de 1793 à l'armée de Sambre-et-Meuse.
Brigadier-fourrier
le 1er avril de cette dernière année, il
devint
adjoint aux adjudants-généraux le 1er nivôse

an II, et fut promu au grade de lieutenant de cavalerie le 14 messidor
suivant.
En
quittant l'armée de Sambre-et-Meuse, Dommanget devait être placé
en
qualité d'adjoint auprès de l'adjudant-général Cottin,
mais cet officier supérieur, affaibli
par l'âge, n'était plus en état de
faire la guerre ; aussi le jeune
lieutenant chercha-t-il un emploi qui
lui offrît quelques chances de
danger et de gloire. Le général Durand, qui commandait une brigade
de
la division Garnier à l'armée d'Italie, et qui connaissait
la bravoure et la
capacité de Dommanget, s'empressa de l'appeler
auprès de lui en qualité
d'aide-de-camp ; mais il ne remplit ces
fonctions que pendant deux
mois : un événement funeste priva la
France des services du général
Durand.
Après cette catastrophe,
Dommanget servit pendant quelque temps à
l'état-major de la division
Garnier.
Confirmé dans son grade de lieutenant le
4 pluviôse an III, et
attaché en cette qualité, le 11 vendémiaire
an IV, au 15e régiment de chasseurs à cheval, il fut employé
comme
adjoint auprès de l'adjudant-général Dalons le 20 floréal
suivant.
Depuis
1793
jusqu'en l'an VI, il fit avec distinction
les guerres d'Italie.
Nommé capitaine-adjoint
en vendémiaire an V, il passa avec son grade à
la suite du 5e
régiment de dragons le 4
prairial, et y devint capitaine titulaire
le 13 thermidor de la même
année. Il servit en l'an VII contre les
insurgés de la Belgique.
Nommé chef d'escadron
au même régiment le 13 pluviôse an VIII, le premier Consul le désigna pour faire
partie de
l'armée de réserve avec 500 dragons, lors du passage
du Saint-Bernard
. À
son arrivée à Milan, il
alla rejoindre à Lodi la division Duhesme, dont il forma depuis l'avant-garde.
Cette
division s'étant approchée de Crémone,
Dommanget rencontra à peu de distance
de la ville un bataillon
autrichien établi sur la route, et qui
voulut opposer quelque
résistance ; chargé vigoureusement par les
braves dragons du 5e, il fut culbuté, sabré et fait
prisonnier.
La légion de Bussy, qui était en réserve,
attendit la charge des
Français et la soutint assez bien; mais,
enfin, rompue et sabrée, le
commandant Dommanget la mena battant
pendant plus d'une lieue au-delà de
Crémone,
sur la route de Mantoue. Pour cette affaire, le 5e
dragons reçut quatre sabres d'honneur ; Le
lendemain de la prise de
Crémone, le général Duhesme rejoignit le gros de
l'armée avec sa
division, et laissa le commandant Dommanget dans la
place, afin
d'observer, d'éclairer les routes de Mantoue et de Brescia,
et de couvrir le blocus de Pizzighitone. À
la fin de la
campagne, le 5e de dragons
rentra en France,
et, au mois de floréal an IX, il fit
partie de l'armée de la
Gironde
. Cette
armée auxiliaire des Espagnols
fut portée sur les
frontières du Portugal
depuis Ciudad-Rodrigo jusqu'à Alcantara
sur le Tage.
Au mois de nivôse an X, le régiment rentra
en France et alla tenir
garnison à Joigny,
où il resta jusqu'à la réunion du camp de
Compiègne
, au mois de
vendémiaire an XII.
Major du 8e régiment de dragons le 6
brumaire,
et membre de la Légion d'honneur le 4 germinal
suivant,
Dommanget ne voulut point rester au dépôt lorsque les
troupes de l'armée des côtes de l'Océan se
portèrent
sur le Rhin. Il demanda au ministre de la guerre d'aller
commander
les escadrons de guerre de dragons montés, puisque le colonel
était
aux dragons à pied de la division Baraguay-d'Hilliers.
Le
ministre fit quelques difficultés; Dommanget lui offrit alors de
déposer
ses épaulettes de major et de reprendre celles de chef
d'escadron
pour aller rejoindre l'armée. « Retournez à votre dépôt à Chantilly,
lui répondit le ministre, vous y
recevrez mes ordres. »
Vingt-quatre heures après, Dommanget était en
route. Il ne put
atteindre la Grande Armée qu'au-delà de Munich,
le 8 brumaire an XIV. Le 8e
régiment de
dragons appartenait à la division Beaumont.
Le jour de son arrivée au corps, le
major Dommanget, faisant tête de
colonne de la division, rencontra à
quelque distance de Munich un
bataillon de l'arrière - garde
ennemie, posté sur la lisière d'un bois,
pour arrêter le mouvement
de la division française. Le major Dommanget
le chargea aussitôt; en
moins de dix minutes, il l'enfonça et lui fit
mettre bas les armes.
Au-delà du bois se trouvait un régiment de
hussards autrichiens, il
le culbuta et le mena battant jusque dans les
rues de Bied. Sa belle conduite
dans
cette journée et à l'affaire de
Lambach
, qui eut
lieu le lendemain, fut citée dans les bulletins de
l'armée.
À la bataille d'Austerlitz, le 8e
régiment de dragons chargea sur l'artillerie
russe, qui était
fortement défendue, et, en se repliant, il se jeta, sur
un corps
d'infanterie ennemie, le sabra, lui fit poser les armes, et
prit le
général russe Andrault, que
le major fit
conduire à l'Empereur. Pendant tout le reste de cette
campagne et la
suivante, Dommanget donna de nouvelles preuves de son
courage, et,
le 20 septembre 1806, il
obtint le grade de colonel et le
commandement du 10e
régiment de dragons. Le 27
octobre
suivant, il chargea, avec une grande
résolution, près du
village de Wickmansdorff,
les dragons de
la reine de Prusse,
qui, avant de partir
pour Iéna,
étaient venus, par fanfaronnade, aiguiser
leurs sabres sous les croisées
de l'ambassadeur français. Il les
rompit, passa le défilé pêle-mêle
avec eux, et quoiqu'il n'eût sous
ses ordres que trois cents chevaux, il
obligea ce régiment, fort de
550 hommes à déposer les armes. Au moment
où le 10e de
dragons ramenait les
prisonniers, parmi lesquels se trouvait le
général major de Zastro, le prince Murat
arrivait avec la division Beaumont. Le
régiment fut accueilli par les
cris de Vive le 10e !
et le prince
félicita le colonel sur la prise qu'il venait de
faire.
Après avoir assisté aux combats de Prentzlau, de Lubeck, de Hoff, etc., cet officier supérieur se trouva à
la
bataille d'Eylau, où il eut un
cheval tué
sous lui. Il combattit à Friedland avec sa valeur
habituelle,
et, démonté, foulé aux pieds des chevaux, criblé de
coups de sabre sur
la tête, il eût infailliblement péri, si ses
dragons ne fussent venus le
retirer des mains des hussards ennemis.
Il reçut à cette occasion, en
juillet 1807,
la croix d'officier de la Légion d'honneur des mains de
l'Empereur,
qui accorda vingt-huit décorations à son régiment.
Créé
baron de l'Empire le 19 mars
1808, avec
dotation, il fit les campagnes de 1808 à 1811 en Espagne
et en Portugal,
et se signala surtout au combat d'Alba de Tormès le 28
novembre
1809.
Le 12
janvier
1811,
pendant la retraite du général portugais Silveyra,
l'avant-garde du
général Claparède,
commandée par le
colonel Dommangct, chargea l'arrière-garde portugaise
près de Mondin, la culbuta et la rejeta au-delà de la Coura. À la
bataille de Fuentes de Oñoro,
il
eut un cheval blessé sous lui, et le général Montbrun,
commandant la division de dragons, le
proposa pour le grade de général de brigade, que l'Empereur
lui
accorda par décret impérial du 6 août
1811.
Rentré en France à la fin du mois de novembre suivant, et
appelé,
le 13 mars 1812 au commandement de la 3e
brigade de cavalerie légère du 3e corps de
la réserve de
cavalerie, composée des 1er et
2e régiments
de chevau-légers bavarois et
du régiment de chevau-légers du prince Albert de Saxe.
Il fit la campagne de Russie.
Il eut une affaire
d'avant-garde assez brillante au-delà de Minsk, et
une autre à Babinowisk, entre
Orscha et Wilepsk. Le 16 août,
sous Smolensk,
il sabra et culbuta un corps de
cavalerie régulière russe. Le 27,
l'ennemi ayant été forcé
d'abandonner Wiasma, il attaqua son
arrière-garde, qui se
sauva dans les bois. Le 7
septembre
, à la Moskowa, il chargea avec
une rare intrépidité
une masse énorme de cavalerie russe en avant de la
grande redoute.
Dans la mêlée, où il fit des prodiges de valeur, le
général
Dommanget fut atteint d'un coup de sabre sur la tête et d'un
autre
coup qui lui ouvrit la joue droite dans une largeur d'environ
trois
pouces, et lui abattit presque entièrement la lèvre supérieure.
Cette
blessure, très grave, fut magistralement opérée et appareillée par
Larrey et il suivit la Grande Armée

jusqu'à Moscou,
d'où il se retira avec
elle. Ses services pendant cette campagne furent
récompensés par la
croix de commandeur de la Légion d'honneur, le 28 mars 1813.
A peine rétabli de ses
blessures, l'Empereur lui confia le
commandement d'une brigade de
cavalerie légère, composée de régiments de
marche. Au-delà de l'Elbe, l'Empereur passa en revue cette brigade, et
donna au
général Dommanget la décoration de chevalier de la Couronne de fer, le 15 mai :
« Vous étiez delà vieille armée
d'Italie, lui dit-il, cette croix vous
est bien due. »
Après la bataille
de Wurlschen
,
Dommanget envoya ses escadrons de marche rejoindre les
régiments
auxquels ils appartenaient, et alla prendre le commandement
de la 2e
brigade (2e
lanciers, 11e et chasseurs) de la
division Roussel-d'Husbal,
du 2e
corps de réserve de cavalerie.
Le 16 juillet suivant, le roi de Saxe lui adressa la croix de commandeur
de l'Ordre
militaire de Saint-Henri de
Saxe
, avec une lettre autographe, par
laquelle ce monarque le
remerciait des soins qu'il avait pris de son
régiment de
chevau-légers du prince
Albert
pendant la
campagne de Russie.
Le 10 août de la même année, le roi de Bavière le nomma commandeur
de l'Ordre militaire de Maximilien-Joseph
de Bavière
(de).
Le 26, le général
Roussel-d'Husbal ayant été grièvement blessé à la
tête, le général
Dommanget prit le commandement de la division. Le 12
octobre
, vers Zerbst, entre Dessau et Potsdam,
il rencontra quelque infanterie qui fut
culbutée, et ensuite les
équipages de l'armée suédoise, qui avaient passé l'Elbe à Dessau. Les troupes qui gardaient ces
équipages
furent sabrées et mises en fuite, et les bagages,
caissons, voitures,
etc., furent immédiatement détruits. Le général
Dommanget était à
l'extrême gauche de l'armée, lorsque, le 16
octobre
, au combat près de Leipzig,
il dégagea le 9e régiment de
chasseurs à
cheval, un bataillon de vélites toscans et
3 pièces de canons qui observaient et
défendaient un passage de rivière
à trois lieues à gauche et en
avant, mais qui, débordés par des forces
beaucoup trop
considérables, allaient tomber au pouvoir de l'ennemi. Le
30, il
prit une part très-active au combat de Hanau,
et exécuta
plusieurs charges, couronnées d'un plein succès.
Pendant la retraite,
se portant tantôt à gauche, tantôt à droite pour
protéger les
flancs de l'armée, il repoussa constamment les tentatives
de
l'ennemi, et après avoir repassé le Rhin à Mayence,
il fut placé à Andernach pour observer et garder la rive gauche
avec
sa brigade.
Le général Dommanget soutint sa brillante réputation
pendant la campagne de France. Le 3
février
1814,
au combat de
la Chaussée
, il
soutint les efforts, de l'ennemi, et donna le temps
au corps d'armée
d'opérer sa retraite. Le 14, au combat de Vauchamps, il détruisit
complètement
un carré russe, qui s'était formé au bord de la route, près
du bois
d'Eloges. Le 2e lanciers
et le 11e
chasseurs s'y couvrirent de gloire. Après cette
affaire, la voix
publique lui décernait le grade de général de division, mais il se vit

préférer, sur la désignation du général commandant le corps de
cavalerie,
un ancien aide-de-camp de Bernadotte, qui ne possédait pas
les
mêmes titres que lui. Ce passe-droit fit un mauvais effet dans sa
brigade,
qui avait su apprécier depuis longtemps les droits de son
général à
un avancement bien mérité. Dirigé sur différents points par
des
marches rapides le général Dommanget trouva l'occasion de se
distinguer
encore, notamment aux combats de Vandoeuvre, de Bar-sur-Aube,
de Villenave,
etc.
Le 30
mars
, au matin, l'Empereur quitta Troyes
pour revenir sur Paris ; Le général Dommanget reçut l'ordre de former

l'avant-garde de l'escorte de l'Empereur, et il l'accompagna
jusqu'à Sens.
L'abdication
de Fontainebleau

fit cesser les services du général Dommanget.
Cependant Louis XVIII le nomma chevalier de
Saint-Louis
, le 31 juillet 1814, et le
mit en non-activité en septembre
suivant. Au retour de Napoléon Ier, le 20 mars 1815, il se porta à sa rencontre et
l'escorta depuis
la Cour-de-France
jusqu'à Paris.
Dès le 21, Dommanget reçut l'ordre de
partir de Paris à la tête des 1e et 5e de lanciers

et e chasseurs, pour aller prendre position aux environs de Landrecies
et de Maubeuge.
Vers la fin de mai, il prit le
commandement d'une autre brigade,
composée des 4e et 9e,
de chasseurs, à la tête desquels il se signala de nouveau à Ligny, à Fleurus et à mont Saint-Jean.
Après les résultats de cette
campagne, le licenciement de l'armée
vint mettre un terme à la
carrière militaire de cet officier général.
Rentré dans ses foyers
au mois d'août, on le mit en non-activité et on
le soumit à la
surveillance de la police. On avait trouvé trois lettres
de lui dans
le portefeuille de l'Empereur, tombé au pouvoir des ennemis.
En 1817
le général Dommanget se vit plus
particulièrement en butte aux
tracasseries du pouvoir, et comme son
nom avait été écrit dans quelques
lettres saisies lors de la conspiration
de Lyon
, et qu'on
trouva dans ses papiers une lettre d'invitation à
dîner de madame de
Lavalette
, on vit là
des motifs suffisants pour le mettre en état
d'arrestation. Conduit
le 1er juillet à la prison de la Préfecture de police,
il resta
au secret pendant trente-cinq jours. Après plusieurs
interrogatoires
par-devant le grand prévôt du département de la Seine,
assisté de M. Reverdin, juge au tribunal du même département, on
le
transféra à la Force avec ses compagnons de
captivité, le général Julienne de Belair et M. Antoine
Chedelle
, négociant de
Lyon. Les charges n'ayant pas paru suffisantes pour
le
renvoyer avec ses coaccusés devant la cour prévôtale de Lyon, on
les
autorisa à se retirer sur parole dans la maison de santé de Cartier,
faubourg Poissonnière. Enfin, au
mois
d'octobre suivant, le général Dommanget obtint sa liberté, mais
il n'en
demeura pas moins l'objet de l'attention active de la
police. Frappé
avec 150 autres officiers généraux par l'ordonnance
du 1er décembre 1824, il fut
mis à la retraite à compter du 1er janvier 1825, après
plus de trente-trois ans
Lors de
la révolution de
Juillet 1830
, le
nouveau gouvernement le plaça, le 22 mars 1831, dans le
cadre de réserve,
et l'admit de nouveau à la retraite, le 1er mai 1832.
Son nom est inscrit sur le côté Nord de l'arc de triomphe de l'Étoile.
Le
général Dommanget est mort à Paris,
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 15:31

