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 Les généraux Français de l Empire

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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Mar 10 Aoû - 10:37

Louis Friant





18 septembre 1758
Morlancourt
24 juin 1829
Seraincourt
France
général de division
1781 -
Louis Friant, né à Morlancourt le 18 septembre 1758 et mort le 24 juin 1829 à Seraincourt, est un général de division de l'Empire, puis lieutenant-général.
Biographie


Engagé dans les gardes française en 1781, il les quitte en 1787, puis reprend du service en 1789 dans la garde nationale parisienne. Il part à l'armée de la Moselle et son bataillon de l'arsenal l'élit lieutenant-colonel.
Il est comte Louis Friant, grand aigle de la Légion d'honneur, participe à la bataille d'Arlon, au siège de Charleroi, à la bataille de Fleurus.
Remarqué par Schérer, il devient son chef d'état-major en juillet 1794. Nommé général de brigade en août 1794, à l'armée de Sambre-et-Meuse, il sert sous Kléber en 1794 qui lui confia 12 000 hommes pour le siège de Maestricht.
Il coopéra à la prise de Luxembourg, et Jourdan lui donna le commandement de la province de Luxembourg en juin 1795. Après plusieurs actions d'éclat sur le Rhin, il servit en Italie sous Bernadotte (1796). Il se battit avec intrépidité au passage du Tagliamento et à la prise de Gradiska.
Il participe à la campagne d'Egypte et commande une brigade de la division Desaix. Il s'illustre lors de la bataille des Pyramides, à Sediman et à Samanhout, également vainqueur à Aboumanali en février 1800. Nommé général de division en 1799, il participe aux dernières opération dans le delta et rentre en France fin 1801.
À partir de 1803, il commande une des trois divisions de fer de Davout. Grand Aigle de la Légion d'honneur en 1805, il se signale à Austerlitz,
où trois chevaux sont tués sous lui, il arrive en premier et supporte
le choc de l'attaque autrichienne, ce qui permet la réussite, à la bataille d'Auerstadt, à Golymin et à la bataille d'Eylau où il est blessé.
Comte de l'Empire en 1808, il se bat à Eckmuhl le 22 avril 1809. Il est à Ratisbonne en 1809, à Essling et à Wagram où il est touché par un éclat d'obus à l'épaule en prenant d'assaut la tour de Newsiedl.
En Russie, il commandait une division du 1er corps, contribua à la prise de Smolensk où il est de nouveau blessé le 17 août 1812, s'empara du village de Seminskoe le jour de La Moskova le 7 septembre 1812 et détruisit une colonne russe.
Ses blessures le forcèrent à l'inaction jusqu'au mois d'août 1813. Chambellan de l'Empereur en 1813, il est des grandes batailles de la campagne d'Allemagne (commandement de la 4e division de la jeune garde), à Dresde, à Hanau. Il se fit remarquer en 1814 à Champ-Aubert et dans plusieurs rencontres.
Le 2 juin, Napoléon le créa Pair. En 1815, il prend part à la bataille de Waterloo à la tête de la 1re division d'infanterie de la vieille garde (1er et 2e Grenadiers à Pied) - il y est blessé à la main.
Louis XVIII le mit à la retraite après 23 ans de service. Il est mort le 24 juin 1829.
Le nom de Friant est inscrit sur l'Arc de Triomphe.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Mer 11 Aoû - 9:25

Guillaume Philibert Duhesme





7 juillet 1766
Mercurey
20 juin 1815 (à 49 ans)
Ways
Mort au combat
France
général de division
Guillaume Philibert Duhesme, général de division (né le 7 juillet 1766 à Mercurey (ex-Bourgneuf) (Saône-et-Loire) (Bourgogne) - décédé le 20 juin 1815 à Genappe (Belgique) et enterré dans le cimetière de Ways)
Fils d'un notaire de Bourgneuf Val d'Or (Mercurey).
Commandant de la garde nationale de son canton jusqu'en 1791,
époque à laquelle il entra, comme capitaine, dans le second bataillon
de Saône-et-Loire. Cette même année il équipa 200 hommes à ses frais, et
Dumouriez lui confia le commandement de ce bataillon.
Il commandait la place de Ruremonde pendant que l'armée traversait la Meuse; assura les communications avec la Hollande en conservant le poste de Herstadt, et à la suite de la bataille de Nerwinde brûla un pont, sur la Hoo, en présence d'une colonne ennemie. Le 6 juillet 1793, au combat du bois de Villeneuve,
les grenadiers français se découragèrent et abandonnèrent leurs rangs.
Duhesme, blessé de deux coups de feu, mit un genou en terre pour se
soutenir, présenta la pointe de son sabre aux fuyards, et parvint à
rétablir l'ordre et à obtenir quelques avantages sur l'ennemi. Ce trait
de courage lui valut le grade de général de brigade.
Lorsqu'il fut guéri de ses blessures, il fut placé à la tête de l'avant-garde et s'empara de la Capelle où il se maintint. À la journée de Grandjean,
il ramena au combat les troupes qui se repliaient en désordre, et,
malgré la blessure qu'il reçut en marchant à leur tête, il continua de
commander la colonne qui protégeait la retraite. Le 6 prairial, les
troupes se portaient sur Charleroi,
et Duhesme, à la tête de sa brigade, débouchait d'un bois dans une
plaine battue par la mitraille et défendue par une forte ligne de
cavalerie, lorsque, apercevant quelque hésitation dans les rangs de ses
grenadiers, il descendit de cheval, et, saisissant le fusil d'un soldat,
se mit en ligne avec un des pelotons les plus opposés, et chargeant à
la baïonnette, força l'ennemi à battre en retraite.
A l'attaque du pont de Marchiennes,
dont l'abord était défendu par une nombreuse artillerie, il employa des
espèces de matelas roulants qui permirent aux canonniers de faire
avancer leurs pièces, et, malgré le feu de l'ennemi, il détruisit leurs
retranchements. Il effectua alors le passage de vive force.
La veille de la bataille de Fleurus, il commanda une manœuvre qu'exécuta le colonel Bernadotte et à laquelle on dut la défaite de l'aile droite des Autrichiens.
Placé au centre de l'armée il contribua plus directement à cette victoire.
Il commanda le corps chargé de l'investissement de Maestricht, en l'absence de Kléber, repoussa l'ennemi dans cinq sorties, et fut nommé général de division, le 8 novembre 1794. Il fit la guerre de la Vendée sous les ordres de Hoche, passa à l'armée du Rhin sous les ordres de Pichegru, se distingua partout, principalement à la défense de Kehl, à Biberach, à Schussenvied. Dans la campagne de l'an V, à l'armée de Rhin-et-Moselle, sous les ordres de Moreau, il eut la main droite percée d'une balle à l'affaire de Diersheim, au moment où, précédant ses soldais, il battit la charge sur un tambour avec le pommeau de son épée. En 1798, il fut chargé d'aller offrir au gouvernement les drapeaux conquis par les armes françaises.
Il commandait l'aile gauche de Championnet lorsqu'il s'empara de Cerrita del ïronto, de Pescara; il contribua puissamment à la prise de Naples, et fut chargé, par Championnet, du commandement militaire de la Pouille et des Calabres: il y battit un parti de 12 000 hommes et se rendit maître des villes insurgées.
Duhesme partagea ensuite la disgrâce de Championnet ; mais bientôt après il reçut le commandement des Alpes, puis, au printemps de 1800, il passa à l'armée de réserve organisée à Dijon.
Le 3 décembre, il commandait l'aile gauche de l'armée d'Augereau, et contribua aux succès de Burg, d'Éberach, de Bamberg, etc. ; il passa ensuite au commandement de la 19e division.
En 1806, il fit partie de l'armée chargée de la conquête du royaume de Naples. Il fit paraître à cette époque un Précis historique de l'infanterie légère, etc. ouvrage très-estimé, réimprimé en 1814.
Il quitta en 1808 l'armée de Masséna pour aller prendre un commandement en Espagne, et-y rendit de grands services en 1810; il quitta le commandement de la Catalogne et rentra en France,
où il tomba dans la disgrâce de l'Empereur par suite de dénonciations
relatives à son administration en Espagne. « Nommé gouverneur de
Barcelone, il s’y trouva un moment bloqué et fut dégagé par
Gouvion-Saint-Cyr, mais entra bientôt en conflit aigu avec Augereau, qui
venait de remplacer Saint-Cyr dans le commandement en chef. Dans des
rapports d’une extrême âpreté, Augereau l’accusa des pires méfaits :
arrestation du consul de France, abus de pouvoir, pillage d’argenterie,
ivresse, malversations, conclusion de faux marchés, confiscation à son
profit de biens d’émigrés, trafics de fournitures de l’armée, etc.
Jamais réquisitoire contre un chef de corps n’avait été aussi violent.
Augereau somma Duhesme de quitter son commandement et de se retirer à
Montpellier. Le général vint à Paris se justifier, mais il reçut l’ordre
de quitter la capitale sans délai. Il obéit et se rendit à Rouen. Les
enquêtes qui durèrent longtemps, ayant démontré l’inanité des
accusations, Duhesme reçut le commandement supérieur de Kehl, après la
campagne de Saxe.[1] »
En 1814, il commandait une division dans le corps d'armée du duc de Bellune, et un décret de Napoléon Ier lui accorda le titre de Comte.
Le 1er février, sa division fut presque entièrement prise au combat de la Rothière. Cet échec fut bientôt réparé; il se couvrit de gloire à Montereau. Le 1er juin, Louis XVIII le nomma inspecteur général d'infanterie, puis après chevalier de Saint-Louis.
A son retour de l'île d'Elbe, Napoléon le créa Pair de France, et lui donna le commandement de la jeune Garde. Il combattit héroïquement à la tête de cette troupe d'élite le 18 juin 1815, à la bataille de Waterloo. Gravement blessé à la tête, il fut fait prisonnier par les prussiens et transporté dans une maison de Genappe où il expira.
Son nom est gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile, 8e colonne, côté Nord.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Jeu 12 Aoû - 10:26

Pierre Barrois

30 octobre 1774
Ligny-en-Barrois
19 octobre 1860
Villiers-sur-Orge
France
Général de Brigade le 14 février 1807.
Général de Division le 27 juin 1811.
Inspecteur Général d'Infanterie en 1831.
Guerres de la Révolution
Guerres napoléonniennes
1800 : Bataille de Marengo
Mont Cenis
1805 : Bataille d'Austerlitz
1807 : Bataille de Friedland
Grand officier de la Légion d'honneur 11 juillet 1807- Grand Croix de la Légion d'honneur 30 avril 1836
Nom inscrit sur l'Arc de Triomphe à Paris
Pierre Barrois, comte d'Empire, né le 30 octobre 1774 à Ligny-en-Barrois, Meuse et mort le 19 octobre 1860 à Villiers-sur-Orge, était un général d'Empire.

Biographie


Fils de Jacques-François Barrois,de Ligny, et de Marguerite Gérard,de Velaines.
Il servit dans l'armée du 12 septembre 1793 au 12 avril 1848. Entré au service le 12 septembre 1793 dans le bataillon des éclaireurs de la Meuse; lieutenant le 12 septembre, même année ; commandant le même corps à la bataille de Wattignies.
Le bataillon de la Meuse, amalgamé avec les chasseurs des Cévennes, étant devenu le 9e régiment d'infanterie légère, il combattit dans les armées du Nord et Sambre et Meuse, à la 9e demi-brigade sous les ordres de Marceau puis sous les ordres du général Hoche. Barrois se trouva aux batailles de Fleurus, de la Roër. Il avait été nommé capitaine adjudant-major pendant le second blocus de Mayence.
Son régiment s'étant distingué à la bataille de Marengo, reçut le nom d'incomparable, que le premier consul fit inscrire sur son drapeau, tandis que Barrois recevait la Légion d'Honneur. Il fut envoyé en Vendée puis en Italie. Il fut ensuite muté au 96e régiment d'infanterie de ligne.
Le jeune Barrois, nommé colonel du 96e de ligne, se rendit au camp de Mont-Cenis, sous les ordres de Ney. Il y fut nommé officier de la Légion d'honneur et eut la croix de commandeur après la bataille d'Austerlitz.
Il participa au procès du duc d'Enghien. Il fut le seul à voter pour un sursis à son exécution.
Le 14 février 1807, le colonel Barrois fut promu au grade de général de brigade. Ses actions d'éclat se succédèrent, et après la bataille de Friedland, l'Empereur nomma les généraux de Barrois et Labruyère grands officiers de la Légion d'honneur. Un an après la paix de Tilsitt, sa division se rendit en Espagne. Le général Barrois se couvrit de gloire aux affaires d'Espinosa, du Somo-Sierra, d'Ucler, de Medellin, de Talavera, de Chiclana, et fut nommé général de division le 27 juin 1811.
Il quitta le commandement de cette division pour se rendre à Vilnius, où il arriva après la campagne ; on lui confia alors une division de la jeune garde, avec laquelle il se trouva à la bataille de Baützen, au combat de Reichenbach et de Gorlitz, et à la bataille de Dresde. Après s'être battu avec courage à Wachau (16 octobre) et à Leipzig, il fut chargé, avec la division Roguet, de faire l'arrière-garde de l'armée jusqu'au Rhin. Lorsque sa division repassa le Rhin, elle était réduite à 2 500 hommes. Il continua la campagne de Belgique avec le comte Maison, et eut une part active à la bataille de Courtrai, le 31 mars 1814.
Après l'abdication, le général Barrois se retira à la campagne. En mars 1815 il fut mis à la tête d'une division de six régiments. À Fleurus et à Waterloo, il commandait une division de la jeune garde. Il fut blessé à Waterloo à l'épaule gauche.
Il fut mis en disponibilité le 1er janvier 1825.
Reprit du service en 1830,nommé au commandement de la 3°division
militaire à Metz. il prit part en 1831 à la campagne de Belgique à la
téte de la 1°division de l'armée du Nord. Devint successivement
inspecteur Général et président du comité de la guerre. Marié en 1803 à
Adélaide Jeanne Victoire Lévéque de Vilmorin ,ils eurent deux filles :
Adélaide Blanche et Ermance Victoire Adélaide Barrois.


