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 Les généraux Français de l Empire

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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Mar 29 Juin - 9:30

Anne-François-Charles
Trelliard






France
nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile
Anne-François-Charles Trelliard, 1764, 1832, général
français.
Origines
familiales



La lignée dont est issu le général Trelliard, tire ses racines d’une
ancienne famille appartenant à la petite noblesse non fieffée, établie
dans le Dauphiné depuis le XIIIe siècle. Au XVe siècle, ses ancêtres érigèrent et exploitèrent
les premiers martinets pour le fer et l’acier du Dauphiné, le long de la
Fure, près de Rives, entre le lac de Paladru et l'Isère, apparaissant
jusqu’au XVIIe siècle comme l’une des plus anciennes et
importantes familles de maîtres épéistes de la région. La crise de la
métallurgie du début du XVIIIe siècle puis
l'arrivée de nouveaux procédés anglais, plus efficaces et productifs,
contribuèrent au déclin de l'activité, avec la cession progressive des
sites de production.
Dans ce contexte, conduit à chercher meilleure fortune ailleurs, le
grand-père d'Anne François, Ennemond Treillard, sixième d’une fratrie de
14 enfants, s'installa à Valence, vers 1710-1712, après un court
passage à Lyon. Il y développa la fabrique et le commerce de bas de
laine, une activité qui revêtit une importance économique croissante
jusqu’à l’Empire, notamment grâce aux relations développées avec les
cours italiennes : l'affaire familiale obtint le titre de Manufacture
Royale et la fabrication de bas s'étendit progressivement à tous les
articles de bonneterie « en laine, soye, fleuret et cotton ». En 1781,
l'affaire comprenait 400 ouvriers tous répartis entre vingt ateliers, à
Valence même.
Ennemond Treillard eut en secondes noces treize enfants dont dix
garçons. L'aîné, Jacques
André Treillard
(1712-1794), fut peintre dauphinois, peintre de
cour, et fondateur de l'école de dessin de Grenoble. François de
Treilliard, alias Trelliard (forme italianisante du patronyme
Treillard), qui fut le père d'Anne François naquit, pour sa part,
dixième de la fratrie et huitième garçon. Ayant probablement bénéficié
de l’appui de son oncle paternel, Mathieu Treillard, alors directeur des
fabriques du Roi d’Espagne, il accéda très tôt, entre 25 et 30 ans, à
la haute fonction de secrétaire particulier du Ministre Dutillot, à la
Cour de Parme, avant d’apparaître comme l’un des favoris de l’Infant don
Philippe, duc de Parme, allié à Elisabeth de France, fille de Louis XV.
ll fut à l’origine de l’instauration du marché prestigieux d’articles
de bonneterie, entre la fabrique familiale de Valence dirigée alors par
son frère Nicolas Joseph, et la cour princière italienne, mais aussi le
promoteur de son frère aîné, Jacques André (1712-1794). Il reçut le
titre de Baron de Cutry-en-Barrois, après en avoir acquis la seigneurie
en Lorraine auprès de son beau-père, Messire Simon Nicolas, seigneur de
Cutry en partie, capitaine au Régiment Royal-Vaisseaux. Il fit
reconstruire à ses frais le château à partir de 1781, qui avait été
détruit au milieu du XVIIIe siècle.
Inachevé en 1789, celui-ci fut vendu et partagé en 1809.
Anne
François Charles Trelliard



Fils de François de Treilliard, alias Trelliard, et de Marie Anne
de Cutry
, baptisée le 1er novembre 1725 à Longwi, et née
la veille, Anne François Trelliard naquit le 7 février 1764, et fut
baptisé le 9, à Parme, duché de Parme (parrain : François-Charles de
Rochechouart
, époux de Melle de Conflans ; marraine : Marquise
Malaspina della Bastia, première dame d’Honneur de la fille de Louis
XV). Son mariage avec Élisabeth Émilie RIGAUX, le 30 juillet 1791, ne
lui donna aucune postérité.
Cadet-gentilhomme au Régiment de la Reine, dragons, le 6
novembre
1780,
sous-lieutenant le 19 octobre 1785 au 6e de dragons, lieutenant en second le 28 avril
1788,
lieutenant surnuméraire à la formation du 4 mai
suivant, lieutenant à la formation du 1er mars 1791, il passa
avec le même grade au 3e régiment de
chasseurs le 25 janvier 1792.
Capitaine le 6 août de la même année, il fit les premières
campagnes de la Révolution française aux armées de Champagne, de Belgique
et du Nord, et reçut le grade de chef d’escadron au 11e régiment de chasseurs à cheval le 7 avril 1793. Chef de brigade du même régiment le 15 fructidor an II, il
servit aux armées de la Moselle et de Sambre-et-Meuse.
Le 1er brumaire an III, au village de la Tour-Blanche, en avant de Coblentz, avec des forces inférieures, il
culbuta la cavalerie ennemie, la poursuivit, lui prit 200 chevaux, et
mit plus de 200 hommes hors de combat.
Toujours à l’avant-garde du général Moreau, Trelliard assista au blocus de Mayence. En avant de Kreutsnack,
il s’élança à la tête de son régiment, enfonça l’ennemi, entra
pèle-mêle avec lui dans la ville, et fit 2 500 prisonniers. À la bataille de Neuwied, il enleva des redoutes et fit 2 000
prisonniers.
Nommé général de brigade le 24 fructidor, il
fut envoyé en Hollande et prit le commandement de la cavalerie.
Il fit ensuite partie de l’armée gallo-batave. À Forkem, il contint,
avec un faible corps de cavalerie, un nombreux corps autrichien.
Membre de la Légion d'honneur le 19 frimaire an XII, et
commandant de l’Ordre le 25 prairial, il eut un commandement de troupes à
cheval à Saint-Omer. En l’an XIV, il
commanda une brigade de cavalerie du 5e
corps de la grande armée. Au combat de Wertingen, le 16
vendémiaire, il chargea l’ennemi à la tête des 9e
et 10e de hussards, le mit en déroute,
s’empara de trois pièces d’artillerie et fit 800 prisonniers.
Il prit une part glorieuse aux batailles d’Ulm et d’Austerlitz.
Le 10 octobre 1806, au combat de Saalfeld
(Prusse),
il exécuta contre les Prussiens une charge admirable qui livra aux
Français 6 000 prisonniers, trois généraux, plusieurs drapeaux et trente
pièces de canon. Il se distingua au combat de Pułtusk, et y fut grièvement
blessé.
L’Empereur le nomma général de division le 20
décembre
1806,
et, par décret du même jour, il l’autorisa à se rendre en France
pour s’y rétablir de ses blessures et pour être employé ensuite à
l’inspection des dépôts de cavalerie.
En août 1808,
il commandait les troupes à cheval réunies à Pau. Créé comte
de l’Empire, il fut mis à la disposition du major général, qui l’employa
à l’armée d’Espagne. Envoyé
dans la Manche, il
prit le commandement de cette province et celui de la 4e division de dragons, et dispersa les corps
nombreux de guérillas qui infestaient ces contrées.
Le 16 janvier 1812, il battit complètement, à Almagro,
le général Morillo, le chassa de la
province et lui fit un grand nombre de prisonniers. Le 1er
janvier 1814,
il reçut l’ordre de se porter en Champagne avec la division de cavalerie
qu’il commandait.
Le 15 février, il arriva à Nangis au
moment où une action s’engageait ; il chargea impétueusement
l’avant-garde russe avec ses dragons, la culbuta, lui prit 16 pièces de
canon, fit 5.000 prisonniers, et la poursuivit jusqu’à Provins.
À Arcis-sur-Aube, il soutint la retraite du maréchal Oudinot, malgré le feu
terrible de l’artillerie ennemie.
Nommé lieutenant général des armées du Roi, puis gouverneur de Belle-île-en-Mer durant
les Cent Jours, au mois de juin 1814, il fut
mis à la retraite le 18 octobre 1815, à la
seconde Restauration, avant d'être placé dans les cadres de réserve le 7
février
1831.
Le général Trelliard fut réadmis à la retraite le 1eermai 1832, et
mourut dans sa demeure, à Charonne (Ile-de-France), le 14 du même mois,
avant d’être inhumé dans le cimetière du Père Lachaise.
Baron de l'Empire par lettres patentes du 9 mars 1810, comte de
l'Empire par décret impérial du 5 avril 1814, donataire (rente de 4000
francs) sur Rome par décret du 17 mars 1808, Anne François Charles
Trelliard fut élevé au grade de Commandeur de l’Ordre royal de la Légion
d'Honneur le 14 juin 1804, et fait chevalier de
Saint-Louis
le 8 juillet. Son nom fut inscrit sur l’arc de triomphe de l’Étoile, côté Est.
Armes anciennes de la famille Treillard (Dauphiné) : d’azur au
lion passant d’argent, au chef cousu d’or chargé de trois roses de
gueules.
Armes de François de Treilliard, alias Trelliard : d’azur à
deux chevrons d’or accompagnés en chef de deux étoiles du même, et en
pointe d’un croissant entre cinq étoiles 2, 2 et 1, le tout aussi d’or.
Armes d'Anne François Trelliard : d'azur au sautoir d'argent
chargé en abîme d'une tête de lion arrachée de sable, allumée et
lampassée de gueules ; au franc-quartier brochant des barons militaires.
Il est à noter que ces armes présentent une similitude avec celles de
la famille Nicolas qui sont d'azur au sautoir d'argent chargé en coeur
d'une tête de lion arrachée de gueules, au lambel à trois pendants de
même, brochant sur le tout, et qui révèlent une pratique répandue à
l'époque, en Lorraine, visant la transmission d'armoiries plus ou moins
modifiées quant aux détails, dans un certain nombre de familles issues
indirectement d'une souche unique.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Mer 30 Juin - 9:40

Jacques Laurent Gilly






France
nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile
Jacques Laurent Gilly, né à Fournès
(Gard) en 1769, et mort
en 1829,
est un général français.
Il se fit remarquer aux armées des Alpes et des
Pyrénées-Orientales, à la bataille de
Thun
, à la défense
du château de Puycerda
(1795), fit les campagnes de 1796 à 1798, à l'armée d'Italie ; était général de brigade en 1799, aux
armées du Danube,
des Grisons, etc., et commanda le 12 mai 1801, une
division en Portugal. Il fit avec distinction les guerres de 1807, 1808 et 1809 à la Grande Armée ; reçut un coup
de feu à Wagram,
fut nommé général de division le 16 août,
et prit, le 11 mars 1810, le commandement général des îles de Zélande.
Il fut nommé baron de l'Empire en janvier 1814.
À la première Restauration, le général
Gilly venait de lever à la hâte, dans le département du Gard,
un corps de volontaires royalistes,
lorsqu'il retourna sous les drapeaux de l'Empereur ; il en reçut la
mission d'aller dissiper les rassemblements de Nîmes
et de Montpellier.
Le duc d'Angoulême effectua
précipitamment sa retraite sur Montélimar ;
ce fut alors qu'eut lieu la convention conclue à la Palue, entre le
général Daultanne au nom
du prince, et le colonel Saint-Laurent
au nom de Gilly : elle portait en substance, que l'armée royale serait
immédiatement dissoute et que le Duc aurait la liberté de s'embarquer au
port de Sète
pour Barcelone.
Napoléon Ier approuva la conduite du général
dans cette circonstance difficile, le nomma comte de l'Empire et lui confia le
commandement de la 9e division militaire,
avec le titre de commissaire extraordinaire du gouvernement impérial. Le
département du Gard le nomma en outre son représentant à la Chambre des députés.
Après la bataille de Waterloo, proscrit le 24
juillet
1815,
il resta caché à Tornac dans le Gard chez un nommé Perrier puis
jusqu'au printemps 1819 chez David Mazade négociant à Anduze, le
premier conseil de guerre de la 1e division
le condamna à mort le 25 juin 1816. La politique de la restauration devenant plus
libérale Mme Gilly obtint pour lui un passeport du ministère de
l'intérieur il quitta sa cache et passa par le Dauphiné et la Savoie a
l'étranger il resta a Milan et a Lausanne jusqu'à la fin de l'année 1819
puis encouragé par les exemples du maréchal Grouchy et du duc de
Rovigo, plus compromis que lui et réintégrés, il décida de venir, dans
les derniers jours de décembre 1819 a Paris pour se constituer
prisonnier il fut reçu par le ministre de la guerre ; le 11 février 1820
une ordonnance du roi arrêtée en conseil des ministres et sollicitée
par le dauphin, duc d'Angoulême mettait fin aux poursuites et
réintégrait le général dans ses grades et honneurs.
Mis à la retraite le 1er décembre
1824, il
est mort le 15 août 1829. D'abord enterré à Fournès,
il repose a désormais Remoulins
Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile,
côté Ouest.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Jeu 1 Juil - 10:14

Alexandre-Antoine Hureau de
Sénarmont








21 avril 1769
Strasbourg
26 octobre 1810 (à 41
ans)
Cadix
Mort au combat
Français,
Alsacien
Royaume de France
Royaume des Français
République française
Empire français
Artillerie
Général de division
1785 - 1810
Guerres de la Révolution
française

Guerres napoléoniennes
Bataille de Fleurus
Bataille de Montebello
Bataille de Marengo
Bataille d'Iéna
Bataille d'Eylau
Bataille de Friedland
Bataille d'Uclés
Bataille de Talavera
Bataille d'Almonacid
Bataille d'Ocaña
Commandeur
de la Légion d'honneur
Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile
Le baron d'Empire, Alexandre-Antoine Hureau, baron de Sénarmont
né le 21 avril 1769 à
Strasbourg, tué d'un éclat d'obus au siège de Cadix le 26 octobre 1810, joua un
rôle éclatant dans l'artillerie.
Il démontra à Napoléon l'efficacité
de la concentration des pièces d'artillerie
pendant la bataille de Friedland (14 juin 1807).
L'Empereur usera de cette technique à Wagram, à la Moskova et durant la campagne de 1813. Son nom
est gravé dans la crypte du Panthéon, où son cœur
embaumé repose dans une urne; il est également inscrit sur la 38e colonne de l'Arc de triomphe de l'Étoile.