Jacques Alexandre François Allix de Vaux,
comte de
Freudenthal
, né le 21 décembre 1768 à Percy, en Normandie, et mort le 26 janvier 1836 à
Bazarnes dans la commune de Courcelles, est un général d'Empire

français.
Il entra dans l'armée à l'âge de 16 ans, comme élève
d'artillerie,
servit d'abord à l'armée du Nord pendant les premières guerres de la
Révolution,
et se distingua au siège de Luxembourg. À vingt ans il était colonel.
Au passage du Grand Saint-Bernard, à l'attaque
de Vérone
qu'il emporta d'assaut, et pendant l'expédition de Saint-Domingue,
Allix
donna les preuves les plus brillantes de sa valeur et de ses
talents;
mais l'opposition qu'il montra au coup d'État du 18 brumaire
retarda
son avancement.
Il servit de 1808
à 1814 en
Espagne auprès du roi Joseph, et ne
revint en France que pour combattre
les alliés.
Créé général de
brigade le 28 novembre 1813, il chassa les
Autrichiens et les
Cosaques de la forêt de Fontainebleau le 18 février 1814 puis, le
26, il sauva la
ville de Sens, ce qui lui valut d'être promu
divisionnaire le 17
mars 1814.
Désigné au commandement de la 1re

Division du 1er Corps de l'Armée du Nord en 1815, sous les ordres de Drouet d'Erlon le 26 mai 1815,
il
ne put rejoindre son poste, et ne put donc pas servir à Waterloo. Après cette bataille, il
fut chargé de
fortifier Saint-Denis et en fit une
position
inexpugnable.
Exilé par l'ordonnance du 24 juillet 1815,

le général Allix se réfugia en Westphalie,
où il publia un ouvrage sur le
système du monde. Autorisé à rentrer en
France le 23 décembre 1818,
il fut rétabli sur la liste des lieutenants
généraux en non-activité
(sans traitement) le 1er
janvier 1819. Il fut déclaré
retraité par ordonnance du 29 avril 1834.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 15:32

Jean-Pierre Doumerc, général de division français, né le
7
octobre
1767
OrigineHommage
Jean-Pierre
Doumerc
France
nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile
Il entra dans un
régiment de cavalerie au commencement de la Révolution française, se fit
remarquer,
par sa conduite militaire, obtint tous ses grades à
l'armée, et reçut
en l'an XII, les 19 frimaire et 25 prairial, les
étoiles de membre et
d'officier de la Légion d'honneur : il était alors
colonel
du 9e cuirassiers et servait dans les Vosges.
Il combattit à Austerlitz, et en récompense de la
bravoure
et de l'intelligence dont il avait fait preuve dans cette
journée,
l'Empereur le nomma, le 4 nivôse an XIV, commandant de la Légion d'honneur.
Élevé au grade
de général de brigade le 31
décembre
1806,
il continua de servir avec beaucoup de
distinction et fut fait baron de l'Empire en 1808, et général de division le 30
novembre
1811.
En 1812,
il commanda à la grande
armée de Russie
la 5e
division de cuirassiers, du corps du maréchal Oudinot, laquelle eut à défendre,
en
octobre et en novembre, les deux rives de la Dwina du côté de Polotsk
et le passage
de la Bérésina
.
Pendant
les campagnes de 1813, en Saxe, et de 1814 en France, il signala maintes fois son courage,
particulièrement
devant Dresde et à Vauchamps.
Lors des événements politiques de 1814, il
adhéra aux actes du Sénat, et Louis XVIII le fit chevalier de
Saint-Louis
(en
juin), inspecteur général pour les 9e 10e et 11e
divisions
militaires, et grand officier de la Légion d'honneur (17
janvier
1815).
Quand revint Napoléon Ier, il le nomma, au mois d'avril,
inspecteur
général de la 1e division militaire et membre de la
commission
instituée pour l'examen des nominations faites depuis le mois
de
mars 1814.
Il demeura sans emploi durant la seconde Restauration; mais, après
les journées
de Juillet 1830
, il
fut accueilli par le gouvernement nouveau qui
lui conféra le
commandement de la 18e division militaire (Dijon).
Admis au traitement de retraite au mois
de décembre 1832, Louis-Philippe Ier lui conféra, le 4 mai
suivant, la dignité de grand'croix de la
Légion d'honneur.
Mort en avril 1847. Son nom est inscrit sur la face Nord de l'arc de triomphe de l'Étoile.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 15:32

Joseph Marie Dessaix
Image : Joseph Marie Dessaix
24 septembre 1764
Thonon-les-Bains
26
octobre
1834
Marclaz
France
général de division


Statue
commémorative du général Joseph Marie
Dessaix
,
située dans le parc du belvédère à Thonon-les-Bains.





Joseph
Marie Dessaix
,
général d’Empire, (né le 24 septembre 1764 à Thonon-les-Bains (Savoie puis ancien département du
Mont-Blanc
) et
mort le 26 octobre 1834 à Marclaz).








//


Guerres de la
Révolution française



Fils d'un
médecin, il prit le grade de docteur en médecine à Turin, et
vint exercer son art à Paris. Il adopta les principes de la Révolution française, entra, au
mois de
juillet 1789,
dans la garde nationale
parisienne,
retourna à Thonon en 1791 pour y
faire germer les
idées françaises, revint à Paris en 1792, et
concourut avec Doppet, dans le dessein commun de
porter
la liberté en Savoie, à la formation de la société de la propagande des Alpes,
nommé presque
aussitôt : Club des patriotes étrangers. [1]
En 1792,
il propose à la Convention la création de la légion des Allobroges. Nommé
capitaine
dans cette légion le 7 août, il commandait le noyau de sa compagnie dans
la
journée du 10 août 1792.[2]
Il fut fait chef de
bataillon le 13. Suivant le décret,
l'organisation définitive de la
légion devait avoir lieu à Grenoble ;
Dessaix et Doppet conduisirent donc
leur troupe dans cette ville. Au
mois de septembre, la légion
entrait à Chambéry
avec le général de Montesquiou ; et au
mois de
novembre, Dessaix succédait à Doppet dans le commandement de
cette
troupe.
En juin 1793,
il marcha contre les Marseillais avec l'armée des Pyrénées orientales,
fut nommé colonel le 17 août,
entra le 20 à Marseille et se rendit ensuite au siège de Toulon.
Sa conduite au
siège de cette place parut digne de récompense aux
représentants du
peuple, qui voulurent le nommer général de brigade ; mais il refusa
un
avancement qu'il croyait ne pas avoir mérité. En l'an II, il
servit à l'armée des Pyrénées, et se
distingua, le
13 floréal, en repoussant avec sa légion, forte de 1
500 hommes, les
attaques de 8 000 Espagnols, auxquels il fit
éprouver une grande perte.
Le 17, il contribua à la prise de Saint-Laurent-de-la-Monga.
Il s'empara de Campredon le 19
prairial.
Après
s'êlre trouvé aux différents combats qui signalèrent la fin de
cette
campagne, il passa à l'armée d'Italie au commencement de
l'an III. Au mois de
nivôse, il enleva les redoutes de Saint-Jean,
en Piémont,
et reçut un coup de baïonnette à la tête. Ses soldats
voulaient
fusiller les prisonniers qu'ils venaient de faire, mais il les

sauva au péril de ses jours. Le 11 thermidor, il fut blessé à la
retraite
de Salò.
Le lendemain, il pénétra dans cette ville,
s'empara de deux pièces de
canon, de deux drapeaux et de 200
Autrichiens, poursuivit l'ennemi et
délivra le général Guieux et 300
Français. Il se rendit maître de Rocca-d'Anfo le
19, et de Storo
le 23. Le 1er fructidor il
reçut une
blessure en s'emparant d'une redoute armée de deux canons ;
il courut de
grands dangers le 19, dans une reconnaissance sur l'Adige. Le
22, il prit San-Michaeli ;
le 1er
jour complémentaire, le général Vaubois lui ordonna de
tenir
jusqu'à la dernière extrémité au plateau de
Rivoli
. Il fit ses
dispositions en conséquence ; mais, cerné par des
forces
supérieures, couvert de blessures, il tomba au pouvoir des Autrichiens, qui le conduisirent en Hongrie.
Après une captivité de sept mois, il
revint en Italie à
la suite d'un échange, et fut élu, en
germinal an VI, par le département
du-Mont-Blanc, député au Conseil des Cinq-Cents, où il ne se

fit remarquer que par des opinions républicaines des plus avancées.

Consulat et
Empire



Malgré son opposition au
mouvement de Brumaire, le premier Consul lui conserva le
commandement de
son corps, devenu 27e demi-brigade légère
et l'envoya en Hollande.
Il commanda
successivement Nimègue,
Bergen-op-Zoom, Rotterdam,
Dusseldorf, le Grand Duché de Berg, Aschaffenbourg, Francfort, La Haye,
Bréda.
Guerres
napoléoniennes



Le
11 fructidor an XI, le premier Consul lui conféra le grade de général de brigade, et le nomma en
l'an
XII, les 19 frimaire et 20 prairial, membre et commandant de la
Légion d'honneur. Employé à la Grande Armée en l'an XIV, il
se
distingua à la prise d'Ulm.
En 1809,
il commanda une brigade de l'armée d'Italie sous les ordres du
prince Eugène de Beauharnais, fut blessé
le 10 avril,
au passage du Tagliamento, prit le
commandement
de l'avant-garde de l'armée, se trouva à la bataille de la Piave le 8 mai, et à
toutes les affaires qui eurent lieu
jusqu'à la jonction avec la Grande
Armée, et fut créé comte d’Empire et général de division le 9
juillet
, quelques jours après la bataille de Wagram, où il avait été blessé à la
cuisse.
Dans un déjeuner qu'il fit à Vienne, Napoléon Ier le salua du surnom d'intrépide.
En 1810,
il eut le commandement d'Amsterdam,
et reçut, le 30 juin 1811, la décoration de grand
officier de la Légion d'honneur ; l'Empereur le
fit aussi
électeur du département du Léman.
Employé
en 1812
au 1er corps de la Grande Armée,
il fut
blessé, le 22 juillet à Mohilow, concourut à
la prise de Smolensk, combattit, le
7
septembre
, à la bataille de la
Moskowa
, eut peu
après le bras fracassé par un biscaïen,
dut céder sa division au général Rapp,
et reçut, au commencement d'octobre 1812, le
commandement de Berlin, commandement qu'il conserva jusqu'au 26
février
1813.

Plaque
commémorant de la victoire des troupes de Joseph Marie Dessaix
lors de la bataille de Saint-Julien-en-Genevois (1814)





Il
était dans ses foyers depuis plusieurs mois, lorsque, le 4
janvier
1814,
l'Empereur le chargea d'une partie de la
défense des Alpes.
Obligé de se replier, il
rejoignit le corps d'Augereau. Les faits de
guerre
qui lui sont propres pendant cette courte campagne, pour être
obscurs,
n'en méritent pas moins d'être cités, et c'est avec un
sentiment de
reconnaissance justement apprécié, que ses compatriotes
l'appelèrent
alors le Bayard de la Savoie.
Dessaix
se rallia à la monarchie lors de la première Restauration, et reçut la croix de Saint-Louis le 27 juin 1814.
Napoléon, à son retour de
l'île
d'Elbe
, lui donna le
commandement de Lyon, puis
celui d'une division
de l'armée des Alpes,
sous Sachet.

Restauration



Après la seconde abdication, il se
réfugia dans le pays
de Gex
, d'où il revint à
Thonon. Il quitta la France en 1816 et se
retira d'abord en Suisse, puis en Piémont.
Arrêté au mois de mai 1816 et conduit au fort de
Fenestrelles
, il n'en
sortit qu'au mois de septembre suivant, et sur
un ordre du roi de Sardaigne. Il se
retira à Ferney-Voltaire, où son frère exerçait la
profession
d'avocat.
En 1821,
quand les patriotes
piémontais voulurent faire leur révolution pour
secouer le joug qui
pesait sur eux, ils lui demandèrent de commander les
forces de
l'insurrection ; mais il laissa ce commandement aux généraux Guillaume de
Vaudoncourt
et Belloti.
Il accueillit la révolution de 1830, et fut nommé, par ordonnance du 12
novembre
, commandant de la garde nationale de
Lyon.
Son nom est gravé parmi ceux de la face
Nord de l'arc de triomphe de l'Étoile.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 15:34

Jean-Baptiste Éblé
artillerie
Jean-Baptiste
Éblé
(21 décembre 1758 à Saint-Jean-Rohrbach (Moselle) – 31 décembre 1812 à Königsberg (Allemagne),
est un général
français d'Empire
,
issu de l'artillerie.
Biographie


Fils
d'un officier de fortune, qui servait au régiment d'Auxonne,
il entre à neuf ans (21 décembre 1767), comme
canonnier dans le
régiment où servait son père. En 1791, après
vingt-quatre ans de service, il est
capitaine en second. Il sert dans
l'armée de Dumouriez jusqu'au mois de
juillet 1793.
Il est envoyé à Naples pour organiser l'artillerie.
Un des
premiers, il forme une compagnie de canonniers à cheval. Élevé

bientôt au grade de chef de bataillon, il est attaché à l'état-major.
Puis
il commande une division à la bataille d'Hondschoote et au
déblocus
de Dunkerque.
Élu général de brigade, le 27 septembre 1793, sa conduite à la bataille de Wattignies deux
semaines
plus tard lui fait attribuer le grade de général de division, dont il a déjà