Distinctions



  • Il fait partie des 558 officiers à avoir son nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile.
  • Grand officier de la Légion d'Honneur le 11 juillet 1807, il fut promu Grand croix le 30/04/1836.
  • Chevalier de Saint-Louis le 01 septembre 1819.
  • Créé Baron d'Empire le 19 mars 1808.
  • Fait Comte de l'Empire le 28 novembre 1813.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Ven 13 Aoû - 10:21

Jean Hyacinthe Sébastien Chartrand






18 janvier 1779
Carcassonne
22 mai 1816
Lille
France
Général d'Empire
1815 : Bataille de Fleurus
1815 : Bataille de Waterloo
Jean Hyacinthe Sébastien Chartrand est un général de brigade français né le 18 janvier 1779 à Carcassonne, fils d'un imprimeur et mort le 22 mai 1816. Il fut fusillé, après un conseil de guerre à Lille pour son ralliement à Napoléon Bonaparte lors des Cent-Jours.
Il entra au service à l'âge de quatorze ans, fit les campagnes de 1794 et 1795, à l'armée des Pyrénées orientales, passa à celle d'Italie après la paix de Bâle, et se distingua en diverses rencontres. Il servit ensuite sur le Rhin, à la grande armée, et fut fait colonel en 1813. Vainqueur, le 28 juillet, de 6 000 Russes, qui essayèrent de l'arrêter dans les gorges de Pina, il assista, le 30, à la bataille de Kinluc, se fit jour au milieu des colonnes ennemies, leur enleva 52 officiers supérieurs, dégagea son général de division et une partie des troupes tombées en leur pouvoir.
Nommé général de brigade
pour ces faits d'armes, il fut mis à la retraite par les Bourbons. Au
retour de l'Empereur, Chartran fut chargé du commandement du département de l'Aude, et rencontra, en se rendant à sa destination, le baron Trouvé,
avec lequel il eut une entrevue dont le détail, publié dans une
intention coupable, produisit plus tard l'effet qu'on en attendait.
Il combattit vaillamment à Fleurus et à Waterloo,
à la tête d'une brigade de voltigeurs de la garde. À Waterloo il
attaqua des hauteurs qui semblaient inexpugnables. Repoussé trois fois,
il revint trois fois à la charge et emporta la position.
Le général Chartrand exécuta sa retraite en bon ordre, se rendit sous les murs de la capitale, passa la Loire et revint à Paris
après le licenciement. Envoyé d'abord en surveillance à Lille, puis
arrêté, traduit devant une commission militaire, il fut condamné à mort
et exécuté. Il avait alors trente-six ans, comptait vingt-deux campagnes
et un grand nombre d'actions d'éclat.
Les habitants de Lille lui ont élevé un monument par souscription.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Sam 14 Aoû - 8:48

Nicolas Philippe Guye











Nicolas Philippe Guye, né le 1er mai 1773 à Lons-le-Saunier (Jura), est un militaire français.
Biographie


Soldat le 8 mai 1792 dans le 23e régiment d'infanterie (ci-devant Aquitaine), il fit sa première campagne à l'armée des Alpes.
Nommé lieutenant au 2e bataillon des côtes maritimes en 1793, il rejoignit à la même époque l'armée des Pyrénées orientales, où il fut fait, le 18 nivôse an II, capitaine adjudant-major dans le 7e bataillon de volontaires de l'Aude, devenu 4e légère.
En l'an IV, il passa en Italie, vint à l'armée d'Angleterre en l'an VI, et fut blessé à la jambe gauche en l'an VII, lors d'une tentative de descente des Anglais aux îles Marcouf.
Envoyé en l'an VIII en Batavie, il alla en l'an IX à l'armée du Rhin, fut nommé chef de bataillon au 4e régiment d'infanterie légère le 20 brumaire an XII, et reçut la décoration de membre de la Légion d'honneur au camp de Saint-Omer le 25 prairial de la même année.
Il était à la bataille d'Austerlitz avec le 8e corps de la grande armée, il passa, le 26 août 1806, au service du roi Joseph Bonaparte, à Naples, comme major de la légion Corse, y fut créé adjudant du palais la même année, et successivement investi, en 1807, du grade de colonel, des charges de maréchal-des-logis de la maison et d'aide-de-camp du roi.
Chevalier commandeur de l'ordre des Deux-Siciles le 8 mai 1808, colonel du 1er régiment de ligne espagnol en mars 1809, maréchal de camp le 12 janvier 1810, il obtint, à cette époque, le gouvernement de la province de Séville avec mission d'organiser les troupes espagnoles.
Réadmis au service de France avec le grade de général de brigade le 8 janvier 1814, il rejoignit, le 20 du même mois, la division de la jeune Garde organisée à Châlons, passa, le 13 février, à la division de même arme rassemblée à Meaux, et acheva, avec elle, la campagne de France, où il eut la jambe gauche fracturée d'un coup de feu.
En non-activité au mois de mai et nommé chevalier de Saint-Louis le 19 juillet, il se trouvait à Lons-le-Saunier à la nouvelle du débarquement de Napoléon Ier. Ce fut à lui que le maréchal Ney remit sa proclamation, avec ordre de la porter à l'Empereur, qu'il rejoignit à Autun
et qui lui confia le commandement d'une brigade du corps d'armée du
maréchal pour marcher sur Paris. Employé dans la division de la jeune
Garde à l'armée du Nord par ordre du 2 avril 1815, il en prit le commandement à Waterloo, après la mort du général Duhesme et la blessure du général Barrois, et défendit le village de Planchenoist jusqu'à la nuit. S'étant alors rallié à d'autres troupes, il effectua sa retraite avec l'extrême arrière-garde.
Après le licenciement de l'armée, il prit sa retraite le 26 janvier 1825, et fut nommé maire de la commune de Saint-Dié le 29 septembre 1829.
Le 2 octobre 1830, il eut le commandement de l'École militaire de La Flèche, prit en 1831 celui du département de la Sarthe, et fut nommé commandeur de la Légion d'honneur le 1er mai de cette dernière année.
Le général Guye est mort le 15 juillet 1845 à Saint-Dié-des-Vosges.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 15 Aoû - 10:27

Jean-Jacques Desvaux de Saint-Maurice





1775
Paris
1815 (à 40 ans)
Waterloo
Mort au combat
France
Artillerie
1792 - 1815
Guerres de la Révolution et de l'Empire
Commandant de la Légion d'honneur
nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile
Jean-Jacques Desvaux de Saint-Maurice, né le 26 juin 1775 à Paris et mort le 18 juin 1815 à Waterloo, est un militaire français.






//

Famille


Fils de Jacques Philippe Des Vaux, Écuyer, Seigneur de Saint Maurice,
de Gasloups les Chatelets et autres lieux. Receveur général des
Finances, conseiller et secrétaire du roi, et d'Angélique Melin.

Armes du baron Desvaux de Saint-Maurice





Marié à Céleste-Charlotte Soubervie (famille de propriétaires à Saint-Domingue),
dont un fils et une fille : Charles-Antoine-Jacques baron Desvaux de
Saint-Maurice, chef d'escadron, chevalier de la Légion d'honneur; né à
Paris, 18 juillet 1812, décédé en 1865. Angélique-Célestine-Augusta
Desvaux de Saint-Maurice ; mariée : 1º à Gustave-Louis de Schreiber,
chambellan du prince de Schwarzenbourg, dont un fils, qui suit, et une
fille Marie-Carlotta mariée à Paris, le 10 janvier 1860, à Pierre-Ernest
Claudon, sous-préfet; 2º octobre 1865, à Eugène-Casimir Lebreton,
général. Charles-Léon [de] Schreiber, baron de Schreiber-Desvaux de
Saint-Maurice, sous-lieutenant au régiment étrangers (8 juin 1867),
capitaine de tirailleurs algériens (1879), chef de bataillon
d'infanterie (24 août 1886), officier de la légion d'honneur, fut
autorisé, par décret impérial du 18 juillet 1868, à ajouter à son nom
celui de son grand-père maternel, "Desvaux de Saint-Maurice", et
confirmé ensuite dans la transmission de son titre de baron héréditaire,
par lettres patentes du 28 mars 1870 ; né à Paris le 11 février 1835,
il a épousé à Ay (Marne), le 27 janvier 1866, Henriette-Jeanne
Bollinger, fille de Joseph-Jacob-Placide (fondateur des champagnes
Bollinger), et de Louise-Charlotte Hennequin de Villermont. Il meurt
sans postérité.
Renseignements militaires


Élève au Collège de Juilly de 1786 à 1790, il rentre comme élève sous-lieutenant à l'école d'artillerie de Châlons le 1er mars 1792. Le 1er septembre 1792, il est lieutenant d'artillerie, employé au 4e d'artillerie à pied. Il passe rapidement lieutenant en premier le 1er
décembre, puis adjudant-major le 31 juillet 1793. En 1792-1793, il est
affecté à l'armée des Alpes sous Kellermann et se distingue aux combats
d'Aiguebelle et de Saint-Maurice, puis au siège de Lyon. Le 22 septembre
1793, il est nommé capitaine et prend part à la bataille de Boulon.
Il est ensuite employé à l'armée des Pyrénées-Orientales (ans II et
III), puis à l'armée d'Angleterre. En 1798, il est à l'armée d'Italie et
le 23 avril 1799, il est nommé chef d'escadron au 2e d'artillerie à cheval. Il passe ensuite à l'armée de réserve, le 28 novembre 1800 il est affecté au 8e d'artillerie à cheval puis au 5e d'artillerie le 21 janvier 1802. Il passe major le 23 mai 1803, puis colonel du 6e d'artillerie à cheval le 29 octobre 1803.
Membre de la Légion d'honneur le 11 décembre 1803. Le 25 janvier 1804, il passe aide de camp du général de Marmont. Officier de la Légion d'honneur le 14 juin 1804. Affecté au 1er régiment d'artillerie à pied le 2 mars 1805.
Ans XII et XIII, il est employé en Hollande, puis à la Grande Armée. Nommé directeur de l'artillerie en Dalmatie le 11 août 1806. Colonel du 4e d'artillerie à pied le 16 mars 1807. En 1809, il combat à Raab et Wagram.
Nommé général de brigade le 9 juillet 1809, puis colonel-major du
régiment d'artillerie à cheval de la garde impériale le 15 juillet et
employé à l'état-major général du duc de Raguse Marmont.
Baron d'Empire le 30 octobre 1810. Commandant de la Légion d'honneur le 16 mai 1813.
En 1812-1813, il est employé à la Grande Armée et accède au grade de général de division le 6 novembre 1813.
Mis en non-activité le 1er novembre 1814. Lors des
Cent-Jours, il se rallie à l'Empereur et il est nommé commandant de
l'artillerie de la garde impériale le 11 avril 1815. Le 18 juin 1815,
lors de la bataille de Waterloo, il est tranché en deux par un boulet ; il était à la tête de la batterie d'artillerie que venait de visiter l'Empereur.


Hommages


Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile, pilier nord.
Caserne d’artillerie dans la Meuse à Stenay
Décorations


Décorations françaises


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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Lun 16 Aoû - 10:52

François Joseph Lefebvre





25 octobre 1755
Rouffach
14 septembre 1820 (à 65 ans)
Paris
Français
Royaume de France
Royaume des Français
République française
Empire français
Royaume de France
Empire français (Cent-Jours)
Royaume de France
Maréchal d'Empire
Guerres de la Révolution
Guerres napoléonniennes
Grand Aigle de la Légion d'honneur
Catherine Hubscher, son épouse
François Joseph Lefebvre, (Rouffach, 25 octobre 1755Paris, 14 septembre 1820), duc de Dantzick[1], maréchal d'Empire (1804).




//

Vie d’un soldat


François LEFEBVRE. Tout simplement Smile
Origines et engagement dans les Gardes françaises


Ses parents habitent Rouffach, dans le Haut-Rhin, en France. Son
père, qui était gardien des portes de la ville, meurt alors que François
Joseph est âgé de huit ans. Un ecclésiastique, son oncle, curé de
Guémar, se fait son protecteur et dirige son éducation en le destinant à
l'Église ; mais un penchant irrésistible l'entraîne vers la carrière
militaire. Originaire d'Alsace, il s'engage à 18 ans dans les Gardes-Françaises le 10 septembre 1773.

Catherine Hubscher, Maréchale Lefèbvre Duchesse de Dantzig, dite "Madame Sans-Gène" (1753-1835), anonyme, vers 1810.





Mariage avec « Madame Sans-Gêne »


En 1783, il se marie avec une blanchisseuse, Catherine Hubscher, passée à la postérité sous le nom de Madame Sans-Gêne, avec laquelle il aura quatorze enfants dont treize mourront en bas âge.
Le bataillon des Filles-Saint-Thomas [modifier]


Il devint premier sergent des Gardes françaises le 9 avril 1788. Il se mêla aux premières émeutes, tout en protégeant ses officiers contre les violences du peuple le 21 juillet 1789 et en facilitant leur évasion. Après le licenciement des Gardes françaises, il entra dans le bataillon des Filles-Saint-Thomas
et, à la tête d'un détachement de ce bataillon, fut blessé deux fois en
défendant la famille royale et tentant de la protéger au retour aux Tuileries, après son départ pour Saint-Cloud, et en favorisant la fuite vers Rome des tantes du roi Louis XVI. En 1792, il sauva la caisse d'escompte du pillage.

François-Joseph Lefebvre, capitaine au 13e régiment d'infanterie légère en 1792 (1755-1820), Ferdinand Wachsmuth (Mulhouse, 1802 ; Versailles, 1869), 1834.





L’officier des armées révolutionnaires


Capitaine au début de la guerre, en 1792, il est général de brigade à la fin de l’année 1793, général de division en janvier 1794. Entré le 3 septembre 1793 dans l'armée active, il devint général de brigade avant la fin de l'année. Général de division après les combats de Lambach et de Geisberg. Il se distingua partout et presque toujours à l'avant-garde.
On trouve Lefebvre dans toutes les batailles importantes dans le Nord et sur le Rhin de 1793 à 1799, notamment au Geisberg (26 décembre 1793), à la prise d’Arlon (18 avril 1794) et à celle de Dinant (29 mai 1794), à Fleurus (26 juin), à Altenkirchen (4 juin 1795) et Wetzlar (15 juin), à Friedberg (10 juillet), au passage du Rhin à Neuwied (18 avril 1797).
Le premier des généraux de la République, il effectua le passage du Rhin, à la tête de ses grenadiers, malgré un feu terrible, et s'établit sur la rive droite en avant d'Elelkamp. En 1797, il enleva Siegberg à la bataille d'Altenkirchen et cueillit de nouvelles palmes aux journées de Kaldeich, de Friedberg, de Bamberg et de Sulzbach. Lefebvre fut nommé gouverneur de la forteresse de Mayence à partir de 13 mars 1798 ; sa résidence était au Palais Bassenheim.
Après la mort de Hoche, il prend provisoirement le commandement en chef de l’Armée de Sambre-et-Meuse (septembre 1797). Il commande l’avant-garde de l’Armée du Danube sous les ordres de Jourdan en mars 1799. Avec 8 000 hommes, il soutint à la bataille de Stockach les efforts de 36 000 Autrichiens. Mais à Pfullendorf (21 mars 1799), une blessure grave le contraignit à quitter l'armée : il devient gouverneur militaire de Paris en 1799.
Le Directoire le nomma alors commandant de la 17e division militaire dont le chef-lieu était Paris. Il est désigné par le Conseil des Cinq-Cents comme candidat au Directoire mais n’est pas élu.
Le gouverneur militaire de Paris


Rallié à Bonaparte, son poste de gouverneur militaire de Paris lui permet de jouer un rôle important durant le Coup d'État du 18 brumaire. Ce jour-là, à la tête de 25 hommes, il pénétra dans la salle du conseil des Cinq-Cents, s'avança jusqu'à la tribune, et, malgré les cris, malgré les menaces, entraîna Lucien Bonaparte jusqu'à son frère qui l'attendait au dehors, au moment où tous les deux allaient être mis hors-la-loi.
Lefebvre pénètre dans la salle des Cinq-Cents
l’épée à la main et lance ses grenadiers à la poursuite des députés. À
la voix de leur général, les troupes n'hésitèrent plus, et la Révolution
qui amena le gouvernement consulaire fut consommée. Lefebvre, soldat
inflexible, seconda passivement l'exécution d'un complot, dont peut-être
il ignorait les secrets. Bonaparte lui conserva le commandement de la
17e division. Il fut alors employé à la pacification des départements de l'Ouest.
Le sénateur et maréchal d'Empire



François-Joseph Lefebvre, Duc de Dantzig, Maréchal de France (1755-1820), Césarine Davin, née Mirvault (Paris, 1773 - Paris, 1844), 1807.