//

Carrière


Fils du général Alexandre-François de Senarmont,
il entre en 1784
à l'École d’artillerie de Metz comme aspirant le 1er
août 1784 ; il en sort le 1er septembre 1785
[1].
En 1785 il
entre au 3e régiment d'artillerie de
Besançon avec le grade de lieutenant. Il va servir d'aide
de camp
à son père, Alexandre-François de Senarmont,
aux armées du Centre et du Nord.
En 1792
il est promu capitaine d’artillerie et il participe en 1794 au siège
de Charleroi
et à la bataille de Fleurus. Le 13 novembre de
la même année, il est nommé chef de bataillon et titulaire de la
sous-direction de Douai.
1797 -
Bataille de Neuwied
Chef de bataillon du Comité central d’Artillerie
1798
Chef d’État-major de l’artillerie de l’armée de réserve
1799 -
Passage du col du
Saint-Bernard
, puis bataille de Montebello,
1800 -
14 juin, fait colonel Vie régiment d’artillerie à pied à la victoire de Marengo
1802
21 janvier Commandant du 6e régiment
d’artillerie à pied de Rennes
1803 - 8
décembre chef d’état-major de l’artillerie du camp de Brest
1803
12 décembre membre de la Légion d’Honneur
1804 – 9
juin Officier de la Légion d’Honneur
1805
30 juillet prêt à embarquer pour envahir l’Angleterre au camp de Boulogne
« Rien ne paraît plus sérieux, que notre embarquement : tout est
prêt et embarqué, armes, munitions, poudre, qu’on avait réservées
jusqu’au dernier moment.(…) Cette entreprise est bien hardie, mais on a
vu réussir tant de choses qu’il est à espérer que celle-ci n’échouera
pas… » écrit-il alors à son frère.
1806 -
10 juillet fait général de brigade et commandant de l’artillerie de la Grande-Armée
Campagne de Prusse et de Pologne, Iéna, Eylau, Friedland, Tilsitt…
1807 – 3
mars Commandant de la Légion d’honneur à Eylau, 15 juin conduite héroïque à Friedland
2 octobre - Prend un congé et nommé président du Collège électoral
d’Eure-et-Loir
1808 – 2
juillet crée Baron d'Empire
Bataille d’Uclès, de Talavera, d’Almonacid où il combat les généraux Palafox,
Blake et
Wellesley
(Wellington)
1808 26
août – reçoit l’ordre de rejoindre l’armée d’Espagne sous les ordres du
maréchal Victor
1808 – 2
septembre reddition de Madrid Nommé général de division après la prise de
Madrid
1808 -
22 novembre Chevalier de la Couronne de Fer
1808 -
30 novembre Victoire de Somo-Sierra
1809 - 9
mars Commandant en chef de l’Artillerie des armées en Espagne en
remplacement du général Lariboisière
1809Bataille d’Ocana et
expédition en Andalousie
1810 -
26 octobre il est emporté par un boulet anglais alors qu’il organise le
siège de Cadix depuis le Puerto Santa-Maria. Son corps est enterré dans
l’église Santa Ana de Chiclana.
1811 - 5
juin- Son cœur embaumé est placé dans le Panthéon
à Paris sur ordre de Napoléon du 17 janvier 1811.
L’oraison funèbre est prononcée par le général comte Lariboisière.
1823
Lors de l’expédition d’Espagne le lieutenant-général vicomte Tirlet,
commandant en chef l’Artillerie des armées d’Espagne écrivait à Amédée
de Sénarmont : « Ce que vous craigniez est arrivé ; les espagnols ont
violé la sépulture, dans la chapelle Santa Anna (…) La populace insensée
a jeté au vent les cendres de l’homme généreux qui la protégea au
milieu des désastres de la guerre, qui fut toujours juste et loyal »
Famille


Alexandre-Antoine Hureau de Sénarmont a eu deux enfants
Alexandre-Hyppolyte (1794 -1870) et Henriette-Désirée (1800-1874).
Alexandre-Hippolyte après avoir été confirmé dans le titre de baron
héréditaire en 1817, parti pour l'île de la Réunion ou
il eût une descendance.... nombreuse après deux mariages !
Son neveu, Henri Hureau de Senarmont
(1808-1862) fut un éminent physicien, dont les travaux ont porté, entre
autres, sur la géologie, la réflexion de la lumière polarisée, la
conductibilité calorifique des cristaux, les propriétés optiques des
corps isomorphes, etc. Il tint une chaire de minéralogie à l'École des Mines.
Distinctions



Buste de Alexandre Antoine Hureau de Senarmont, baron de Senarmont par Antoine Laurent Dantan dans la galerie des Batailles au château de Versailles.






Un double de la sculpture est au musée de Dreux
(Eure-et-Loir) où une rue porte son nom.Une plaque commémorative se
trouve dans l’église Saint-Pierre.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Jeu 1 Juil - 11:46

Dezydery Chłapowski








23 mai 1788
Turew (pl)
27 mars 1879 (à 80
ans)
Turew (pl)
Pologne
République des Deux Nations
Empire français
Duché de Varsovie
Royaume du Congrès
Cavalerie
Général de division
Légion d'honneur
Ordre militaire de Virtuti
Militari
Dezydery Chłapowski est un général polonais
du Premier Empire, baron de l'Empire né le 23 mai 1788 décédé le
27 mars 1879




//

Biographie


Chłapowski était très jeune encore au moment de l'entrée de l'armée
française en Pologne, en 1806. Il fit
partie de la garde d'honneur qui se forma a Posen. Distingué particulièrement par l'empereur
Napoléon Ier, il fut nommé officier
dans un régiment d'infanterie de nouvelle levée et participe aux campagnes de
Prusse (1806)
et de Pologne (1807)
sous les ordres du maréchal Lefebvre. Il y
obtint bientôt la croix de la Légion d'honneur, et ayant été fait prisonnier de guerre, il fut échangé
sur une recommandation spéciale de l'Empereur.
Nommé officier d'ordonnance,
il vint à Paris,
et s'y livra encore pendant quelques temps à la continuation de
ses'études.

Napoléon blessé à Ratisbonne, C.Gautherol. Chłapowski, en
uniforme de lancier de la Garde impériale, figure sur la droite.





Appelé ensuite au quartier-général, au camp de Marracq,
près de Bayonne,
il suivit l'Empereur pendant les campagnes
d'Espagne
(1808)
et d'Allemagne et
d'Autriche (1809)
.
En 1811,
il fut nommé chef d'escadron des chevau-légers lanciers polonais de la Garde impériale :
il fit ainsi les campagnes de Russie (1812) et de Saxe (1813),
et assista à toutes les glorieuses affaires dans lesquelles ce régiment
eut le bonheur de se distinguer.
Ce fut après une brillante charge qu'il fil à la tête de son escadron,
à l'affaire de Jauer qu'il profita de l'armistice qui eut lieu dans
le courant de l'année 1813, pour obtenir, comme faveur, sa démission.
Depuis, ce temps, il vécut retiré à la campagne.
États de
services



Ses état de services sont brillants :
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Ven 2 Juil - 9:45

Jean Ambroise Baston de
Lariboisière






18
août
1759
Fougères
29 novembre 1812 (à 53 ans)
Koenigsberg
Français, Breton
Royaume de France
Royaume des Français
République française
Empire français
Artillerie
Général de division
1781 - 1812
Guerres de la
Révolution

Guerres napoléoniennes
Siège de Mayence
Siège de Toulon
Bataille d'Austerlitz
Bataille d'Iéna
Bataille d'Heilsberg
Bataille de Friedland
Bataille de Wagram
Campagne de Russie
Bataille de Smolensk
Bataille de la
Moskowa
Nom gravés sous l'Arc de Triomphe de l'Étoile
Jean Ambroise Baston comte de Lariboisière est un général
d'Empire
, né à Fougères le 18 août
1759, et
mort le 29 novembre 1812 à Koenigsberg en Prusse-Orientale.
Fils d'Ambroise Baston, sieur de Lariboisière, ancien lieutenant
général civil et criminel de la sénéchaussée de Fougères, et de Jeanne
Monnières, il s'engage très tôt dans la carrière militaire.
Il fit de brillantes études et entra comme lieutenant en 1781 dans le régiment d'artillerie de La Fère
où servait Napoléon Bonaparte. Quoique La Riboisière eût
quelques années de plus que son jeune camarade, il s'établit bientôt
entre eux une amitié dont l'empereur aimait à se rappeler les
circonstances, et qui avait donné aux sentiments du général breton le
caractère d'un dévouement particulier.
À l'époque de la Révolution française, dont il se montra
partisan modéré, il était cité comme un officier distingué. Fait
capitaine en 1791
et envoyé à l'armée du Rhin, sous Custine,
il fut chargé, en 1792, de l'armement de la place de Mayence. Il prit part à
l'invasion du Paville contre les
Prussiens. L'année suivante, après la capitulation, il demeura en otage à
l'ennemi.
Il fit les campagnes des ans II et ni, comme adjudant-général, chef
de bataillon et chef de brigade, et passa une partie de l'an IV dans sa
famille. Depuis l'an IV jusqu'à l'an XI, il fut nommé successivement
directeur des parcs d'artillerie des armées d'Angleterre,
de Suisse,
du Rhin et
du Danube.
Fait général de brigade en l'an XI, il
commanda l'artillerie du 4e corps pendant la
campagne de l'an XIV et se trouva à Austerlitz. Il contribua puissamment
au succès de cette grande journée par l'emploi qu'il fit de ses
batteries et par le feu terrible qu'il dirigea sur les glaces qui
portaient les colonnes russes, car celles-ci avaient eu l'imprudence de
se placer sur l'étang de Menitz.
À Iéna,
le 14
octobre
1806,
il parvint avec son artillerie seule à repousser plusieurs charges
d'infanterie.
Remarqué par l'empereur, qui le fit général de division et l'appela au
commandement de l'artillerie de la Garde impériale, il soutint à Eylau, le 8
février
1807,
pendant toute la journée, le centre de l'armée avec une batterie de 40
pièces de canon.
Blessé d'un coup de boulet devant Dantzig,
le général La Riboisière ne cessa pas un seul jour de prendre part aux
opérations de ce siège mémorable.
Après les batailles de Heilsberg et de Friedland, dans lesquelles il dirigea
l'artillerie de la Garde impériale, il fut chargé le 24 juin
de faire établir sur le Niémen
le radeau qui servit aux conférences tenues entre Napoléon et
l'empereur Alexandre, et qui se terminèrent par
la paix de Tilsitt.
Au mois de février 1808, le général La Riboisière prit le commandement en
chef de l'artillerie des armées d'Espagne.
Rappelé à la Grande Armée en 1809, Napoléon
lui confia le commandement en chef de l'artillerie à Wagram.

Statue du général Lariboisière à Fougères






Statue du général Lariboisière rue de Rivoli à Paris





Élevé, en 1811,
à la dignité de premier inspecteur général de l'artillerie, le comte de
la Riboisière se préparait à faire tourner au profit de l'armée tout ce
que sa longue expérience lui avait appris, lorsqu'il lui fallut quitter
ces travaux de la paix pour reprendre les armes.
La campagne de Russie, 1812, allait
commencer, le général La Riboisière en prévit tout de suite les
difficultés. Il fit d'incroyables efforts pour réparer l'effet
désastreux des pluies qui tombaient en abondance avant l'arrivée des
Français à Vilnius ; le succès les couronna. À la prise de Smolensk, des bouches à feu
tonnaient sur la place, et 2 477 caissons portaient leurs
approvisionnements.
Chargé, la veille de la bataille de la
Moskowa
, de reconnaître les positions de l'ennemi et de déterminer
le moyen d'attaquer les redoutes que les Russes avaient établies
sur leur gauche, il fit pendant la nuit toutes les dispositions
nécessaires ; à la pointe du jour, une immense artillerie foudroya
l'ennemi, et 70 000 boulets, tirés pendant la bataille, furent
immédiatement remplacés.
La victoire de la Moskowa fut un jour de deuil pour le général La
Riboisière ; son jeune fils y fut blessé à mort en chargeant l'ennemi.
Plein du chagrin que lui causait la perte de son fils et épuisé de
fatigue, le général tomba malade à Vilnius,
et mourut à Kœnigsberg le 21 décembre 1812.
Son corps repose dans l'Hôtel des Invalides, et sur son
cercueil, on lit cette partie de l'inscription :
« Ambroise Baston, comte de La Riboisière,
général de division, commandant en chef l'artillerie de la Grande Armée,
grand officier de la Légion d’honneur, né à
Fougères, mort à Kœnigsberg, le 21 décembre 1812. »
Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile,
côté est.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Sam 3 Juil - 10:05

Augustin Daniel Belliard







25 mai
1769
Fontenay-le-Comte
28 janvier 1832
Bruxelles
France
Empire français
général de division
1791 - 1815
Guerres
de la Révolution et de l'Empire
Augustin-Daniel Belliard, né à Fontenay-le-Comte (Vendée) le 25 mai 1769 et décédé
à Bruxelles
le 28 janvier 1832, est un général de division français, comte de
l'empire, pair de France,
ambassadeur à Vienne et à Bruxelles,
grand-cordon de la Légion d'honneur.

Origine


Augustin Daniel Belliard est le fils d'Augustin
Belliard
, (1734-1811) procureur du Roi de Fontenay-le-Comte, et d'Angélique
Robert-Morinière (1731-1773), elle-même issue d'une famille de marchands
établie à Fontenay depuis la fin du XVIIe siècle. Après une enfance heureuse parmi ses
trois sœurs (dont une épousera le baron Pervinquière) et son frère,
Belliard fait ses études dans une petite ville du Poitou,
lorsqu'éclate la Révolution
française
.
La
Révolution française



Il représente la ville de Fontenay à la fête de la Fédération du 14 juillet 1790. Il
revient de Paris
plein d'enthousiasme et l'année suivante, ses concitoyens l'élisent
capitaine de la 1re compagnie du bataillon
des volontaires formé à Fontenay.
Engagé volontaire en 1791, Belliard rejoint l'armée du Nord, où il demeure pendant quelque temps sous les
ordres du général Dumouriez.
Il combat à Grand-Pré, Valmy, Jemmapes et Neerwinden, où il sert comme aide
de camp
de Dumouriez. À Jemmapes, à la
tête du 1er
régiment de hussards
bien que blessé d'une chute de cheval, il
enlève successivement plusieurs redoutes autrichiennes et conquiert sur
le champ de bataille le grade d'adjudant-général.
Compromis par la défection de Dumouriez en avril 1793, Belliard est
arrêté, transféré à Paris et cassé. Immédiatement, il s'engage comme
volontaire dans le 3e
régiment de chasseurs
, et termine la campagne comme simple soldat.
Il est réintégré dans son grade et placé sous les ordres du général
Hoche
.

Augustin Daniel Belliard





En 1796,
il rejoint l'armée d'Italie que commandait Napoléon Bonaparte. Il combat à Castiglione, Vérone,
Caldiero,
à Arcole, à Saint-Georges.
À Arcole, il eut deux chevaux tués
sous lui. Lorsque Bonaparte tombe dans le marécage, Belliard charge ses
hommes de l'en sortir. Il est nommé général de brigade à l'issue de la
bataille. Dans la campagne du Tyrol, il se bat activement
au passage du Lavis, à Trente, à Brixen, où il fait 2 000
prisonniers au général autrichien Landon et lui enlève quatre pièces de
canon. À Tramen, il mit en pleine déroute le corps autrichien de Landon.
Le 9 février 1798, il s'empare de Civita-Vecchia,
presque sans avoir éprouvé de résistance et rejoint à Rome le
général Berthier, qui l'envoie en mission
diplomatique à Naples. Lors de la révolte de Rome
contre les troupes françaises, son attitude énergique empêche Ferdinand IV de
Naples
de franchir la frontière pour appuyer l'insurrection.
Il participe à la campagne d'Égypte, commandant une brigade
de la division du général Desaix lors de la prise de Malte (10 juin 1798), de Alexandrie, à la Pyramides, où, à la tête d'un carré
d'infanterie, il reçoit la première charge des mamelucks. Au combat de
Samnhour
, Mourad Bey allait encore se heurter contre l'aile
droite de la petite armée de Desaix, commandée par Belliard qui, secondée par
l'artillerie, devait mettre les mamelucks en déroute.
elliard pénétre ensuite en Abyssinie avec Desaix à l'automne 1799, il prend part à la bataille d'Héliopolis en mars 1800 où,
sous les ordres de Kléber, 10 000 Français luttent
contre 70 000 Ottomans. Après avoir combattu à Koraisie, il marcha
avec douze cents hommes contre l'armée ottomane qu'il chassa de Damiette.
Assiégé dans Le Caire par les forces combinées des Anglais,
des Turcs
et des Mamelouks,
assailli par terre et par mer, aux prises avec une population nombreuse
et fanatique, il obtient le 27 juin 1801 une capitulation honorable et
ramèna en France
les troupes placées sous ses ordres. En Égypte, Belliard témoigne
également de son intérêt pour les travaux des savants participants à
l'expédition.
Le
Consulat et l'Empire



À son retour, Belliard est nommé général de division et, prendre le
commandement de la 24e division militaire à Bruxelles ;
il y reste jusqu'en 1804.
En 1805
et 1806, il
prit une large part aux campagnes d'Allemagne et de Prusse, en qualité
de chef d'état-major du maréchal
Murat
. Il contribue à la victoire d'Ulm et se distingue à Austerlitz (2 décembre 1805), nommé
grand officier de la Légion d'honneur sur le champ de bataille.
Il est gouverneur de Berlin puis, lorsque la guerre reprend, se bat à Iéna, à Erfurt, à Lubeck à Heilsberg, à Hoff, à Eylau et à Friedland, entre 1806 et 1807.
Employé ensuite à l'armée d'Espagne en 1808, il est nommé gouverneur de Madrid.
Après la bataille de Talavera en 1809, Belliard
devient le conseiller intime du roi Joseph, qui bientôt, faisant face à une émeute, doit
abandonner sa capitale. Le 2 octobre, Madrid, attaquée par les Français,
allait être prise d'assaut, quand la Junte, pour
éviter les horreurs du pillage, en livre les portes au général Belliard,
malgré les cris d'une population furieuse. Redevenu gouverneur de Madrid, Belliard sut contenir
les esprits, autant par la modération que par la fermeté, et plusieurs
fois, empêcha le sang de couler, en se rendant seul au milieu des
insurgés[réf. nécessaire]. Malgré
les ordres réitérés de Napoléon Ier, Belliard suspend l'exécution du marquis de Saint-Simon, général français émigré
commandant une armée espagnole.
Créé comte de l'Empire et
comblé d'honneur par le roi Joseph, le général Belliard crée à Pahu, près de
Fontenay, une bergerie-modèle, par le croisement des mérinos
d'Espagne avec des brebis du pays, ainsi qu'un haras.