rempli les fonctions.
C'est pendant la campagne contre les Pays-Bas
qu'il imagine de partager les canons
entre les différentes divisions de
l'armée, formant ainsi des parcs
de réserve et des dépôts de munitions
sur toutes les lignes
d'opérations, système dont l'expérience a démontré
l'utilité, et qui
depuis est constamment suivi. Lorsque Moreau prend le commandement en
chef de cette
armée que Dumouriez vient d'abandonner, le général
Éblé est à la tête de
l'artillerie. Il la dirige au siège d'Ypres, en
juin 1794,
et en juillet à celui de Nieuport. C'est par ses conseils
qu'est
placée une batterie de 42 bouches à feu à 200 toises des
glacis. Les
ravages de ces canons, dont tous les coups portaient sur
les quartiers
les plus riches, forcent la garnison à capituler
après trois jours de
tranchée.
Il conduit les sièges de L'Écluse, du fort de Crèvecœur
et de Bois-le-Duc, de Nimègue.
Éblé est ensuite envoyé à l'armée du Rhin, dont Moreau vient de prendre le
commandement en
chef. Ce général écrit au sujet d'Éblé dans une
lettre adressée à la Convention : « La conduite du
général
Éblé est vraiment très active, on ne peut concevoir comment
il a pu
suffire à cette énorme consommation de poudre et de boulets
que nous
avons envoyés. » Il faut ajouter que, dans tous ces
combats, il ne
perdit pas un seul canon, et que l'artillerie qui,
ordinairement,
compromet les retraites, décida du succès de celle de
Moreau.
En 1797,
le général Éblé commande
seul l'artillerie dans le fort de Kehl, pendant
le siège qu'a fait de cette place
l'armée autrichienne sous les ordres
de l'archiduc Charles. Il
prouve alors qu'il n'est
pas moins savant dans l'art de défendre les
places que dans celui de
les attaquer.
Il est à Rome
où il doit commander
l'artillerie de l'armée que Championnet conduit à la
conquête
du royaume de Naples. Mais cette
artillerie
n'existe pas : Éblé compose ses équipages de campagne
avec les pièces
prises aux Napolitains. Gaète
lui fournit des canons pour assiéger Capoue, et
cette place se rend le 10 janvier 1799. Éblé en
prend possession, surveille
l'exécution de l'important article de la
capitulation, qui met au
pouvoir de l'armée française toute l'artillerie
de l'arsenal de la
place. La prise de possession par les Français de
cet important
matériel détermine la soumission de Naples et,
le 20 janvier, les Français entrent
dans la seule capitale de l'Italie
qu'ils n'ont pas encore visitée en
vainqueurs depuis le commencement de
l'ère révolutionnaire.
En 1800,
il va rejoindre Moreau à l'armée du Rhin, et une fois encore il mérite les
témoignages
les plus honorables de sa satisfaction : « On ne
saurait, écrivait
Moreau, trop faire l'éloge de l'artillerie, qui,
par son organisation et
la manière dont elle est manœuvrée dans les
combats, s'est acquis
l'estime de tous les corps de l'armée. C'est
un hommage bien juste à
rendre au général Éblé qui la commande, et
qui doit être compté dans
cette arme comme un des meilleurs
officiers de l'Europe. »
La République batave s'était engagée,
par une
convention spéciale, à entretenir à ses frais une armée
française sur
son territoire. Attaché à cette armée en 1803, Éblé est
chargé de tous les détails de
l'organisation de l'armée placée sous ses
ordres. Il passe l'année
suivante au commandement des équipages de l'armée de
Hanovre
, laquelle
devient ensuite le 6e corps de la Grande Armée. C'est alors
qu'il
est nommé gouverneur de la province de Magdebourg.
Il quitte cette province pour aller
inspecter, en 1808, toute la
ligne qui
s'étend depuis Huningue
jusqu'à Anvers.
A cette époque, Napoléon Ier lui confère le titre de
baron. L'année
suivante, il passe au service de la Westphalie, comme ministre de la guerre
du roi Jérôme Bonaparte. Ses mesures et
son
activité déconcertent les projets insurrectionnels du major Ferdinand
von Schill
, et c'est
en récompense de ce service que Jérôme le nomme
colonel général de
ses gardes du corps. Cependant, tout en passant au
service de
Westphalie, Éblé, toujours général de division dans l'armée
française,
a refusé de prêter serment au souverain étranger.
Napoléon Ier lui donne la direction de
l'artillerie
de l'armée de
Portugal
, sous les
ordres du maréchal Masséna. Éblé participe aux sièges
de Ciudad Rodrigo et d'Almeida
et crée deux équipages de pont.[1]
Le 7 février 1812, il est nommé commandant en
chef des équipages de
pont à la grande armée qui s'ébranlait pour
envahir la Russie.
Son rôle est décisif au
passage de la Bérézina.
Il est chargé de
construire deux ponts de bateaux ; le général Chasseloup, commandant du
génie,
doit jeter le troisième. Éblé a su conserver autour de lui, en
bon
ordre, 400 pontonniers néerlandais, 6 caissons
d'outils, 2
forges de charbon. Il se jette lui-même à l'eau pour
montrer l'exemple à
ses hommes. L'ordre qu'il a reçu le 25
novembre
, à 6 heures du soir, est exécuté le
lendemain à une heure
de l'après-midi : celui donné à l'artillerie
ne l'est point. Le 29
novembre
, il attend deux
heures avant de brûler ses ponts afin de
permettre le passage de
nombreux soldats.
Le général Lariboisière, commandant en chef de
l'artillerie
de la grande armée, meurt le 18
décembre
, à Königsberg : Éblé, nommé à sa
place, et chargé
de réorganiser le service, ne lui survit que treize
jours. Il meurt
le 31
décembre
, dans la même
ville. Le général comte Éblé avait été nommé
membre de la Légion d'honneur le 23 vendémiaire
an XII, Grand
officier de l'Ordre de la
Légion d'honneur
le 25 prairial de la même
année, chevalier du Lion de Bavière,
et grand
commandeur de l'ordre
royal de Westphalie
.
La
nouvelle de sa mort n'est pas encore parvenue en France, le 3 janvier 1813, quand
Napoléon le nomme premier inspecteur
général de l'artillerie et comte de l'Empire.
Son cœur a été transféré dans
la crypte des Invalides.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 15:34

François Nicolas Benoît Haxo
24 juin 1774
Lunéville
25 juin 1838
Paris
France
génie
Général de division
1793-1833
guerres napoléoniennes
Garde impériale
grand officier de la Légion d'honneur
Pair de France
François-Nicolas-Benoît
Haxo
(né le 24 juin 1774 à Lunéville,
mort le 25 juin 1838 à Paris) était
un général
français
durant la Révolution française et du Premier Empire. Il est le neveu du général Nicolas
Haxo
.


États de
service



Il embrassa de bonne heure le métier des armes. Il
sortit lieutenant
de mineurs de l'École
d'artillerie et du génie de
Châlons-sur-Marne
en 1793 et
bientôt après passa
capitaine du génie dans l'Armée du Rhin en 1794. Son avancement se fit très lentement. En 1796, il
suivit les cours de l'École polytechnique (mais ne
fut
pas polytechnicien).
En 1801,
il devint Chef de bataillon suite à la prise du fort
de Bard
par l'armée d'Italie .
On l'a surnommé
le Vauban du XIXe siècle, parce qu'il renforça et
répara les fortifications
et les citadelles

au début des années
1800
.
Il était en 1807
à Constantinople dont il fut chargé d'améliorer
la
défense, et alla ensuite en Italie
sous le général Chasseloup. En 1809, il
commanda un bataillon d'attaque au siège de Saragosse et donna de
telles
preuves d'habileté que Napoléon Ier le nomma colonel. Appelé à l'armée d'Allemagne il mérita, à Wagram, la croix d'officier de la Légion d'honneur. Renvoyé en Espagne,
il fut chargé de la direction des
travaux aux sièges de Lérida
et de Méquinenza, y montra autant
de zèle que de
talent et fut promu au grade de général de brigade en 1810. Rentré
bientôt en France,
il fut attaché à l'état-major de
l'Empereur et l'accompagna comme
aide-de-camp dans la campagne de Russie. Le 23 juin 1812, il était
seul avec Napoléon lorsque
celui-ci prenant la capote et
le bonnet d'un
chevau-léger polonais reconnut les bords du Niémen
et les hauteurs de Kowno.
Le général Haxo se
distingua au combat de
Mohilow
et faillit
être pris en cherchant à rallier le 3e de chasseurs qui avait
été surpris par une nuée
de Cosaques.
Il fut promu, quatre mois après, au
grade de général de division.
En 1813,
l'Empereur lui confia le commandement du
génie de la Garde impériale. En juin,
il
mit la ville de Hambourg en état de soutenir un
siège. Après la bataille de Dresde, il suivit en Bohême
Vandamme qui, avec le 1er
corps, cherchait à faire mettre bas les armes à
un corps de 40 000
hommes. Le 30 août,
à la bataille de Kulm, le général Haxo fut
blessé et
fait prisonnier avec les généraux Vandamme et Guiot. Il ne
rentra en France qu'à la première Restauration.
II
commandait le génie dans la Garde royale lors du retour de
l'Empereur.
Il se trouva à la bataille de Waterloo, suivit
l'armée sur la Loire et vint à Paris, avec Kellermann et Gérard,
demander au gouvernement provisoire que
l'armée restât réunie tant
qu'il y aurait un étranger sur le sol
français, que nul employé civil ou
militaire ne fût destitué et que
personne ne fût inquiété pour ses
opinions.

Monument
rappelant le souvenir des soldats français
morts durant le siège de la citadelle d'Anvers
en 1832. (Tournai, place de Lille)





Ces
demandes furent rejetées, mais Haxo n'en fit pas moins sa
soumission
aux Bourbons.
En 1815,
il est licencié sous la Restauration. En 1819, il est
réintégré comme Inspecteur général des fortifications
frontalières

(Grenoble,
Besançon,
Dunkerque,
Saint-Omer, Sedan, Fort l'Écluse, Belfort,
Bitche).
Haxo fit partie du conseil de guerre appelé à juger le général Lefebvre Desnouettes et opta
pour
la mort.
Nommé inspecteur général de son arme et grand officier de la Légion d'honneur,
Louis-Philippe Ier le nomma Pair de France en 1832,
grand-croix en 1833,
conseiller d'État et membre du comité des
fortifications. On sait qu'il
s'était prononcé contre les forts
détachés et pour l'enceinte continue.
En 1832,
il avait dirigé les travaux et commandé le
Génie lors du siège de la citadelle
d’Anvers
.
On lui doit les fortifications de Belfort,
de Grenoble,
de Besançon, de Dunkerque,
de Saint-Omer et du Fort L'Écluse.
Un type de
casemate nouveau à l'époque porte le nom de "casemate
Haxo" et on en
trouve des exemplaires dans de nombreuses
fortifications : par
exemple, aussi bien à la citadelle de Belfort (90)
que sur le fort
de l'Ile Pelée de Cherbourg (50). Ces casemates sont
protégées
au-dessus par un épais talus de terre et ouvertes sur
l'arrière, ce
qui permet d'évacuer rapidement les fumées de la poudre
noire
utilisée à l'époque.
Son nom est inscrit sur l'Arc de triomphe de l'Étoile.

Honneurs, titres,
décorations,




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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 15:35

Maximilien Caffarelli
13 février 1756
château du
Falga
, (Haute-Garonne)
27 avril 1799
ans)
siège de Saint-Jean-d'Acre)
France
Caffarelli
Louis
Marie Maximilien de Caffarelli du Falga
, dit Maximilien
Caffarelli
, (né le 13 février 1756, au château du
Falga
, (Haute-Garonne) - mort le 27 avril 1799, au siège de Saint-Jean-d'Acre)

est un général
de la Révolution
,
connu pour sa témérité, qui lui valu de
nombreuses blessures, avant
de mourir au combat.


Biographie


Il
naît dans une famille d'origine italienne, installée en France
depuis
un siècle. Élève de l'École royale du génie de
Mézières
,
officier du génie, il va de garnisons en garnisons jusqu'à
ce qu'il
reprenne l'administration du domaine familial en 1786. Il est
capitaine en avril 1791. Il est nommé en 1792 officier
d'artillerie à l'armée du Rhin, refuse seul, après la journée du 10 août,
de reconnaître la déchéance de Louis XVI, est
suspendu de ses fonctions, et
subit une détention de quatorze mois.
Réintégré sur recommandation de
Sieyès dans l'armée en avril 1795 comme
chef de bataillon et sous-directeur
des fortifications à l'armée de Sambre-et-Meuse sous les
ordres
de Jean-Baptiste Kléber, puis de François Séverin Marceau, il perd
la
jambe gauche au passage de la Nahe en recevant un boulet de canon le 17 décembre 1795, qui le
laisse
unijambiste après une longue période d'alitement.
Promu général de brigade, il continue à
servir
avec une jambe de bois, commandant le génie à l'armée d'Angleterre, qui devient l'armée
d'Orient
quand elle part
pour la campagne d'Égypte.
Maximilien
Caffarelli qui avait tenu un rôle primordial dans la
préparation de
l'expédition va donner en Égypte
toute la mesure de son talent : améliorer
la protection du Caire,
faciliter la liaison
entre Alexandrie
et le Nil,

participer à la création de l' Institut d'Égypte[1].

Tombeau du
général du Falga à Saint-Jean-d'Acre
(auj. en Israël).





On le voit à
l'action à la prise de Malte et d'Alexandrie,
il fortifie Le Caire. Le 11 août 1798, près de Salheyeh, il charge
sabre au
clair, combat au corps à corps. Sa témérité lui vaut une
sévère
semonce du général en chef. Il est encore à la prise de Jaffa, au siège de Saint-Jean-d'Acre,

il perd le bras droit et meurt le 27 avril 1799 des
suites de ses blessures.
Ses
activités militaires ne l'ont pas empêché de prendre une part
active
aux travaux scientifiques de l'expédition d'Égypte. Napoléon Bonaparte avait une estime particulière
pour lui et
disait : « Caffarelli, au moins, n'est pas un
idéologue
»
ajoutant que « c'était un homme de bien, brave
soldat, fidèle aussi,
bon citoyen
».
Il était associé de l'Institut de France.
Son personnage, joué par
Michel Piccoli, est le héros du film de
Youssef Chahine, "Adieu
Bonaparte" (1985).
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 15:36

Jean Isidore Harispe
7 décembre 1768
Saint-Étienne-de-Baïgorry
26 mai
1855
Lacarre
France
maréchal de France
1792-
Son
nom est inscrit sur l'Arc de triomphe de l'Étoile
Une
rue porte son nom dans le 7ème arrondissement de Paris
Jean-Isidore
Harispe
, né le 7
décembre
1768
à Saint-Étienne-de-Baïgorry, décédé
le
26 mai
1855 à Lacarre,
était un officier militaire français, pair et maréchal de France, député des
Basses-Pyrénées
(1831-1835) sous la Monarchie de juillet
et
sénateur sous le Second
Empire
.