Napoléon ne l'oubliera pas : pour l'heure, Lefebvre est fait sénateur le 11 germinal an VIII (1er avril 1800) : il exerce au Sénat conservateur les fonctions de Préteur. Le 19 mai 1804 lors de la première promotion, il est élevé à la dignité de maréchal d'Empire. Grand aigle de la Légion d'honneur (Grand-croix), il n'est cependant pas employé dans l’armée avant 1805.
Son âge et sa parfaite connaissance des règlements d'infanterie en font
pourtant un bon commandant d'arrière-garde, mais ses rudes manières et
le comportement de sa femme ex-cantinière, la fameuse Madame Sans-Gêne de Sardou, irritent l'Empereur lorsque le couple paraît à la cour.
En 1805, il fut chargé du commandement en chef des gardes nationales de la Roer, de Rhin-et-Moselle et du Mont-Tonnerre. En 1806, il commanda la Garde impériale à pied.
Pour la campagne d’Allemagne, Napoléon lui confie une division de la Grande Armée. À Iéna, le 14 octobre 1806, Lefebvre commande l’infanterie de la Garde impériale.
Le duc de Dantzick



Buste du maréchal Lefebvre au cimetière du Père-Lachaise






Statue du maréchal Lefebvre au Louvre





En 1807, à la tête du 10e corps, il couvrit et protégea les opérations de la Grande armée sur la gauche de la Vistule, et après la bataille d'Eylau, il alla gagner le titre de duc de Dantzick en s'emparant de cette ville. Il rassemble le Xe corps d’armée à Thorn et assiège Dantzig (27 mars au 19 mai 1807).
Lefebvre répète aux artilleurs : « Je n’entends rien à votre affaire,
mais fichez-moi un trou et j’y passerai. » Ce qu’il fait, en mai 1807. Ce siège difficile lui vaut le titre de duc de Dantzick.
Les « chocolats de Dantzig » [modifier]


À l'issue de la capitulation de cette ville, Napoléon, recevant le Maréchal à l'abbaye d'Oliva (Pologne),
lui demanda s'il aimait le chocolat. Répondant par l'affirmative, il
reçut de l'Empereur une boîte, censée contenir du chocolat. En fait, le
contenu consistait en une liasse de trois cents billets de mille francs,
en récompense de sa bravoure.
En 1808, il commanda le 4e corps en Espagne. Lefebvre accompagne l’Empereur en Espagne où il remporte notamment les victoires sur les Espagnols à la bataille de Durango (31 octobre) et d'Espinosa (11 novembre) et bat les Britanniques à Guenes (7 novembre) et Valmaceda (8 novembre). Il prend Bilbao, Santander et Ségovie (3 décembre).
De retour en Allemagne en 1809, il est nommé commandant de l’armée bavaroise. Il est à Abensberg le 20 avril, Schierling le 21, Eckmühl le 22, commande l’armée du Tyrol de mai à octobre mais ne peut venir à bout de la révolte d’Andreas Hofer.
En 1812, il commande la Veille Garde à la Moskowa et durant la retraite de Russie. Au cours de la campagne de France en 1814, il se bat à Montmirail, à Arcis-sur-Aube et à Champaubert où il eut un cheval tué sous lui.
Le 4 avril, Lefebvre est l’un des maréchaux qui assistent à l’entrevue de Napoléon avec Macdonald, venu lui demander son abdication. Il ne quitta l'Empereur qu'après son abdication.
Le pair de France [modifier]


Il vote la déchéance de l’Empereur au Sénat, est fait pair de France par Louis XVIII (4 juin 1814), mais se rallie à Napoléon durant les Cent-Jours.
Au 20 mars 1815, son âge et ses infirmités l'éloignant des champs de bataille, il resta à la Chambre haute.
Le Maréchal Lefebvre fut maire de Pontault-Combault de 1813 à 1820.
Il est exclu de la Chambre des pairs lors de la Seconde Restauration. Il est néanmoins maintenu à son rang de maréchal. Louis XVIII lui rend sa pairie le 5 mars 1819. Il y rentra en 1819 pour voter avec les membres constitutionnels.
Il mourut à Paris le 14 septembre 1820 d'une hydropisie
de poitrine. De quatorze enfants dont il fut père, dont douze fils, il
n'en laissa aucun pour hériter de son nom et de ses titres.
Quelques jours avant de mourir, il avait lui-même marqué sa place au Père-Lachaise à Paris, à côté de Masséna, non loin de Pérignon et de Sérurier.
Son nom est inscrit au côté Nord de l'Arc de triomphe de l'Étoile.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Mar 17 Aoû - 9:26

Pierre d'Autancourt

Surnom Dautancourt
Naissance 28 février 1771
Montigny-sous-Marle
Décès 2 janvier 1832 (à 61 ans)
Nevers
Origine France France
Allégeance Drapeau français République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Drapeau français Empire français (Cent-Jours)
Drapeau français Royaume des Français
Arme Infanterie, puis,
Gendarmerie, puis,
Cavalerie
Grade Général de brigade
Années de service 1792 - 1832
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Commandement Gendarmerie de la
Garde Impériale,
1re subdivision de la
15e division militaire
Faits d'armes Montmirail (1814)
Distinctions Légion d'honneur
(Commandant)
Ordre militaire de Pologne

Pierre d'Autancourt ( ou Dautancourt) est un général de brigade français né le 28 février 1771 à Montigny-sous-Marle et décédé à Nevers le 2 janvier 1832.

Fils de Pierre Dautancourt, sous-brigadier des employés, demeurant à Montigny-sous-Marle, et Marie Antoinette Petrot (ou Fetrot), il naît et est baptisé le 28 février 1771, à Montigny-sous-Marle (Aisne).

Il épouse Sophie Justine Cécile Josèphe d’Hardivillier, le 14 juin 1810 et sont domiciliés au 22, rue du Faubourg du Roule, à Paris (Seine).

De leur union naîtra deux enfants :

1. Pierre Jules Dautancourt (1813 ✝ 19 septembre 1865), lieutenant-colonel du génie, officier de la Légion d'honneur, marié à Mélanie Adèle Marie Drouet ;
2. Léon Lhadée Dautancourt.

Le Général Dautancourt participa à l'arrestation et assista à l'exécution du duc d'Enghien (1804). Participant à la campagne d'Espagne de 1808, il s'illustra au cours de la Bataille de Somosierra, le 30 novembre 1808 avec la charge des chevaux-légers qu'il commandait alors.

On le retrouve à Wagram et Essling en 1809 puis à la campagne de Russie en 1812.

Il s'illustra lors de la Bataille de Paris le 30 mars 1814 où une rue porte son nom à Paris 17e.

Il fut fait Chevalier en 1808, puis Baron de l'Empire en 1810.

Il décède à Nevers (Nièvre), le 1er janvier 1832 et est inhumé dans le cimetière Jean Gautherin, à Nevers, où sa sépulture est encore visible de nos jours. La Garde nationale lui éleva un monument.
État de service [modifier]

* Entré au service comme volontaire au 2e bataillon de Vervins (Aisne) depuis sa formation en septembre 1792 ;
* Caporal le 15 septembre 1793 ;
* Quartier-maître-trésorier le 26 nivôse an II (15 janvier 1794) ;
* Incorporé au 1er bataillon de volontaire du département de la Vienne le 5 pluviôse an II (24 janvier 1794) ;
* Grenadier le 1er ventôse an II (19 février 1794) ;
* Officier de police militaire (juge militaire), avec rang de capitaine, à l’Armée du Nord le 2 fructidor an II (19 août 1794) ;
* Quartier-maître-trésorier de la Gendarmerie dans les départements réunis le 28 fructidor an IV (14 septembre 1796) ;
* Lieutenant le 29 pluviôse an VI (17 février 1798) ;
* Employé depuis le 20 messidor an VI (8 juillet 1798) à l’organisation de la gendarmerie dans les 4 départements du Rhin ;
* Capitaine de gendarmerie à Mayence le 7 germinal an VIII (28 mars 1800) ;
* Capitaine de cavalerie dans la gendarmerie d’élite, le 3e jour complémentaire du calendrier républicain de l’an IX (20 septembre 1800) ;
* Capitaine adjudant-major, le 2 pluviôse an XII (23 janvier 1804) ;
* Adjudant-major le 22 janvier 1804 ;
* Chef d’escadron le 26 germinal an XII (16 avril 1804) ;
* Major du 1er régiment de chevau-légers lanciers polonais de la Garde impériale le 6 avril 1807 ;
* Général de brigade le 20 novembre 1813 ;
* Commandant de la 2e brigade de cavalerie de la Garde Impériale (janvier 1814 - 30 mars 1814) ;
* Mis en non-activité le 1er septembre 1814 ;
* Commandant de la Gendarmerie de la Garde Impériale (10 avril 1815 - 1er octobre 1815) ;
* Mis en non-activité le 1er octobre 1815) ;
* Admis en retraite comme Maréchal de camp le 1er janvier 1825 ;
* Réactivé comme commandant de la 1re subdivision (départements de la Nièvre et de l'Allier) de la 15e division militaire (8 août 1830 - 2 janvier 1832).

Campagnes

* 1792-1793 : Armées du Nord et de Sambre-et-Meuse ;
* Ans II, III et IV : Armées de Hollande, du Nord - Révolte de la Belgique.
* An XII : Armée des Côtes de l’Océan ;
* An XIII - An XIV : Grande Armée ;
* 1806 : Prusse ;
* 1807 : Pologne ;
* 1808 : Espagne :

Présent à la bataille de Somosierra le 30 novembre 1808 ;

* 1809 : Autriche.
* 1810-1811 : Espagne :

Présent à la bataille devant Madrid le 2 décembre 1810 ;

* 1812 : Russie ;
* 1813 : Saxe ;

Présent à la bataille de Hanau le 30 octobre 1813 ;

* 1814 : France.

Faits d'armes

* Il commande les quatre régiments des gardes d’honneur à la bataille de Leipzig, depuis le 16 octobre 1813, au matin, et jusqu’au 25 décembre 1813 au soir ;
* Il chargea à la tête des dragons et des grenadiers de la Garde Impériale, culbuta l’ennemi, et décida ainsi de l’issue de la bataille de Montmirail, le 11 février 1814.
Décorations

* Légionnaire par décret impérial du 26 prairial an XII (14 juin 1804), puis
* Officier par décret impérial du 8 germinal an XIII, puis,
* Commandant de la Légion d'honneur par décret impérial du 27 février 1814 ;
* Décoré de l’Ordre militaire Virtuti Militari de Pologne (ou du Grand Duché de Varsovie) par décret du 26 novembre 1810.
Titres

* Chevalier de l’Empire par lettres patentes du 20 août 1808 ;
* Baron de l'Empire par lettres patentes du 26 avril 1810.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Mer 18 Aoû - 10:24

Jacques Jardin

Surnom Desjardin
Naissance 9 février 1759
Angers
Décès 11 février 1807 (à 48 ans)
Landsberg
Origine France France
Grade Général de division
Distinctions Commandant de la Légion d'honneur (14 juin 1804)
Hommages Son nom est inscrit au côté Est de l'Arc de Triomphe de l'Etoile et il a son buste dans la galerie des batailles

Jacques Jardin, dit Desjardin, né à Angers (Maine-et-Loire), où son père exerçait la profession de voiturier, le 9 février 1759, est un militaire français.

Il s'engagea, le 8 décembre 1776, dans le régiment du Vivarais (71e), y devint caporal et sergent le 1er février 1781 et 17 juin 1789, et sortit de son corps, par congé, le 5 février 1790; il retourna alors auprès de son père. Le zèle avec lequel il s'occupa de l'instruction de la garde nationale de sa ville natale depuis le 20 février 1790, le fit nommer adjudant-général de cette milice le 5 août 1791.

Lors de l'organisation des forces départementales, en 1792, ses frères d'armes relevèrent, le 19 août, au grade de lieutenant-colonel du 2e bataillon de Maine-et-Loire, avec lequel il fit les campagnes de 1792 et 1793 à l'armée du Nord. Il se distingua à la bataille de Jemappes, à la prise de Namur, dans les différents combats qui signalèrent la retraite de Dumouriez, notamment près de Namur, ou le corps qu'il commandait mérita l'honneur d'être mis à l'ordre de l'armée. Le conseil exécutif le fit général de brigade le 3 septembre 1793, et lorsqu'il le nomma général de division, le 29 ventôse an II, il avait eu déjà sous ses ordres les trois divisions réunies sous Maubeuge.

Il concourut aux tentatives qui furent faites pour débloquer Le Quesnoy. Le 12 floréal il commanda la division de droite de l'armée du Nord, manœuvrant sur la Sambre. Un arrêté du Comité de salut public, du 13 prairial, le nomma général en chef de l'armée des Ardennes, grade que les représentants du peuple confirmèrent par leur arrêté du 20 du même mois.

Après la reddition du Luxembourg, il continua de servir à l'armée du Nord jusqu'en l'an V, et passa en l'an VI à l'armée de Batavie. Il fut mis en disponibilité le 1er vendémiaire an X. En l'an XII le premier Consul le fit membre de la Légion d'honneur, et l'envoya au camp de Brest le 8 ventôse, puis devenu Empereur, et voulant récompenser les services de cet officier général, il le créa commandant de l'Ordre le 25 prairial. Pendant la campagne de l'an XIV il commanda la première division du 7e corps de la grande armée, et se fit remarquer par sa bravoure et son intelligence.

Blessé à la bataille d'Eylau, le 8 février 1807, il mourut le 11, à Landsberg, des suites de ses blessures. Il est compris, sous le nom de Desjardins, parmi les hommes qui figurent sur l'arc de triomphe de l'Étoile, pilier Est et son buste sculpté par Antoine Laurent Dantan se trouve dans la galerie des batailles du château de Versailles
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Jeu 19 Aoû - 11:01

Louis-Michel Letort de Lorville






9 septembre 1773
Saint-Germain-en-Laye
16 juin 1815
Charleroi
France
général de brigade
Louis-Michel Letort de Lorville, né à Saint-Germain-en-Laye le 9 septembre 1773, mortellement blessé au combat de Gilly le 15 juin 1815, mort le lendemain, baron de l'Empire le 9 septembre 1810, général de brigade le 30 janvier 1813, aide de camp de l'empereur Napoléon Bonaparte.
Il fit avec distinction les premières guerres de la Révolution française, et devint, sous l'Empire, major dans les dragons de la garde. Volontaire de 1791, il combat à la bataille de Jemappes (et Neerwinden. Blessé en Italie en 1799, il continue pourtant sa carrière militaire, en Autriche, puis en Prusse, en Pologne et en Russie malgré une nouvelle blessure reçue à Iéna.
Il se signala en 1808 à la bataille de Burgos, et mérita par sa conduite en Russie, notamment au combat de Malojaroslawitz, le grade de général de brigade. Il se couvrit de gloire à Wachau, et quoique blessé, n'en voulut pas moins prendre part à la bataille de Hanau, où il eut un cheval tué sous lui. Il fit, le 2 février 1814, des prodiges de valeur à Montmirail, et fut nommé le lendemain général de division. Le 19 mars de la même année, il attaqua avec impétuosité l'arrière-garde ennemie, s'empara d'un parc de pontons, et poursuivit longtemps les alliés l'épée dans les reins.