Statue du général Belliard à Bruxelles par Willem Geefs






Nommé le 29 août 1811 chef d'état-major de Murat à la Grande Armée, il rejoint dans
les premiers jours de juin 1812 le roi
de Naples
, avec lequel il entre à Vilnius.
On le voit ensuite à Ostrovno, à Vitebsk,
à Smolensk, à Dorogobonge, à la Moskowa.
Durant cette bataille, Belliard a deux chevaux tués sous lui. Le
lendemain 8 septembre, à Mojaïsk,
un boulet lui emporte le mollet gauche et l'empêche de prendre le
gouvernement de Moscou que l'Empereur lui destinait.
Après la retraite de Russie et à peine guéri de ses blessures, il est
nommé colonel-général des cuirassiers, pour réorganiser le corps de la
cavalerie. Napoléon l'appelle à son état-major en qualité d'aide-major
de l'armée. Belliard est dangereusement blessé à Leipzig, le 14 octobre 1813, où
il a deux chevaux tués sous lui et le bras gauche brisé par un éclat de
mitraille. Mlagré ses blessures, il se bat à Hanau et rentre à Mayence avec les débris de l'armée. Le
maréchal Berthier ayant suivi
Napoléon à Paris, Belliard est nommé major général de l'armée et envoyé
en cette qualité à Metz, où il la réorganise, mettant les troupes
françaises, manquant de tout, atteintes par le typhus, en
mesure de résister au nouveau choc des Alliés.
Pendant la campagne de France, Belliard
commande un corps de cavalerie. Le 11
février
1814, portant un bras en écharpe, il charge les Russes
retranchés à la ferme de la Haute-Épine et contribue à la victoire de Montmirail. Le 12, au Combat de Château-Thierry,
l'extrême droite de l'armée prussienne est tournée par ses escadrons et
se sauve en désordre à travers les bois. Le 10 mars,
devenu commandant de toute la cavalerie de la garde, il prend part à la
bataille de Laon. Le 12, il est à Reims, et le
25 à la bataille de
La Fère-Champenoise
, où la cavalerie ne cède que devant des forces
supérieures. Le 30 mars vers 23 heures, Belliard, venu aux devants le
l'Empereur, lui apprend à Juvisy-sur-Orge, à l'auberge de la Cour de
France, la capitulation de Paris. Il se trouve
à Fontainebleau avec les généraux Drouot, Bertrand et Caulaincourt lorsque
Napoléon fait ses adieux. Il ne quitte Fontainebleau
qu'après le départ de Napoléon pour l'île
d'Elbe
.
La première
Restauration et les Cent-Jours



Louis XVIII le nomme pair de France, chevalier de
Saint-Louis
. Après le retour
de Napoléon de l'île d'Elbe
, il est fait major général de l'armée
que le duc de Berry commandait. Belliard
accompagne la famille royale jusqu'à Beauvais
et ne rentra à Paris que sur l'ordre exprès de Louis XVIII.
Napoléon revenu aux Tuileries, Belliard lui déclare ne pas souhaiter
de commandement, sauf si la guerre éclatait, conformément aux
engagements pris avec le duc de Berry. Cependant, la guerre reprend et,
le 9 mai
1815, il arrive à Naples pour seconder Murat.
Après la bataille de Tolentino, Belliard rend
visite à la reine Caroline, épouse du maréchal, et s'embarque sur une
goélette qui le débarque à Toulon le 29 mai.
A peine rentré à Paris, Belliard est nommé au commandement des 3e et 4e divisions
militaires et établit son quartier-général à Metz. Il se
hâte de mettre les places en état de défense. Le soulèvement est presque
général et en quelques jours, les seuls départements des Vosges, de la Meurthe et de la Moselle équipent et arment
quarante-cinq bataillons de garde nationale.
La bataille de Waterloo entraîne la chute
définitive de Napoléon et le retour des Bourbons.
La seconde
Restauration



Au retour de Louis XVIII, le général Belliard est arrêté, cassé
dans ses titres et rayé de la liste des Pairs de France pour avoir
accompagné l'Empereur lors des Cent-jours. Le 21
novembre
1815, il est conduit à la Prison de l'Abbaye, avec les généraux Drouot, Cambronne et d'Ornano.
Après plusieurs mois de captivité, il est remis en liberté et entre
dans la vie privée, d'où il ne sort qu'au 5 mars 1819, époque
où le ministère Decazes le rappelle à la Chambre des pairs.
Profondément attaché aux principes de 1789, préparé par ses anciennes
fonctions à la conduite des hommes et des affaires, Belliard prend une part sérieuse aux
discussions parlementaires, et s'il n'est pas un orateur brillant, il a
dans la plupart des grandes commissions un rôle prépondérant[réf. nécessaire]. Dès 1815, il remet entre les mains du duc de
Berry un projet d'organisation de l'armée[réf. nécessaire], qui,
refait quelques années après par le maréchal Laurent de Gouvion-Saint-Cyr,
est resté pendant longtemps, sous le nom de loi de recrutement de l'armée, la base de du système militaire français.
Sous le ministère de Villèle,
il est chargé de préparer contre Alger un
plan d'attaque. Mais ce plan comportant un effectif de 50 000 hommes et
une dépense de cent millions de francs est abandonné.
Il faillit en 1828 être nommé chef de l'expédition de Morée, avant que le
général Maison
ne soit désigné pour la commander.

Statue du général Belliard à Bruxelles.





La
Révolution de Juillet



Ancien compagnon d'armes de Louis-Philippe d'Orléans, aux côtés de
qui il avait combattu à Valmy et à Jemappes et avec lequel il n'avait pas cessé, sous la
Restauration, d'entretenir des relations, Belliard adhére sans
arrière-pensée à la monarchie de Juillet. Louis-Philippe le
charge d'aller notifier au cabinet de Vienne son avènement comme roi
des Français.
Après la Révolution belge de 1830 et la création de
la Belgique, Belliard est nommé ambassadeur de France à Bruxelles.
Les Pays-Bas
rejettent l'accession au trône de Léopold Ier
et une armée néerlandaise entre en Belgique. Louis-Philippe envoie une
armée française de 50 000 hommes pour arrêter l'offensive néerlandaise.
Enfin le 15 novembre 1831, un
traité constituait définitivement la Belgique en État indépendant.
Les difficultés du côté de la Belgique aplanies, Belliard est nommé à
l'ambassade de Madrid. Mais le 28 janvier 1832, avant
de pouvoir rejoindre l'Espagne, il tombe dans le parc de Bruxelles frappé d'une attaque d'apoplexie
foudroyante, au moment où il sortait du palais du roi Léopold.
Sa mort fut un deuil
pour la Belgique tout entière, lord Ponsouby rendit
hommage à l'homme qui s'était toujours montré fidèle[réf. nécessaire]. Une
statue à son honneur a été érigée à Bruxelles, en bordure du parc.
Sa dépouille mortelle est transportée à Paris et déposée au cimetière du Père-Lachaise, le 14 mars
de la même année.
Son nom est inscrit à l'arc de triomphe de l'Étoile,
côté sud.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 4 Juil - 9:19

Joseph Barbanégre





22 août 1772
Pontacq
(Béarn)
7 novembre 1830 (à 58
ans)
Paris,
inhumé au cimetière du Père-Lachaise
(division 28)
France
général de brigade
Austerlitz
Bataille d'Iéna
Bataille d'Eylau
Bataille d'Eckmühl
Bataille de Ratisbonne
Bataille de Wagram
Siège de Huningue


Statue du général Joseph Barbanègre devant l'hôtel de ville de Pontacq.





Joseph Barbanègre (22 août 1772, Pontacq (Béarn)
- 7 novembre 1830, Paris) était
un militaire
français, général de brigade et baron de l'Empire.
D'abord marin, puis capitaine dans le 5e
bataillon des Basses-Pyrénées ; chef
de bataillon dans la garde consulaire, colonel du 48e régiment d'infanterie de ligne le 29 août 1805, avec
lequel il se battit en héros à Austerlitz, à Iéna, à Eylau.
Il participe à toutes les campagnes napoléoniennes, devient général de brigade après la paix de Tilsitt le 21 mars 1809, il
contribua puissamment au gain des batailles d'Eckmühl
, de Ratisbonne, et de Wagram.
Il est élevé au rang de commandeur
de la Légion d'honneur
le 25 décembre 1805. Le 20 août 1809, il
devient baron d'Empire.
Il se couvrit de gloire à Krasnoé et au
passage du Niémen, défendit vaillamment Stetin
en 1813 et
ne rendit cette ville qu'après l'abdication de Napoléon Ier. La défense de Huningue
en 1815
contre les Autrichiens le rend célèbre.
Pendant 2 mois et avec seulement 135 hommes valides, il résiste à
l'armée du Prince Jean, Archiduc
d'Autriche, forte de plus de 20 000 hommes.
La place ne capitule que le 26 août 1815 après
l'abdication de Napoléon, et après 12
jours de tranchée ouverte. Il obtient tous les honneurs de la guerre[1].
Il meurt à Paris en 1830 et est enterré au cimetière du Père-Lachaise dans
le quartier réservé aux Maréchaux et Généraux d'Empire.
A Pontacq, village où il est né, une rue a été baptisée de son nom et
une statue a été érigée en son honneur sur la place de la mairie.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Lun 5 Juil - 9:35

Louis Thomas Gengoult






20 décembre 1767
Toul, France
13 juin 1846
Toul, France
Français
Armée française
Infanterie
Général de division
1784 -
Révolution française Premier Empire

Louis Thomas Gengoult (20 décembre 1767 Toul- 13 juin 1846 Toul )
est un général français du XIXe siècle
Carrière [modifier]


Il est le fils le fils d'un notable, Laurent Gengoult, Maître-Orfèvre
à Toul. Soldat au régiment d'Austrasie
(8e d'infanterie) le 11 juillet 1784, caporal
le 11 juin 1789, fourrier
le 12 juin 1790, il passa
avec ce dernier grade dans la Garde constitutionnelle du Roi
le 1er janvier
1792.

Licencié avec ce corps le 5 juin suivant, il entra le 20
juillet
de la même année comme soldat dans le bataillon de la
Meurthe, devenu 110e demi-brigade de ligne
en l'an II, et 16e demi-brigade de même arme
en l'an IV, et y fut reconnu capitaine le 28 du même mois.
Officier, Louis Thomas Gengoult participera de 1795 à 1815 aux
campagnes de la Révolution, celles du Consulat puis celles de
l’Empire. Il fit les campagnes de 1792 à l'an IX
aux armées de la Moselle, de Sambre-et-Meuse, de Batavie et du Rhin, et passa
chef de bataillon le 11 nivôse an IV.
Démissionnaire le 6 prairial suivant, par suite de l'arrêté du Directoire
exécutif du 30 ventôse même année, il rentra au service en qualité de
chef de bataillon du 1er auxiliaire de la
Meurthe le 14 thermidor an VII, en vertu de la loi du 14 messidor
précédent, fut incorporé dans la 42e
demi-brigade le 28 pluviôse an VIII, et entra dans la 50e le 7 germinal suivant.
Employé en l'an XI sur le Rhin et en l'an XII à l'armée de
Hanovre
, il devint major du 103e
régiment d'infanterie de ligne le 30 frimaire de cette dernière armée et
membre de la Légion d'honneur le 4 germinal suivant.
Il fit les campagnes des ans XII, 1806 et 1807, à la Grande Armée, eut la jambe
cassée en deux endroits au siège de
Stralsund
, et obtint le grade de colonel du 56e
d'infanterie de ligne le 13 mai 1806.
Créé baron de l'Empire le 17 mars 1808 (fait
très rare au grade de colonel !), il fit la campagne de 1809 en Allemagne,
fut blessé d'un coup de boulet à la tête le 22 mai à
la bataille d'Essling, et reçut en
récompense de sa conduite la croix d'officier de la Légion d'honneur le 16 juin 1809. Il est
blessé une seconde fois à la bataille d’Ekmuhle en juillet de la même
année.
Attaché en 1810
à la même armée, et au corps d'observation de la Hollande
et promu général de brigade le 6 août 1811, il prit
immédiatement le commandement d'une partie des troupes du camp de Boulogne.
Employé au 3e corps de la Grande Armée au
mois de février 1812, il fit la campagne de Russie. L'Empereur le
nomma commandant de la Légion d'honneur le 2
septembre
suivant.
Lors de la campagne de Russie
(1812), il commande la 1re brigade de la 10e division d’infanterie du Général Ledru, du 3e corps d’armée du Maréchal
Ney
. Sa brigade se compose du 24e
régiment d’infanterie légère (4 bataillons), du 1er
régiment portugais d’infanterie de ligne et d’une compagnie
d’artillerie, soit au total, 1750 hommes.
Il est blessé à la bataille de la
Moskowa
, le 7 septembre 1812 : il eut
l'omoplate
droite atteinte d'un coup de biscaïen.
Le 12 avril 1813 il servit
au 1er corps de la Grande Armée et fit la campagne de Saxe ; le 12 mai, à
l'affaire
de Reicherstiegërland
, il força l'ennemi de se rembarquer en toute
hâte, après lui avoir tué ou blessé 400 hommes, fait autant de
prisonniers et enlevé six pièces de canon.
Il fit encore la guerre de 1814 en France.
Mis en non-activité après l'abdication
de l'Empereur
, par décision royale du 1er septembre
1814, et
nommé chevalier de
Saint-Louis
le 29 octobre de la même année, il reprit du service
pendant les Cent-Jours au 3e
corps d'observation le 6 avril 1815.
Aux batailles de Ligny (16 juin 1815) et de Wavre (18 juin 1815), il
commande la 1re brigade de le 10e division d’infanterie du Général Habert, du 3e corps
d’armée du Général Vandamme. Sa brigade
se compose des 34e et 88e régiments d’infanterie de ligne, soit au total
2761 hommes (6 bataillons).
A Ligny, les brigades des Généraux Gengoult et Dupeyroux sont
envoyées par le Général Vandamme au secours de la division Lefol alors en
mauvaise posture près de Saint
Amand
, « elles parviendront non seulement à culbuter les
prussiens mais à prendre Saint Amand.
»
Le 18
juin
, le 3e corps d’armée du général
Vandamme est placé sous le commandement suprême du maréchal Grouchy.
Le 5 juillet 1815 il est
nommé Général de division.
Quelques jours plus tard, c’est la Restauration. Sa
nomination au grade de lieutenant-général, signée par le gouvernement
provisoire le 5 juillet, ayant été annulée par ordonnance royale du 1er août,
on le replaça à la non-activité au mois d'octobre suivant, il sera
réintégré dans l’armée au grade de Maréchal de Camp (Général de
Brigade), soit à peine un grade au-dessous de son dernier grade dans les
armées de l’Empire (et bien récent celui-là !), ce qui est inhabituel.
Inspecteur général d'infanterie dans la 13e
division militaire le 14 septembre 1816, il
remplit les mêmes fonctions dans les 2e et 3e divisions par décision du 15 juillet 1818.
Maintenu comme disponible sur le cadre de l'état-major général le 1er janvier
1819, on
l'admit à la retraite le 1er janvier
1825,
conformément aux dispositions de l'ordonnance du 1er décembre
1824.
Remis en activité après la révolution de
Juillet 1830
, placé dans le cadre de réserve le 22 mars 1831 et le 19
novembre
suivant (probablement peu de temps avant sa mise à la
réserve), il est réintégré dans son grade de Lieutenant Général (Général
de division) avec effet rétroactif au 1er août
1815.
Il prit définitivement sa retraite le 11 mai 1833, et se
retira à Toul
(Meurthe), où il mourut le 13 juin 1846.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Mer 7 Juil - 8:56