//


Biographie



Son père était un riche propriétaire basque,
il fit élever son fils chez un curé.
Originaire des Basses-Pyrénées, le
jeune
Harispe commença sa carrière militaire et servit d'abord en
qualité
de volontaire en 1792 ; élu en 1793
commandant d'une compagnie franche
organisée à Saint-Jean-Pied-de-Port recrutée
chez
les Basques; il se distingua avec l'armée d'Espagne. Il s'illustra
d'abord à la frontière
espagnole et fit les campagnes de l'an III et
l'an IV à
l'Armée des Pyrénées occidentales.
Après la paix avec l'Espagne, Harispe, avec ses Basques,
fut envoyé en
garnison à Bordeaux. Il combattit ensuite les insurgés de la Haute-Garonne
en 1799 et
en l'an IX fit la campagne
des Grisons
.
Employé
à l'armée d'Italie sous les ordres de Moncey puis de Guillaume Marie-Anne Brune, le 18 mai 1802 il reçut
le commandement
des chasseurs basques, devenus la 16e
demi-brigade d'infanterie légère en garnison à Angoulême.
Il passa ensuite à l'armée des côtes de l'Océan sous Augereau et fit les campagnes de 1805 et 1806 dans la
division Desjardin.
Blessé à la jambe à Iéna, le 14
octobre
1806,
Harispe fut nommé général de brigade, le 29
janvier
1807.
Affecté au corps de Soult il commanda ensuite une brigade de la
division
Verdier au corps de Réserve. Il se
mit
en valeur à Gludstadt, Heilsberg et à Friedland où il fut blessé d'un
éclat
de mitraille, sous les yeux du maréchal Lannes.
Le 16 décembre 1807, il fut nommé chef d'état-major du corps d'Observation des côtes de
l'Océan
sous les
ordres du maréchal Moncey qu'il
suivit en Espagne en 1808. Le 23
novembre
il combattit à nouveau sous les
ordres de Lannes, à Tudela. Il assista au siège de Saragosse et lorsque
Lannes revint en
France, Harispe devint chef d'état-major de Suchet.
Il conquit alors sa
belle réputation militaire et à la bataille de
Maria
, le 15 juin 1809, avec 10 000 hommes il en
battit 30 000. Il paya
sa vaillance d'une nouvelle blessure et fut
nommé général de division. Il se
distingua
encore au siège de Lérida et cette fois reçut
la
plaque de grand-officier de la Légion d'honneur, le 30 juin 1811.
Il se distingua sous les
murs de Tarragone,
contribua
puissamment en 1811 à la conquête du royaume de Valence, se couvrit de gloire à la tête
de sa
division, à la bataille de Sagonte et à vingt autres combats, et
fut
créé comte de l'Empire le 3
janvier
1813.
Harispe servit à l'armée d'Aragon
jusqu'en 1813
et en 1814
il fut envoyé de Barcelone à l'armée de Soult. En 1814, il était
sous
les ordres de Soult, et quand l'armée commença sa marche
rétrograde,
il défendit le terrain pied à pied. Pendant la retraite de
la Bidassoa,
Harispe, avec sa division affaiblie
par des pertes nombreuses, résista à
toute l'armée anglaise, la
chassa de Saint-Jean-Pied-de-Port. Dans son
village
natal de Baïgorry il n'hésita pas à
détruire
sa propre habitation, le château
d'Echaux
, pour en
chasser les Espagnols qui l'occupaient. Il battit
en brèche sa
maison paternelle, le château
d'Echaux
, occupée par Mina avec 6 000 hommes, força le chef espagnol à
l'évacuer
en n'y laissant que les quatre murs, puis se jeta dans les Pyrénées,
souleva les habitants au nom de la
patrie en danger et repoussa
plusieurs fois avec succès les
tentatives d'invasion.
Il protégea ensuite la retraite de l'armée
française à Orthez le 27
février
, où il contint une division
portugaise, à Tarbes le 20 mars.
Le 10
avril
, à Toulouse, où Soult l'avait chargé de défendre les
hauteurs
du Calvinet, dont les redoutes étaient à peine achevées,
il se
battit jusqu'à la dernière extrémité et eut le pied fracassé
par un
boulet. Il dut souffrir l'amputation et resta blessé et
prisonnier à
Toulouse ; il reçut de Wellington et autres chefs ennemis des témoignages
de la
plus haute considération. Ce dernier vint en personne lui
rendre visite
et le fit soigner par son médecin personnel.
En 1815,
l'Empereur lui confia de nouveau la
défense des Pyrénées.
Pendant la Restauration, le
général
Harispe fut fait chevalier de
Saint-Louis
et
appelé au commandement de la 15e
division militaire.
Au
mois de mars 1815, il prit celui de la 1e
division de l'armée
des Basses-Pyrénées
,
chargée de surveiller, entre Bayonne
et Saint-Jean-Pied-de-Port, la frontière
menacée par les Espagnols. Lors
des Cent-Jours, Harispe servit l'Empereur et
combattit
dans l'armée des Basses-Pyrénées.
Après la seconde abdication de
l'Empereur, au moment où les Espagnols
se disposaient à pénétrer sur
le territoire français, Harispe se mit à
la tête des gardes
nationales du pays et de ses intrépides chasseurs basques et arrêta le mouvement des
Espagnols.
Après le licenciement, il se retira dans son château de
Lacarre
, près de Saint-Jean-Pied-de-Port jusqu'à la Révolution de 1830, à la suite de laquelle il fut
élu
député et nommé pair de France.

Jean-Isidore,
comte Harispe, maréchal de France, Gustave Ricard (Marseille, 1823 ; Paris, 1873), 3e
quart XIXe siècle.





La
monarchie de Juillet lui permit de
reprendre
du service actif et de renouer ainsi d'étroits rapports avec
le
maréchal Soult. Commandant des Hautes et Basses-Pyrénées (1830-1833), de la
division active
des Pyrénées
occidentales
(1833-1840) puis de la 20e
division
militaire (1840-1850), il dut, lors de la première guerre
carliste
,
empêcher tout passage des légitimistes de France en
Espagne et aider, discrètement, le
gouvernement de Madrid
contre Don Carlos.
Député des Basses-Pyrénées de 1831 à 1835,
grand-croix de la Légion d'honneur en 1833,
Jean-Isidore Harispe fut nommé pair de France en 1835 et élevé à
la dignité de maréchal de France par le
prince-président,
le 11
décembre
1851.
Il entra de droit au Sénat du Second
Empire
en janvier 1852.
Son nom est inscrit sur l'Arc de triomphe de l'Étoile,
côté
ouest.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 15:36

Marie-Adrien-François Guiton (8 juin 1761 - 18 février 1818) fut un général
français
durant la Révolution et l'Empire. Né dans une famille de commerçant d'Etampes,
il suit
avec passion les débuts de la Révolution française.
Volontaire dès
juillet 1792 pour défendre la France, il est remarqué
par son courage et
son aptitutde à entrainer les autres au combat.
En juin 1794, il
participe à la bataille de Jemmapes avec les armées
de Sambre et Meuse,
bataille à l'issue de laquelle il est nommé
lieutenant. Il poursuit sa
carrière sous le Directoire dans l'armée
d'occupation de la Belgique et
de la République batave. Il épouse
une descendante française de huguenot
réfugié en France au moment de
la révocation de l'édit de Nantes. Son
efficacité pour organiser
les réquisitions lui vaut d'être promu colonel
en 1803 du 1er régiment de cuirassiers.
C'est
en tant que colonel de ce régiment en garnison à Paris qu'il
participe,
en 1804, à la commission militaire qui condamne à l'unanimité
le duc d'Enghien à mort. Général

de brigade après Wagram, il fut mis à la retraiite par la Restauration

État de service





Décorations
et titres



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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 13 Juin - 15:37

Pierre Joseph Farine du Creux


Image : Farine du Creux par Forestier
(1818)
2 octobre 1770
Damprichard
(Franche-Comté)
France
Armée française
Général de brigade
Pierre
Joseph Farine
, né au hameau du Creux, à Damprichard
(Doubs) le 2 octobre 1770, est un
militaire français.
Il entra, le
9 octobre 1791, dans le 2e bataillon
des
volontaires du Doubs, se distingua au blocus de
Landau
, était déjà
adjudant-général (division Saint-Cyr)
au blocus de Mayence, passa le Rhin avec Moreau, se fit remarquer à Rendchen, Radstadt, Hotlingen, Neubourg,
etc., etc. Il fut assez heureux pour
établir une communication avec l'armée de Sambre-et-Meuse, d'après
l'ordre
qu'il en avait reçu de Desaix. Chargé, dans la retraite de
Moreau, de
ramener à Huningue le parc général, les prisonniers, les
bagages,
etc., il fut rencontré par l'avant-garde du général autrichien Meerfeld,
combattit à outrance contre des forces
bien supérieures, reçut dans la
mêlée plusieurs coups de sabre si
violents, qu'il fut renversé de
cheval, fait prisonnier et conduit
en Bohême ;
mais il avait sauvé le convoi. Il fut
six mois captif à Thérésienstadt,
fut échangé,
nommé aide-de-camp du général Michaud en 1797, se
distingua avec lui en 1800, au passage du
Mincio
. Il fit,
comme chef d'escadron au 23e
dragons, la campagne de 1805 sous Masséna, et se distingua au passage du Tagliamento. En 1806, il fit
la campagne de
Naples
.
Commandant
de place à Salerne, major du 59e
dragons
en 1807,
et colonel du 4e de même arme
le 7 avril 1809, il
appartenait au 1er corps de
l'armée d'Espagne. Après un grand
nombre d'actions d'éclat
au siège de
Badajoz
(1811),
à la bataille d'Albuera, etc., il eut
deux
chevaux tués sous lui à Usagre, tomba au pouvoir de l'ennemi, fut conduit en
Angleterre.
Il est resté célèbre pour son
évasion d'Angleterre. Il servait au mois
de mars 1812
en Russie,
sous le maréchal Macdonald, dont il
protégea la
retraite. Il eut part à la défense de
Dantzig
. Fut nommé,
le 26 juin 1813, général de brigade, commanda la
première
ligne de cavalerie, qui chargea si rapidement les quatre
redoutes russes
à Pitzkendorf, et
qui s'en
empara. Le 2 janvier 1814, la garnison ayant été forcée
de se rendre
prisonnière, le général Farine suivit son sort et fut
emmené à Kiev en Ukraine,
d'où il envoya, le 4 juin, son adhésion à la déchéance de Napoléon Ier.
Le Roi le nomma chevalier de
Saint-Louis
et
commandeur de la Légion d'honneur.
L'Empereur lui
confia, en 1815, la 4e brigade de la 3e
division de cuirassiers. Le 16 juin,
à la bataille de Fleurus, cette brigade et une
partie
de la division Lefort firent une charge qui décida
la retraite des
Prussiens. Le général Farine y fut blessé. À Austerliz
il eut trois chevaux tués sous lui, et fut
blessé de nouveau. Dans
cet état il se retira dans ses foyers. En
décembre 1815,
il fut chargé du licenciement de plusieurs
corps de cavalerie dans la
21e division.
Il fut
inspecteur de cavalerie en 1816 et 1817. En 1818 il
commandait le dépôt
général des remontes à Caen ; il
reçut, le 1er mai
1821, le titre
de vicomte, et fut nommé, en 1822,
inspecteur d'armes pour la cavalerie.
Il
est mort le 11 octobre 1833 dans son château de Choigny
(commune de Santeny,
Seine-et-Marne
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Lun 14 Juin - 9:47

Pierre Berthezéme








Général Baron de
Berthezène

24 mars 1775
Vendargues
(Hérault
9 octobre 1847 (à ans)
Vendargues
(Hérault
France
Général de division
Pierre Berthezène, né le 24 mars 1775 à Vendargues
(Hérault) et mort le 9 octobre 1847 à
Vendargues, est un général français.

Jacques Berthezène et Marguerite Causse, ses parents, de condition
modeste, le destinent à l'état ecclésiastique. Le curé lui donne des
cours pour le préparer au séminaire de Montpellier.
Berthezène n'avait pas encore terminé ses études lorsque les événements
de la Révolution française le déterminèrent à
s'enrôler.



Le 15 septembre 1793, il entra
comme soldat dans le 5e bataillon
des volontaires de l'Hérault, amalgamé dans la 7e
demi-brigade provisoire de bataille, devenue 10e
d'infanterie de ligne
en l'an IV, et
obtint les grades de caporal, de sergent
et de sergent-major
les 17, 19 et 22
du même mois. Il y croise d'autres sous-officiers
comme Lannes et Victor.
Carrière
pendant les guerres de la
Révolution



Il avait rejoint l'armée des Pyrénées orientales,
mais quelques jours après l'affaire de Peyrestortes, la brigade
alla renforcer le corps assiégeant Toulon. À la
prise de la redoute anglaise, qui décida l'évacuation de la
ville, le jeune Berthezène enleva à un sous-officier anglais un fusil
qu'il conserva dès lors avec soin. Cet acte de bravoure lui valut le
grade de lieutenant le 1er messidor an II.
Sa demi-brigade passa alors à la division Garnier de l'armée d'Italie[1],
où il servit jusqu'en l'an IX avec beaucoup de distinction.
Élu lieutenant par ses camarades le 27 brumaire an IV, il
combat à Castiglione (5 août 1796), à La
Corona
(29 juillet 1796) et à La Favorite (16 janvier 1797), il fut
employé en qualité de lieutenant-adjoint le 2e
jour complémentaire
de la même année à l'état-major
de l'armée.
En l'an
VII
, à la reprise des hostilités, le général
Grenier
l'attacha à son état-major,
et le général en chef le fit capitaine
le 5 messidor
(25 juin
1799) sur
le champ de bataille de Saint-Julien
(San Giuliano Vecchio), où se déroulera plus tard la bataille de Marengo.
Le général Compans le prit auprès de lui
comme aide-de-camp provisoire, en
vertu d'un ordre spécial du général en chef. En l'an VIII,
il reçut le 29 germinal
un coup de feu à la tête, à l'attaque de Saint-Jacques (campagne du Var). Élevé au grade de chef de bataillon à la 72e
demi-brigade d'infanterie de ligne
le 1er thermidor,
confirmé le 9 fructidor
par un arrété des consuls, il ne cessa
ses fonctions d'aide-de-camp et ne se rendit à sa demi-brigade que le 1er brumaire an IX. Il
la commandait le 4 nivôse
au combat de Pozzolo, sur le Mincio.
Atteint dans ce combat d'un coup de feu à la jambe gauche, la gravité de
sa blessure le força, pendant deux ans, à marcher avec des béquilles.
Consulat et
Empire



Employé au camp de Saint-Omer en
l'an XII
et en l'an
XIII
, et à l'armée du Nord en l'an XIV et
en 1806,
l'Empereur le nomma membre de
la Légion d'honneur
le 25 prairial an XII,
et major
du 65e
régiment de ligne
le 10 juillet 1806. C'est
alors qu'il accompagne le roi Louis en Hollande
et occupe le Hanovre.
Colonel
du 10e d'infanterie légère le 10 février 1807,
l'Empereur, en lui confiant ce dernier commandement, lui dit : « Je vous donne un régiment qui vaut ma garde. »
Le nouveau colonel se montra digne de cette faveur, particulièrement au
combat d'Heilsberg où le régiment se
distingue. puisque l'Empereur lui accorda la croix d'officier de
la Légion d'honneur
le 11 juillet 1807, et le titre de baron de l'Empire, avec une dotation en Westphalie,
le 19 mars 1808.
Après la paix de Tilsitt, le 10e léger est placé sous les ordres du maréchal Davout et occupe l'île Rügen,
sur la Baltique. Lorsque les armements de l'Autriche (cinquième Coalition) appelèrent les
armées françaises sur le Danube, le 10e léger
rejoint à marche forcée la Bavière.
Dans l'espace de vingt jours, le 10e (division Saint-Hilaire),
put franchir la distance qui le séparait de Ratisbonne
et rassurer les populations bavaroises, que l'approche des Autrichiens
épouvantait.
On lit dans le 1er bulletin, daté de Ratisbonne,
le 24
avril
:
« Bataille de
Tams
, le 19. La division Saint-Hilaire, arrivée au village de Peissin,
y rencontra l'ennemi plus fort en nombre, mais bien inférieur en
bravoure; et là s'ouvrit la campagne par un combat glorieux pour nos
armes. Le général Saint-Hilaire culbuta tout ce qui était devant lui,
enleva les positions de l'ennemi, lui tua une grande quantité de monde
et lui fit 6 à 700 prisonniers.