Plaque apposée à Charleroi, 88 boulevard Joseph Tirou, maison où est mort le général comte Letort





Pendant les Cent-Jours, le général Letort alla offrir son bras à son ancien général, qui lui confia le commandement des dragons de la garde. Le 15 juin, au moment où Napoléon venait de donner l'ordre d'attaquer le corps de Ziethen, adossé au bois de Fleurus,
celui-ci refusa le combat et se retira; l'Empereur, impatienté de voir
ce corps lui échapper, donna ordre à son aide-de-camp Letort de prendre
les quatre escadrons de service de la Garde et de charger
l'arrière-garde ennemie, Letort s'élance aussitôt, poursuit, en la
sabrant, l'infanterie prussienne, enfonce deux carrés d'infanterie,
détruit un régiment entier; mais il tombe mortellement blessé d'une
balle au bas ventre au milieu de cette brillante charge et meurt le
lendemain.
Le nom du général Letort est inscrit sur le côlé Nord de l'arc de triomphe de l'Étoile.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Ven 20 Aoû - 10:00

François Antoine Lallemand





Charles Lallemand

France
nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile
François Antoine « Charles » Lallemand, né à Metz le 23 juin 1774 et mort à Paris le 9 mars 1839, est un général de brigade français, frère ainé d'Henri Dominique Lallemand.


De la Révolution au Consulat


Fils d'un perruquier de Metz qui lui fit donner une bonne éducation, engagé comme volontaire dans la 16e compagnie d'artillerie légère, formée à Strasbourg le 1er mai 1792, Lallemand fit dans ses rangs les campagnes de l'Argonne et de Trèves ; il entra le 1er mars 1793 dans le 1er régiment de chasseurs à cheval avec lequel il servit aux armées de la Moselle et de Sambre-et-Meuse ; il fut appelé, au mois de ventôse de l'an III, en qualité d'aide-de-camp provisoire auprès du général Elie, commandant de la 2e division militaire puis vint à Paris, dans le mois de prairial suivant, avec le général Loisori qui le conserva à l'état-major de la 17e division militaire. Le 13 vendémiaire il défendit la Convention dans les rangs de l'état-major du général Napoléon Bonaparte, obtint le brevet de sous-lieutenant de dragons et celui d'aide-de-camp.
Nommé lieutenant des Guides à cheval de l'armée d'Italie en l'an V, il partit pour l'Égypte en l'an VI et devint capitaine aide-de-camp du général Junot pendant le siège de Jaffa. Bonaparte l'employa, à cette époque, comme négociateur auprès de l'amiral Sidney Smith.
Officier de la Grande armée


Chef d'escadron et chevalier de la Légion d'honneur en l'an XII, le premier Consul le chargea d'une mission à Saint-Domingue, auprès du général Leclerc. À son retour en France, il suivit Junot en Portugal, entra comme major au 18e dragons et fit la campagne d'Autriche. Colonel du 27e dragons, après la bataille d'Iéna, officier de la Légion d'honneur, après la bataille de Friedland, il entra en Espagne en 1808, avec la 11e division de dragons, et revint en France en 1809, pour se remettre de ses fatigues.
Ayant rejoint son régiment en janvier 1810, il fut promu au grade de général de brigade le 6 août 1811. Dès son arrivée en Murcie avec la 2e division de cavalerie il culbuta les insurgés, leur fit beaucoup de prisonniers, attaqua le 21 juin 1812, à Valencia de la Torrès
une forte colonne de cavalerie anglaise, la mit en pleine déroute, lui
tua 300 hommes et 500 chevaux et lui fit 130 prisonniers. En 1813, il servit à la Grande Armée et commanda la cavalerie légère du 13e corps. Pendant la Campagne de France (1814), il commanda tous les corps danois renfermés dans Hambourg et rentra en France au mois de mai.
Les Cent-jours


Le gouvernement royal le créa chevalier de Saint-Louis et commandeur de la Légion d'honneur, en lui confiant le commandement du département de l'Aisne. À la nouvelle du débarquement de Napoléon Ier il tenta d'entraîner les troupes des garnisons de Guise et de Chauny dans le mouvement que le général Lefebvre Desnoëttes faisait à la tête des chasseurs royaux et voulut s'emparer de la ville et de l'arsenal de La Fère. Le général d'Aboville
fit échouer cette tentative ; Lallemand fut obligé de se déguiser et de
fuir avec quatre officiers ; mais, arrêté avec son frère le 12 mars à la Ferté-Milon, il fut conduit à Soissons et ne recouvra sa liberté que le 21 mars.
Nommé lieutenant-général et pair il prit le commandement des chasseurs à cheval de la garde et combattit à Fleurus et à la bataille du mont Saint-Jean. Après ce désastre, il rejoignit Napoléon à Paris et l'accompagna à Rochefort. Pendant que l'Empereur était transféré à bord du Northumberland, le général Lallemand était arrêté à Plymouth et jeté sur l'Eurotas pour être conduit comme prisonnier de guerre à Malte.
Le Champ d'Asile


Compris dans la 1re catégorie de l'ordonnance du 24 juillet 1815, le 1er conseil de guerre de la 1re division militaire le condamna à l'unanimité et par contumace, le 20 avril 1816, à la peine de mort, comme coupable de rébellion et de trahison à son arrivée à Malte ; on l'emprisonna au fort Manoel, mais le général Savary obtint sa liberté et il se rendit à Smyrne qu'il dut quitter par ordre du sultan.
Il passa alors en Perse, puis aux États-Unis, où, l'année suivante, il arma quelques bâtiments légers dans le but de fonder au Texas une colonie de réfugiés français qui prit le nom de Champ d’asile. Le groupe fut d'abord accueilli par les frères Laffite à Galveston, qui les aidèrent à remonter la rivière Trinity
jusqu'à l'ancien emplacement d'un fort espagnol construit au-dessus des
berges escarpées du fleuve, chez les autochtones Orcoquisa.
L'emplacement était en territoire espagnol, mais loin des garnisons de San Antonio. Cependant, cette région au nord-est des terres espagnoles était contestée par les États-Unis depuis l’achat de la Louisiane,
et pour le moment la considérait comme "zone neutre" et s'était engagée
à ne pas patrouiller ni coloniser. Selon deux rapatriés, Lallemand et
ses compagnons construisirent quatre forts, [1] mais par la suite le climat difficile du Texas leur donna beaucoup de difficulté.[2]
Puis, au mois de juillet, ils apprirent l'arrivée prochaine d'un
détachement de San Antonio afin de chasser les intrus; ils se replièrent
à Galveston sous la protection de Jean Laffite. Après la visite de
George Graham, messager du gouvernement de Washington, Charles Lallemand
partit pour la Nouvelle-Orléans chercher des provisions. Galveston fut soumise à un ouragan
du 13 au 15 septembre. À la mi-octobre, les troupes mexicaines
arrivèrent, mais en mauvais état elles aussi. Le capitaine Juan
Castañeda se rendit compte que les Français n'étaient plus une menace,
et repartit, mais sur chemin du retour, repassa par le Champ d'Asile et
prit deux jours à en détruire les constructions françaises. Il reconnut
être fort aise de n'avoir pas eu à prendre d'assaut de si solides
fortifications.[3]
Lallemand repartit à la Nouvelle-Orléans, où il obtint la nationalité
américaine. Le reste des Français se dispersèrent, six officiers qui
entrèrent dans les rangs de l'armée mexicaine furent envoyés à La Havane aux frais du gouvernement espagnol;[4] d'autres restèrent avec les flibustiers; la majorité reprit la mer pour la Nouvelle Orléans, d'où certains repartirent pour l'Alabama rejoindre le groupe français de Charles Lefebvre-Desnouettes.[5]
En 1823, il se rendit à Lisbonne, puis à Cadix,
pour y défendre la cause des constitutionnels ; mais le triomphe des
royalistes le força à retourner aux États-Unis. Revenu en France à la
suite de la révolution de 1830, il fut rétabli sur le tableau de l'état-major et nommé successivement lieutenant-général, Pair de France, commandant d'une division de cavalerie, inspecteur général de son arme, commandant de la 17e division (Corse), Grand Officier de la Légion d'honneur, commandant la 10e division (Toulouse), membre du comité d'infanterie et de cavalerie, président du jury d'examen de l'École militaire, etc.
En littérature, il est évoqué par Honoré de Balzac dans La Rabouilleuse avec l'orthographe Lallemant[6].
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Sam 21 Aoû - 9:50

Étienne Radet





1762
Stenay
27 septembre 1825
Varennes
France
Étienne, baron Radet, né en 1762 à Stenay et mort en 1825 à Varennes, était un général français.
Il entra comme soldat au régiment de la Sarre-Infanterie le 4 avril 1780. Caporal le 20 mars 1781, sergent le 26 avril 1782, il fit la traversée de Rochefort au cap Français. Congédié le 12 octobre 1786, il se fit cavalier de maréchaussée le 30 novembre de la même année. Brigadier le 11 décembre 1787, il donna sa démission pour entrer dans la garde nationale, en qualité de sous-lieutenant, le 11 août 1789 ; lieutenant le 10 novembre, il fut nommé capitaine des canonniers le 1er octobre 1790. Radet instruisit et forma la garde nationale de Varennes.
Lors de l'arrestation de Louis XVI, il se conduisit de manière à favoriser l'arrivée de ce prince à Montmédy.
Major le 9 août 1791, chef de bataillon du canton de Varennes le 16 mars 1792, et adjudant-général de légion le 25 juin, il remplit, le 15 juin suivant, les fonctions d’aide-de-camp provisoire des généraux Dillon et Dubois.
Arrêté et traduit au tribunal révolutionnaire comme prévenu de correspondance avec les émigrés
et les ennemis de la France, et d’avoir été un des complices de la
fuite de Louis XVI, il fut cependant acquitté, le 16 pluviôse an II, et
renvoyé auprès du général Dubois.
Radet fit la campagne de 1792, se trouva à la reddition de Verdun, à la défense des ponts de Villosne et Consenvoye, et rejoignit l’armée des Ardennes, avec une partie de sa légion, à la côte de Biesme. Il assista, près de Kellermann, à l’affaire du camp de la Lune, et poursuivit les Prussiens dans leur retraite sur Deux-Ponts.
Passé à l’armée de la Moselle, Radet combattit vaillamment à l’affaire d’Arlon, à la bataille de Niderbronn et à la reprise des lignes de Weissembourg et du Palatinat.
Revenu à l’armée du Nord, il prit part à toutes les opérations de l’aile droite de cette armée.
Employé de nouveau à l’armée de la Moselle, dite de Sambre-et-Meuse, il assista, le 12 frimaire an II, à la [bataille de Bossut] sous le général Kléber.
Ayant fait dans cette affaire 200 émigrés prisonniers, Radet, au lieu
d’exécuter la loi qui ordonnait de les faire fusiller, sollicita et
obtint du général Bernadotte de les incorporer dans les rangs français et de renvoyer les officiers sur parole. Le 22 du même mois, il se trouva à la prise de Charleroi.
Nommé adjudant-général chef de brigade par les représentants du
peuple le 15 floréal an II, et attaché à la division de cavalerie du
général Dubois, il se distingua à la bataille de Fleurus, au combat et à la prise de Mons, les 8 et 13 messidor. Confirmé le 25 prairial an III, il acquit une nouvelle gloire au combat de Dierdorff le 28 germinal an V.[1]
En l’an VI, rappelé des armées actives, il fut envoyé comme chef de légion de gendarmerie pour réorganiser la 24e division de cette arme à Avignon, la commander et contribuer au rétablissement de la tranquillité dans le Midi. C’est là qu’il vit, pour la première fois, le général Napoléon Bonaparte à son retour d’Égypte.
Témoin des services rendus par Radet dans cette contrée et de la
considération qu’il s’y était acquise, le général Bonaparte lui parla
beaucoup, dans une longue conférence, du service de la gendarmerie, des
principes de l’organisation de ce corps, et ce fut à cette circonstance
que Radet dut son avancement.
Devenu premier Consul, Bonaparte l’appela à Paris,
et le nomma général de brigade de gendarmerie le 15 floréal an VIII.
Radet s’occupa alors d’un grand travail relatif à l’organisation de ce
corps, et le soumit au premier Consul, qui l’approuva. Il prit le
commandement en chef de toute la gendarmerie de France, la réorganisa, et l’on peut dire qu’elle se meut encore au XIXe siècle d’après les règlements qu’il a faits pour elle et les relations qu’il lui a fixées avec les diverses autorités publiques.
Nommé membre de la Légion-d’Honneur le 19 frimaire an XII, commandeur de l’Ordre le 25 prairial, et électeur de la Meuse, Radet inspecta successivement la gendarmerie en Corse, en Piémont, à Gênes, et fut chargé, le 27 mars 1808, d’organiser la gendarmerie en Toscane.
À cette époque, l’Autriche avait armé contre la France et manifestait
l’intention de soumettre les princes de la Confédération ; Napoléon,
pour soutenir ses alliés, menacés par le cabinet de Vienne, quittait en toute hâte l’Espagne, et, à la tête d’une grande armée en quelque sorte improvisée, pénétrait au centre de l’Allemagne ; l’Espagne, l’Autriche et l’Angleterre cherchaient à susciter des ennemis à la France, surtout en Italie. Un mouvement général, secrètement dirigé par le cardinal Pacca, était préparé dans les États romains.
Le pape Pie VII
venait de lancer une bulle d’excommunication contre l’Empereur :
l’Europe était sur le point de subir un embrasement général. Napoléon
jugea prudent de se mettre à l’abri des craintes que l’Italie lui
inspirait, et il prit l’unique mesure qui, peut-être, pouvait lui faire
atteindre son but, en mettant fin aux intrigues du gouvernement
pontifical. En conséquence, une dépêche télégraphique du 14 mai 1809 ordonna au général Radet de partir dans les vingt-quatre heures pour Rome.
Dans la nuit du 5 au 6 juillet,
ce général, aidé d’un millier d’hommes, gendarmes, conscrits ou soldats
de la garde civique de Rome, fit appliquer des échelles au palais du Quirinal,
où le pape se tenait enfermé. Les fenêtres et les portes intérieures
ayant été forcées, il arriva, suivi de ses hommes jusqu’à la pièce qui
précédait immédiatement la chambre à coucher du pape. Celle-ci lui fut
ouverte par ordre de Sa Sainteté, qui s’était levée au bruit et revêtue à
la hâte de ses habits de ville. [2]
La conversation continua quelque temps encore, et le général Radet
descendit avec son prisonnier. Une voiture attendait à l’une des portes
extérieures du palais : on y fit monter le pontife avec le cardinal
Pacca, et l’on suivit la route de Florence.
À son arrivée dans cette ville, le général remit le pape à un autre officier de gendarmerie, qui le conduisit à Savone.
Durant le cours de cette mission délicate, Radet conserva pour Sa
Sainteté les égards et le respect dus à son auguste caractère. Son
expédition terminée, il retourna à Rome.[3]
Vers la fin de 1809, Radet obtint le titre de baron de l'Empire et une dotation de 4.000 francs en Westphalie. Grand prévôt de la grande armée le 30 mars 1813, il fut nommé général de division le 5 novembre suivant. Après le rétablissement des Bourbons, en 1814, le général Radet cessa d’être employé activement.
Il était dans sa famille, quand on annonça le retour de Napoléon, le 12 mars. Il écrivit aussitôt au roi pour lui offrir ses services ; sa lettre resta sans réponse. Appelé à Paris par le général en chef de la gendarmerie, il reçut l’ordre, le 31 mars, de se rendre à Lyon pour prendre le commandement de la gendarmerie des 7e, 8e et 19e divisions militaires, et d’exécuter les mesures qui lui seraient indiquées afin de prévenir la guerre civile.
C’est en arrivant à Lyon qu’il apprit la présence du duc d’Angoulême dans le Midi ; peu de jours après, et sans avoir quitté Lyon, ni agi activement, il apprit la capitulation du prince, qu’on lui confirma à Pont-Saint-Esprit, où il suivait le général en chef, et où la garde de la personne du duc et de sa suite fut mise sous sa responsabilité.
Après le second retour des Bourbons, le général Radet fut traduit par-devant le 1er conseil de guerre de la 6e division militaire, à Besançon,
et condamné à neuf ans de détention, comme convaincu d’avoir, par ses
écrits et ses discours, cherché à éloigner de leurs devoirs les
militaires et les sujets qui étaient restés fidèles à leur souverain
légitime, et de les avoir engagés à passer au parti rebelle.[4]
Le général Radet fut enfermé dans la citadelle de Besançon, le 28 juin 1816 ; mais il obtint, le 24 décembre 1818, une décision royale qui lui fit remise du restant de sa peine.
Admis à la retraite le 1er décembre 1819, il mourut à Varennes (Meuse), le 27 septembre 1825.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 22 Aoû - 9:43