François Louis Fournier
Sarlovèze







El Demonio
6 septembre 1773
Sarlat
18 janvier 1827 (à 54
ans)
Paris
France
général
François Louis Fournier Sarlovèze, général
d'Empire français
, est né à Sarlat, le 6 septembre 1773, d'un
père cabaretier. François Fournier reçoit d'abord une solide instruction
(il parle latin
et est bon chanteur) auprès des moines de sa ville natale et devient
clerc de procureur. Bel homme aux yeux bleus, en 1791, il vient
à Paris,
s'engage et, dès l'année suivante, il est sous-lieutenant au 9e régiment de dragons.


Période
jacobine



Affecté à l'armée des Alpes en 1792-1793, il se
fait remarquer par des prises de position jacobines
outrées, ce qui lui vaut d'être destitué après la mort de Maximilien
Robespierre
et même emprisonné à Lyon. Il
parvient à s'évader et il est réintégré dans l'armée du Nord, puis dans celle de Sambre-et-Meuse. De
nouveau destitué pour indélicatesses financières et absence illégale, il
est réintégré et devient l'aide de camp d'Augereau. Mêlé à la
curieuse affaire Donnadieu et suspecté de complot contre le Premier consul, Fournier est arrêté en
mai 1802,
emprisonné au Temple et envoyé en résidence surveillée à Périgueux.
En Espagne


En avril 1805,
il est réintégré pour commander les 600 hommes de l'expédition du
contre-amiral Magon en Martinique, mais revient en France sans avoir
débarqué. Protégé par Lasalle
qui trouve en Fournier un bon alter ego prêt à toutes les frasques, il
devient chef d'état-major de ce dernier et se distingue en 1807 dans
plusieurs terribles charges de cavalerie, à Bataille d'Eylau, le 8 février 1807, à Guttstadt
et à Friedland le 14 juin 1807.
L'impétueux cavalier est ensuite envoyé en Espagne
et, entre les 18 et 23 mai 1809, il parvient à défendre la ville de Lugo avec seulement 1500 hommes contre 20 000
assiégeants ! Il se signale encore une fois par un coup de colère en
accueillant à coups de sabre un aide de camp placé auprès de lui par le
secrétaire d'État Daru, ce qui lui vaut d'être mis en disponibilité. Mais
on a trop besoin en Espagne de cavaliers comme Fournier : il repart
donc avec le 9e corps de l'armée d'Espagne sous Drouot d'Erlon et s'illustre
encore dans des opérations de lutte antiguérilla et par sa charge du 5
mai 1811, à
Fuentes de Oñoro, où, avec sa brigade (deux
escadrons), il enfonce et sabre trois carrés de fantassins anglais.
En Russie


Au cours de la campagne de Russie, il
commande la 31e brigade de cavalerie légère composée de hussards
badois, de chevau-légers hessois et
de Westphaliens
et charge à la bataille de Smolensk. Promu général de division le 11 novembre 1812 il se
distingue quelques jours plus tard à la bataille de la Bérézina en écrasant
5.000 cavaliers russes en trois charges menées avec 800 chasseurs
hessois et badois au prix de 500 d'entre eux. Fournier sert en 1813, à la bataille de Gross Beeren et à Bataille de Leipzig. Il se rendit
volontairement à Mayence. Il est créé baron d'Empire, mais il est destitué
le 26 octobre suivant, suite à une altercation verbale avec Napoléon Ier. Louis XVIII le rétablit dans son grade lors de
la première Restauration (1814) et
Fournier ne sert pas pendant les Cent-Jours.
En 1819,
Louis XVIII lui décerne le titre de comte, lui permet d'ajouter le
patronyme de Sarlovèze à son nom et le nomme inspecteur général de la
cavalerie. Le général comte François Louis Fournier Sarlovèze prend
également part à l'élaboration du nouveau Code militaire. Il meurt sans
descendance, à Paris, le 18 janvier 1827.
Surnommé "El Demonio" (le Démon) par les guérilleros espagnols, tant
pour sa brutalité que pour son efficacité redoutable dans les opérations
de lutte antiguérilla, il fut l'un des rares personnages d'origine
roturière à avoir été distingué par deux titres nobiliaires, l'un
conféré par l'Empereur, l'autre par le roi de France.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Jeu 8 Juil - 9:35

François Louis Boudin de
Roville











NaissanceDécèsOrigineGrade

21 décembre 1772
Avallon,
France
11
août
1838
(à 65 ans)
Plombières-les-Bains, France
France
1813 : général de brigade
François Louis Boudin de Roville est un général d'Empire, né
le 21 décembre 1772 à Avallon (Yonne) et mort le 11 août
1838 à Plombières-les-Bains (Vosges)
Il est le fils de François Firmin Boudin, président du grenier à sel
d'Avallon. Il s'engage dans l'armée en 1794 et va participer aux
différentes batailles de la Révolution et de l'Empire. Il devient
général en 1813 peu de temps après la bataille de Leipzig. Il sera fait
baron par Louis XVIII, il va alors commander
différentes subdivisions militaires. Il prend sa retraite en 1835 et
meurt en 1838 dans les Vosges. Son corps sera transporté vers 1890 à Auxerre
où il repose actuellement dans le cimetière Saint-Amatre (Concession N°
275).
Carrière
militaire




  • Le 26 mars 1794, il s'engage au 14e
    chasseurs à cheval
  • De 1794 à 1795, il sert à l'armée des Pyrénées-Orientales
  • De 1795 à 1796, il fait la guerre en Vendée
  • Sous-lieutenant dans les troupes à cheval et aide de camp du général
    Gelot, le 31 juillet 1796
  • Lieutenant, le 31 juillet 1797.
  • Le 1er février 1799, il est promu
    capitaine et fait campagne en Italie
  • En novembre 1799, il est fait prisonnier à Ancône
  • En 1805, il fait campagne au 4e corps de
    la Grande Armée
  • Adjoint à l’état-major du 4e corps de la Grande Armée (Soult), le 22
    octobre 1805.
  • En novembre 1806, il est aide de camp du général Saint-Hilaire
  • Le 8 février 1807, il est blessé d’un coup de feu au bras droit, à Eylau
  • Le 22 octobre 1808, il est promu chef de bataillon
  • Le 6 juillet 1809, il est blessé d’un coup de mitraille, à la cuisse
    gauche, à Wagram
  • Major, attaché au 2e corps de l’armée d’Allemagne, le 10 juin 1809.
  • Major, au 2e régiment d’infanterie de ligne, le 14 août 1809.
  • Le 25 janvier 1813, il est nommé colonel du 144e
    de ligne, et combat en Saxe
  • Le 2 mai 1813, il est blessé de deux coups de feu, l’un au bras et
    l’autre au côté gauche, à Lützen.
  • Blessé d’un coup de feu à la bataille de Leipzig, le 18 octobre
    1813.
  • A la tête du 144e de ligne, à la 2e brigade (général Dumoulin) de la
    11e division (général Ricard) du 6e corps sous Marmont, le 25 décembre
    1813, il devient général de brigade
  • Fait Chevalier de la Couronne de Fer, par décret impérial du 25
    février 1814.
  • En 1814,
    il fait la campagne de France et est blessé d’un coup de feu aux reins,
    à Montmirail, le 11 février 1814.
  • Chef d’État-major de la 1re division
    militaire, le 7 avril 1814.
  • A la première Restauration, il commande le département de
    l'Yonne

  • Suspendu de ses fonctions le 21 mars 1815.
  • Aux Cent-Jours, il seconde le général Vedel à l'organisation des
    gardes nationales de la 14e division
    militaire
  • Le 15 novembre 1815, à la seconde Restauration, il commande à
    nouveau le département de l'Yonne.
  • Autorisé à rajouter à son nom celui de Roville, le 24 mars 1816.
  • Fait baron, par Louis XVIII (1817)
  • Commandant la 2e subdivision militaire
    de la 18e division militaire, le 12 novembre 1817.
  • Commandant la 1re subdivision militaire
    (Indre-et-Loire) de la 4e division
    militaire, le 20 mai 1818.
  • Commandant la 1re subdivision militaire
    de la 18e division militaire, le 30 décembre 1818.
  • Commandant la 2e subdivision militaire
    (Aube) de la 18e division militaire, le 12 janvier 1819.
  • Commandant la 4e subdivision militaire
    (Yonne) de la 18e division militaire, le 21 avril 1820.
  • Le 1er mai 1821, il est créé commandeur
    de Saint-Louis.
  • Le 23 mai 1825, Grand officier de la Légion d'honneur.
  • En 1830, il est mis en disponibilité à l'avènement de Louis-Philippe

et compris en cette qualité dans le cadre d’activité de l’état-major
général, le 22 mars 1831.

  • Commandant le département de la Haute-Vienne, le 28 décembre 1831.
  • Admis à faire valoir ses droits à la retraite à compter du 1er
    janvier 1835.
  • Obtient une pension de retraite de 4000 francs.


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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Jeu 8 Juil - 9:36

François Louis Boudin de
Roville





21 décembre 1772
Avallon,
France
11
août
1838
(à 65 ans)
Plombières-les-Bains, France
France
1813 : général de brigade
François Louis Boudin de Roville est un général d'Empire, né
le 21 décembre 1772 à Avallon (Yonne) et mort le 11 août
1838 à Plombières-les-Bains (Vosges)
Il est le fils de François Firmin Boudin, président du grenier à sel
d'Avallon. Il s'engage dans l'armée en 1794 et va participer aux
différentes batailles de la Révolution et de l'Empire. Il devient
général en 1813 peu de temps après la bataille de Leipzig. Il sera fait
baron par Louis XVIII, il va alors commander
différentes subdivisions militaires. Il prend sa retraite en 1835 et
meurt en 1838 dans les Vosges. Son corps sera transporté vers 1890 à Auxerre
où il repose actuellement dans le cimetière Saint-Amatre (Concession N°
275).
Carrière
militaire




  • Le 26 mars 1794, il s'engage au 14e
    chasseurs à cheval
  • De 1794 à 1795, il sert à l'armée des Pyrénées-Orientales
  • De 1795 à 1796, il fait la guerre en Vendée
  • Sous-lieutenant dans les troupes à cheval et aide de camp du général
    Gelot, le 31 juillet 1796
  • Lieutenant, le 31 juillet 1797.
  • Le 1er février 1799, il est promu
    capitaine et fait campagne en Italie
  • En novembre 1799, il est fait prisonnier à Ancône
  • En 1805, il fait campagne au 4e corps de
    la Grande Armée
  • Adjoint à l’état-major du 4e corps de la Grande Armée (Soult), le 22
    octobre 1805.
  • En novembre 1806, il est aide de camp du général Saint-Hilaire
  • Le 8 février 1807, il est blessé d’un coup de feu au bras droit, à Eylau
  • Le 22 octobre 1808, il est promu chef de bataillon
  • Le 6 juillet 1809, il est blessé d’un coup de mitraille, à la cuisse
    gauche, à Wagram
  • Major, attaché au 2e corps de l’armée d’Allemagne, le 10 juin 1809.
  • Major, au 2e régiment d’infanterie de ligne, le 14 août 1809.
  • Le 25 janvier 1813, il est nommé colonel du 144e
    de ligne, et combat en Saxe
  • Le 2 mai 1813, il est blessé de deux coups de feu, l’un au bras et
    l’autre au côté gauche, à Lützen.
  • Blessé d’un coup de feu à la bataille de Leipzig, le 18 octobre
    1813.
  • A la tête du 144e de ligne, à la 2e brigade (général Dumoulin) de la
    11e division (général Ricard) du 6e corps sous Marmont, le 25 décembre
    1813, il devient général de brigade
  • Fait Chevalier de la Couronne de Fer, par décret impérial du 25
    février 1814.
  • En 1814,
    il fait la campagne de France et est blessé d’un coup de feu aux reins,
    à Montmirail, le 11 février 1814.
  • Chef d’État-major de la 1re division
    militaire, le 7 avril 1814.
  • A la première Restauration, il commande le département de
    l'Yonne

  • Suspendu de ses fonctions le 21 mars 1815.
  • Aux Cent-Jours, il seconde le général Vedel à l'organisation des
    gardes nationales de la 14e division
    militaire
  • Le 15 novembre 1815, à la seconde Restauration, il commande à
    nouveau le département de l'Yonne.
  • Autorisé à rajouter à son nom celui de Roville, le 24 mars 1816.
  • Fait baron, par Louis XVIII (1817)
  • Commandant la 2e subdivision militaire
    de la 18e division militaire, le 12 novembre 1817.
  • Commandant la 1re subdivision militaire
    (Indre-et-Loire) de la 4e division
    militaire, le 20 mai 1818.
  • Commandant la 1re subdivision militaire
    de la 18e division militaire, le 30 décembre 1818.
  • Commandant la 2e subdivision militaire
    (Aube) de la 18e division militaire, le 12 janvier 1819.
  • Commandant la 4e subdivision militaire
    (Yonne) de la 18e division militaire, le 21 avril 1820.
  • Le 1er mai 1821, il est créé commandeur
    de Saint-Louis.
  • Le 23 mai 1825, Grand officier de la Légion d'honneur.
  • En 1830, il est mis en disponibilité à l'avènement de Louis-Philippe

et compris en cette qualité dans le cadre d’activité de l’état-major
général, le 22 mars 1831.

  • Commandant le département de la Haute-Vienne, le 28 décembre 1831.
  • Admis à faire valoir ses droits à la retraite à compter du 1er
    janvier 1835.
  • Obtient une pension de retraite de 4000 francs.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Ven 9 Juil - 9:15

Pierre Clavel






7
avril
1773
Oris-en-Rattier
20
avril
1843
(à 70 ans)
Montagney
France
Capitaine
en 1792
Chef de bataillon en 1800
Major en
1807
Colonel
en 1811
Général de brigade en 1813
1792 - 1835
Campagne d'Italie (1796-1797)
Campagne d'Italie (1799-1800)
Campagne d'Autriche (1805)
Campagne de Prusse et de
Pologne (1806-1807)

Campagne d'Espagne (1808-1812)
Campagne de France (1814)
Chevalier de la Légion d'honneur en 1804
Officier de la Légion d'honneur en 1807
Commandeur de la Légion d'honneur en 1834
Commandement du département de la Lozère puis de l'Ain en 1832.
Pierre Clavel, né le 7 avril 1773 à Oris-en-Rattier et mort le 20 avril
1843 à Montagney,
était un général
du Premier Empire
. Il reçut la Légion d'honneur en 1804 et fut
nommé général de brigade en 1813.