Bataille d'Eckmühl, le 22. Le
délais des événemens militaires serait trop long : il suffit de dire
que, mis en pleine déroute, l'ennemi a perdu la plus grande partie de
ses canons et un grand nombre de prisonniers ; que le 10e d'infanterie légère se couvrit de gloire en
débouchant l'ennemi, et que les Autrichiens, débusqués du bois qui
couvre Ratisbonne, furent jetés dans la plaine et coupés par la
cavalerie.
»

Pierre Berthezène fut gravement blessé lors de la bataille d'Eckmühl lorsque le 10e Léger enleva la principale position ennemie. Il
se trouvait, le lendemain de cette bataille, devant Ratisbonne quand
l'Empereur lui conféra (proprio motu) le grade de commandant
de la Légion d'honneur
, récompense qui, à cette époque, semblait
réservée aux officiers généraux.
La division Saint Hilaire
passe sous les ordres du maréchal Lannes. Elle prend Vienne (Autriche), puis passe le Danube pour combattre à Essling. Le 10e
Léger s'empare de la position capitale à Wagram (6
juillet
) mais ne peut s'y maintenir puis le lendemain enlève Wagram.
À peine rétabli de sa précédente blessure, Berthezène en reçut lors de
cette bataille deux autres, fort graves.
La Garde
impériale



Promu général de brigade le 6 août
1811, il
remplaça par ordre de l'Empereur le général Razout dans le commandement de l'île de Walcheren
(dont les Anglais s'étaient emparés en 1809 : Expédition de Walcheren) le 9
octobre
, et le 6
décembre
il entra dans les grenadiers de la Garde impériale avec le
titre d'adjudant-général.
C'est en cette qualité qu'il fit la campagne de 1812 en Russie, où il
commandait trois régiments de la Jeune
Garde
. Le 22 octobre, il protégea le général Lenoury, chargé de détruire le Kremlin,
puis il soutint la retraite de l'armée française jusqu'au moment où le corps d'armée du duc de Bellune put le relever dans ce service. À la Bérésina, appuyé du prince Émile de Hesse-Darmstadt, qui se
plaça volontairement sous ses ordres, il attaqua la droite des Russes,
leur fit 1 400 prisonniers, que Napoléon Ier se plut à compter près du
pont, et par ce mouvement hardi contribua puissamment au beau succès du maréchal Ney. Ce fui le témoignage que le maréchal Mortier lui
rendit auprès de l'Empereur.
Au début de la campagne de Saxe
(1813)
, il commanda la portion de la Vieille
Garde
qui était à l'armée, et le jour de la bataille de Lützen (2 mai),
avant que le général Roguet n'arrivât, il avait reçu de l'Empereur cet
ordre bref, mais énergique : « La garde au
feu !
» La garde alla au feu, et la
Couronne-de-Fer
devint la récompense de son brave chef (4 août 1813).
Le 21
mai
, à Bautzen, il fut chargé de faciliter le
débouché du 4e corps
du général Bertrand, que commandait pour
cette opération le maréchal Soult. L'Empereur, qui survint
peu de moments après, approuva les dispositions qu'il avait prises.
Nommé général de division le 4 août,
il reçut à la reprise des hostilités, qui eut lieu le 14,
le commandement de la 44e division d'infanterie
au 14e
corps
, sous les ordres du maréchal Saint-Cyr,
dont il fit l'avant-garde pendant toute la campagne. Il mérita la
bienveillance de ce capitaine si distingué, et l'a conservée jusqu'à sa
mort. À la tête d'une division du 4e corps,
il contribua à la victoire de Dresde les 26,
27
et 28
août
. Il y demeure jusqu'à la capitulation (On sait que les 1er
et 14e corps, restés à Dresde, furent
forcés, par le manque de vivres et de munitions, à capituler le 11
novembre
, et que les coalisés violèrent la capitulation et les
envoyèrent prisonniers en Hongrie).
Première Restauration.


En juin 1814, le
général Berthezène, rentré des prisons de l'ennemi après le retour des Bourbons, fut mis en
disponibilité. Cependant Louis XVIII le décora de la croix de Saint-Louis le 19
juillet
, et, sur la demande du maréchal Soult, l'attacha au comité de la
guerre
le 18 décembre. Il était dans cette position au
moment du débarquement de l'Empereur au Golfe-Juan.
Berthezène le seconda pendant les Cent-Jours,
s'attachant ainsi de nouveau à la fortune de son ancien souverain.
Les Cent-Jours



Le 29
mars
, Napoléon le fit président de la commission chargée du
placement des officiers en demi-solde, et lui confia le 7 juin la
11e division d'infanterie, 3e corps de l'armée du Nord. Il combattit vaillamment à Fleurus le 16, et y perdit le cheval qu'il montait. Le général Habert ayant été gravement blessé à Wavre, le
général Berthezène réunit le commandement de cette division à la sienne.
Il chassa des hauteurs de Bierges 8 bataillons prussiens qui
défendaient cette position. Le 20, le général Vandamme mit
sous ses ordres deux autres divisions d'infanterie, et le chargea
d'arrêter l'ennemi pour donner le temps au maréchal Grouchy de
prendre position à Dinant : il en résulta un combat très vif sous les
murs de Namur,
qui dura jusqu'à la nuit, et dans lequel il eut un cheval tué sous lui.
Quand le gouvernement provisoire fit semblant
de vouloir se battre sous Paris, le général Berthezène fut envoyé au 3e corps pour en prendre le commandement, mais
l'armistice ayant été conclu, il rentra à sa division. Après les
événements de la seconde abdication, il commanda ce corps derrière la
Loire jusqu'au licenciement. Autorisé le 16
septembre
à se retirer dans ses foyers, il obtint le 9
décembre
un congé pour se rendre en Belgique.
Seconde Restauration


Après le licenciement de l'armée de la Loire, le général vint à Paris, où il avait
son domicile. Le général Despinois, qui
commandait Paris, l'appela à son état-major,
et lui déclara qu'il ne pouvait autoriser son séjour dans la capitale,
qu'il eût à voir le ministre de la Guerre (le Duc de Feltre). Le général
alla trouver le ministre, qui lui dit de se rendre dans son pays. Sur
son observation que ce serait chercher une mort certaine, le ministre
l'engagea à indiquer lui-même un lieu de séjour. Il choisit
successivement Lyon,
Strasbourg,
Rouen,
qu'on lui refusa. Puis on lui désigna Saint-Pol, près d'Arras, où
les troupes anglaises étaient cantonnées, et à son tour il refusa.
Enfin, après avoir demandé en vain de se rendre en Italie ou
en Prusse,
on lui ordonna de partir pour la Belgique,
où la police française entretenait de nombreux agents.
Son exil
ne dura que quelques mois, et, ce qui est assez remarquable, c'est que
le ministre qui l'avait forcé à quitter la France lui écrivit de rentrer
sans délai sous peine d'être rayé des contrôles de l'armée. Il
rentra donc.
L'Algérie


Placé en non-activité le 18 avril 1816, il reçut
du maréchal
Gouvion-Saint-Cyr
, le 30 décembre 1818, une
inspection générale d'infanterie, et fut remis en activité en 1820.
En 1818,
il s'inscrit dans la dévote et royale confrérie des pénitents bleus de
Montpellier.
Nommé grand
officier de la Légion d'honneur
le 29 octobre 1828, et
membre du comité consultant de l'infanterie le 3 janvier 1830, il eut
le commandement de la 1re 1re
division de l'
armée expéditionnaire d'Afrique où il contribua beaucoup
au succès des armées françaises.

Débarquement de l'armée Française à Sidi Ferruch, 14 juin 1830.






Coup de vent au camp de Sidi Ferruch, le 16 (26?) juin 1830.





Le 14
juin
, il débarqua le premier sur le sol africain, et le même jour il
s'empara de la position des Turcs, défendue par 16 pièces de seize et
par 2 mortiers.
Ensuite il se rendit maître du camp de
Staoueli
et de la forte position de Bouzareah.
Le 16,
l'armée fut assaillie par un orage épouvantable qui la menaça du sort
qu'éprouva celle de Charles Quint. En peu d'instants les
munitions furent « avariées », et le
général en chef de Bourmont,
craignant une attaque dans cette circonstance importante, ordonna aux
troupes de rétrograder sur Sidi-Ferruch.
Le général Berthezène alla trouver le général en chef et lui fit
remarquer qu'un mouvement en arrière produirait un inconvénient plus
grave que celui qu'on voulait éviter, il lui déclara que, dans le cas
même où les troupes seraient réduites à ne se servir que de leurs baïonnettes,
il répondrait encore de sa position. Le général en chef céda, le
général Berthezène se maintint, et bientôt l'armée put marcher en avant.
Après la prise d'Alger, le général en chef demanda la pairie
pour le général Berthezène, demande que le général Clauzel,
général en chef installé par la toute nouvelle monarchie de Juillet, renouvela le 15 août.
Le général entra à la chambre des pairs deux ans plus tard (11 octobre 1832).
Au mois de novembre, le général Berthezène revint en France. Louis-Philippe Ier le nomma grand-croix
de la Légion d'honneur
le 27
décembre
, et lui confia en février 1831, comme gouverneur général de l'Algérie,
le commandement de l'Algérie
en remplacement de Clauzel. Il y fit plusieurs établissement utiles, et
toute sa conduite tendit à faire aimer et respecter le nom français.
Les Arabes l'avaient surnommé le Marabout
(le saint).
Forcé au milieu de l'été d'aller jusqu'à Médcah, il se vit assailli,
dans les défilés de l'Atlas, par un grand nombre de tribus, soulevées par
l'intrigue et encouragées par l'affaiblissement des forces françaises,
les tribus de la plaine se révoltèrent et vinrent attaquer les français
au gué de l'Arrach et à la ferme
modèle.
La mort du capitaine qui commandait l'arrière-garde jeta dans les rangs
quelque désordre qui fut réparé à l'entrée dans la plaine. Mais cet
incident, exploité par l'envie, donna lieu alors à des calomnies que le Journal des Débats crut devoir
reproduire le 2 juillet 1840, et auxquelles le général répondit par la lettre
suivante :
« Au rédacteur,
Paris, ce 2 juillet 1840,
Monsieur,
»

« Votre article du 29 juin
renferme deux choses très distinctes : les dispositions, c'est l'affaire
du général, la déroute épouvantable, c'est l'affaire de la troupe.
Voyons d'abord l'affaire du général. Après avoir fait panser sur le Téniah les
blessés, parmi lesquels 9 étaient portés par des hommes, et les avoir
dirigés sur la ferme de Mouzaya,
j'envoyai, sous les ordres du colonel Marion, un bataillon prendre
position à une lieue et demie environ du col, sur un saillant qui
permettait de prendre des feux de revers ; 4 compagnies du 20e suivirent les crêtes qui dominent le défilé,
tant pour que la colonne ne pût être inquiétée, que pour dominer
l'ennemi qui suivrait l'arrière-garde.
Ces dispositions prises, je commençai mon mouvement. Il n'est donc pas
vrai que les hauteurs n'étaient pas couronnées, et le général peut dire à
bon droit qu'il a fait son métier.
Maintenant, est-il vrai qu'il y ait eu une déroute épouvantable ? On va
le voir.
Une compagnie de grenadiers du 20e,
commandée par le capitaine Dupuis,
fermait la marche et couvrait la retraite. Le malheur voulut que ce
brave capitaine fut tué. Cette mort jeta du trouble et un assez grand
désordre dans les rangs. Il fut court. Le général
Buchet
fit faire demi-tour à ses troupes, et reprit, au pas de
course, deux positions mal défendues fans les premiers instants de
trouble. L'ennemi n'osa plus nous suivre, et nous arrivâmes vers huit
heures à Mouzaya, sans avoir été inquiétés, quoique la plaine fût
couverte d'Arabes à cheval.
Voilà l'épouvantable déroute.
Les troupes reposées et repues quitteront Monzaya vers quatre heures.
L'ennemi voulut inquiéter l'arrière-garde ; mais le général
Fouché
l'en dégoûta bien vite, et nous ne le trouvâmes ni au gué de la Chiffa,
ni au défilé de Bouffarick, c'est-à-dire que nous ne le vîmes plus.
Voilà, Monsieur, la vérité ; tout ce qui, dans ce récit que vous
m'opposez, est en désaccord avec ce que je dis, est contraire à la
vérité. Il serait indigne de moi de discuter les historiettes dont ce
récit est embelli ; elles sont étrangères au fait, et quel homme de sens
peut y croire ?...
J'ai l'honneur de vous saluer,
Le lieutenant-général baron
Berthezène.
»

Plus tard, le fameux Ben-Zamoun
se porta sur l'Aratch : une heure de combat en fit justice; il en fut
de même des tribus de l'Ouest venues pour sa joindre à lui. Remplacé par
le duc de Rovigo au mois de décembre 1831, le
général Berthezène, qui avait étendu de plus d'une lieue la ligne de des
postes français, rentra en France en janvier 1832, et fut
élevé à la pairie le 11 octobre.
Homme d'une probité parfaitement reconnue, le
général Berthezène a donné de son désintéressement des preuves
nombreuses, parmi lesquelles nous choisirons celles que nous allons
rapporter. Immédiatement après la conquête d'Alger, le ministre du trésor
du dey, satisfait des relations instantanées qu'il
avait eues avec le général Berthezène, lui fit don d'un troupeau de mérinos
qu'il possédait. Le général fit vendre ce troupeau et en déposa le prix
au trésor de l'armée. Un reçu lui fut donné, et un procès-verbal de l'intendant-militaire constata que le
troupeau était sa propriété. Cette vente avait produit 6 000 francs.
Pendant les onze mois de son commandement en Afrique, il eut à sa
disposition 6 000 francs par mois sur les fonds secrets, c'est à dire
66 000 francs pour les onze mois; il ne dépensa que 11 000 francs. Nous
ferons remarquer que son prédécesseur, le général Loverdo, avait employé
en quatre mois 104 000 francs sur le même fonds.
La chambre des pairs


M. le général Berthezène a rarement abordé la tribune de la chambre
haute
; mais toutes les fois qu'il s'est agi de faire preuve de
modération, comme dans les procès politiques, ou d'émettre une opinion
sur des questions de principes, telles que celles relatives à l'hérédité de la pairie, à la colonisation
d'Alger
, aux lois dites de septembre et d'apanage,
auxquelles il est peu favorable, il n'a point hésité, il n'a point fait
défaut à ses convictions.
Le 23 mars 1840, il est
entré dans la 2e section du cadre de
l'état-major général, et le 8 novembre 1842 il a été
nommé membre de la commission de souscription pour élever à Alger une
statue à la mémoire du duc d'Orléans.
Berthezène prit part dans la discussion qui s'est élevée entre M. le maréchal Gérard et M. le
maréchal Grouchy, au
sujet de la conduite de ce dernier au mois de juin 1815.
Dans une lettre du 27 mai 1840, adressée aux auteurs de la Biographie des
hommes du jour
, M. le général Berthezène, discutant la notice que
ces écrivains ont consacré au maréchal Grouchy dans leur ouvrage, et
venant ainsi en aide au maréchal Gérard, essaya d'établir que M. de
Grouchy avait été, du 16 au 18 juin 1815, et quelques jours plus tard, à Villers-Cotterets,
général en chef inintelligent au moins, et les ennemis du maréchal
trouvèrent que par une suite de raisonnements d'une logique impitoyable,
le général était arrivé à une démonstration complète du fait.
Cette lettre fit grand bruit. M. de Grouchy s'émut, il porta plainte à
la Chambre contre son collègue, de part et d'autre on invoqua des
témoignages : la question resta dans l'état où la lettre l'avait mise.
Alors vint le tour des influences pour amener le général à une sorte de
désaveu, on en appela à la subordination du lieutenant-général
envers le maréchal de France, à son excellent
cœur, au besoin du calme et de la paix. Le général céda, et le 19
novembre
il signa la lettre de rétractation qui lui fut présentée.
Ainsi finit pour le général sa coopération à une lutte que M. le
maréchal Gérard abandonna point.
Pair de France jusqu'à l'époque de sa mort, le général Berthezène
vota dans la Chambre haute pour le gouvernement de juillet,
sans se montrer, d'ailleurs, très exact aux séances : dans les
dernières années de sa vie, il se tenait de préférence à l'écart de la
politique.
Il mourut à Vendargues, le 9 octobre 1847.
Il fait partie des 558 officiers à avoir leur nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Mar 15 Juin - 11:04

Auguste François-Marie de
Colbert-Chabanais







Auguste François-Marie de Colbert-Chabanais




18
octobre
1777
Paris
(à 31 ans)
3
janvier
1809
(à 31 ans)
Cacabelos (es)
France
Auguste François-Marie de Colbert-Chabanais, comte de
l'Empire, né à Paris le 18
octobre
1777,
fut tué à Cacabelos (es) en Espagne
en 1809.