Jean Martin Petit





France
nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile
Jean-Martin Petit, né le 22 juillet 1772 et mort le 8 juin 1856 est un militaire français du Premier Empire.
Il s'enrôla dès qu'il eut l'âge requis, et se rendit à la frontière. Colonel en 1806, il se distingua dans tous les combats contre, les Prussiens et les Russes, et particulièrement au combat de Czarnanow. Nommé membre, puis officier de la Légion d'honneur, il fut décoré en 1808 de l'ordre de Saint-Henri de Saxe.
Promu au grade de général de brigade le 28 juin 1813 et créé baron de l'Empire, M. Petit prit le commandement de l'un des corps de la Garde impériale, et fit la campagne de France, pendant laquelle il reçut, le 26 février 1814, la croix de commandeur à la suite de brillants faits d'armes.
Après les désastres de Paris, Napoléon Ier,
ayant abdiqué, harangua les compagnons de sa gloire, et pressant avec
émotion l'aigle de la Garde sur son cœur, il ouvrit les bras au
commandant de ce corps d'élite ; le général Petit s'y précipita et reçut
le baiser d'adieu solennel.
Le général Petit prêta serment à la royauté, et, le 25 juillet suivant, il reçut la croix de Saint-Louis ; mais au retour de Napoléon, le général Petit reprit sa place à ses côtés. Il se trouva à Waterloo en qualité de major au 1er
régiment des grenadiers à pied de la Garde. Ce régiment est celui qui
résista à l'ennemi pendant la retraite, qui soutint les chocs les plus
violents et qui combattit le dernier. Le général Petit se montra brave
au milieu de tant de braves.
La Restauration refusa au général Petit le titre de lieutenant-général que Napoléon lui avait donné. Ce titre lui fut restitué le 27 février 1831.
Remis en activité à cette époque, il fut chargé du commandement d'une
division militaire. Il fut porté sur le cadre de retraite en 1847. Il était grand officier de la Légion d'honneur depuis 1835 et pair de France depuis le 3 octobre 1837.
Il est par la suite commandant de l'Hôtel des Invalides sous les ordres de Jérôme Bonaparte.
C'est l'un des hommes de confiance de Napoléon Bonaparte. En avril 1814, lors de son abdication, il déclare dans la cour du château de Fontainebleau : « Je ne puis vous embrasser tous, mais j'embrasse votre général. Venez, général Petit, que je vous presse sur mon cœur ». [1]
Il est blessé et meurt en commandant le 67e régiment d'infanterie de ligne.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Lun 23 Aoû - 10:02

Claude Étienne Guyot





5 septembre 1768
Villevieux
28 novembre 1837 (à 69 ans)
Paris
France
chasseurs à cheval, puis grenadiers à cheval
général de division
27 octobre 1790 - 1er octobre 1833
grenadiers à cheval de la Garde (1813), cuirassiers royaux (1814), 10e division militaire (1830)
Commandeur de la Légion d'honneur, baron puis comte d'empire, chevalier de Saint Louis
Grand chambellan
Claude Étienne Guyot, né à Villevieux (Jura) le 5 septembre 1768 d'une famille de cultivateurs, militaire français.
Il s'engagea en novembre 1790 dans le 10e
régiment de chasseurs à cheval, où il obtint tous les grades jusqu'à
celui de capitaine. Tour à tour employé aux armées du Rhin, de la Moselle, de la Vendée et de l'Italie, le jeune Guyot se fit remarquer par son courage personnel et ses talents administratifs ; il passa en 1802,
en qualité de capitaine d'habillement dans, la Garde consulaire, et fut
promu deux ans après au grade de chef d'escadron dans le même corps,
puis de major, de colonel-major, colonel en second. À Eylau, à la tête du 1er
régiment de chasseurs de la Garde, il chargea une masse d'infanterie
russe et traversa deux lignes ennemies; il rallia, après cette affaire,
le 2e régiment de la Garde dont le colonel avait été tué et en conserva le commandement jusqu'à la paix de Tilsitt ; il passa ensuite en Espagne sous les ordres du général Lefebvre Desnouettes ; mais ce général ayant été fait prisonnier à Benavente, le colonel Guyot en reprit le commandement qu'il conserva jusqu'en 1809.
A Wagram, il chargea à la tête des chasseurs et des lanciers polonais, et fit, avec eux, des prodiges de valeur; à la suite de cette bataille; il fut nommé général de brigade. Élevé au grade de général de division en 1811, il fit la campagne de Russie et escorta l'Empereur à la tête de son régiment de chasseurs. Pendant la campagne de 1813, il assista aux batailles de Lützen, Bautzen, Leipzig et Hanau.
Nommé colonel des grenadiers à cheval de la Garde, après la mort du général Walther, il sauva, sous Brienne, une batterie de vingt pièces de canon avec 450 grenadiers seulement.
Lefebvre Desnouettes ayant été blessé à la Rothière, en 1814, le général Guyot prit le commandement de la division et se distingua dans cette journée. Le 11 février, près de Montmirail,
il enleva 4 500 hommes à un corps prussien et fut blessé. Le 14, sa
division mit le désordre dans plusieurs carrés, cerna, dans une ferme,
un bataillon prussien que les grenadiers à pied de la Garde prirent
ensuite d'assaut. Il se signala de nouveau à Montereau, et, le 25, entre Troyes et la Guillotière, dégagea, avec 200 grenadiers, une forte reconnaissance de chasseurs menacés d'une destruction complète. Le 4 mars, entre Fisme et Château-Thierry,
il enleva un convoi de deux cents voitures; le lendemain, il lutta
courageusement contre des forces très-supérieures, et l'Empereur étant
accouru avec sa Garde, Guyot chargea une division de Cosaques, leur tua 600 hommes, en enleva 150, une pièce de eunon et le prince Gagarin qui les commandait. Il contribua à la reprise de Reims, prit 150 hommes et beaucoup de bagages, le 14; le 20, avec la division Lefol, il garda le point d'Arcis, et les efforts de l'ennemi ne purent lui enlever cette position.
Le 23 mars 1815, le général Guyot reçut de l'Empereur l'ordre de mettre son régiment en état d'entrer en campagne. Le 15 juin, il commandait, en avant de Charleroi,
une division de grenadiers et de dragons de la Garde. Cette division
souffrit beaucoup le lendemain en chassant les Prussiens de Ligny.
Le 18, elle chargea trois fois, sans canon, les masses énormes du
centre de la ligne anglaise que soutenait une artillerie formidable.
Dans la deuxième charge, Guyot eut son cheval tué, reçut plusieurs coups
de sabre et resta au pouvoir de l'ennemi. Délivré par ses intrépides
grenadiers, ses blessures ne l'empêchèrent pas d'effectuer une troisième
charge, il fut une seconde fois démonté et blessé.. Une heure après, il
suivait à cheval, avec les débris de sa division, l'arrière-garde de
l'armée, en ralliant sans relâche ses soldats.
Le général Guyot commandait derrière la Loire toute la cavalerie de la Garde ; il envoya sa démission à Macdonald, pour n'être pas contraint d'opérer le licenciement ; il dut néanmoins diriger sa cavalerie jusqu'à Toulouse. Mis en non-activité, il se retira dans ses foyers.
À la Révolution de 1830,
on l'envoya commander à Toulouse, et s'y montra partisan un peu exagéré
de l'ordre nouveau ; quelque temps après, il atteignait l'âge de la
retraite. M. Guyot était commandeur de la Légion d'honneur et comte de l'Empire.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Mar 24 Aoû - 9:38

Armand Augustin Louis de Caulaincourt




9 décembre 1773
Caulaincourt
19 février 1827 (à 53 ans)
Paris
France
Cavalerie
Général de division
diplomate
Armand Augustin Louis, marquis de Caulaincourt[1], duc de Vicence (Caulaincourt, le 9 décembre 1773Paris le 19 février 1827) fut un militaire et diplomate français.


Origine


Fils aîné de Gabriel Louis marquis de Caulaincourt,
officier général, Armand entra au service à 15 ans, fut successivement
sous-lieutenant, lieutenant, capitaine, aide-de-camp de son père et
officier d'état-major.
Aide de camp


Lieutenant en 1789, il devient aide de camp de son père en 1791 et, au printemps 1792, au moment de la déclaration de guerre de la France à l'Europe, il est capitaine à l'état-major de son oncle, d'Harville.
Le 1er juin 1792, suspect parce que noble, Caulaincourt est volontaire pour servir dans la garde nationale parisienne - section de la Croix-Rouge - comme simple soldat ; grâce en particulier à Lazare Hoche, il reconquiert rapidement ses grades et devient aide de camp d'Aubert-Dubayet à l'armée des côtes de Cherbourg. En mars 1796, Caulaincourt accompagne ce dernier à Venise, puis à Constantinople.
De retour en France en juin 1797 avec l'ambassadeur ottoman, il fit la campagne d'Allemagne en l'an VII et combat sur le Rhin à Stockach, à Weinheim, à Messkirch et à Neresheim au 8e de cavalerie, puis au 2e Carabiniers.
Diplomate


Promu colonel, Caulaincourt est envoyé par Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, le 14 octobre 1801, en mission diplomatique pendant six mois à Saint-Pétersbourg. Même s'il échoue dans sa mission dans la mesure où il se laisse subjuguer et manœuvrer par le tsar Alexandre Ier, Caulaincourt séduit Napoléon Bonaparte qui le prend comme aide de camp en août 1802, avant de le nommer Général de brigade en août 1803.
Le 10 mars 1804, c'est encore Caulaincourt qui est envoyé à Strasbourg par le Premier Consul pour organiser l'enlèvement du duc d'Enghien, à Ettenheim, en territoire badois. En juin 1804, Caulaincourt est promu Grand Écuyer. Dans cette fonction, il occupe en particulier de ce qu'on appellerait aujourd'hui l'agenda de Napoléon Ier, de sa sécurité personnelle en campagne, de l'envoi des dépêches, des estafettes et des écuries.
En février 1805, il est Général de division et sert jusqu'en 1807 à l'état-major de la Grande Armée avant d'être envoyé comme ambassadeur en Russie en novembre 1807 et fait duc de Vicence en juin 1808. Caulaincourt ayant abandonné la carrière des armes à la fin du Consulat pour devenir diplomate et grand écuyer de Napoléon Ier, il a essayé en vain de détourner Napoléon Ier de la tragique aventure russe. Rappelé en mai 1811, Caulaincourt retourne en Russie en 1812 avec la Grande Armée et vit un moment important de sa vie lorsque, du 7 au 18 décembre 1812, il revient en traîneau et en berline de Russie en France, seul avec Napoléon Ier qui se confie à lui. Ce fut lui que l'Empereur choisit pour compagnon de son voyage de Smorgoni à Paris. La confiance de Napoléon pour Caulaincourt s'accrut encore par ce tête à tête de quatorze jours et de quatorze nuits.
Il consignera dans ses Mémoires les propos tenus par Napoléon
devant lui, laissant ainsi aux historiens un témoignage très précieux
sur une foule de sujets. En avril 1813, Caulaincourt est nommé sénateur. Plénipotentiaire auprès des souverains alliés durant la campagne de Saxe, il signa l'armistice de Pleiswitz, fut envoyé ensuite de juillet 1813 au 3 avril 1814 comme ministre plénipotentiaire au congrès de Prague où il travailla vivement à amener la paix : pour C. Mullié, ce ne fut ni sa faute, ni celle de Napoléon si elle ne fut pas conclue.
Sénateur en 1813 et il est du 20 novembre 1813 à avril 1814, ministre des Relations extérieures (ministre des Affaires étrangères), négociateur au Congrès de Châtillon, plénipotentiaire de Napoléon pour le traité du 11 avril 1814, il porta son abdication au gouvernement provisoire.

Tombe de Caulaincourt au cimetière du Père-Lachaise (28ème division).