//

Biographie


Fils de François Clavel et Catherine Vincent, cultivateurs, il est né
à Oris-en-Rattier (Isère) le 7 avril 1773. Ami du chirurgien
en chef de la Grande Armée, Pierre-François Percy, dont il épouse
la nièce en 1809,
il est cité dans son « Journal des Campagnes. »
États de
service



Volontaire dans le 6e bataillon de son
département le 23 septembre 1792, capitaine
le 6
octobre
dans le même bataillon (46e
demi-brigade d'infanterie le 9 ventôse
an II,
39e demi-brigade de ligne en l'an IV, 39e
régiment
de même arme en l'an XII), il servit de 1792 à l'an VIII
aux armées des Alpes, d'Italie et de Naples, reçut un coup de feu à la cuisse
droite à la bataille d'Alexandrie,
en Piémont,
et un second au même membre au combat de Fossano
le 13 brumaire
an VIII.
Chef de bataillon provisoire le 10 prairial
de la même année, et confirmé dans ce grade le 21 thermidor,
il fut employé sur la flottille impériale à l’armée des côtes de l'Océan
pendant les ans
XII
et XIII, et nommé chevalier de la Légion d'honneur le 25 prairial
an XII.
Il fit les campagnes de l'an XIV à 1807 en Autriche,
en Prusse
et en Pologne.
Major
dans le 24e
régiment de ligne
le 18 mars 1807, et officier de la
Légion d'honneur
le 14 mai, en récompense de sa conduite à la bataille d'Eylau, l'Empereur l'envoya en Espagne
en 1808. Le
28
juillet
, il commandait un régiment provisoire, devant Valence, où il reçut un coup de biscaïen
au-dessus de la hanche droite.
Passé le 28 octobre au 115e
régiment de ligne
, il se rendit au dépôt de son nouveau corps.
Rappelé le 30 mai 1810
aux bataillons de guerre du 115e régiment,
pour en prendre le commandement en l'absence du colonel,
il fit la campagne de 1810, fut promu colonel à la suite du 115e le 2 mars 1811, et
obtint le commandement du 96e
régiment
le 19 mai suivant. Blessé d'un coup de feu au pied droit à l'affaire de Bornos
(Espagne) le 1er juin
1812, il
reçut l'année suivante à la bataille de Vittoria un coup de
feu à l'épaule droite.
Général de brigade le 25
décembre
1813,
il fit la campagne de France. Le 30 mars 1814, il se
trouvait sur les hauteurs du parc des
Bruyères
, à Belleville. Le maréchal Marmont,
voyant les progrès des Russes, se porta en personne avec le général Clavel
et sa brigade contre la tête de la division
Pitsclinilzki
; ces deux chefs, rivalisant de bravoure, commençaient
à entamer l'ennemi, lorsque les batteries russes mirent le désordre
dans les rangs français ; le maréchal eut un cheval tué sous lui, et le
général Clavel, blessé et renversé, fut fait prisonnier.
Rendu quelque temps après les événements de cette journée, il
commandait encore à Rouen, le 19 mai,
les trois derniers régiments qui restaient du 6e
corps.
Placé en demi-solde le 1er septembre,
et nommé chevalier de
Saint-Louis
le 17, il se trouvait à Grenoble
le 7 mars
1815, et
il fut un des premiers officiers à offrir ses services à l'Empereur.
Chargé alors du commandement du 4e
régiment d'artillerie à pied
et du 3e régiment du génie, il les conduisit
jusqu'à Paris.
Le 29
avril
, il reçut un ordre de service pour la 18e division
d'infanterie
attachée au corps d'observation du Jura, avec lequel il fît la campagne du
mois de juin. Il fut blessé d'un coup de feu au bras droit le 26 du même mois
devant les Trois-Maisons (Haut-Rhin).
Licencié le 3 août, il se retira à Montagney, fut mis en
demi-solde le 10 septembre, et à la retraite le 1er janvier
1825.
Porté sur le cadre de l'activité le 22 mars 1831, le roi le nomma le 1er juillet
1832 au
commandement du département de la Lozère, à celui du département de l'Ain
le 29
août
suivant, et le créa commandeur de la
Légion d'honneur
le 5 janvier 1834.
Admis à faire valoir ses droits à la retraite le 1er mai
1835, il
comptait alors plus de 40 ans de services et sept blessures. Il se
retira à Montagney (Haute-Saône)
où il mourut le 19 avril 1843.
Une rue du 19e arrondissement de Paris porte son nom depuis 1868.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Sam 10 Juil - 9:16

Joseph Lagrange











10 janvier 1763
Sempesserre
16 janvier 1836 (à 73 ans)
Paris
France
général de division
1794 - 1832
Grand croix de la légion d'honneur
nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile
Le comte Joseph Lagrange, né à Sempesserre,
près de Lectoure (Gers), le 10
janvier
1763,
mort à Paris
le 16
janvier
1836,
est un militaire français et général d'Empire.
Biographie


Maire de Lectoure en 1791, il
entra, en 1794,
comme capitaine dans le deuxième bataillon des volontaires du Gers. Il franchit rapidement les premiers
grades. Sa conduite et les talents qu'il déploya au début des campagnes
d'Égypte
et de Syrie
lui valurent le grade de général de brigade. Il se signala
particulièrement aux sièges d'El-Arich
et de Saint-Jean-d'Acre et à
la bataille d'Héliopolis. Au retour de l'expédition d'Egypte,
il fut nommé inspecteur général de la gendarmerie et général de division.
Le 6 novembre 1802, il
épousa à Paris
(Ier
arrondissement
) Marie de Talhouët (1786-1849), fille
aînée de Louis Céleste de Talhouët-Bonamour (1761-1812), marquis
de Talhouët, comte de l'Empire, et
d'Élisabeth Baude de La Vieuville (1764-1814). Ils
eurent pour enfants :

Le général Lagrange fut chargé, en 1805, du
commandement en chef d'une expédition aux Antilles.
De retour en Europe, au commencement de 1806, il
contribua, en 1807,
au succès de la campagne de Prusse.
Lors de la formation du royaume de Westphalie, Lagrange passa au service du
roi Jérôme Bonaparte, qui le nomma ministre de
la guerre, et le choisit pour son chef d'état-major. Appelé en 1808 à l'armée d'Espagne, il se distingua à l'attaque de Lascanti,
le 18 novembre, poursuivit l'ennemi l'épée dans les reins
jusqu'à Terracine. Il contribua
puissamment au gain de la bataille de Tudela.
Rappelé à l'armée d'Allemagne, en 1809, il fut
chargé du commandement des troupes formant le contingent du grand duc de Bade et du gouvernement général de la haute Souabe au
commencement de la guerre de Russie ; il fut placé à
la tête d'une division du 9e corps d'armée, et se signala dans toutes
les affaires auxquelles sa division prit part. Il se distingua de
nouveau pendant la campagne de France, notamment au combat de Champ-Aubert, où il fut
grièvement blessé à la tête. Retiré près de Gisors à
la première Restauration, il présida, en 1817, le
collège électoral du département du Gers,
et fut nommé l'année suivante inspecteur général de la gendarmerie. En 1830, il fut
placé parmi les généraux en disponibilité.
Il est mort le 16 janvier 1836. Son nom
est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile,
côté Ouest.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 11 Juil - 8:10

Joseph Antoine René Joubert






11 novembre 1772
Angers
23 avril 1843
Paris
France
nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile
Joseph-Antoine-René Joubert, né le 11 novembre 1772 à Angers,
mort le 23 avril 1843 à Paris, est
un général
français
du Premier Empire.
Ne pas le confondre avec le général Barthélemy Catherine Joubert (1769-1799), tué à Novi.




//

Biographie


Volontaire le 15 septembre 1791 dans le 1er bataillon de Maine-et-Loire (85e
demi-brigade d'infanterie de ligne en l'an IV), il fait les campagnes
de 1792 et
1793 à l'armée du Nord, se trouve au siège de Verdun
en août 1792,
combat à Jemmapes, passe sergent le 16
du même mois, sergent-major le 19 janvier 1793, et
prend part aux sièges de Maestricht et de Valenciennes
en février et mai suivants.
Nommé sous-lieutenant et lieutenant le 25 pluviôse
et 2 ventôse an II,
étant à l'armée des Alpes, il
se rend en l'an
IV
à l'armée d'Italie, assiste à la prise de
Mondovi
et à celle de Ceva, combat à Dégo, au passage du pont de Lodi,
puis à la bataille de Castiglione en l'an IV, se distingue au passage du pont d'Arcole en l'an V, ainsi que le 25 nivôse
suivant, à la bataille de Rivoli, où, à la tête
de trente hommes de la 85e demi-brigade, il
fait prisonniers 2 000 Autrichiens.
Breveté d'un sabre d'honneur en récompense de cette action d'éclat,
et promu capitaine le 9 brumaire an VI, il
embarque à Marseille pour l'Égypte
en floréal
de la même année, se trouve aux batailles de Chebreiss
et des Pyramides, passe, le 12 pluviôse an VII,
dans le régiment des dromadaires, et fait, avec son grade, la campagne de Syrie.
Présent aux sièges du fort d'El-Arisch, où il est blessé de deux coups de feu
aux deux cuisses le 27 du même mois, il prend une part brillante aux
sièges de Jaffa
et de Saint-Jean-d'Acre, rentre
dans la Basse-Égypte, et combat à Aboukir et à Héliopolis.
Adjoint aux adjudants-généraux le 3 thermidor an VIII,
aide-de-camp du général de division Lagrange le 25 ventôse an IX, il
revient en France
avec l'armée
d'Orient
, obtient le 9 nivôse an X le grade
de chef de bataillon dans la 64e
demi-brigade d'infanterie de ligne. (64e
régiment de même arme en l'an XII), et
est nommé officier de la Légion d'honneur le 25 prairial an XII,
étant à l'armée des côtes de l'Océan (camp de
Vimereux
).
Il fait, avec le 5e corps de la Grande Armée, les deux
campagnes de l'an XIV et celles de 1806 et 1807 en Autriche,
en Prusse
et en Pologne ;
il est à la prise d'Ulm, est blessé grièvement d'un coup de boulet à la bataille d'Austerlitz, devient colonel
le 20 janvier 1806,
commande le 64e régiment aux batailles d'Iéna, d'Eylau et de Friedland, et le 30e de ligne à la bataille d'Eckmühl, à la prise de Ratisbonne, à la bataille d'Essling, enfin à celle de Wagram, où il reçoit une balle dans la jambe gauche.
L'Empereur lui confère, comme récompense, le titre de baron.
Resté à l'armée d'Allemagne et promu au grade de général de brigade le 6 août 1811, il
quitte Hambourg
le 14
octobre
suivant pour se rendre au corps d'observation de l'Océan,
et, placé dans la 11e division d'infanterie
qui fait partie du 3e corps de la Grande
Armée pendant la campagne de 1812 en Russie, il
se trouve à la prise de Smolensk le 17
août
, est nommé commandeur de la Légion d'honneur le 2
septembre
suivant, et combat à la bataille de la
Moskowa
le 7 du même mois, ainsi qu'au passage de la Bérézina les 26, 27 et
28
novembre
suivant.
Attaché au 2e corps d'observation en 1813, puis
chevalier de la Couronne de Fer le 17 mai, à
la suite de la première bataille de la campagne de Saxe (Lützen), il combat à Bautzen, à Dresde, à Leipzig et Hanau, et se replie sur le Rhin avec les
débris du 6e corps.
Le 1er février 1814, à la bataille de Brienne, chargé de la défense du village de
Chaumesnil,
il y soutient les attaques d'un ennemi six fois plus nombreux que les
troupes qu'il avait à lui opposer, et se fait encore remarquer le 11 du
même mois à la bataille de Montmirail, puis, le 14, à
la bataille de Vauchamps. Conservé en
activité sous la première et la seconde Restauration, et
nommé, le 8 août, au commandement du département de la Corrèze, puis chevalier de
Saint-Louis
le 20 du même mois, le général Joubert conserve son
commandement pendant les Cent-Jours,
et est mis en demi-solde le 27 janvier 1816.
Adjoint à l'inspection générale de l'infanterie dans la 13e division militaire le 22 août,
puis inspecteur général de la même arme en 1817 et en 1818 ; enfin
appelé au commandement du Morbihan,
le 7 avril 1819, il
passe, le 21 avril 1820, à celui
d'Ille-et-Vilaine, et reçoit du roi, le 17 août 1822, le titre
de vicomte.
Admis à la retraite le 4 mars 1835, le
général Joubert est mort à Paris le 23 avril 1843.
États de
service




Blessé au combat le 6 juillet 1809
Décoration
et titres



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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Sam 31 Juil - 18:40

Pierre de Pelleport (1773—1855), général français, né à Montréjeau
(Haute-Garonne) le 26
octobre
1773,
mort à Bordeaux
(Gironde) le 15
décembre
1855.
Il fut général de division, grièvement blessé à
la bataille d'Eylau en 1807, il servit plus
tard dans les armées de la Restauration et fut nommé à la Chambre des
Pairs en 1841.
Il entra au service comme soldat dans la levée en masse de son
département, et fit dans ce corps les campagnes des Pyrénées-Orientales, pendant lesquelles
il fut promu au grade de sous-lieutenant. Il passa ensuite dans le 18e
de ligne où il devint général de brigade. Il fit les campagnes
d'Italie,
d'Égypte,
fut blessé sous les murs de Saint-Jean-d'Acre, et
fait capitaine à Aboukir.
Il fut de la première promotion de la Légion d'honneur, fit les campagnes d'Autriche,
de Prusse
et de Pologne;
il gagna à Iéna les épaulettes de chef de bataillon, et une riche dotation à Eylau où il avait reçu plusieurs blessures.
Colonel à Essling, il se distingua encore à Wagram et à
bataille de Znaïm, et y gagna la croix
d'officier et le titre de baron avec une nouvelle dotation.
En Russie,
il combattit sous les ordres de Ney
et reçut à Valontino la croix de
commandeur, et dans la même campagne le grade de général de brigade.

Pierre de Pelleport





En 1813,
le général Pelleport se montra glorieusement à bataille de Lützen (1813), à Bautzen,
à Leipzig.
Blessé dans cette bataille, il reçut la croix de la Couronne de Fer, prit part à la campagne de France et fut de
nouveau blessé sous les murs de Paris.
Louis XVIII fit le général Pelleport chevalier de
Saint-Louis
et commandant d'une brigade de la garnison de Paris.
Pendant les Cent-Jours, il passa à l'armée du Midi sous les ordres du général Gilly.
Attaché en 1823
à l'expédition d'Espagne, il reçut du duc d'Angoulème le titre de
vicomte, la croix de grand officier, celle de commandeur de
Saint-Louis
, et celle de l'Ordre de Saint-Ferdinand, 4e
classe.
Il fut ensuite attaché au conseil supérieur de la guerre.
Le général de Pelleport ne fut point employé après les événements de 1830. Il ne
fut remis en activité qu'en 1834. En 1836, il fut nommé inspecteur général et commandant
supérieur du camp de Saint-Omer,
puis appelé au commandement des 21e et 11e divisions militaires. Il
était général de division depuis le 8 août
1823.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 1 Aoû - 10:03

Joseph Antoine René Joubert





11 novembre 1772
Angers
23 avril 1843
Paris
France
nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile
Joseph-Antoine-René Joubert, né le 11 novembre 1772 à Angers, mort le 23 avril 1843 à Paris, est un général français du Premier Empire.
Ne pas le confondre avec le général Barthélemy Catherine Joubert (1769-1799), tué à Novi.