//

Biographie


Il entra de bonne heure et comme simple soldat au service, mais il ne
tarda pas à devenir aide de camp de Grouchy, puis de Murat,
et servit avec eux en Italie et en Égypte.
Il prit part successivement à l'affaire de
Saléhieh
et au Siège de Saint-Jean-d'Acre
(1799)
, où il reçut une blessure très grave.
De retour en France avec Desaix, Colbert passa en Italie et se conduisit
avec distinction à Marengo. Ses faits d'armes lui valurent la croix de commandant
de la Légion d'honneur
qui lui fut accordée le 19 frimaire an XII,
et le 3 nivôse
suivant, il reçut sa nomination au grade de colonel
du 10e
régiment de chasseurs
. C'est en tant que colonel de ce régiment en
garnison à Paris qu'il participe, en 1804, à la
commission militaire qui condamne à l'unanimité le duc d'Enghien à mort.
IL se distingua, l'année d'après, devant Ulm et à la bataille d'Austerlitz. Élevé au grade
de général de brigade à la fin 1805,
l'Empereur le chargea presque aussitôt d'une mission importante à Saint-Pétersbourg où il sera accompagné de
son grand ami Claude Testot-Ferry, futur colonel de la cavalerie de
la Garde impériale (ils se
retrouveront en Espagne).
En 1806,
le général Colbert justifia la confiance que Napoléon Ier avait en lui. La bataille d'Iéna lui fournit l'occasion de
déployer tout son courage et toute son habileté ; il donna dans cette
journée des preuves de valeur, et nous lisons dans le 8e bulletin de la Grande Armée que,
à la tête du 3e hussards
et du 2e
chasseurs
, il fit sur l'infanterie ennemie plusieurs charges qui
eurent le plus grand succès.
Il épousa la fille du sénateur de Canclaux
dont il eut 2 fils né en 1805 et 1808. Il a habité au château du Saussay.
Envoyé en 1808
en Espagne, le général Colbert est sous les ordres de Bessières à Médina del
Rio Seco
(14 juillet 1808) et à
Tuleda (23 novembre) sous Lannes.
En 1809 il
commandait la cavalerie d'avant-garde du corps du duc d'Istrie. Sur la route d'Astorga,
non loin de Villafranca del Bierzo, il fit 2 000
prisonniers, s'empara de quelques convois de fusils et délivra des
hommes tombés au pouvoir des Anglais. Ce succès fut le dernier qu'il
obtint ; car dans la même journée, le 3
janvier
1809,
comme il faisait une reconnaissance avec quelques tirailleurs
d'infanterie,
il reçut une balle au front et tomba en s'écriant : « Je suis bien
jeune encore pour mourir ; mais au moins ma mort est celle d'un soldat
de la grande armée, puisqu'en mourant je vois fuir les derniers et les
éternels ennemis de ma patrie !
» On eût dit que Colbert avait le
pressentiment de cette fin prématurée ; l'avant-veille de cette
catastrophe, au moment où l'Empereur lui promettait de hautes destinées,
il lui avait répondu : « Dépêchez-vous, Sire, je n'ai que trente
ans, il est vrai, mais je suis déjà bien vieux.
»
Par décret du 1er janvier 1810, Napoléon
décida que la statue de Colbert, mort au champ d'honneur serait placée
sur le pont de la Concorde. Ce projet ne fut
point exécuté.
Son nom a été placé parmi ceux des guerriers qui décorent l'arc de triomphe de l'Étoile,
côté Ouest.
Sa veuve, Marie Geneviève Joséphine (28 mai 1785 - Paris7
octobre
1849
- Gambais),
fille de Jean Baptiste Camille de
Canclaux
, se remariera, le 20
octobre
1814,
avec Pierre Arnauld de La Briffe.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Mer 16 Juin - 9:52

Emmanuel de Grouchy






Emmanuel, marquis de
Grouchy, Maréchal de France (1766-1847)
, Jean-Sébastien Rouillard, 1835

23 octobre 1768
Paris
29 mai
1847 (à 79
ans)
Saint-Étienne
Français
Royaume de France
Royaume de France
République française
Empire français
Royaume de France
Empire
français (Cent-Jours)

Royaume de France
Royaume de France
Maréchal d'Empire
Guerres de la
Révolution

Guerres
napoléonniennes
Pair de France
Emmanuel, marquis de Grouchy (né à Paris, le 23 octobre 1768, † Saint-Étienne 29 mai 1847), maréchal d'Empire, comte de l'Empire,
Grand Aigle de la Légion d'honneur, pair de France.




//

Pendant la
Monarchie



Aristocrate, fils d'officier, sa famille, normande
d'origine, est connue pour être liée aux grands écrivains et penseurs
de la fin de l'Ancien Régime. Grouchy entra à 13 ans au
corps royal de l'artillerie de Strasbourg
en qualité d'aspirant, en 1780, il est promu lieutenant en second au
régiment d'artillerie de La Fère
en 1781[1].
Passé dans la cavalerie en 1782, Grouchy fut en 1784 promu au
grade de capitaine dans le régiment royal étranger Cavalerie, avant d'être nommé
en 1786 à
la compagnie écossaise de la Garde
Royale
, avec rang de lieutenant-colonel.
La
Révolution française



Les principes de 1789, qu'il adopte avec enthousiasme, le poussent à
donner sa démission de son emploi de lieutenant aux gardes. Rallié aux
idées nouvelles, il est le beau-frère de Condorcet par sa sœur Sophie et de Cabanis par son autre sœur
Charlotte.

Emmanuel de Grouchy, capitaine du 2e de dragons en 1792, Georges Rouget, 1835.





Il réintègre l'armée et devient colonel
en 1792 du 12e
régiment de chasseurs à cheval
, puis du 2e régiment de dragons[2]
du 5 février au 8 juillet 1792) puis très rapidement du 5e régiment
de hussards
(ancien régiment de Lauzun Hussards) ; la même année, il
est envoyé à l'armée du Midi en qualité de maréchal de camp ; il commanda la cavalerie
et prit une part glorieuse aux opérations et à la conquête de la Savoie. Sa conduite dans les diverses batailles qui
suivirent lui valut le grade de général de division, qui lui fut conféré
par les représentants en mission. Il défend Nantes
contre les Vendéens, mais est suspendu
comme noble et exclu de l'armée.
Proscrit comme noble par le décret du 15 thermidor an II, Grouchy se
retira dans le département de la Manche ; il reste discret et passe la Terreur sans encombre. Après
la chute de Robespierre, il reprend du
service.
Rappelé en l'an III, il est envoyé à l'armée
des côtes de l'Ouest
comme chef d'état-major, opère sa jonction
avec les troupes commandées par Hoche
et contribue à la victoire sur les émigrés
débarqués à Quiberon
. À la suite de cette affaire, il obtient le
commandement en chef de l'armée de l'Ouest, et devient, en qualité, de chef
d'état-major général, l'adjudant du général Hoche, chargé du
commandement des trois armées réunies. Il part pour l'expédition d'Irlande et revient
après l'échec de débarquement.
En l'an VI, Grouchy passa sous les ordres de Joubert à
l'armée d'Italie.
Envoyé en Piémont, il contraignit à l'abdication le roi Charles-Emmanuel, et reçut
en récompense le commandement du Piémont. Dans toutes les affaires qui
précédèrent la bataille de Novi, Grouchy fit des prodiges
de valeur. Il fut blessé à Valence et eut à la bataille de la Trebbia deux
chevaux tués sous lui. À Novi, il commandait l'aile gauche et fit prisonniers 4
300 Autrichiens. Cerné dans les défilés de Paturna, où il reçut
14 blessures, il fut fait prisonnier.
Le Consulat


Échangé après une année de captivité, il vit avec désespoir le 18 brumaire et protesta par écrit contre
l'établissement du Consulat.
Il reprit néanmoins du service et, affecté dans l'armée des
Grisons
à l'été 1800, il chassa les Autrichiens de l'Engadine.
Chargé du commandement d'une des divisions de la seconde armée de
réserve, il la commanda en chef pendant une maladie de Macdonald.
Il passa ensuite à l'armée du Rhin sous les ordres de Moreau ; il y combattit avec sa valeur
ordinaire et prit à la bataille de Hohenlinden une part des
plus glorieuses. Il continue vers Vienne, arrive à Steyer où est signé l'armistice. Son amitié avec
le général Moreau vaut à Grouchy la suspicion de Bonaparte, qui ne lui
donne aucun commandement jusqu'à la campagne de 1805. À la
paix, il obtint une inspection générale de cavalerie, fut chargé de
reconduire en Toscane le fils du roi Louis Ier, et de le faire reconnaître comme
roi d'Étrurie.
L'Empire


Le 19 brumaire an XII, il fut créé membre de la Légion d'honneur et grand officier le 25
prairial suivant. À cette occasion, il dut prêter serment de fidélité à
l'empereur Napoléon Ier, et à ce serment, jamais il n'a
manqué.
En 1805,
le général Grouchy fut promu au commandement d'une division de l'armée
gallo-batave
, à la tête de laquelle il assista aux batailles de Wertingen,
de Guntzbourg
et d'Ulm.
Après Ulm, il
tomba malade et dut quitter sa division pour rentrer en France.
Passé, en 1806,
au commandement d'une division de dragons, il pourchasse les débris de
l'armée prussienne après Iéna, contraint Hohenlohe
à la capitulation. Il conduit sa division, le 25
octobre
, dans Berlin; le 26, il combat avec elle à Zehdenick, et deux
jours après à Prentzlow.
Après s'être distingué à Lubeck, au passage de la Vistule,
à Thorn,
etc, il assista le 8 février 1807 à la
meurtrière bataille d'Eylau. Le matin, il avait mené 4
000 hommes au combat; le soir, il lui en restait 1 200 à peine. Son
cheval avait été tué sous lui. Grièvement blessé lui-même, il dut la vie
au dévouement du jeune Lafayette, son aide-de-camp. Après cette
bataille, il reçut de l'Empereur la grand'croix de l'Ordre de Maximilien Joseph de Bavière[3] ;
quatre mois plus tard, sa conduite à Friedland lui valut une mention
flatteuse dans le 19e bulletin.
Après la paix de Tilsitt, le
général Grouchy fut décoré du grand aigle de la Légion d'honneur : en 1808,
l'Empereur le créa comte de l'Empire et l'envoya en Espagne.
Il est envoyé en Espagne en 1808 sous les
ordres de Murat, il devient gouverneur de Madrid, et
réprime l'insurrection de mai 1808.
Le général signala sa présence dans cette capitale par d'importants
services; mais bientôt il sollicita et obtint la permission de rentrer
en France. Comte de l'Empire au
début de l'année 1809.
À peine arrivé, il reçut ordre de rejoindre l'armée en Italie (1809). Après
des prodiges de valeur, dans cette campagne, il alla rejoindre avec le
prince Eugène de Beauharnais la Grande Armée en Allemagne.
Il décide de la victoire à la bataille de Raab. Le 6
juillet
, il prit une part glorieuse à la bataille de Wagram, où il battit la cavalerie ennemie et
enveloppa le corps de l'archiduc Charles. Deux jours après, il
défit complètement l'arrière-garde ennemie sous les ordres du prince de
Rosamberg
. Napoléon le récompensa en lui conférant le grade de
commandeur de l'ordre de la Couronne de fer et
le nomma colonel général des chasseurs à cheval de la Garde. Ce grade
plaçait le général Grouchy au nombre des grands dignitaires de l'Empire.
En 1812,
le général comte Grouchy reçut le commandement d'un des trois corps de
cavalerie de la Grande Armée. Il commande le 3e corps de cavalerie lors de la campagne de Russie. Il passa le
premier le Borysthène et combattit à Krasnoïe, à Smolensk et à la Moskowa. C'est à
lui que l'on dut le succès de cette dernière bataille, dans laquelle il
reçut un biscaïen dans la poitrine, vit son fils blessé à
ses côtés et eut un cheval tué sous lui.
Lors de la retraite de Moscou,
Grouchy combattit à Maloyaroslavets sous les ordres
de Eugène de Beauharnais, reçut l'ordre
de couvrir l'armée, et eut l'honneur de sauver à Viazma une
partie de l'artillerie française. Remplacé à l'arrière-garde par Davout, Grouchy reçut le commandement de l'escadron sacré, « bataillon sacré », qui protège l'Empereur
durant la retraite.
Rentré en France à la fin de 1812, il se
fâche avec Napoléon en 1813, ce
dernier voulant le maintenir à la tête de la cavalerie alors que Grouchy
souhaite un commandement dans l'infanterie.[4]
Il renvoya alors ses ordres de service au ministre et se retira dans
ses terres ; mais bientôt les frontières françaises furent envahies, et
le général Grouchy, oubliant tout ressentiment personnel, écrivit à
l'Empereur pour lui redemander du service.
Ce fut encore la cavalerie de la Grande Armée qu'on lui confia.
Grouchy arrêta l'ennemi dans les plaines de Colmar,
joignit l'Empereur à Saint-Dizier, après avoir défendu contre les
alliés le passage des Vosges, prit une part des plus glorieuses aux combats de Brienne, de La
Rothière
et de Vauchamps, à Montmirail, et fut blessé à Troyes
qu'il reprit à l'ennemi. Blessé de nouveau très grièvement à Craonne, il dut quelque temps renoncer au service.
À l'arrivée de Louis XVIII, il se rallie et
devient inspecteur général de la cavalerie. La Restauration
enleva à Grouchy le grade de colonel général des chasseurs à cheval pour
le donner au duc de Berry. On lui
accorda toutefois la croix de commandeur de l'ordre de Saint-Louis.
Les Cent-Jours


Mais dès le retour de l'Empereur, ce fidèle parmi les fidèles est
l'un des premiers à le rejoindre : en mars 1815, le
général Grouchy, mandé aux Tuileries,
dit à Napoléon que son dévouement était acquis à la patrie.
Chargé du commandement en chef des 7e, 8e, 98 et 10e
divisions militaires, il partit pour Lyon et trouva
à Donzère
le duc d'Angoulême qui réclamait
l'exécution de la convention de la
Palud
; Grouchy en écrivit à Napoléon, et sur son ordre exprès, fit
embarquer le prince à Sète, puis se rendit à Marseille.
Cet acte lui vaut son bâton de maréchal et d'être nommé pair de France.
Le 17
avril
, il reçut le brevet de Maréchal de France.
Envoyé à l'armée des Alpes
comme général en chef, il organisa cette armée, mit les frontières de la
Savoie et du Piémont
en état de défense, puis revint à Paris,
appelé à la Chambre des pairs par un décret impérial.
Bientôt, il fut chargé du commandement en chef de la cavalerie à l'armée du Nord. Il suit l'armée pendant la campagne de Belgique.
Waterloo


Il contribue à la victoire de la bataille de Ligny le 16 juin,
mais, chargé par Napoléon de poursuivre les Prussiens, il exécute cet
ordre aveuglément malgré les supplications de son adjoint, le futur
maréchal Gérard, et ne
comprend que trop tard son erreur[5]
de ne pas avoir été présent à Waterloo.[6]
Dans les journées du 17 et du 18 juin
se place une série de faits dont beaucoup ont fait contre le maréchal
Grouchy l'objet d'une grave accusation. Détaché le 17 avec un corps de
30 000 hommes pour aller à la poursuite des Prussiens que Napoléon
croyait retirés vers la Meuse, il aurait laissé échapper le corps de Blücher, fort de 40 000 hommes, qu'il ne devait
pas perdre de vue, et se serait laissé masquer par le petit corps
prussien de Thielman, qui lui
cacha la contre-marche de Blücher se dirigeant sur le canon de Wellington. L'ordre donné par
Napoléon de marcher sur Wavre n'était pas absolu et était subordonné aux
manœuvres de l'ennemi.
Las Cases rapporte, dans le Mémorial, qu'à Sainte-Hélène Napoléon
aurait dit : « Le maréchal Grouchy avec 34 000 hommes et 108 pièces de
canon a trouvé le secret qui paraissait introuvable de n'être, dans la
journée du 18, ni sur le champ de bataille de
Mont-Saint-Jean
, ni sur Wavre… La conduite du maréchal Grouchy était
aussi imprévisible que si, sur sa route, son armée eût éprouvé un
tremblement de terre qui l'eût engloutie. »
La part faite à ce fatal malentendu qui priva Napoléon de sa droite
et changea la victoire en déroute, le maréchal arriva à Wavre le soir, à
peu près à l'heure où Blûcher arrivait à Waterloo. [7]
À Wavre, il attaqua le corps prussien qui occupait cette ville et le
battit. Attaqué à son tour le lendemain par des forces plus
considérables, il repoussa de telle sorte l'ennemi qu'il se disposait à
marcher sur Bruxelles, lorsqu'il reçut le message de
l'Empereur. Le maréchal se replia sur Namur,
exécutant sa retraite à travers toute l'armée anglo-prussienne et arriva
à Reims,
sans avoir fait aucune perte. Ce fut là qu'il apprit qu'une dernière
fois, l'Empereur venait d'abdiquer en faveur du roi
de Rome
. Il fit à ses soldats une proclamation dans laquelle il les
engageait à défendre, sous les ordres du nouveau chef de l'Empire, les
intérêts de la patrie et de la liberté.
L'exil en
Amérique