Il reprend le portefeuille de ministre des relations extérieures pendant les Cent-Jours, du 21 mars au 8 juillet 1815.
Durant cette période, il devient l'un des hommes politiques les plus
importants en influençant Bonaparte sur sa politique étrangère.
Fidèle parmi les fidèles, il n'accompagna pas Napoléon dans son second
exil. Membre de la commission du gouvernement provisoire, puis porté sur
la liste du 24 juillet 1815, il en fut aussitôt rayé après l'intervention personnelle du tsar Alexandre Ier.
Il rentre en France, se retire sur ses terres et fait preuve de la plus grande discrétion avant de mourir à Paris, le 19 février 1827.
Ce fut un des hommes politiques du Premier Empire les plus loyaux et les plus fidèles envers Napoléon[2]. C. Mullié indique que Caulaincourt fut absolument étranger à l'enlèvement du duc d'Enghien à Ettenheim, et par suite à la mort du prince. On a publié de 1837 à 1840, sous le titre de Souvenirs du duc de Vicence,
des mémoires factices dûs à Charlotte de Sor. L'édition scientifique
des vrais mémoires de Caulaincourt a été publiée en 1933, par Jean
Hanoteau. Son fils aîné a été sénateur sous Napoléon III.
À Paris, une rue de Montmartre porte, en hommage au général, le nom de rue Caulaincourt. On trouve le nom du duc de Vicence inscrit sur la 31e colonne (pilier Ouest) de l'arc de triomphe de l'Étoile.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Mer 25 Aoû - 8:13

Étienne Heudelet




France
nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile
Étienne Heudelet de Bierre, né à Dijon le 12 novembre 1770, militaire français.
Lieutenant au 3e bataillon des volontaires de la Côte-d'Or en 1792, adjoint aux adjudants-généraux la même année, aide-de-camp du général de cavalerie Dubois, le 1er septembre 1793, et quelques mois après aide-de-camp du général Michaud, commandant en chef de l'armée du Rhin. Il était adjudant-général chef de brigade, le 30 décembre 1794, après s'être distingué autant par ses talents que par son courage aux armées du Rhin et de la Moselle. Il est promu adjudant-général chef de brigade le 30 décembre 1794, pendant le blocus de Mayence.
En 1795, il était chef d'état-major du général Gouvion-Saint-Cyr à l'armée de Mayence. En 1796, il commandait l'avant-garde du général Delmas, commandait l'avant-garde au passage du Rhin sous Moreau. Il obtint à cette occasion les félicitations de ce dernier et du gouvernement.
Promu au grade de général de brigade, le 5 février 1799, il servit d'abord à l'armée d'observation, fut ensuite chargé d'une mission secrète par Bernadotte, passa à l'armée du Danube et fit échouer, à la tête de la 5e division qu'il commandait par intérim, le passage de l'Aar tenté par le prince Charles.
A Hohenlinden, il faisait partie de la division Ney. En 1803, il commandait le département de l'Aube dans la même année ; il était à la tête de l'avant-garde de Davout et se signala par le passage de l'Ems à Steyer, et par le combat de Marienzell, le 8 novembre 1805, où il battit complètement la division du général autrichien Merfelt, forte de 10 bataillons, lui tua 1 500 hommes, en prit 4 000, avec 10 canons, 6 drapeaux et plus de cent voitures d'équipages.
À Austerlitz, il se distingua de nouveau et fut nommé général de division (24 décembre 1805) Chargé de la 2° division du 7e corps en mai 1806, il se montra d'une manière brillante à Iéna et à Eylau, où une balle lui traversa le corps.
En 1808, il commanda la 3e division du 8e corps de l'armée d'Espagne, d'où il passa à l'armée de Portugal en 1809, et rendit d'importants services dans ces deux campagnes. Rentré en France en 1811 pour cause de santé, il forma ou inspecta en 1812 différents corps qui se rendaient en Russie. Le 12 mai, on lui confia la 2e division de réserve pour protéger le pays depuis l'Escaut jusqu'à la Baltique.
Après la retraite de Russie, il entra dans la place de Dantzig et fit partie de la garnison sous les ordres du général Rapp. Conduit prisonnier de guerre à Kiow, il envoya de cette ville, le 4 juin, son adhésion au rétablissement des Bourbons. Rentré en France le 5 septembre, il commandait la 18e division militaire lors du retour de Napoléon Ier. Il montra d'abord quelque hésitation, puis finit par accepter le commandement de la 15e division d'infanterie de l'armée du Rhin. Le 17 juin, une dépêche télégraphique l'appela à Paris; il partit le 19, avant le commencement des hostilités, apprit en route les événements de l'armée du Nord et se retira sur ses terres de Bierre-les-Semur.
En 1808, il reçoit de l'Empereur de grands domaines en Westphalie qu'il conserva jusqu'au traité de Vienne.
Commandant de la 18è division militaire (Département de la Côte d’Or) à la 1ère Restauration.
Le roi ne tarda pas à le nommer gouverneur de la 4e division à Nancy, puis de la 3e à Metz. Il fut appelé comme témoin dans le procès du maréchal Ney, fit une déposition très loyale qui déplut aux réactionnaires de l'époque et le fit mettre en non-activité, puis en 1819, en disponibilité, et plus tard à la retraite.
Après la Révolution de 1830,
le comte Heudelet de Bierre, retiré dans ses terres de l'Auxois, fut
rétabli sur les cadres de l'activité, fut nommé inspecteur général
d'infanterie. Il a exercé depuis plusieurs commandements militaires
jusqu'en 1835,
qu'il fut classé dans le cadre de non-activité. Il devient Conseiller
général de Côte d'Or de 1819 à 1838. Placé dans le cadre de réserve, 15
août 1839.
Admis à la retraite le 30 mai 1848. Décédé le 20 avril 1857, place des Vosges à Paris.
Replacé dans le cadre de réserve le 1er janvier 1853 par l'empereur Napoléon III..
Était fils d'un commis à la direction des fermes générales du parlement de Bourgogne.
Chevalier de Saint-Louis en 1814, pair de France en 1832, le comte Heudelet de Bierre fut nommé grand-croix de la Légion d'honneur le 18 février 1836.
Sébastien Heudelet de Bierre épousa Marie Thérèse VILLEQUEZ née à
Besançon ( Doubs ) le 25 avril 1785, sœur jumelle de Marc Joseph Charles
VILLEQUEZ et enfants du conseiller du Roy au Parlement de
Franche-Comté, et elle fut enterrée au cimetière de Bierre-les-Semur
(21). Le mariage eut lieu à Bucey les Gy (Haute-Saône) le 18 brumaire an
IX (9 novembre 1800). C'est elle qui géra les terres du château de
Bierre pendant les nombreuses campagnes du général et elle finança la
restauration de la très belle église du village, classée Monuments
Historiques. Son fils, le comte Léon Heudelet de Bierre n'ayant que des
filles, vendit le château de Bierre en 1848.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Jeu 26 Aoû - 10:25

Louis-François Lejeune




3 février 1775
Strasbourg
29 février 1848 (à 73 ans)
Toulouse
France
Royaume de France
Royaume des Français
République française
Empire français
Royaume de France
Empire français (Cent-Jours)
Royaume de France
Royaume des Français
Génie. Artillerie.
Général
1792 - 1824
Guerres de la Révolution
Guerres napoléonniennes
Commandeur de la légion d'honneur
chevalier de Saint-Louis
Maire de Toulouse
Peintre & graveur
Louis-François Lejeune : (3 février 1775 à Strasbourg - 29 février 1848) est un peintre, graveur et militaire français de la période du Premier Empire.


Biographie


Il étudie la peinture chez Pierre-Henri de Valenciennes avec Jean-Victor Bertin mais quitte l'atelier et part comme volontaire en 1792 dans la compagnie des Arts de Paris. Il reçoit son baptême du feu à la bataille de Valmy en 1792. Nommé sergent au 1er bataillon de l'Arsenal, il passe en 1793 dans l'artillerie à La Fère, assiste aux sièges de Landrecies, du Quesnoy et de Valenciennes, où il devient aide-de-camp du général Jacob puis fait, en qualité de lieutenant-adjoint au génie, les campagnes de 1794 en Hollande et de 1795.
Appelé en 1798
au dépôt de la guerre, il réussit brillamment ses examens et se voit
nommé capitaine-adjoint au corps du génie. Il devient aide-de-camp du
maréchal Berthier en 1800 et le reste jusqu’en 1812.
Il participe à ce titre à pratiquement toutes les campagnes des guerres d’Empire, notamment en Espagne, où il sera blessé et fait prisonnier. Capitaine après Marengo, chef de bataillon après Austerlitz, il est chevalier de la Légion d'honneur et colonel au siège de Saragosse.
En 1812, lors de la campagne de Russie, il est nommé général de brigade et chef d’état-major de Davout. Victime de gelure au visage, il quitte son poste lors de la retraite de Russie et est mis aux arrêts sur ordre de Napoléon Ier.
Libéré dès mars 1813, il est d'abord affecté dans les provinces illyriennes, puis rejoint à nouveau l’armée, sous les ordres du maréchal Oudinot, dont il devient le chef d'état-major. Pendant la campagne de Saxe, le général Lejeune est présent à la bataille de Lützen, au passage de la Spree, à Bautzen, etc. Il est nommé officier de la Légion d'honneur et commandeur de l'ordre de Maximilien de Bavière.
A la bataille de Hoyersverda, alors que le corps de Bülow écrase le 12e
corps formé en carré dans une prairie, le général Lejeune, au risque
d'être enlevé, s'aventure dans les lignes de l'ennemi avec un bataillon,
la cavalerie du général Wolf et six pièces de 12. Il brise toute
l'artillerie prussienne et sauve le maréchal Oudinot et son armée.
A nouveau plusieurs fois blessé, dont la dernière à Hanau, il est autorisé à quitter l’armée en novembre 1813, après plus de vingt ans de services. Il se consacre alors à la peinture.
Nanti d'une première dotation en Hanovre en 1808, d'une seconde en Westphalie en 1810, il est fait baron d'Empire la même année.
Déjà titulaire de la croix de l'ordre impérial de Léopold, le général Lejeune est fait chevalier de Saint-Louis par Louis XVIII, et, en 1823, commandeur de la Légion d'honneur. Il reprend du service dans l’armée, devenue royale, de 1818 à 1824. Il est encore commandant de la Haute-Garonne en 1831.
Le 2 septembre 1821, il épouse Louise Clary, sœur du général Marius Clary et surtout nièce de Désirée Clary, reine de Suède par son mariage avec Jean-Baptiste Bernadotte. En 1824, le roi de Suède lui confére la grand-croix de l'l'Ordre de l'Épée de Suède (de).
En 1837, il devient directeur de l’École des beaux-arts et de l’industrie de Toulouse, ville dont il devient maire en 1841.

La bataille des Pyramides, par Lejeune.





Lejeune n'avait pas oublié ses pinceaux sur le champ de bataille, et
l'amour des arts ne l'avait pas abandonné. On a de lui un assez grand
nombre de tableaux d'histoire très estimés. On distingue surtout le
tableau de la bataille de Guirando, qui parut en 1819 et eut un succès prodigieux, et le tableau de la bataille de la Moskowa,
le chef-d'œuvre de l'auteur. Il reste principalement connu pour ses
tableaux de scène de batailles pleins de vigueur qui allient vérité
historique et composition artistique, réalisés à l’aide de croquis pris
sur le vif durant les combats.
On lui attribue généralement l’introduction, en France, de la lithographie qu’il avait vu utiliser à Munich dans l’atelier de son inventeur, Aloys Senefelder, en 1806.
Il dessina aussi quelques uniformes de l'armée impériale, dont celui des lanciers de Berg de Murat et celui des aides-de-camp de Berthier.
Ses mémoires ont fait l'objet de multiples réimpressions.
Il meurt à Toulouse à l’âge de 73 ans d’une crise cardiaque.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Ven 27 Aoû - 10:13

Emmanuel de Grouchy




Emmanuel, marquis de Grouchy, Maréchal de France (1766-1847), Jean-Sébastien Rouillard, 1835

23 octobre 1768
Paris
29 mai 1847 (à 79 ans)
Saint-Étienne
Français
Royaume de France
Royaume des Français
République française
Empire français
Royaume de France
Empire français (Cent-Jours)
Royaume de France
Royaume des Français
Maréchal d'Empire
Guerres de la Révolution
Guerres napoléonniennes
Pair de France
Emmanuel, marquis de Grouchy (né à Paris, le 23 octobre 1768, † Saint-Étienne 29 mai 1847), maréchal d'Empire, comte de l'Empire, Grand Aigle de la Légion d'honneur, pair de France.


Pendant la Monarchie


Aristocrate, fils d'officier, sa famille, normande d'origine, est connue pour être liée aux grands écrivains et penseurs de la fin de l'Ancien Régime. Grouchy entra à 13 ans au corps royal de l'artillerie de Strasbourg en qualité d'aspirant, en 1780, il est promu lieutenant en second au régiment d'artillerie de La Fère en 1781[1]. Passé dans la cavalerie en 1782, Grouchy fut en 1784 promu au grade de capitaine dans le régiment royal étranger Cavalerie, avant d'être nommé en 1786 à la compagnie écossaise de la Garde Royale, avec rang de lieutenant-colonel.
La Révolution française


Les principes de 1789,
qu'il adopte avec enthousiasme, le poussent à donner sa démission de
son emploi de lieutenant aux gardes. Rallié aux idées nouvelles, il est
le beau-frère de Condorcet par sa sœur Sophie et de Cabanis par son autre sœur Charlotte.

Emmanuel de Grouchy, capitaine du 2e de dragons en 1792, Georges Rouget, 1835.





Il réintègre l'armée et devient colonel en 1792 du 12e régiment de chasseurs à cheval, puis du 2e régiment de dragons[2] du 5 février au 8 juillet 1792) puis très rapidement du 5e régiment de hussards (ancien régiment de Lauzun Hussards) ; la même année, il est envoyé à l'armée du Midi en qualité de maréchal de camp ; il commanda la cavalerie et prit une part glorieuse aux opérations et à la conquête de la Savoie. Sa conduite dans les diverses batailles qui suivirent lui valut le grade de général de division, qui lui fut conféré par les représentants en mission. Il défend Nantes contre les Vendéens, mais est suspendu comme noble et exclu de l'armée.
Proscrit comme noble par le décret du 15 thermidor an II, Grouchy se retira dans le département de la Manche ; il reste discret et passe la Terreur sans encombre. Après la chute de Robespierre, il reprend du service.
Rappelé en l'an III, il est envoyé à l'armée des côtes de l'Ouest comme chef d'état-major, opère sa jonction avec les troupes commandées par Hoche et contribue à la victoire sur les émigrés débarqués à Quiberon. À la suite de cette affaire, il obtient le commandement en chef de l'armée de l'Ouest,
et devient, en qualité, de chef d'état-major général, l'adjudant du
général Hoche, chargé du commandement des trois armées réunies. Il part
pour l'expédition d'Irlande et revient après l'échec de débarquement.
En l'an VI, Grouchy passa sous les ordres de Joubert à l'armée d'Italie. Envoyé en Piémont, il contraignit à l'abdication le roi Charles-Emmanuel, et reçut en récompense le commandement du Piémont. Dans toutes les affaires qui précédèrent la bataille de Novi, Grouchy fit des prodiges de valeur. Il fut blessé à Valence et eut à la bataille de la Trebbia deux chevaux tués sous lui. À Novi, il commandait l'aile gauche et fit prisonniers 4 300 Autrichiens. Cerné dans les défilés de Paturna, où il reçut 14 blessures, il fut fait prisonnier.
Le Consulat


Échangé après une année de captivité, il vit avec désespoir le 18 brumaire et protesta par écrit contre l'établissement du Consulat. Il reprit néanmoins du service et, affecté dans l'armée des Grisons à l'été 1800, il chassa les Autrichiens de l'Engadine. Chargé du commandement d'une des divisions de la seconde armée de réserve, il la commanda en chef pendant une maladie de Macdonald.
Il passa ensuite à l'armée du Rhin sous les ordres de Moreau ; il y combattit avec sa valeur ordinaire et prit à la bataille de Hohenlinden une part des plus glorieuses. Il continue vers Vienne, arrive à Steyer où est signé l'armistice. Son amitié avec le général Moreau vaut à Grouchy la suspicion de Bonaparte, qui ne lui donne aucun commandement jusqu'à la campagne de 1805. À la paix, il obtint une inspection générale de cavalerie, fut chargé de reconduire en Toscane le fils du roi Louis Ier, et de le faire reconnaître comme roi d'Étrurie.
L'Empire