//

Biographie


Volontaire le 15 septembre 1791 dans le 1er bataillon de Maine-et-Loire (85e demi-brigade d'infanterie de ligne en l'an IV), il fait les campagnes de 1792 et 1793 à l'armée du Nord, se trouve au siège de Verdun en août 1792, combat à Jemmapes, passe sergent le 16 du même mois, sergent-major le 19 janvier 1793, et prend part aux sièges de Maestricht et de Valenciennes en février et mai suivants.
Nommé sous-lieutenant et lieutenant le 25 pluviôse et 2 ventôse an II, étant à l'armée des Alpes, il se rend en l'an IV à l'armée d'Italie, assiste à la prise de Mondovi et à celle de Ceva, combat à Dégo, au passage du pont de Lodi, puis à la bataille de Castiglione en l'an IV, se distingue au passage du pont d'Arcole en l'an V, ainsi que le 25 nivôse suivant, à la bataille de Rivoli, où, à la tête de trente hommes de la 85e demi-brigade, il fait prisonniers 2 000 Autrichiens.
Breveté d'un sabre d'honneur en récompense de cette action d'éclat, et promu capitaine le 9 brumaire an VI, il embarque à Marseille pour l'Égypte en floréal de la même année, se trouve aux batailles de Chebreiss et des Pyramides, passe, le 12 pluviôse an VII, dans le régiment des dromadaires, et fait, avec son grade, la campagne de Syrie. Présent aux sièges du fort d'El-Arisch, où il est blessé de deux coups de feu aux deux cuisses le 27 du même mois, il prend une part brillante aux sièges de Jaffa et de Saint-Jean-d'Acre, rentre dans la Basse-Égypte, et combat à Aboukir et à Héliopolis.
Adjoint aux adjudants-généraux le 3 thermidor an VIII, aide-de-camp du général de division Lagrange le 25 ventôse an IX, il revient en France avec l'armée d'Orient, obtient le 9 nivôse an X le grade de chef de bataillon dans la 64e demi-brigade d'infanterie de ligne. (64e régiment de même arme en l'an XII), et est nommé officier de la Légion d'honneur le 25 prairial an XII, étant à l'armée des côtes de l'Océan (camp de Vimereux).
Il fait, avec le 5e corps de la Grande Armée, les deux campagnes de l'an XIV et celles de 1806 et 1807 en Autriche, en Prusse et en Pologne ; il est à la prise d'Ulm, est blessé grièvement d'un coup de boulet à la bataille d'Austerlitz, devient colonel le 20 janvier 1806, commande le 64e régiment aux batailles d'Iéna, d'Eylau et de Friedland, et le 30e de ligne à la bataille d'Eckmühl, à la prise de Ratisbonne, à la bataille d'Essling, enfin à celle de Wagram, où il reçoit une balle dans la jambe gauche.
L'Empereur lui confère, comme récompense, le titre de baron.
Resté à l'armée d'Allemagne et promu au grade de général de brigade le 6 août 1811, il quitte Hambourg le 14 octobre suivant pour se rendre au corps d'observation de l'Océan, et, placé dans la 11e division d'infanterie qui fait partie du 3e corps de la Grande Armée pendant la campagne de 1812 en Russie, il se trouve à la prise de Smolensk le 17 août, est nommé commandeur de la Légion d'honneur le 2 septembre suivant, et combat à la bataille de la Moskowa le 7 du même mois, ainsi qu'au passage de la Bérézina les 26, 27 et 28 novembre suivant.
Attaché au 2e corps d'observation en 1813, puis chevalier de la Couronne de Fer le 17 mai, à la suite de la première bataille de la campagne de Saxe (Lützen), il combat à Bautzen, à Dresde, à Leipzig et Hanau, et se replie sur le Rhin avec les débris du 6e corps.
Le 1er février 1814, à la bataille de Brienne, chargé de la défense du village de Chaumesnil,
il y soutient les attaques d'un ennemi six fois plus nombreux que les
troupes qu'il avait à lui opposer, et se fait encore remarquer le 11 du
même mois à la bataille de Montmirail, puis, le 14, à la bataille de Vauchamps. Conservé en activité sous la première et la seconde Restauration, et nommé, le 8 août, au commandement du département de la Corrèze, puis chevalier de Saint-Louis le 20 du même mois, le général Joubert conserve son commandement pendant les Cent-Jours, et est mis en demi-solde le 27 janvier 1816.
Adjoint à l'inspection générale de l'infanterie dans la 13e division militaire le 22 août, puis inspecteur général de la même arme en 1817 et en 1818 ; enfin appelé au commandement du Morbihan, le 7 avril 1819, il passe, le 21 avril 1820, à celui d'Ille-et-Vilaine, et reçoit du roi, le 17 août 1822, le titre de vicomte.
Admis à la retraite le 4 mars 1835, le général Joubert est mort à Paris le 23 avril 1843.
États de service



Blessé au combat le 6 juillet 1809
Décoration et titres


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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Lun 2 Aoû - 9:37

Jean-Baptiste Broussier











10 mars 1766
Ville-sur-Saulx
13 décembre 1814
Bar-le-Duc
France
général de division
1791 - 1814
Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
prise de La Spezia
bataille de Wagram
Grand officier de la Légion d'honneur
Comte de l'Empire
Nom gravé sous l'Arc de Triomphe de l'Étoile
Jean-Baptiste Broussier, né à Ville-sur-Saulx le 10 mars 1766 - mort en 1814), fut un général de division français.





//

Biographie


Guerres de la Révolution


Destiné à l'état ecclésiastique, il s'enrôla, en 1791, dans le 3e bataillon de la Meurthe, et y fut nommé capitaine en septembre par les volontaires de la Meuse[1]. Il fit ses premières armes sous Beurnonville dans les campagnes du Nord ; il fut grièvement blessé à l'affaire de Vavrin, en l'an II.
Nommé chef de bataillon, il rejoignit l'armée de Sambre-et-Meuse où, étant chargé de la défense d'un poste important, il fut atteint d'une balle à la tête.
En 1797, Broussier passa à l'armée d'Italie, où il fut nommé chef de brigade au 43e régiment d'infanterie de ligne[2]. Il se distingua lors de la prise de La Spezia, pénétra un des premiers dans le fort de Chiusa et fit prisonnier de sa main le général autrichien. Nommé chef de brigade en mars 1797[1] à la suite de ces actions d'éclat, il fut employé à l'armée de Naples, puis chargé de diriger une expédition dans les Apennins.
Il attira dans une embuscade une troupe de 12 000 paysans qui avaient
fermé le défilé et en fit un grand carnage dans le lieu même où les Samnites avaient fait passer les Romains sous les fourches Caudines.
Promu par Championnet pour ce fait au grade de général de brigade le même jour, il concourut en cette qualité à la conquête de Naples, détruisit entièrement l'armée du cardinal Ruffo, soumit toute la Pouille insurgée, et s'empara, après des assauts meurtriers, des villes de Trani et d'Andria qu'il réduisit en cendres.
En 1799, le Directoire le fit traduire pour concussion devant un conseil de guerre, avec Championnet, son général en chef ; mais le coup d'État du 30 prairial an VI écarta les dangers qu'il courait et il fut réintégré dans son grade. Il continua à servir avec beaucoup de distinction en Italie, jusqu'en 1803, époque où il fut nommé commandant d'armes de la place de Paris.
Guerres de l'Empire


Élevé en 1805, au grade de général de division, Jean-Baptiste Broussier devint grand officier de la Légion d'honneur le 21 juillet 1809, puis comte de l'Empire en octobre de la même année. Il retourna en Lombardie cette même année, y déploya encore autant de valeur que d'habileté, et eut une grande part à la bataille de Wagram.
Il se distingua encore lors des campagnes de Russie et de Saxe. Il prit part aux combats d'Ostrowno, de la Moskova et de Maloyaroslavets. Aussitôt après les désastres de 1813, il prit la tête de la 3e division du corps d'observation de Mayence. Il vint s'enfermer à Strasbourg, dont l'Empereur lui avait confié le commandement. Il allait prendre, l'année suivante, celui du département de la Meuse, lorsqu'il fut atteint d'une apoplexie foudroyante qui mit fin à sa carrière, le 13 décembre 1814, à Bar-le-Duc.
Son nom est inscrit sur l'Arc de triomphe de l'Étoile, colonne 07, côté nord.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Mar 3 Aoû - 9:19

Louis Pierre Montbrun






1er mars 1770
Florensac
7 septembre 1812
bataille de la Moskowa
Mort au combat
France
général de division
Louis-Pierre de Montbrun, est un officier français ayant servi sous le Premier Empire, né le 1er mars 1770 à Florensac (dans l'Hérault, à 25 km de Béziers), et mort le 7 septembre 1812 à la bataille de la Moskowa.




//

Biographie


Louis-Pierre de Montbrun, un « centaure » de l'épopée napoléonienne


Louis-Pierre de Montbrun fait partie des grands cavaliers de l'époque napoléonienne, au même titre que Lasalle, Charles Lefebvre-Desnouettes, Pajol, Chamorin, Caulaincourt...
Comme eux, il est passé à la postérité pour avoir chargé avec fougue et
panache à la tête de ses hommes. Il fut célèbre non seulement pour son
courage et son physique d'athlète mais aussi... pour sa moustache noire.
Ses faits militaires sous la Révolution


Louis-Pierre de Montbrun s'engage dans les chasseurs d'Alsace (futurs premiers chasseurs à cheval) le 5 mai 1789. Brigadier au même corps le 20 novembre 1791 et maréchal-des-logis le 11 juillet 1793, il fit, aux armées du Nord et de la Moselle, les campagnes de ces deux armées, et celles des ans II, III, IV et V à l'Armée de Sambre-et-Meuse
Nommé adjudant le 10 vendémiaire an II, , et sous-lieutenant le 26
fructidor suivant, il fut fait lieutenant le 9 thermidor an IV (27 juillet 1796), sur le champ de bataille d'Altendorf, pour avoir, au milieu de la mêlée, couvert de son corps le général Richepanse, qui, blessé au bras, allait tomber au pouvoir de l'ennemi.
Capitaine au choix le 11 germinal an V, il passa, en l'an VI, à l'armée du Rhin. Montbrun combat alors en Allemagne : Le 13 vendémiaire an VIII (5 octobre 1799), il emporta de vive force la tête de pont de Nidda, près Francfort, défendue par 2,000 Autrichiens. C'est à cette occasion que Moreau le nomma chef d'escadron le 14 du même mois. Il se distingue à Gross Gerau, le 12 octobre ; et à Erbach, le 16 mai 1800, où il se fait remarquer au cours d'une terrible charge.
Confirmé dans ce grade le 26 germinal, il obtint celui de chef de
brigade le 26 prairial, à la suite de plusieurs charges brillantes,
effectuées à l'affaire du 16, pour empêcher l'ennemi de franchir un
défilé. Il se signala pendant le reste de la campagne, principalement
les 18 et 19 messidor, en détruisant presque entièrement une colonne de
la garnison d'Ulm que le général Richepanse tenait en état de blocus.
Ses faits militaires sous le premier Empire [modifier]


Déjà considéré comme l'un des meilleurs officiers de cavalerie de l'armée, Montbrun se trouvait à Bruges avec son régiment, lorsque, les 19 frimaire et 25 prairial an XII, il prit rang dans la Légion d'honneur comme membre et comme officier. Entre 1803 et 1805, Montbrun est à Bruges, puis il suit le 3e corps de Louis Nicolas Davout en Autriche.
Quand un décret du 3 nivôse an XIV lui conféra le grade de général de brigade, il avait acquis des droits à cette faveur, et par sa conduite au combat de Ried, dont en grande partie il avait assuré le succès, et par sa participation aux étonnants faits d'armes de la bataille d'Austerlitz.
Employé dans le royaume de Naples en 1806, il fit partie, vers la fin de la même année, du corps de la Grande Armée qui, sous les ordres de Vandamme, opérait dans la Silésie concurremment avec le général Minucci ; il battit, le 30 novembre, près d'Ohlau, le prince d'Anhalt-Pless, lui fit 1 800 prisonniers, et s'empara de 7 pièces de canon.
Le 11 juin de l'année suivante il remporta, en Pologne, un avantage non moins important à l'affaire du pont de Drewkenow, sur l'Omulew, et est envoyé en Espagne, accompagnant Joseph Bonaparte, en 1808.
En 1808, un épisode survient, qui aurait pu briser sa carrière


Intervient en 1808
un épisode qui aurait pu briser à jamais la carrière de Montbrun :
celui-ci se fiance à Mlle de Morand — la fille du général baron de
Morand, gouverneur de la Corse —, mais, alors qu'il se trouve à Bayonne,
il reçoit l'ordre de rejoindre au plus vite l'Espagne. Ne voulant pas
abandonner sa promise seule à Bayonne, il attend pendant quatre jours
l'arrivée de sa sœur qui doit chaperonner sa jeune fiancée. Cependant, sa brigade se bat en Espagne sans lui et Napoléon Ier,
très en colère, parle même d'abandon de poste en présence de l'ennemi !
Mis aux arrêts de rigueur, Montbrun veut à tout prix se racheter. Il
commande l'avant-garde impériale lorsque, le 30 novembre 1808, des chevau-légers polonais accomplissent une charge légendaire dans la gorge de Somosierra, ouvrant à Napoléon la voie de Madrid. Selon certains, Montbrun n'aurait pas pris part à la fameuse charge... Si le Bulletin de l'Armée du 2 décembre 1808
mentionne sa présence en tête des Polonais, et ses états de service
comme le témoignage de ses contemporains assurent que c'est lui qui
commanda l'ultime charge (mémoires de Lejeune, mémoires du baron de
Marbot), le baron Pierre Dautancourt(en
Toscane au moment des faits, selon Guésef Zaluski, 1781-1846 officier
chevau-léger polonais présent à cette même bataille qui tout en ne
voulant pas être en opposition avec le récit de Niegolewski, donne un
récit complémentaire où il finit par reconnaitre que Montbrun commanda
l'avant garde - la veille de la charge et finit par se contredire ),
ainsi que certains participants polonais de la charge ayant laissé des
témoignages (dans sa brochure de 1854 Les Polonais à Somo-Sierra en 1808 en Espagne Réfutations et rectifications relatives à l'attaque, le colonel Niegolewski, qui a participé à la charge, écrit dans un livre très polémique, que "ce
général droit et brave, dont tous les Français pleuraient la mort,
aurait sans doute aucun lui-même rejeté les lauriers qui n'étaient pas
les siens' mais il écrit aussi qu'il fit partie de la première charge,
perdit connaissance et ne dut la vie sauve qu'à l'intervention de
chasseur à cheval !'". D'autre récits font état de 3 charges
successives, Montbrun, aux arrêts de rigueur, ayant eu l'honneur de
commander la troisième et ultime charge ce qui lui valu d'éviter le
conseil de guerre.