À Soissons,
le maréchal reçut le 28 juin un décret du gouvernement provisoire, en
date du 25, par lequel il était appelé au commandement en chef de
l'armée du Nord. À son arrivée à Paris, il remit ce commandement au
maréchal Davout.
Proscrit par l'ordonnance du 24 juillet 1815
de Louis XVIII qui ne lui pardonne pas
l'arrestation du duc d'Angoulême, il se réfugie aux États-Unis,
à Philadelphie où il demeure cinq années.
Le retour en
France



Deux fois le 2e conseil de guerre de la 1re
division, chargé de juger le maréchal, s'était déclaré incompétent. Par
ordonnance royale du 24 novembre 1819, Louis
XVIII permit à Grouchy le retour dans la patrie, en le rétablissant dans
ses titres, grades et honneurs, au 19 mars 1815. Rentré
en France en 1821,
le comte Grouchy, redevenu lieutenant-général (général de division), fut mis à la
retraite.
Louis-Philippe lui rend ses anciens
titres et le nomme de plus pair de France. Une ordonnance royale du
19 novembre 1831 lui rend
son titre de maréchal de France. Une autre ordonnance du 11 octobre 1832 lui
restitue son siège à la Chambre des pairs.
Il meurt le 29 mai 1847
à Saint-Étienne, de retour d'un voyage en Italie.
Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile,
côté Nord.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 20 Juin - 9:25

Paul Grenier





France
nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile
Paul Grenier, né à Sarrelouis
(Sarre) le 29 janvier 1768 et mort
au château de Montrambert, commune actuelle de Dammartin-Marpain (Jura) le 17 avril
1827, est
un général
de la Révolution française
.


Ancien Régime


Son père était huissier au bailliage de
Sarrelouis. Il entre comme simple soldat dans le régiment de Nassau
(infanterie) le 21 décembre 1784.
Carrière
pendant les guerres de la
Révolution
[modifier]



Il était capitaine à la bataille de Valmy. Sa conduite à Jemmapes et pendant toute la
campagne lui mérita le grade d'adjudant-général. Nommé général de brigade le 29 avril
1794 et général de division le 11
octobre
suivant, il reçut à la bataille de Fleurus les éloges du
général en chef qui lui attribua une partie du succès. C'est lui qui
dirigea, le 6 septembre 1795 le passage du Rhin à Uerdingen par l’avant-garde de l'armée française.
En 1797,
le Directoire
lui écrivait la lettre la plus flatteuse à la suite des batailles de Neuwied et des combats qui suivirent. Grenier passa à
l'armée d'Italie en 1799 et s'y
fit remarquer aux batailles de l'Adige, de Vérone, de Cassano, de Bassignano, etc.,
et pendant la retraite de Shérer. Puis, sous Championnet, à l'armée des Alpes, il
s'empara des postes du Petit-Saint-Bernard,
et prit une part glorieuse aux combats de la Soura, de Mondovi, de Fressano.
Consulat et
Empire



En 1800,
à l'armée du Rhin, ses manœuvres décidèrent la
prise de Guntzbourg, et contribuèrent au succès des
batailles d'Hochstedt et de Hohenlinden. Après la paix de Lunéville, le premier Consul le nomma inspecteur général d'infanterie. Il fit
les campagnes de 1805 à 1807, et devint gouverneur de Mantoue
et comte d'Empire.
En 1809,
à la tête d'une division de l'armée d'Italie, il prit part aux combats de Sacile, de
Caldiero
et de Saint-Daniel.
Ayant reçu, à la suite de ces affaires, le commandement d'un corps
d'armée, il se signala aux passages de la Piave, du Tagliamento
et à la bataille de Raab. À Wagram, il reçut pour sa conduite le titre de grand-croix
de la Légion-d'Honneur.
En 1810,
il commandait en chef le corps d'armée de l'Italie méridionale.
En 1812,
il organisa la 35e division, la mena en Prusse,
au-devant des débris de la Grande Armée et protégea la
retraite du prince Eugène de Beauharnais. En 1813, il prit
le commandement en chef du corps d'armée sur l'Adige ;
lieutenant du vice-roi, il battit les Autrichiens à Bassano, à Caldiero, à Saint-Michel, et disputa pied à pied le terrain à
l'ennemi.
Après la défection de Murat,
le général Grenier, de concert avec Eugène, dirigea les mouvements
défensifs de l'armée d'Italie et contribua au succès de la bataille du
Mincio
. Lors de l'évacuation de l'Italie, ce
fut Grenier qui ramena l'armée en France.
Carrière
politique



Pendant les Cent-Jours, le département de la Moselle l'envoya à la Chambre où il
exerça une grande influence et fut nommé membre du gouvernement
provisoire.
Il quitta le service actif à la seconde Restauration et fut de nouveau député en 1818. Il est
mort le 17
avril
1827.
Le nom de cet illustre général est inscrit sur le côté Est de l'arc de triomphe de l'Étoile.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Lun 21 Juin - 6:48

Jean Barthélemot de Sorbier





1763
Paris
France
Artillerie
1783 -
Guerres de la Révolution et de l'Empire
Bataille d'Arlon
nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile
Jean Barthélemot de Sorbier, né à Paris, le 17
novembre
1763,
est un général français.

Guerres
de la Révolution


Il entra comme élève au corps royal d'artillerie le 1er
septembre 1782,
lieutenant le 1er septembre 1783, et
capitaine ie 1er avril 1791, il
servit à l'armée du Centre, devenue armée de la Moselle.
À la bataille d'Arlon, il manœuvra avec une
grande habileté[1].
Il fut blessé dans cette affaire d'un coup de mitraille au bras ; la Convention, informée de sa conduite, le
recommanda au ministre de la guerre Bouchotte.
Adjudant-général chef de bataillon et chef de brigade du 3e régiment d'artillerie à
cheval le 2 germinal an III, Sorbier passa à l'armée de Sambre-et-Meuse. Il se
trouva au premier
passage du Rhin
, et fut chargé de l'armement de la place et du camp
retranché de Düsseldorf. Il prit ensuite le commandement de
l'artillerie de l'aile gauche de l'armée, et eut un cheval tué sous lui à
la bataille d'Altenkirchen, où il se
fit particulièrement remarquer. À Ukerath, il enleva
une position importante à la tête de deux bataillons de grenadiers que
le général Kléber avait mis sous ses ordres ; il
eut encore un cheval tué sous lui.
Fait général de brigade en l'an V, Sorbier
déploya la haute intelligence et les talents supérieurs qui lui ont
assuré un des premiers rangs parmi les généraux de cette arme. Le 28
germinal suivant, il contribua puissamment au succès obtenu à la bataille de Neuwied. Il passa ensuite à l'armée d'Angleterre, et quelques mois
après à celle de Mayence. Il fut nommé en l'an VII
commandant de l'artillerie à l'armée
d'observation du Rhin
.
Élevé au grade de général de division le 16 nivôse an VIII,
il prit une grande part à la gloire que l'armée française acquit à
cette époque. Appelé à Dijon pour prendre le commandement de l'artillerie de
la seconde armée de réserve, devenue armée des
Grisons
, le général Sorbier fit cette campagne et rentra en France
après la paix.
Guerres du
Premier Empire



Créé membre de la Légion d'honneur en l'an XII, et
grand officier de l'Ordre dans la même année, il fit partie de l'armée des côtes de l'Océan, et
eut sous ses ordres l'artillerie du camp de Bruges. Il commandait trois
divisions d'artillerie légère à la bataille d'Austerlitz. Sorbier passa
ensuite à l'armée d'Italie et à la Grande Armée, et y soutint sa
brillante réputation. Napoléon Ier le créa comte de l'Empire le 19 mars 1808 et grand
cordon de la Couronne de Fer le 14 août
1809.
En 1811,
il prit le commandement de l'artillerie de la Garde impériale, et se
distingua l'année suivante aux batailles de Smolensk et de la Moskowa. Le 11 mars 1813, à la
tête de l'artillerie de la Grande Armée, il acquit un nouvel éclat aux
batailles de Wachau et
de Leipzig.
Restauration


En 1814,
le roi le créa commandeur de
Saint-Louis
, et le décora du grand cordon de la Légion d'honneur, le 29
juillet
de la même année ; depuis lors, il cessa de faire partie de
l'armée.
Élu membre de la Chambre des représentants
en mai 1815,
par le département de la Nièvre, le général Sorbier ne s'y
occupa que des intérêts de l'armée. Il mourut le 3
juillet
1827,
dans propriété de son beau-frère Jean-Claude Flamen d'Assigny.
Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile,
côté Est.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Mar 22 Juin - 9:29

Jean Antoine Verdier







2 mai
1767
Toulouse
1839
France
Jean Antoine Verdier, né à Toulouse
le 2 mai
1767, mort
en 1839,
était un général
de la Révolution française
.
Il entra au régiment de La Fère
le 18 février 1785. Aide-de-camp d’Augereau, en 1792, à l’armée des Pyrénées orientales,
il prit l’épée à la main, avec un bataillon de tirailleurs, un camp
retranché défendu par 4.000 Espagnols et 80 bouches à feu. Ce fait
d’armes décida la reddition de Figuières et valut au capitaine Verdier le grade
d’adjudant-général.
Chef de brigade en 1795, on le vit, l’année suivante en Italie, à
la tête de trois bataillons de grenadiers, emporter la redoute de Mont Melodano,
dans la bataille de Castiglione. Il fut
blessé et mis hors de combat à Arcole et se trouva à tous les
combats qui furent livrés jusqu’à la paix de Léoben.
En Égypte, il commandait une brigade de la
division Kléber aux Pyramides, et fut un de ceux qui
montèrent à l’assaut de Saint-Jean-d'Acre ; il y
fut blessé d’un coup de baïonnette. Le 1er novembre
1799, le
général Verdier attaqua avec 1.000 hommes seulement 8.000 janissaires
débarqués près de Damiette, en tua 2.000, fit 800 prisonniers et
enleva 32 drapeaux et 10 pièces de canon. Kléber lui remit un sabre
d’honneur et le nomma général de division.
Rappelé en France avant l’évacuation de l’Égypte,
le général Verdier se signala constamment en Italie et
en Autriche,
de 1801 à 1806. Le 10 juin 1807, il
enleva une redoute à la bataille d'Heilsberg et fit prisonnier
un corps nombreux d’ennemis. Les bulletins signalèrent la bravoure de sa
division à Friedland. En Espagne,
il prit part au combat de
Logrono
et fit le premier siège de Saragosse qu’il dut
évacuer après la capitulation de Baylen. Plus tard il
s’empara de Girone et de plusieurs positions réputées
inexpugnables.
Dans la campagne de Russie,
le comte Verdier se distingua de nouveau et fut grièvement blessé à Polotsk.
En 1813
et 1814 il
commanda le corps d’armée franco-italien sous les ordres d’Eugène de Beauharnais. Au combat d'Aca,
atteint d’une balle qui lui traversa la cuisse, il resta stoïquement à
son poste, au milieu de la mitraille, soutenu par son aide-de-camp. Le 8
février
1814,
à la bataille du
Mincio
, le comte Verdier, avec la division Fressinet, forte de 5.000 hommes environ, résista toute
la journée aux efforts de 18 000 Autrichiens, et finit par les forcer à
repasser la rivière.
La Restauration le
mit en non-activité en lui envoyant la croix de Saint-Louis.
Le 17 janvier 1815, il fut décoré de la grand’croix de la Légion
d’Honneur. Il était déjà commandeur de la Couronne de Fer.
Pendant les Cent-Jours, il fut nommé Pair et commandant de la
8e division militaire (Marseille). Après la
bataille de Waterloo, il parvint à
conserver à la France Toulon intact et sans pillage.
L’ordonnance du 1er août 1817 le mit à
la retraite, et après 1830 il fut replacé sur le cadre de réserve, mais il
rentra bientôt dans la retraite.
L’Empereur lui avait donné le titre de comte le 19 mars 1808.
Madame Verdier est citée dans les relations des campagnes françaises
comme une héroïne. Elle accompagna son mari sur le champ de bataille.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Mer 23 Juin - 10:46

Jean-Baptiste Solignac







France
nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile
Le baron d'Empire, beau-frère du maréchal Jourdan, Jean-Baptiste Solignac
est né à Millau
le 15
mars
1773,
et meurt à Montpellier le 11
novembre
1850.
Biographie