Le 19 brumaire an XII, il fut créé membre de la Légion d'honneur et grand officier le 25 prairial suivant. À cette occasion, il dut prêter serment de fidélité à l'empereur Napoléon Ier, et à ce serment, jamais il n'a manqué.
En 1805, le général Grouchy fut promu au commandement d'une division de l'armée gallo-batave, à la tête de laquelle il assista aux batailles de Wertingen, de Guntzbourg et d'Ulm. Après Ulm, il tomba malade et dut quitter sa division pour rentrer en France.
Passé, en 1806, au commandement d'une division de dragons, il pourchasse les débris de l'armée prussienne après Iéna, contraint Hohenlohe à la capitulation. Il conduit sa division, le 25 octobre, dans Berlin; le 26, il combat avec elle à Zehdenick, et deux jours après à Prentzlow.
Après s'être distingué à Lubeck, au passage de la Vistule, à Thorn, etc, il assista le 8 février 1807 à la meurtrière bataille d'Eylau.
Le matin, il avait mené 4 000 hommes au combat; le soir, il lui en
restait 1 200 à peine. Son cheval avait été tué sous lui. Grièvement
blessé lui-même, il dut la vie au dévouement du jeune Lafayette, son
aide-de-camp. Après cette bataille, il reçut de l'Empereur la
grand'croix de l'Ordre de Maximilien Joseph de Bavière[3] ; quatre mois plus tard, sa conduite à Friedland lui valut une mention flatteuse dans le 19e bulletin.
Après la paix de Tilsitt, le général Grouchy fut décoré du grand aigle de la Légion d'honneur : en 1808, l'Empereur le créa comte de l'Empire et l'envoya en Espagne. Il est envoyé en Espagne en 1808 sous les ordres de Murat, il devient gouverneur de Madrid, et réprime l'insurrection de mai 1808.
Le général signala sa présence dans cette capitale par d'importants
services; mais bientôt il sollicita et obtint la permission de rentrer
en France. Comte de l'Empire au début de l'année 1809.
À peine arrivé, il reçut ordre de rejoindre l'armée en Italie (1809). Après des prodiges de valeur, dans cette campagne, il alla rejoindre avec le prince Eugène de Beauharnais la Grande Armée en Allemagne. Il décide de la victoire à la bataille de Raab. Le 6 juillet, il prit une part glorieuse à la bataille de Wagram, où il battit la cavalerie ennemie et enveloppa le corps de l'archiduc Charles. Deux jours après, il défit complètement l'arrière-garde ennemie sous les ordres du prince de Rosamberg. Napoléon le récompensa en lui conférant le grade de commandeur de l'ordre de la Couronne de fer
et le nomma colonel général des chasseurs à cheval de la Garde. Ce
grade plaçait le général Grouchy au nombre des grands dignitaires de
l'Empire.
En 1812, le général comte Grouchy reçut le commandement d'un des trois corps de cavalerie de la Grande Armée. Il commande le 3e corps de cavalerie lors de la campagne de Russie. Il passa le premier le Borysthène et combattit à Krasnoïe, à Smolensk et à la Moskowa. C'est à lui que l'on dut le succès de cette dernière bataille, dans laquelle il reçut un biscaïen dans la poitrine, vit son fils blessé à ses côtés et eut un cheval tué sous lui.
Lors de la retraite de Moscou, Grouchy combattit à Maloyaroslavets sous les ordres de Eugène de Beauharnais, reçut l'ordre de couvrir l'armée, et eut l'honneur de sauver à Viazma une partie de l'artillerie française. Remplacé à l'arrière-garde par Davout, Grouchy reçut le commandement de l'escadron sacré, « bataillon sacré », qui protège l'Empereur durant la retraite.
Rentré en France à la fin de 1812, il se fâche avec Napoléon en 1813, ce dernier voulant le maintenir à la tête de la cavalerie alors que Grouchy souhaite un commandement dans l'infanterie.[4]
Il renvoya alors ses ordres de service au ministre et se retira dans
ses terres ; mais bientôt les frontières françaises furent envahies, et
le général Grouchy, oubliant tout ressentiment personnel, écrivit à
l'Empereur pour lui redemander du service.
Ce fut encore la cavalerie de la Grande Armée qu'on lui confia. Grouchy arrêta l'ennemi dans les plaines de Colmar, joignit l'Empereur à Saint-Dizier, après avoir défendu contre les alliés le passage des Vosges, prit une part des plus glorieuses aux combats de Brienne, de La Rothière et de Vauchamps, à Montmirail, et fut blessé à Troyes qu'il reprit à l'ennemi. Blessé de nouveau très grièvement à Craonne, il dut quelque temps renoncer au service.
À l'arrivée de Louis XVIII, il se rallie et devient inspecteur général de la cavalerie. La Restauration enleva à Grouchy le grade de colonel général des chasseurs à cheval pour le donner au duc de Berry. On lui accorda toutefois la croix de commandeur de l'ordre de Saint-Louis.
Les Cent-Jours


Mais dès le retour de l'Empereur, ce fidèle parmi les fidèles est l'un des premiers à le rejoindre : en mars 1815, le général Grouchy, mandé aux Tuileries, dit à Napoléon que son dévouement était acquis à la patrie.
Chargé du commandement en chef des 7e, 8e, 98 et 10e divisions militaires, il partit pour Lyon et trouva à Donzère le duc d'Angoulême qui réclamait l'exécution de la convention de la Palud ; Grouchy en écrivit à Napoléon, et sur son ordre exprès, fit embarquer le prince à Sète, puis se rendit à Marseille. Cet acte lui vaut son bâton de maréchal et d'être nommé pair de France.
Le 17 avril, il reçut le brevet de Maréchal de France.
Envoyé à l'armée des Alpes comme général en chef, il organisa cette armée, mit les frontières de la Savoie et du Piémont en état de défense, puis revint à Paris, appelé à la Chambre des pairs par un décret impérial. Bientôt, il fut chargé du commandement en chef de la cavalerie à l'armée du Nord. Il suit l'armée pendant la campagne de Belgique.
Waterloo


Il contribue à la victoire de la bataille de Ligny le 16 juin,
mais, chargé par Napoléon de poursuivre les Prussiens, il exécute cet
ordre aveuglément malgré les supplications de son adjoint, le futur
maréchal Gérard, et ne comprend que trop tard son erreur[5] de ne pas avoir été présent à Waterloo.[6]
Dans les journées du 17 et du 18 juin
se place une série de faits dont beaucoup ont fait contre le maréchal
Grouchy l'objet d'une grave accusation. Détaché le 17 avec un corps de
30 000 hommes pour aller à la poursuite des Prussiens que Napoléon
croyait retirés vers la Meuse, il aurait laissé échapper le corps de Blücher, fort de 40 000 hommes, qu'il ne devait pas perdre de vue, et se serait laissé masquer par le petit corps prussien de Thielman, qui lui cacha la contre-marche de Blücher se dirigeant sur le canon de Wellington. L'ordre donné par Napoléon de marcher sur Wavre n'était pas absolu et était subordonné aux manœuvres de l'ennemi.
Las Cases rapporte, dans le Mémorial, qu'à Sainte-Hélène
Napoléon aurait dit : « Le maréchal Grouchy avec 34 000 hommes et 108
pièces de canon a trouvé le secret qui paraissait introuvable de
n'être, dans la journée du 18, ni sur le champ de bataille de Mont-Saint-Jean,
ni sur Wavre… La conduite du maréchal Grouchy était aussi imprévisible
que si, sur sa route, son armée eût éprouvé un tremblement de terre qui
l'eût engloutie. »
La part faite à ce fatal malentendu qui priva Napoléon de sa droite
et changea la victoire en déroute, le maréchal arriva à Wavre le soir,
à peu près à l'heure où Blûcher arrivait à Waterloo. [7]
À Wavre, il attaqua le corps prussien qui occupait cette ville et le
battit. Attaqué à son tour le lendemain par des forces plus
considérables, il repoussa de telle sorte l'ennemi qu'il se disposait à
marcher sur Bruxelles, lorsqu'il reçut le message de l'Empereur. Le maréchal se replia sur Namur, exécutant sa retraite à travers toute l'armée anglo-prussienne et arriva à Reims, sans avoir fait aucune perte. Ce fut là qu'il apprit qu'une dernière fois, l'Empereur venait d'abdiquer en faveur du roi de Rome.
Il fit à ses soldats une proclamation dans laquelle il les engageait à
défendre, sous les ordres du nouveau chef de l'Empire, les intérêts de
la patrie et de la liberté.
L'exil en Amérique


À Soissons, le maréchal reçut le 28 juin
un décret du gouvernement provisoire, en date du 25, par lequel il
était appelé au commandement en chef de l'armée du Nord. À son arrivée
à Paris, il remit ce commandement au maréchal Davout.
Proscrit par l'ordonnance du 24 juillet 1815 de Louis XVIII qui ne lui pardonne pas l'arrestation du duc d'Angoulême, il se réfugie aux États-Unis, à Philadelphie où il demeure cinq années.
Le retour en France


Deux fois le 2e conseil de guerre de la 1re division, chargé de juger le maréchal, s'était déclaré incompétent. Par ordonnance royale du 24 novembre 1819, Louis XVIII permit à Grouchy le retour dans la patrie, en le rétablissant dans ses titres, grades et honneurs, au 19 mars 1815. Rentré en France en 1821, le comte Grouchy, redevenu lieutenant-général (général de division), fut mis à la retraite.
Louis-Philippe lui rend ses anciens titres et le nomme de plus pair de France. Une ordonnance royale du 19 novembre 1831 lui rend son titre de maréchal de France. Une autre ordonnance du 11 octobre 1832 lui restitue son siège à la Chambre des pairs.
Il meurt le 29 mai 1847 à Saint-Étienne, de retour d'un voyage en Italie. Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile, côté Nord.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Sam 28 Aoû - 11:00

Jean Joseph Ange d'Hautpoul




13 mai 1754
Cahuzac-sur-Vère
14 février 1807 (à 52 ans)
14 février 1807 (à 52 ans)
Eylau
Mort au combat
France
Cavalerie
Général de division
* régiment de Languedoc
* commande en chef la grosse Cavalerie à l'armée de Sambre-et-Meuse
* 7e division de Cavalerie à l'armée de Mayence
* commandant la réserve de cavalerie
* 2e division de Cuirassiers à la réserve de Cavalerie de la Grande Armée
* Fleurus
* combat de Blankenberge
* Stockach
* bataille d'Eylau
* bataille d'Austerlitz
* rue à Paris
* navire de la Classe Triomphant
* statue de Gilbert Privat à Gaillac [2]
sénateur
inspecteur général de la Cavalerie
Jean Joseph Ange d'Hautpoul est un général français de la Révolution française et du Premier Empire, né le 13 mai 1754 au château de Salette (Cahuzac-sur-Vère) et mort le 14 février 1807, suite à sa blessure à Eylau.//

États de service


Né d'une famille d'ancienne noblesse du Languedoc, il entre comme volontaire dans la légion corse à 15 ans en 1769, passe en 1771 dans les Dragons de la légion de Dauphiné, puis en 1777[1] dans le régiment du Languedoc. De 1777 à 1792, il est cadet gentilhomme au régiment de Languedoc, où il finit colonel.
Il assiste aux combats les plus mémorables de la Révolution : de 1794 et 1795,
malgré ses origines nobles, grâce à l'intervention de ses soldats, il
reste à la tête de ses troupes, et commande la cavalerie d'avant-garde
de l'Armée de Sambre-et-Meuse.
Guerres de la Révolution française


Le 15 octobre 1793, il se fait remarquer à la délivrance de Maubeuge.
Exclu comme noble à Cambrai en février 1794, ses soldats exigent et obtiennent son maintien au corps.
Le 3 avril 1794, il est nommé Général de brigade (nomination provisoire) à l'armée du Nord sous Ferrand. Il commande l'avant-garde de la Cavalerie Légère à l'armée des Ardennes sous Desjardin le 17 mai 1794 puis l'avant-garde sous Marceau le 27 mai 1794. Il passe à la division Dubois le 6 juin 1794 et le 26 juin 1794, il combat à Fleurus, il est employé à l'armée de Sambre-et-Meuse le 2 juillet 1794 et quitte la division Dubois le 21 juillet 1794 pour la division Lefebvre.
Confirmé dans le grade de général de brigade par le comité de Salut Public le 13 juin 1795, il se signale au combat de Blankenberge le 13 septembre 1795. Le 4 juin 1796, il est promu général de division et inspecteur de la cavalerie. Ce même jour, il est blessé d'une balle à l'épaule gauche à Altenkirchen, remplacé par Richepance qu'il remplacera lorsqu'il sera blessé le 6 août 1796.
Il commande en chef la grosse Cavalerie sous Grenier à l'armée de Sambre-et-Meuse le 23 janvier 1797, sert au passage du Rhin à Neuwied le 18 avril 1797 puis il est désigné pour l'armée d'Angleterre le 12 janvier 1798.
Il commande la 7e division de Cavalerie à l'armée de Mayence le 29 juillet 1798, à l'armée du Danube le 6 mars 1799, sert à Ostrach le 24 mars 1799, puis à Stockach
le 25 mars 1799, mais ayant désobéi et manqué une charge, il est
suspendu de ses fonctions le 30 avril 1799 après une plainte déposée
par le général en chef Jourdan. Il est acquitté par un conseil de guerre réuni à Strasbourg et remis en activité à l'armée du Rhin le 27 juillet 1799.
Il commande la réserve de cavalerie sous Ney le 25 septembre 1799, sous Lecourbe en novembre 1799 puis sous Baraguey d'Hilliers en janvier 1800.
Il fait partie du corps de réserve sous Moreau le 1er avril 1800, se signale à Engen le 3 mai 1800, à Biberach le 9 mai 1800, enfin à Hohenlinden le 3 décembre 1800.
Guerres napoléoniennes



Il est nommé par le Premier Consul inspecteur général de la Cavalerie le 24 juillet 1801 puis il fait partie du camp de Compiègne le 30 août 1803. Il commande la Cavalerie au camp de Saint-Omer le 17 novembre 1803.
Le 24 août 1805, il commande la 2e division de Cuirassiers à la réserve de Cavalerie de la Grande Armée sous Murat, il enfonce le centre russe par une charge de Cavalerie sur le plateau de Pratzen à la bataille d'Austerlitz le 2 décembre 1805.
Napoléon Ier lui donna le grand cordon de la Légion d'honneur et le nomma sénateur avec une pension annuelle de 20 000 francs le 19 mars 1806, sert en Prusse à Iéna le 14 octobre 1806 et à la prise de Lubeck le 6 novembre 1806.
Il est employé avec sa division au 2e corps de Cavalerie de Bessières le 13 décembre 1806 puis sous Murat de nouveau le 12 janvier 1807. À la bataille d'Eylau,
après avoir exécuté plusieurs charges à la tête de sa division de
cuirassiers, il fut blessé pendant sa troisième charge atteint d'un biscaïen. Refusant d'être amputé d'une jambe, contre l'avis du chirurgien Larrey, il meurt cinq jours après (14 février 1807) de septicémie. Il était sur le point d'être nommé maréchal de France.
Napoléon avait ordonné qu'une partie des canons pris à Eylau fût
employée à la fonte d'une statue représentant le général d'Hautpoul,
revêtu de l'uniforme des cuirassiers, elle fut érigée à Gaillac
le 29 juin 1851 avec le bronze de 24 canons, elle fut renversé, le 22
mai 1942, par le régime de Vichy pour soutenir l'effort de guerre des
nazis[1].
Il est inhumé à Vornen. Son fils le comte Alphonse Napoléon d'Hautpoul
ira, en 1840 rechercher ses restes pour les rapporter à Paris dans le
caveau familial au Père-Lachaise (43ème division). Son cœur est déposé
dans la crypte des gouverneurs aux Invalides. Son nom est gravé sur l'Arc de triomphe.
Hautpoul était Grand Aigle (Grand Croix) de la Légion d'honneur depuis le 8 février 1806.
Grades



Édouard Detaille, Le général d'Hautpoul à cheval, 1912






Décoration et titres


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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Dim 29 Aoû - 10:51