Le 4 décembre
de la même année, se trouvant en parlementaire à l'une des portes de
Madrid pour engager le peuple de cette ville à cesser une défense
inutile, et n'ayant pu cacher son indignation en entendant un garçon
boucher prétendre ne vouloir traiter qu'avec le maréchal Bessières,
qui commandait de ce côté, la populace l'entoura, proférant contre lui
des cris de mort ; il ne dut son salut qu'à son sabre, qui lui permit de
se frayer un passage à travers la foule.
De l'Espagne à la Russie


Créé comte de l'Empire en 1809, promu général de division le 9 mars, et le 29 avril commandeur de la Légion d'honneur, il passa à la grande armée d'Allemagne;
L'Empereur lui donna le commandement d'une division de cavalerie
légère, forte de 4 000 chevaux, avec laquelle, réunie au corps du général Lauriston.
Le 22 avril, il combat à Eckmühl sous les ordres de Jean-Baptiste Bessières, puis à Nittenau, le 25 avril, il passa, le 7 juin, la Raabnitz, non loin de Sovenhyaga, après avoir défait un corps de cavalerie hongroise, et à Raab, le 14 juin 1809.
Le 13 du même mois, veille de la bataille de Raab, marchant à l'avant-garde, il rencontra la cavalerie ennemie au village de Sazuak;
entraîné par l'ardeur de ses troupes, il fut un instant enveloppé, et
il aurait été forcé de mettre bas les armes, s'il n'eût été secouru par
le général Durutte,
qui vint à son secours avec sa division. Le lendemain, chargé avec deux
brigades de cavalerie légère d'appuyer le mouvement de la division Seras,
il obligea la droite de l'armée autrichienne de démasquer le front de
son infanterie, et par cette manœuvre, exécutée sous le feu d'une
artillerie nombreuse, il arrêta la cavalerie ennemie qui s'ébranlait
pour paralyser l'attaque du général Seras.
Le 16, dans une reconnaissance sur Comorn,
ses avant-postes furent brusquement attaqués par 600 chevaux, soutenus
par quelque infanterie ; il se met à la tête d'un régiment rassemblé en
toute hâte, fond sur les assaillants avec son impétuosité ordinaire, les
culbute et les ramène le sabre aux reins jusque sous les murs de
Comorn.
L'Empereur en témoignage de sa satisfaction, le fit chevalier de la Couronne de Fer le 9 juillet de la même année, et le 10 avril 1810 il lui confia le commandement de la cavalerie de réserve de l'armée que Masséna commandait en Portugal.
Dans cette contrée, Montbrun se plaça, dans l'opinion des gens de guerre, au, rang des Lasalle, des Michaud et des Colbert. Du 24 juillet au 28 août 1810, il met le siège devant Almeida, puis se distingue en contournant les lignes britanniques après la bataille de Bussaco le 29 septembre 1810.
À cette dernière affaire, marchant sur la droite de l'armée ennemie, il
chargea en colonne par régiment 20 escadrons anglais qu'il détruisit
presque entièrement. Montbrun, récompensé de cette action par la croix
de grand officier de la Légion d'honneur.
Encore une fois, en chargeant victorieusement à Fuentes de Oñoro le 5 mai 1811 :
avec 2 400 chevaux seulement, il charge et taille en pièces trois
carrés britanniques, mettant en déroute toute l'aile droite de l'armée
ennemie.
Il effectue encore une charge d'anthologie à el Bodon, le 25 septembre, Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont ayant remplacé André Masséna, Louis Pierre Montbrun sert ensuite à l'armée d'Aragon, dans l'est de l'Espagne,
Il fut moins heureux lorsque, rentré en Espagne après l'insuccès de l'expédition de Portugal, il entreprit, au mois de décembre, malgré les observations du maréchal Suchet, de s'emparer d'Alicante. À peine arrivé devant cette place, il fut forcé de se retirer. Charles Mullié
indique que cette opération, dont se plaignit le général en chef dans
ses rapports officiels, a été sévèrement censurée par la plupart des
écrivains militaires, qui l'accusent de négligence dans le maintien de
la discipline, sans songer qu'à cette époque les troupes françaises, en
Espagne, abandonnées pour ainsi dire à elles-mêmes, subsistaient des
seules ressources que leur procurait le pays.
Il est rappelé en France en 1812 pour prendre la tête du 2e corps de réserve de cavalerie sous Joachim Murat. Gagnant la Russie avec la Grande Armée, Louis Pierre Montbrun se bat avec son panache habituel contre les Cosaques à Sventsiany, le 3 juillet 1812, et sur la Disna, deux jours plus tard.
Mort de Montbrun à la bataille de la Moskowa


Louis Pierre de Montbrun est tué à la bataille de la Moskowa, le 7 septembre 1812, par un boulet qui le frappe au côté peu après le déclenchement de la bataille.
Son nom est gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile, côté Sud.
État de service



Décorations, titres et distinctions [modifier]



Légion d'honneur



Titre de noblesse d'Empire


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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Mer 4 Aoû - 12:30

Joseph Augustin Fournier





France
nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile
Joseph Augustin Fournier, marquis d'Aultane, général de division français, naquit à Valréas (Vaucluse), le 18 août 1759.
En 1775, il entra comme cadet-gentilhomme au régiment de Conti-Infanterie, devint capitaine en 1790, et fit en cette qualité les premières campagnes de la Révolution française. Adjudant-général en l'an IV, et attaché à l'état-major général de l'armée de Sambre-et-Meuse, il se trouva, le 16 messidor, à l'affaire de Salzberg et le 4 fructidor au combat d'Amberg.
En l'an VIII, il remplit les fonctions de chef d'état-major d'une division de l'armée en Helvétie, combattit, le 3 vendémiaire, à la bataille de Zurich, et fut nommé, le 16 nivôse, général de brigade.
À la tête d'une brigade de cavalerie de la division Montrichard, le 12 floréal, il culbuta, à la bataille d'Engen, l'infanterie autrichienne, la poursuivit jusqu'au-delà de Stockach et lui fit mettre bas les armes. Il se trouva, le 12 frimaire an IX, à la bataille de Hohenlinden.
Investi en l'an X du commandement de Sarre-Libre (13e division militaire), il occupait encore ce poste les 19 frimaire et 25 prairial an XII, dates de sa nomination dans la Légion d'honneur comme membre et commandeur. Lié avec Moreau, il cessa d'être employé lors de la condamnation de ce général.
Remis en activité à l'ouverture de la campagne d'Autriche de l'an XIV, il se distingua, le 11 frimaire, à la bataille d'Austerlitz. En 1806, il se signala de nouveau, le 14 octobre, à Iéna, et le 26 décembre à Pulstuck. Nommé le 31 du même mois général de division, il assista, le 8 février 1807 à Eylau, et le 14 juin à la bataille de Friedland.
Après le traité de Tilsitt, l'Empereur le nomma gouverneur de Varsovie, le fit baron de l'Empire en 1808, et l'envoya en Espagne en qualité d'aide-major général de l'armée. Il commanda [Tolède]. Il se fit ensuite remarquer, le 11 janvier 1813, à l'attaque de Sain-Étienne de Baigorry, et le 10 avril 1814 à la bataille de Toulouse. Il envoya son adhésion aux actes du Sénat, reçut la croix de Saint-Louis le 13 août, et fut nommé l'un des inspecteurs généraux de l'armée.
Louis XVIII lui conféra le titre de marquis.
Rallié sincèrement à la cause royale, d'Aultanne y demeura fidèle au 20 mars 1815. Il suivit dans le Midi le duc d'Angoulême, et stipula, comme chef d'état-major de ce prince, les conditions de la capitulation de Pont-Saint-Esprit. Appelé le 10 avril à Paris par ordre du ministre de la guerre, il fut envoyé en surveillance à Saint-Marcellin (Isère). Le roi, quoique absent, voulut récompenser sa fidélité, et par une ordonnance datée de Gand, le 4 avril, l'avait fait grand officier de la Légion d'honneur.
À son retour à Paris, il lui donna le commandement de la 7e division militaire, puis, le 16 juillet, celui de la 2e division; mais il le refusa, demanda sa retraite et se retira dans ses propriétés du département de Vaucluse, où il mourut le 7 janvier 1828. Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile, côté Ouest.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Mer 4 Aoû - 16:25

On voit par son visage qu'il est très charismatique. Non, je rigole, je vais calmer mon Montcalm en moi.

Et on peut voir que la médaille de l'Ordre de Saint-Louis lui a été décerné lors de la Restauration des Bourbons avant les 100 jours pour des faits d'armes quasiment tous fait sous la République et l'Empire. En plus que la bataille de Toulouse à eu lieu le 10 Avril 1814 et que c'était l'Empire qui s'y battait alors que Napoléon, sur se que j'ai toujours cru croire, avait abdiqué le 6 avril. Alors sa prendrait des explications, car je suis un peu mêlé à se sujet.

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À la guerre, l'audace est le plus beau calcul du génie.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Jeu 5 Aoû - 11:26

Georges Mouton





21 février 1770
Phalsbourg
27 novembre 1838 (à 68 ans)
Paris
Français
République française
Empire français
Royaume de France
Empire français (Cent-Jours)
Royaume des Français
Maréchal de France
Guerres de la Révolution
Guerres napoléoniennes
Campagne d'Italie
Campagne d'Espagne
Bataille d'Iéna
Bataille de Friedland
Bataille d'Essling
Bataille de Wagram
Campagne de Russie
Bataille de Waterloo
Grand Officier de la Légion d'honneur
Grand-Croix de l'Ordre de la Réunion
Chevalier de Saint-Louis
Georges Mouton (21 février 1770 à Phalsbourg - 27 novembre 1838 à Paris), fut un général français, comte d'Empire, maréchal et pair de France.




//

Biographie


Il s'illustra durant les guerres de la Révolution et de l'Empire, notamment aux batailles d'Iéna, Friedland, où il est gravement blessé, Essling, et Wagram.
Le 21 avril 1809, il repousse à sept reprises les assauts autrichiens au pont de Landshut.
Un grand tableau évoquant cette scène orne la salle à manger du château de Montreuil-Bellay,
qui appartint par héritage à son arrière-petit-fils Georges Millin de
Grandmaison, et dont le grand salon expose une de ses tenues d'apparat
et un de ses portraits (estampe).
Le 22 mai 1809, à l'issue de la bataille d'Essling son comportement
exemplaire permet de couvrir la retraite de l'armée française sur l'île
de Lobau. Quelques jours plus tard Napoléon le crée Comte de Lobau "pour avoir sept fois repoussé l’ennemi, et par là assuré la gloire de nos armes" comme le précise le décret impérial.
En 1812 il participe à la campagne de Russie durant laquelle il est fait prisonnier à la suite de la capitulation de Dresde en novembre 1813.
Il reprend du service durant les Cent-Jours et prendra part à la bataille de Waterloo, à l'issue de laquelle il sera à nouveau fait prisonnier en protégeant la retraite de l'armée.
Le retour définitif de Louis XVIII en 1815 l'obligera à prendre la
route de l'exil jusqu'en 1818, date à laquelle il est à nouveau autorisé
à entrer en France.
Georges MoutonParlementaire françaisMandatDébut du mandatFin du mandatCirconscriptionGroupe parlementaireRestaurationMonarchie de Juillet
Député de la Meurthe
21 avril 1828
1833
Lunéville
Restauration:
Libéral (gauche)

Monarchie de Juillet:
Parti de la Résistance (centre-droit)
En 1828, il est élu député de la Meurthe, son département d'origine, et siège parmi les opposants libéraux au régime de Charles X.
En 1830, après les "Trois Glorieuses" il est nommé commandant de la Garde nationale. En 1831 Louis-Philippe le fait maréchal de France.
Il est enfin élevé à la dignité de pair de France en 1833, date à compter de laquelle il siégera à la Chambre des pairs comme le prévoit la Charte Constitutionnelle de 1830.
États de service


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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Ven 6 Aoû - 8:16


Philibert Jean-Baptiste Curial






21 avril 1774
Saint-Pierre-d'Albigny
30 mai 1829 (à 57 ans)
Paris
États de Savoie
République française
Empire français
Royaume de France
Empire français (Cent-Jours)
Royaume de France
Infanterie
Général de division
1792 - 1825
Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Campagne d'Espagne (1823)
Comte de l'Empire
Légion d'honneur
(Grand-croix)
Ordre de la Réunion
(Grand-croix)
Ordre de Saint-Louis
(Commandeur)
Pair de France
Gendre de Jacques Claude Beugnot
Philibert-Jean-Baptiste François Joseph, comte Curial (21 avril 1774 à Saint-Pierre-d'Albigny en Tarentaise - 30 mai 1829 à Paris) est un général français de l'armée de Napoléon.




//

Biographie


Guerres révolutionnaires et napoléoniennes


Lorsque les Français eurent envahi sa patrie, en 1792, le jeune Curial embrassa la carrière militaire. Il fit ses premières armes dans la légion des Allobroges, avec le grade de capitaine. Il fut envoyé, par la Convention, dans le Midi sous le commandement du général Carteaux, pour poursuivre les insurgés fédéralistes de cette contrée. Il rejoignit ensuite l'armée d'Italie, et de là, il passa en Égypte,
assista à presque tous les combats que les armées françaises livrèrent
dans cette contrée, et fut promu successivement au grade de chef de bataillon en 1799.
Nommé colonel du 88e régiment d'infanterie le 12 frimaire an XII, il reçut la décoration de la Légion d'honneur le 19 du même mois, celle d'officier le 25 prairial suivant, et combattit avec distinction à Austerlitz. Sa conduite pendant cette grande bataille lui valu la croix de commandant de la Légion d'honneur, qu'il reçut le 4 nivôse an XIII, et le grade de colonel-major du 2e régiment de chasseurs-à-pied de la Garde impériale.
Curial se fit particulièrement remarquer à Eylau, signala de nouveau son courage à Friedland, fut élevé au grade de général de brigade, et obtint le titre de baron de l'Empire en 1808. Ce fut lui qui décida du succès de la bataille d'Essling, en enlevant le village de ce nom qui avait résisté à sept attaques consécutives. Ce fait d'armes lui valut le grade de général de division, que l'Empereur lui conféra le 5 juin 1809.
De retour à Paris, le général Curial épousa la fille du comte Beugnot, conseiller d'État.
Il fit la campagne de Russie (1812) à la tête des Chasseurs de la Garde, et y déploya beaucoup de courage. Après avoir échappé aux désastres de cette expédition, il fut chargé par l'Empereur, en 1813, d'organiser douze nouveaux bataillons de la Jeune Garde, dont le commandement lui fut confié. Il conduisit ces troupes en Saxe (1813), participe, le 16 octobre, à la bataille de Wachau, où il s'empara de la position de Dolitz, culbuta l'ennemi dans la rivière de la Pleiss, et lui enleva un grand nombre de combattants, parmi lesquels se trouvait le général autrichien Merfeldt.
Le 30
du même mois, il contribua puissamment à repousser les efforts des
Austro-Bavarois qui voulaient couper la retraite de l'armée française à Hanau. Il obtint, en récompense des éminents services qu'il avait rendus dans cette circonstance, la grand-croix de l'Ordre de la Réunion.
Curial prit part à tous les combats de la campagne de France (1814), et se distingua particulièrement aux batailles de Vauchamps, de Craonne sous l'Empereur, et de Paris sous Mortier.
L'Empereur le créa comte de l'Empire, le 22 mars 1814.
Restauration