Le 28 septembre 1791, il est soldat du régiment de
Vermandois
, devenu par la suite le 61e
régiment d'infanterie
. Il est lieutenant et capitaine, en août et
novembre 1792,
dans le 2e bataillon des Pyrénées-Orientales, organisé à Montpellier.
Il fit les premières campagnes de la Révolution française à l'armée des Pyrénées orientales.
Aide-de-camp du général Voulland, il devient chef de bataillon le 28
janvier
1794,
puis, adjudant-général chef de brigade en l'an II. Il est arrêté pour
avoir relâché des fédéralistes puis libéré fin
mai 1795.
Il fut employé dans la 8e division militaire (Marseille),
et ensuite à Paris
en l'an IV. Ce fut alors qu'il connut le général Napoléon Bonaparte, qui lui confia, le 13 vendémiaire,
les postes de l'impasse Dauphin,
du passage Venua
et du Manège,
où commencèrent les premières hostilités. Solignac passa à l'armée d'Italie et y servit avec la plus grande
distinction.
Il est fait général de brigade provisoirement nommé
par le général en chef, au sein de l'armée d'Italie le 11 avril
1799.Il se
distingua particulièrement à la bataille de Novi, y fut blessé et eut deux chevaux tués sous
lui.
Il rentra en France et se trouva aux journées de Brumaire,
auxquelles il prit une part très-active. Au moment du Coup d'État du 18 brumaire, il
commande la troupe qui protège Bonaparte dans la salle des Cinq-Cents. Bonaparte s'est
maladroitement laisser prendre à partie par les parlementaires. Solignac
en fait chasser les députés.
Bonaparte, devenu premier Consul, se montra reconnaissant
des services qu'il lui avait rendus dans ce moment critique, en
l'attachant à sa personne. Le 28 du même mois le général Bonaparte le
chargea d'une mission très-importante dans la 8e division
militaire, et l'investit à cet effet de pouvoirs extraordinaires. [1]Il
revint ensuite à Paris et suivit le général Masséna à l'armée d'Italie.
Confirmé dans son grade de général de brigade par arrêté des
consuls, il se fit remarquer à l'affaire de
Melogno
, et reçut dans cette action un coup de biscaïen
à la cuisse. Il fit la campagne de l'an X à l'armée de Naples, sous les ordres de Murat,
celles de l'an XI et de l'an XII à l'armée d'Italie.
Il reçut l'ordre, le 9 brumaire, de se porter sur une colonne de
5.000 Autrichiens, séparée de l'archiduc Charles, et qui avait pris
position sur les hauteurs de San
Leonardo
, à l'effet de cerner entièrement ce corps ennemi. Il y
marcha avec quatre bataillons de la division Partouneaux, et
força le général Hellinger à
conclure une capitulation qui donna aux Français 5.000 prisonniers avec
armes et bagages, 70 officiers, un brigadier-général, un colonel, un
major et 80 chevaux.
Cet officier général acquit une nouvelle gloire au combat de Saint-Jean et au passage du Tagliamento.
Accusé de concussions, M. Solignac fut destitué par décret
du 31
mars
1806.
Il paraîtrait cependant que les accusations dont ce général était
l'objet, parurent douteuses à l'Empereur, puisqu'il le rétablit dans son
grade par un autre décret du 20 avril
1807, et
le remit en activité à la Grande Armée.
Il fait partie de la Grande Armée devant Dantzig
en 1807 et
de l'armée du
Portugal
à partir du 18
janvier
1808.
Il prit le commandement de l'avant-garde du général Loison dans l'Alentejo,
et battit complètement un corps portugais et espagnol devant Evora, lui fit 1.500 prisonniers, et lui prit 7
pièces de canon. [2]
Le 20
août
suivant, il se distingua à la bataille de Vimeiro, qui décida l'évacuation du Portugal,
et y reçut deux blessures extrêmement graves.
Fait baron de l'Empire, le
général Solignac passa au 8e corps de l'armée d'Espagne. Il soutint la brillante réputation
militaire qu'il avait acquise en Italie et en Portugal, et fut élevé au
grade de général de division le 17
novembre
de la même année.
Il sert en Espagne entre 1809 et 1810. Destitué
par décret du 15 novembre 1811, il
supplia l'Empereur de lui permettre de reprendre du service, fût-ce même
comme simple soldat, et il obtint le commandement d'une division au 1er
corps de la Grande Armée, le 1er janvier 1814.
En non-activité le 15 janvier 1815, il fut
mis à la disposition du duc d'Angoulême le 6 mars.
Nommé, par son département, membre de la Chambre des représentants,
il proposa, dans la séance du 22 juin,
de s'occuper sur-le-champ de nommer des commissions :

  1. de gouvernement provisoire ;
  2. de négociations avec les puissances ;
  3. pour se rendre auprès du général Wellington, afin d'arrêter,
    s'il était possible, sa marche. Dans la même séance, il insista sur ce
    que l'abdication après Waterloo de l'Empereur fût mise aux voix.

Commissaire de la Chambre des représentants près l'armée, il fit
voter, dans la séance du 4
juillet
, des remerciements aux braves de toutes armes qui avaient si
vaillamment défendu les approches de la capitale. M. Solignac engagea
plusieurs fois la Chambre à reconnaître et à proclamer Napoléon
II
, et demanda que les autorités de l'empire fussent tenues de lui
prêter serment.
Cet officier général eut sa part dans les persécutions qui suivirent
la réaction politique de 1815 ; il se vit réformé sans traitement, et rayé des
contrôles de l'armée. Le 2 mars 1816, le grand chancelier ayant demandé au roi si cette
radiation entraînait de droit celle des contrôles de la Légion d'honneur, Louis XVIII répondit négativement.
Admis à la retraite, le 11 août
1819, il
rentra en activité et prit le commandement de la 9e division
militaire le 1er septembre 1830.
Commandant de la 12e division militaire en
1832, il est chargé de rétablir l'ordre en Vendée.
Créé grand officier de la Légion d'honneur le 20 avril
1831,
disponible le 29 juin, le général Solignac fut réadmis à la retraite le 25 juin 1834.
Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile,
côté Ouest.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Ven 25 Juin - 10:28

Bertrand Pierre Castex






24
juin
1771
Pavie (Gers)
19
avril
1842
(à 71 ans)
Strasbourg
(Bas-Rhin)
France
Cavalerie
1813 : Général de division
1792 - 1830
nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile
Député du Haut-Rhin
Bertrand Pierre Castex, lieutenant-général, né en 1771, à Pavie (Gers), militaire français.




//

Biographie


Castex entra au service eu qualité de maréchal-des-logis en
1792, à
l'organisation d'une compagnie départementale créée à Auch et
incorporée un an après dans le 24e régiment
de chasseurs à cheval.
Il commença ses premières campagnes aux Pyrénées-Occidentales, en 1793, et fit
successivement, sous le Consulat et l'Empire, les
campagnes d'Allemagne, de Prusse, de
Russie
et de France, y compris celle de 1815 en
France, et celle de 1823 en Espagne.
M. Castex obtint tout son avancement dans le même régiment jusqu'au
grade de major. Il fut nommé colonel sur le champ de bataille d'Iéna, en octobre 1806, après
une charge brillante exécutée à la tête du 7e
chasseurs et sous les yeux de l'Empereur. Il commanda le 20e chasseurs de 1806 à 1809. À la bataille de Wagram il enleva un carré d'infanterie, et
pour ce fait d'armes fut nommé général de brigade en 1809, puis baron de l'Empire avec une dotation.
Sa conduite dans la campagne de Russie, notamment au passage de la Bérésina, lui valut le
grade de général major des grenadiers à cheval de la Garde.
Nommé général de division après la bataille de Dresde, il fit la campagne de 1814 à la tête d'une
division de cavalerie de la Garde.
En 1815
il commandait la division de cavalerie de l'armée de Lecourbe. En 1817, on lui
confia la 6e division, et il fut élevé au
rang de vicomte.
Sous la Restauration, il
fut nommé grand
officier de la Légion d'honneur
en août 1820,
commandeur (mai 1821),
puis grand-croix de l'ordre de Saint-Louis en 1827, et grand-croix
de l'Ordre de
Saint-Ferdinand d'Espagne
en 1823.
Après l'expédition
d'Espagne (1823)
, il fut chargé de plusieurs inspections et passa au
commandement de la 1e division jusqu'en 1830.
Le général Castex siégea à la Chambre des députés de 1824 à 1827, comme
représentant du Haut-Rhin.
À la suite des évènements de
juillet 1830
, il se retira à la campagne.
Il est mort à Strasbourg le 19 avril
1842. Son
nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile,
côté ouest.
Titres



Décorations


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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Sam 26 Juin - 9:27

Jan Konopka


«Le diable
pôle, la Vistule uhlan en Espagne par Jan Chelminski


Jan Konopka
(1777 à près de Skołodycze Slonim , 12 Décembre 1814, à Varsovie ) était un lieutenant dans l' insurrection de Kosciuszko , le
capitaine des Légions polonaises en Italie, commandant
du régiment de la Légion de la Vistule , ainsi que le
général de l'armée française et le duché de Varsovie .
Konopka a été décrit comme «un brave homme avec un esprit froid au
combat." [1] Konopka est le fils d'Anna, un parent éloigné de l' Princes de Condé , [2]
et Franciszek Konopka, un grand dans l'armée lituanienne du Lituanien
Polonais du Commonwealth
[3] . À
partir de 1792 il était lieutenant dans le Brygada Kawalerii
Narodowej Ukrainska (national ukrainien brigade de cavalerie) et a
participé à la Guerre russo-polonaise de 1792
(en Pologne connu sous le nom de guerre pour la défense de la
Constitution).
Il a combattu dans la Bataille de Zieleńce et a été décoré. [2]
Au cours de l' Insurrection de Kościuszko il a
combattu en tant que lieutenant à la bataille de Villejuif [4] , a été
blessé et décoré à nouveau. Après l'échec de l'insurrection, il
émigre en France et s'est porté volontaire pour l' armée française . [2]
En 1797, Konopka a rejoint les légions polonaises en
Italie avec le grade de capitaine et a pris part à toutes les campagnes
de la Légion. [5] Après la
dissolution de la Légion, il reprend du service en France comme un
grand. Il fut bientôt fait un commandant
de régiment dans la Légion de la Vistule . [6] Il a
combattu dans la guerre de la quatrième
coalition
et pour son rôle dans la bataille de Friedland fut décoré de
la Légion d'honneur . [7] Par la
suite, il a combattu dans le cadre des Forces de Napoléon dans la guerre d'Espagne où il a connu d'autres
succès (par exemple, à la bataille de Ciudad-Real ) [8] ainsi que
les échecs (à la bataille de Yevenes ) [2]
.
En 1811, il fut fait général de l'armée française après la bataille d'Albuera [9] et plus
tard d', Duché de Varsovie , et un baron de l' Empire français . [10] Au cours de Napoléon invasion de la Russie en
1812, il fut nommé commandant de la 3 e régiment de gardes de Lithuanie [3]
.
En raison d'une erreur d'esprit absent, il se laissa surpris et
attaqués par le général Eufemiusz Czaplic .
Certaines sources indiquent qu'il cantonnés dans Slonim
trop longtemps, dans l'espoir de former des bénévoles recrutés récemment
et banquets lancer, tandis que d'autres qu'il a décidé d'attaquer une
force numériquement supérieure. [11] La
plupart de son unité a été capturé, le reste éparpillé (seule la Lipka tatar unités qui
étaient en patrouille échappé) et lui-même a été blessé et fait
prisonnier.
Konopka a été interné dans Cherson . [3]
Après avoir été libéré de prison en 1814, il a été offert le
commandement de la 1re brigade de cavalerie de la Pologne du Congrès , mais il a
refusé.
Epuisée par les blessures, la prison, et la fatigue, il mourut la même
année à Varsovie.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 27 Juin - 9:55

Alexandre Elisabeth Michel
Digeon







France
nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile
Alexandre Elisabeth Michel Digeon, fils d'un fermier général, naquit à
Paris,
le 27
juin
1771,
décédé à Ronqueux, commune
de Bullion
le 2 août 1826, militaire français.
Il entra au service comme sous-lieutenant dans le 104e régiment
d'infanterie, d'où il passa quelques mois après avec le même grade dans
le 9e régiment de chasseurs à cheval. Nommé chef d'escadron au 19e de
dragons, Digeon fut blessé d'un coup de baïonnette à l'attaque
du pont de Kehl
; il le fut plus tard à la bataille de la Trebbia sans vouloir
abandonner un seul instant le commandement de son régiment dont il se
trouva investi par la mort de son colonel; à la fin de cette bataille si
disputée, le cheval de Digeon, tué sous lui, le laissa au pouvoir de
l'ennemi.
A la bataille de Marengo, un frère puîné de Digeon, qui
devint aussi lieutenant-général, s'étant distingué dans l'artillerie de
la garde consulaire, le premier Consul, à son retour à Paris,
envoya le général Bessières chez M. Digeon, pour le
complimenter et le rassurer sur une blessure qu'il avait reçue. M.
Digeon n'hésita pas à demander pour la récompense de son jeune fils
l'échange et le rappel sous les drapeaux de son fils aîné. Le vainqueur
de Marengo fit aussitôt de Digeon l'objet d'un cartel particulier;
celui-ci rentra dans sa patrie et fut nommé colonel du 26e chasseurs. Ce
régiment prit part aux grandes affaires de 1805,
notamment de Lensberg et d'Austerlitz, où il prit trois
étendards. Digeon reçut la décoration de commandeur de la Légion d'honneur le lendemain de cette
bataille, où il fut blessé.
Il le fut de nouveau près de Stralsund
en 1807.
Elevé au grade de général de brigade, cette même année, il
commanda avec la plus grande-distinction les 20e et 25e de dragons aux
batailles d'Heilsberg et de Friedland.
Appelé en Espagne l'année suivante, ,il s'y fit remarquer le
23 novembre dans un combat contre Castanos. Devenu en
1812
gouverneur civil et militaire des provinces de Cordoue
et de Jaën, le général Digeon parvint par une
administration sage, à gagner la confiance des habitants que les ravages
de la guerre avaient irrités et réduits à la plus profonde misère.
Pendant six mois entiers, plus de 7 000 individus furent arrachés aux
horreurs de la famine.
La brillante conduite de M. Digeon, pendant la retraite périlleuse de
l'Andalousie,
lui mérita, le 3 mars 1813, le grade de lieutenant-général. Il se trouva en
cette qualité à la bataille de Vittoria, où il fut
blessé pour la cinquième fois. À la fin de cette même année il passa à
l'armée de
Catalogne
sous le maréchal Suchet, et fut chargé du commandement de toute la
cavalerie et de la première division d'infanterie. Détaché en 1814 à l'armée de Lyon,
commandée par Augereau, il rendit à cette
ville, par un brillant fait d'armes, un service important.
Le 20
mars
, les Autrichiens s'étaient avancés jusqu'au faubourg de Saint-Just ; on commençait à se battre
dans les rues, et cette grande cité, ouverte de toutes parts, se voyait
au moment d'être enlevée de vive force. Le général Digeon, vers qui
était dirigée la plus vigoureuse attaque, reprend tout à coup
l'offensive, s'empare d'une batterie, taille en pièces le régiment de Hiller,
et ramène près de 400 prisonniers. Ce coup de vigueur arrêta
sur-le-champ les progrès de l'ennemi. L'occupation de Lyon, qui
pouvait être si désastreuse dans cette journée, n'eut lieu que le
lendemain et en vertu d'une capitulation.
Après la Restauration,
Digeon fut employé comme inspecteur général de cavalerie; il se trouvait
en cette qualité à Nevers lors du débarquement de l'Empereur. Le
ministre de la guerre l'ayant désigné pour commander une division de
cavalerie, il s'empressa de venir joindre MONSIEUR à Lyon, où
il arriva le 5 mars; après beaucoup d'efforts inutiles pour maintenir
les soldats, il partit de cette ville avec le duc de Tarente,
lorsque toutes les troupes eurent abandonné leurs chefs pour rejoindre Napoléon Ier. Le roi nomma aussitôt Digeon aide-de-camp de
MONSIEUR. Il ne prit point de service pendant les Cent-Jours.
Au retour du roi, il fut nommé commandant de la division de cavalerie
de la garde royale, et plus tard créé pair de France avec le titre de vicomte.
Dans la Chambre haute, il appuya constamment la
politique du côté droit et le système ministériel qui s'ensuivit. Dans
les procès politiques, il vota pour les partis les plus rigoureux. Au
mois de mars 1823,
en l'absence du duc de Bellune, il fut chargé par intérim du
portefeuille de la guerre ; trois mois après il fut nommé ministre
d'État et membre du Conseil privé, puis commandant en chef de l'armée
d'occupation.
Le général Digeon est mort le 2 août
1826, à sa
terre de Ronqueux, près de Paris. Il
avait épousé peu de temps avant sa mort une demoiselle de la maison de Saulx-Tavannes.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Lun 28 Juin - 9:36

HUGUET CHATAUX Louis, général
(1779 -1814)
général,
aide de camp

gendre du Maréchal Victor




Louis Huguet Chataux voit le jour à Saint Domingue le 5
mars 1779. Il fait ses études à l’Ecole polytechnique et embrasse la
carrière des armes.

Officier de valeur, il se distingue en Espagne,en
Russie, en Allemagne en France.

Il occupe le poste d’aide de camp du général Sahuguet,
puis du maréchal Perrin dit Victor.

Il était officier de la Légion d’Honneur. Son nom est
inscrit sur le côté ouest de l’Arc de triomphe.

Il est trés gravement blessé au combat de Montereau, il
meurt de ses blessures quelques jours plus tard, le 8 mai 1814 à Paris.

Il repose dans la 17eme division. Prés de lui, repose
également son épouse née Louise Perrin de Bellune, fille du maréchal
Victor.
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Les généraux Français de l Empire
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