Le général Curial ayant été un des premiers officiers généraux qui donnèrent leur adhésion aux actes du Sénat conservateur et firent leur soumission à Louis XVIII, le roi le créa chevalier de Saint-Louis (2 juin), Pair de France (4 juin), et grand officier de la Légion d'honneur et commandant de la 19e division militaire (14 juillet), au même moment où son beau-père, le comte Beugnot, était nommé directeur de la police. Devenu Grand-croix du même ordre, le 14 février 1815, il fut créé gentilhomme de la chambre du roi.
À son retour de l'île d'Elbe,
Napoléon ne le traita pas avec autant de faveur. Le général Curial
perdit le commandement des chasseurs de la garde, qui fut confié au général Morand et reçut l'ordre de se rendre à Lyon, pour y employer dans son grade à l'armée des Alpes sous les ordres du maréchal Suchet. L'Empereur ne l'appela point à la Chambre des pairs qu'il venait de créer.
Néanmoins, au second retour du roi,
le comte Curial retrouva toutes ses dignités civiles et militaires.
Employé dans l'armée comme inspecteur général d'infanterie, il reprit
son siège au Palais du Luxembourg, où il vota pour la déportation dans le procès du maréchal Ney.
Curial commanda, en 1823, la 5e division qui fut employée dans la Catalogne, sous les ordres du maréchal Moncey : il se distingua le 9 juillet à l'attaque de Molins de Rei sous Barcelone, et repoussa plusieurs fois la garnison de cette ville dans les différentes sorties qu'elle fit pendant la campagne.
Sa faveur augmentant de plus en plus, il fut nommé commandeur de Saint-Louis (20 août 1823), premier chambellan et grand maître de la garde-robe du roi. Ce fut en cette qualité qu'il assista, le 29 mai 1825, au sacre de Charles X. Pendant le voyage de Reims,
il fit une chute grave. Depuis cette époque sa santé s'altéra chaque
jour davantage, et il se vit bientôt forcé par la maladie de renoncer à
la vie active pour vivre dans la retraite la plus absolue.
Alors la révolution commençait à se montrer ouvertement : la France s'apprêtait au grand jour à secouer le trône des Bourbons et chaque parti combinait ses moyens d'attaque ou de défense. Dans le camp royaliste, on convint éventuellement de confier au maréchal Marmont
le commandement général de la ville de Paris. Ce choix, blâmé par
plusieurs hauts personnages, ne trouva pas grâce devant Curial : attaché
de cœur à Charles X, le premier chambellan, avant de se retirer de la
lutte, se fit transporter chez le roi et lui dit ces dernières paroles :
« Je viens prendre congé du roi et de la vie ; la brièveté des
jours qui me restent à vivre me dispense de toute autre pensée que
l'attachement personnel et profond que j'ai pour Votre Majesté.
Permettez un dernier conseil à mon affection. Une conspiration étendue,
active, infatigable, sape votre trône ; si elle éclate et que le
gouvernement soit forcé d'employer les armes pour défendre la couronne,
n'ayez pas une grande confiance dans Marmont, il a trop à racheter du
parti révolutionnaire, et les chefs de faction ont su lui lier les mains[1].
»

Curial n'eut pas le temps de voir sombrer la monarchie bourbonienne : il mourut à Paris le 29 mai 1829.
Son nom est gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile, côté Est.
États de service


Alpes, Pyrénées, Suisse, Égypte,

Espagne, Autriche

Autres foncions



Hommage



Titres



Décorations


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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Sam 7 Aoû - 9:04

Charles Antoine Morand





4 juin 1771
Pontarlier
2 septembre 1835 (à 64 ans)
Paris
France
général de division
Pair de France
Charles Antoine Louis Alexis Morand était un général de division français et lieutenant-général, comte, Pair de France, aide-de-camp de Napoléon Ier, colonel général des chasseurs à pied de la Garde impériale, commandeur de la Couronne de fer et de l'Ordre de Saint-Henri de Saxe ; né le 4 juin 1771 à Pontarlier, baptisé à Largillat-Montbenoît et mort le 2 septembre 1835 à Paris.
Ce général a été de toutes les campagnes de l'Empire.




//

Guerres de la Révolution


Il entre tout jeune dans la carrière du barreau : À peine diplômé en droit (1791), il s'enrôle dans le 2e bataillon du district de Pontarlier. Capitaine en août 1792, puis lieutenant-colonel de son bataillon en septembre, il se distingue dans l’armée du Rhin, puis à l’armée du Nord.
Il est nommé commandant du 7e bataillon des volontaires du Doubs. Il prend une part glorieuse au siège du Quesnoy, au blocus de Maubeuge, au combat de Wattignies, à la bataille d'Hondschoote.
Incorporé avec son bataillon dans la 88e demi-brigade, Morand fait les
campagnes de l'an III et de l'an IV aux armées du Rhin et de Sambre-et-Meuse, et ensuite en Italie et en Orient.
Blessé en 1794, il retourne un temps à la vie civile. Il est envoyé en Italie (1797-1798), puis participe à la campagne d'Égypte avec la division Desaix. Il est présent aux Pyramides (21 juillet 1798) et est nommé chef de brigade provisoire sur le champ de bataille par Napoléon Bonaparte.
Guerres du Consulat et de l'Empire


Le 21 fructidor an VII, il est nommé adjudant-général et investi par Kléber du commandement de la province de Djerjeh. Le 18 fructidor an VIII, il est promu au grade de général de brigade. À son retour en France, il commande le département du Morbihan, et reçoit en l'an XI le commandement d'une brigade d'infanterie à l'armée des côtes de l'Océan. Lors de la campagne de 1805, il se bat à Austerlitz, la brigade Morand faisant partie du corps d'armée du maréchal Soult, et participe à l'assaut du Pratzen.
Lors de la campagne de 1806, il commande la 1re division du corps de Davout. Il participe à Auerstaedt (14 octobre 1806), à Golymin et à Eylau (8 février 1807). Il reste sous le commandement de Davout pour la campagne de 1809 et participe aux batailles d'Abensberg, d'Eckmühl, de Ratisbonne, et de Wagram (5 et 6 juillet 1809).

Rue du Général Morand à Besançon





Il est nommé gouverneur de Hambourg le 13 juillet 1810 et le demeure jusqu'au 3 mars 1812. Il participe à la campagne de Russie et se bat à Smolensk et à la Moskova. Il y est blessé à la mâchoire. Morand est le premier homme à passer la Bérézina. Lors du passage de la Bérézina, il fait traverser les débris de sa division avec la musique en tête. Adjoint de Bertrand à la 1re division du IVe corps pour la campagne d'Allemagne (1813), il participe aux batailles de Lützen et de Bautzen. Sa conduite à Dennewitz permet d'éviter l'écrasement du corps de Ney.
Il est de nouveau à Wartenburg, à Lindenau et à Leipzig. Son rôle est important lors de la bataille de Hanau (30-31 octobre 1813). Nommé gouverneur de Mayence, il défend la forteresse Mayence et ne la remet que le 4 mai 1814. Rallié aux Cent-Jours, il est fait pair de France ; il commande un élément de la Vieille Garde à Waterloo (18 juin 1815) et reprend le village de Plancenoit.
Après Waterloo (1815)


Condamné à mort par contumace, il s'exile en Pologne, patrie de sa femme où toute sa famille le suit. En 1816, le 20 août, il est condamné à mort par contumace par un conseil de guerre, réuni à La Rochelle ; mais il arrive à l'improviste à Strasbourg,
se constitue prisonnier, paraît devant le conseil de guerre et se voit
glorieusement acquitté. Il est réintégré dans l'armée avec le même
grade.
Il reste dans la retraite jusqu'au mois d'août 1830. Il reçoit alors le grand cordon de la Légion-d'Honneur qui lui avait été accordé en 1815 par l'Empereur et le commandement de la division militaire de Besançon. Nommé Pair de France une deuxième fois le 11 octobre 1832, il meurt à Paris le 2 septembre 1835.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 8 Aoû - 10:38

Jean Marie Pierre Dorsenne





1773
Ardres (Pas-de-Calais)
24 juillet 1812 (à 39 ans)
Paris
France
général de division
Jean Marie Pierre Lepaige, comte Dorsenne, né en 1773 à Ardres (Pas-de-Calais) était un militaire français.



Il partit comme volontaire en 1792, et fut élu capitaine par ses camarades le 13 septembre suivant.
Il fit avec distinction les campagnes de 1792, 1793,
ans II, III, IV et V, et fut nommé chef de bataillon sur le champ de
bataille le 3 germinal an V. Il fit en cette qualité les campagnes des
ans VI, VII en Égypte, fut blessé au combat de Kelé et fut nommé en l'an VIII colonel de la 61e demi-brigade.
Il resta encore en Égypte pendant les ans VIII, IX et X, et revint
sur le continent pour y faire les campagnes des ans XII et XIII. Il se
signala à la bataille d'Austerlitz et fut nommé général de brigade le 4 nivôse an XIV.
Il contribua au gain de la bataille d'Eylau en se précipitant sur l'ennemi, à la tête d'un bataillon de la Garde. Nommé en 1808 colonel des grenadiers de la Garde, il passa en Espagne avec son régiment, fut ensuite à la grande armée et se fit remarquer à Ratisbonne pendant la campagne de 1809. À Essling,
il soutient avec la Garde qu'il commandait tous les efforts de
l'ennemi, lui impose par sa contenance et protège la rentrée des troupes
françaises dans l’île de Lobau.
Dans cette journée, le général Dorsenne eut deux chevaux tués sous
lui ; l'un d'eux, en tombant, le renversa et lui fit éprouver à la tête
une contusion qui, dans la suite, devait enlever à l'armée un de ses
plus intrépides soldats.
Il se signale encore à la bataille de Wagram, et est nommé général de division le 5 juin 1809. Revenu à Paris après la paix de Vienne, il est envoyé en Espagne avec 20 000 hommes de la Garde impériale. Il succède le 8 juillet 1811 au maréchal Bessières, dans le poste difficile de commandant en chef de l'armée du Nord. En Espagne, dans le mois d'août suivant, il bat et disperse l'armée de Galice et force l'armée anglaise à évacuer ses positions ; il parcourt ensuite la Navarre et la Biscaye et rétablit partout l'ordre et la tranquillité.
Depuis la bataille d'Essling,
le général Dorsenne ressentait de violentes douleurs de tête ; mais
surmontant ses souffrances, il continuait de diriger les opérations.
Ainsi, on le vit se faire porter en litière pour commander en personne
le siège d'Astorga.
Ce fut son dernier exploit : sa santé se trouvant de plus en plus altérée, il fut contraint de revenir à Paris, où il succomba le 24 juillet 1812, à la suite de l’opération du trépan. Il était à peine âgé de 39 ans.
Il est inhumé au Panthéon de Paris, et son nom figure sur la partie Ouest de l'arc de triomphe de l'Étoile.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Lun 9 Aoû - 9:14

Pierre-Augustin Hulin









Pierre-Augustin Hulin, né à Paris le 6 septembre 1758 et mort à Paris le 9 janvier 1841, est un soldat de l'armée française ayant joué un rôle important lors de la prise de la Bastille.
Son père était un marchand de draps. Il entra au service en 1771 dans le régiment de Champagne-Infanterie; il passa en 1772 au régiment des Gardes suisses, où il fut nommé sergent le 7 août 1780. Au 14 juillet 1789, Hulin se mit avec l'huissier Maillard
à la tête du peuple insurgé, marchant à la Bastille, entra un des
premiers dans la forteresse. Hulin chercha, mais inutilement, à sauver
le gouverneur de Launay
que le peuple voulait massacrer, et que, pour donner le change, il
couvrit de son chapeau, ce qui lui permit de conduire son prisonnier
sain et sauf jusqu'à l'Hôtel de ville de Paris, où lui-même faillit être victime de la fureur populaire,
Lorsque Bailly eut été créé maire de Paris,
il fallut que Hulin sanctionnât de son immense popularité le choix que
venaient de faire les Parisiens de leur premier magistrat municipal. Le 8 octobre, il fut promu au grade de capitaine-commandant de la huitième compagnie de chasseurs soldés.
Hulin, commandant des volontaires de la Bastille, prit sa part dans toutes les grandes journées de la Révolution française, à Versailles, au 10 août. Jeté en prison comme modéré, il en sortit après le 9 thermidor.
Ayant pris du service en l'an II dans l'armée d'Italie, il reçut du général Napoléon Bonaparte le grade d'adjudant-général. En l'an II, il commanda à Nice, à Livourne; en l'an III à Klagenfurth, en l'an IV à Milan, en l'an V à Ferrare. Il fut chef d'état-major de la division Richepanse en l'an VIII, officier supérieur du palais en l'an IX, et en l'an X chef de l'état-major de la division Rivaud en Espagne.
Le 27 messidor an X, Hulin reçut du premier Consul l'ordre de se rendre à Alger avec une mission secrète auprès du Dey.
La mission du général fut suivie d'un plein succès malgré les
difficultés dont elle était hérissée. Il reçut à son retour, du premier
consul, des témoignages de sa haute satisfaction.
En garnison à Gênes,
il prit une part des plus actives à la défense dé cette ville. Envoyé
en mission auprès des consuls, il suivit Bonaparte à l'armée de réserve
et fut nommé chef d'état-major de la division Vautrin. Après la bataille de Marengo, il commanda de nouveau la place de Milan. En l'an XII, il fut promu au grade de général de brigade,
avec le commandement des grenadiers de la garde consulaire. Le 19
frimaire de la même année, il reçut la croix d'honneur. Le 29 ventôse
suivant, le général Hulin fut désigné pour présider la commission
militaire chargée de décider du sort du duc d'Enghien ;
les efforts du président de la Commission pour sauver l'accusé furent
entravés par l'empressement que l'on mit à faire exécuter la sentence.
Au moment où le général Hulin écrivait au premier Consul pour lui faire
part du désir du duc d'Enghien de s'entretenir, avant de mourir, avec le
chef de la République française, la plume lui fut arrachée des mains par une personne que le général n'a pas voulu nommer.
Hulin fut promu en l'an XII au grade de commandeur de la Légion d'honneur, envoyé à la Grande Armée en 1805 et chargé du commandement de Vienne. Il fit, en 1806, la campagne de Prusse à l'issue de laquelle il reçut le commandement de Berlin. À son retour à Paris, en 1807, Hulin fut nommé général de division (9 août), avec le commandement de la 1e division militaire. Créé comte de l'Empire en 1808, il fut, en 1809, pourvu d'une dotation de 25 000 francs sur le domaine de Hayen en Hanovre et reçut en 1811 les insignes et la dignité de grand officier de la Légion d'honneur.

Tombe à Montparnasse





Le général-comte Hulin commandait la place de Paris et la première division lors de la conspiration de Malet en 1812,
et faillit périr victime de cette audacieuse tentative. Malet s'étant
adressé à lui, et voyant ses ouvertures mal reçues, lui tira à bout
portant un coup de pistolet et lui fracassa la mâchoire.
Créé grand-croix de l'ordre de la Réunion le 3 avril 1813, le comte Hulin conduisit jusqu'à Blois, en mars 1814, l'impératrice régente Marie-Louise. Le 8 avril suivant, après l'abdication de Fontainebleau, il envoya au gouvernement provisoire son adhésion aux mesures récemment adoptées.
La Restauration lui ôta le commandement de la 1re division qui lui fut rendue aux Cent-Jours. Banni par l'ordonnance du 24 juillet 1815, le général Hulin se retira en Belgique et de là en Hollande. Il paraissait fixé dans ce pays lorsque l'ordonnance du 1er décembre 1819 lui rouvrit les portes de la France. Rentré dans sa patrie, il vécut quelques années dans une propriété située dans le Nivernais, puis dans une terre située à la Queue-en-Brie (Seine-et-Oise), où il vécut dans la retraite.
Le comte Hulin, qui avait perdu la vue depuis quelques années, mourut à Paris, le 9 janvier 1841, laissant pour héritier de ses titres et de son nom, M. Hulin (Henri) capitaine à l'armée d'Afrique, son neveu et son fils adoptif.
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