Jean-Baptiste Antoine Marcellin de Marbot




Marcellin de Marbot
18 août 1782
Altillac
16 novembre 1854 (à 72 ans)
Paris
Français
République française
Empire français
Royaume de France
Empire français (Cent-Jours)
Royaume de France
Royaume des Français
République française
Lieutenant général
1800 - 1848
Bataille de Marengo
Bataille d'Essling
Bataille d'Eylau
siège de Salamanque
Siège d'Anvers
Grand officier de la Légion d'honneur
Pair de France
Cousin de François Certain Canrobert
Frère de Antoine Adolphe Marcelin Marbot
Fils de Jean-Antoine Marbot
Jean Baptiste Antoine Marcellin de Marbot, baron de Marbot, plus communément appelé Marcellin de Marbot (18 août 1782 à Altillac - 16 novembre 1854 à Paris), est un colonel de Napoléon devenu général sous la monarchie de Juillet. Il a inspiré Conan Doyle et publié ses Mémoires.//

Éléments biographiques


Jean Baptiste Antoine Marcellin, naît au château de La Rivière, à Altillac, sur les rives de la Dordogne. Il est issu d'une ancienne famille de noblesse militaire du Quercy. Son père a 4 fils dont 2 seulement survivront : Antoine Adolphe Marcelin Marbot (1781-1844), l'aîné, général français et Jean Baptiste Antoine Marcellin, le cadet. Son grand-père et son arrière-grand-père étaient fils uniques.
Il s’engage comme volontaire en 1800 au 1er régiment de hussards Bercheny commandé par son père, Jean-Antoine Marbot. Nommé lieutenant un mois après, il participe à la bataille de Marengo et au siège de Gênes, au cours duquel son père meurt[1]. Officier d'ordonnance d'Augereau lors de la campagne de 1805, il se distingue à la bataille d'Austerlitz. Capitaine en 1807, il est blessé à la bataille d'Eylau en portant un ordre. Passé dans l'état-major du maréchal Lannes en 1808, puis dans celui du corps de Masséna en 1809, il participe aux deux premières campagnes d'Espagne, où il est blessé à Agreda et à la prise de Saragosse. Fait chevalier de l'Empire le 12 novembre 1811 et colonel du 23e régiment de chasseurs à cheval en 1812, il prend part à la campagne de Russie, se signalant à l'occasion de plusieurs batailles. Chargé de la protection du passage de la Bérézina, il est blessé de deux coups de lance à Jacobowo, puis de nouveau à la bataille de Leipzig et à Hanau.
Pendant les Cent-Jours, il rallie Valenciennes à l'Empereur et contraint le gouverneur, qui voulait livrer la ville aux Anglais, à prendre la fuite. À la tête du 7e de Hussards, Napoléon le nomme général de brigade la veille de la bataille de Waterloo. Blessé en chargeant les carrés anglais à la tête de son ancien régiment, il est compris dans la liste des bannis le 24 juillet 1815.
Retiré en Allemagne, il rentre en France en 1819. Il reçoit alors le commandement du 8e chasseur à cheval. En 1821, Napoléon lui lègue 100 000 francs par testament. Le duc d'Orléans le charge de l'éducation militaire de son fils aîné, le duc de Chartres, puis il est nommé aide de camp du comte de Paris. Après les Trois Glorieuses, il est promu maréchal de camp et participe au siège d'Anvers (1832). Passé en Algérie, il assiste à l'expédition de Mascara en 1835 puis à celle des Portes de Fer en 1839 et à la prise de Mouzaïa en 1840. Élevé au grade de lieutenant-général le 4 octobre 1838, il entre au comité de cavalerie en 1844, avant d'être nommé pair de France le 6 avril 1845.
Le 8 juin 1848, il est mis d'office à la retraite et se retire de la vie publique.
Il est le cousin du maréchal Canrobert, qui s'illustre sous le Second Empire. Il écrivit ses Mémoires qui sont un remarquable témoignage de l'épopée napoléonienne.

  • Commandeur de la Légion d'honneur 21 03 1831, Grand Officier LH 30 04 1836.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Mar 31 Aoû - 9:17

Joseph Couin











Le baron Joseph-Christophe Couin est un général français, né à Beaumont-sur-Sarthe (Sarthe) le 13 juin 1763 et décédé le 9 septembre 1834.//

Biographie


Canonnier au régiment d'artillerie d'Auxonne en 1780, caporal fourrier en 1791, lieutenant en 1er dans l'artillerie à cheval de la légion du Nord en 1792. Il sert en Vendée (voir Guerre de Vendée), dans l'Armée des Pyrénées occidentales puis en Italie. Blessé à Arcole, capitaine à la compagnie des guides en Égypte. Chef d'escadron commandant l'artillerie de la garde consulaire
en 1803. Général de brigade commandant l'artillerie de la Garde en
1806. Passé dans la ligne par suite de la suppression de l'emploi de
colonel en 2e, conséquence d'irrégularités dans les achats de chevaux et d'habillement, 15 décembre 1808. Commandant sous Moncey l'artillerie du 2e
corps d'observation de la Gironde. Inspecteur général d'artillerie en
1810; commandant l'artillerie du corps d'observation d'Italie en 1812.
Commandant l'artillerie du 5e corps de la Grande Armée en septembre 1813. Il fit la campagne de France et fut admis à la retraite fin décembre 1814.
(...) troupier renforcé, au langage trivial, au physique commun,
au visage défiguré par une dépression du nez qui équivalait presque à
l'absence de cet organe; mais, pour rendre hommage à la vérité,
excellent homme, très obligeant, simple et loin d'avoir les prétentions
qu'affectaient beaucoup de parvenus de cette époque - et c'était un
mérite-
(Boulart, p. 160-161).
Quelques dates :

  • 15 mai 1780 canonnier au 6e régiment d'artillerie à pied
  • 15 octobre 1787 Premier canonnier
  • 1er avril 1791 Caporal Fourrier
  • 1er octobre 1791 Sergent
  • Servit sur les côtes de Brest et de Normandie en 1790 et 1791
  • Au siège de Genève en 1792
  • Blessé à la jambe gauche en 1792 à Nancy
  • 28 juillet 1792 Lieutenant dans l'artillerie à cheval de la légion du Nord
  • 23 octobre 1792 Capitaine en second
  • En Vendée en 1793
  • 23 prairial an II : capitaine de première classe au 7e régiment d'artillerie à cheval
  • Armée des Pyrénées en l'an II et III
  • 1er messidor an IV au 5e d'artillerie à cheval
  • Armée d'Italie an IV et V
  • Blessé au bras droit à Arcole
  • Passe dans la compagnie des guides du général Bonaparte
  • 13 nivôse an VIII artillerie des gardes des consuls
  • 4 brumaire an IX chef d'escadron après Marengo
  • 19 frimaire Légion d'honneur
  • 25 prairial commandant de la légion d'honneur. Electeur du Département d'Eure et Loir
  • Colonel (6 brumaire an XII),
  • Colonel du régiment d'artillerie de la Garde impériale
  • An XIII campagne des côtes de l'océan avec le grade de colonel
  • Général de brigade le 9 mars 1806. Général de l'artillerie de la garde Impériale.
  • baron de Grandchamp et de l'Empire (1808),
  • Espagne en 1809
  • Portugal en 1809 à 1811
  • Commandant de l'artillerie du 4e corps en 1812
  • Commandant de l'artillerie du 1er corps en 1813
  • Campagne de France en 1814
  • Retraite le 24 décembre 1814
  • Cadre de réserve le 22 mars 1831
  • Retraite définitive le 1er mai 1832.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Mer 1 Sep - 10:47

Louis-Alexandre Berthier





20 novembre 1753
Versailles, France
1er juin 1815 (à 61 ans)
Bamberg, Royaume de Bavière
Français
Royaume de France
Royaume des Français
République française
Empire français
Royaume de France
Grande Armée
Maréchal d'Empire
1764 - 1815
Guerre d'indépendance américaine
Guerres de la Révolution
Guerres napoléonniennes
Campagne d'Italie (1796-1797)
Campagne d'Égypte

Bataille de Marengo
Bataille d'Austerlitz
Bataille d'Eylau
Bataille de Friedland
Bataille d'Iéna
Bataille de Wagram
Bataille de la Moskowa
Bataille de Leipzig
Bataille de Brienne
Grand' Croix de la Légion d'honneur
commandeur de Saint-Louis
Pair de France
Prince de Neuchâtel et Valangin
Prince de Wagram
Ministre de la Guerre
Jean-Baptiste Berthier (Père)
César Berthier (Frère)
Victor Léopold Berthier (Frère)
Joseph-Alexandre Berthier (Frère)
Napoléon Alexandre Berthier (Fils)
Louis-Alexandre Berthier, Prince de Neuchâtel et Valangin, prince de Wagram (né à Versailles, le 20 novembre 1753, mort à Bamberg, le 1er juin 1815), est un maréchal d'Empire.

Sommaire




Origine


Son père Jean-Baptiste Berthier (né en 1721 à Tonnerre, décédé en 1804 à Paris), était ingénieur-géographe de l'armée, lieutenant-colonel, et avait été anobli par Louis XV pour services rendus. Sa mère, Marie-Françoise Lhuillier de la Serre (née vers 1731, décédée le 29 mars 1783 à Versailles), était femme de chambre de Monsieur (futur roi Louis XVIII) .
Il était l'aîné des quatre fils qui survécurent à leur père. Tous embrassèrent l'état militaire. Les deux plus âgés César Berthier et Victor Léopold Berthier, furent généraux de division et le plus jeune, issu d'un second mariage, Joseph-Alexandre Berthier, 1er vicomte Berthier (1821) fut maréchal de camp.
Pendant la Monarchie [modifier]


Destiné à l'état militaire, Louis-Alexandre Berthier bénéficia d'une éducation soignée. Reçu à l’École royale du génie de Mézières en 1764, il fut nommé ingénieur-géographe le 1er janvier 1766, à treize ans, et fit la Guerre d'indépendance américaine sous les ordres de Lafayette, y gagnant le grade de colonel en 1778.
La Révolution française [modifier]


Au début de la révolution française, comme major général de la garde nationale à Versailles, il facilita l’émigration de diverses personnalités dont le comte d’Artois, les Polignac et les deux tantes du roi.
Il fut successivement employé par Rochambeau, Lafayette et Luckner, comme chef d'état-major mais fut destitué après le 10 août 1792, les patriotes ayant à lui reprocher la dureté avec laquelle il rétablit l'ordre lors du ravage du palais de Bellevue.

Louis-Alexandre Berthier, maréchal de camp, chef d'état-major en 1792 (1753-1815), François-Gabriel Lépaulle, d'après Antoine Jean Gros (1834).





En mai 1793, Berthier fut rappelé et nommé chef d’état major du ci-devant duc de Biron en Vendée. Trois semaines plus tard, il était à nouveau révoqué.
Le 2 mars 1796, il fut nommé chef d’état major de l’armée d'Italie sous les ordres de Napoléon Bonaparte.[1]
En 1797, il remit au Directoire le traité de Campo-Formio en compagnie de Monge. Lorsque Bonaparte partit pour le Congrès de Rastadt, il dut accepter, à contrecoeur, le commandement de l’armée. Le 10 février 1798, il occupa Rome et prit possession du Château Saint-Ange, renversant le gouvernement papal pour proclamer la république romaine.[2]
Bonaparte l’emmena en Égypte où il rendit de très précieux services, toujours comme chef d’état major[3]. Berthier revint en France avec son chef pour préparer le coup d'État du 18 brumaire.
Durant le Consulat, Bonaparte l'employa comme ministre de la Guerre.
L'Empire



Berthier en tenue de Grand veneur, Jacques Augustin Catherine Pajou, 1808.





Berthier fit partie de la promotion de maréchaux de 1804 et fut nommé grand veneur la même année. Comblé de faveurs, il obtint la principauté de Neuchâtel en 1806[4], fut nommé vice-connétable de l'Empire en 1807 et enfin prince de Wagram en 1809.

Armoiries de Berthier, Prince de Wagram, Prince de Neufchâtel, maréchal d'Empire, Vice-connétable, Grand aigle de la Légion d'honneur.





Le 9 mars 1808, Napoléon le maria à Marie-Élisabeth en Bavière, fille du prince Guillaume de Bavière (arrière-grand-père d'Élisabeth de Wittelsbach ainsi que beau-frère et cousin du roi de Wurtemberg) qui lui donna trois enfants[5], dont un fils : Napoléon Alexandre Berthier.
Il fit toutes les campagnes de Napoléon comme major général de l'armée[6]. À Marengo, Austerlitz et Iéna, il remplit avec le plus grand zèle les importantes fonctions de chef d'état-major[7], et contribua puissamment, en 1809, à la victoire de Wagram.
Il représenta Napoléon, à Vienne, au mariage avec Marie-Louise.
Durant la campagne de Russie, il tenta de convaincre Napoléon de ne pas poursuivre vers Moscou. Il donna alors sa démission et fut disgracié.
Enfin, durant la campagne de France, il fut blessé d'un coup de lance sur la tête au combat de Brienne, le 24 février 1814.
La Restauration









Le 11 avril 1814, il adhéra au décret du sénat qui exclut Napoléon du trône. À la Première Restauration, Louis XVIII lui fit bon accueil, en souvenir de son attitude passée à Versailles ; Berthier fut fait capitaine de l'une des compagnies des gardes du corps et pair de France le 4 juin 1814.
Au retour de l’Île d'Elbe, il suivit le roi à Gand, contrairement à d’autres maréchaux.
Il se réfugia ensuite dans son château à Bamberg en Bavière près de son beau-père et y mourut peu après son arrivée, le 1er juin 1815,
en tombant de la fenêtre du troisième étage pendant un accès de fièvre
chaude. D'autres sources évoquent un suicide ou encore un assassinat
perpétré par des hommes masqués, demeurés depuis inconnus.[8] Son décès précèda de quelques jours la bataille de Waterloo où l'absence de cet excellent chef d'état-major se fit cruellement sentir[9].
L'organisateur


Comme organisateur, on lui doit : la formation de la garde des consuls (décembre 1799) ; l'institution des armes d'honneur (1799) ; la création de la Légion d'honneur (20 mai 1802) ; la réunion à Metz des écoles d'application de l'artillerie et du génie (1802) ; l'école militaire spéciale de Fontainebleau (janvier 1803) ; une loi qui accorde des propriétés territoriales aux vétérans, dans les 20e et 27e divisions militaires (avril 1803) ; la création de dix-huit maréchaux d'Empire (19 mai 1804), etc.
En résumé, s'il eut les qualités d'un remarquable chef d'état-major,
il fut incapable de diriger seul une armée, comme l'a démontré le
catastrophique début de la campagne de 1809, avant que Napoléon n'arrivât. Choyé par l'Empereur, il usa de son pouvoir au détriment d'autres maréchaux (André Masséna) ou généraux, comme Jomini, qui finit par préférer passer aux Russes en 1813, .
Il a donné des relations de la Campagne d'Égypte, 1800, de la Bataille de Marengo, 1804, et a laissé des Mémoires, publiés en 1826.
Chronologie



Plaque commémorative à la mémoire de Berthier apposée sur le ministère
de la Marine, rue de l'Indépendance Américaine à Versailles





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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Jeu 2 Sep - 10:23

Louis Gabriel Suchet




2 mars 1770
Lyon, France
3 janvier 1826 (à 55 ans)
Marseille, France
Français
Royaume de France
Royaume des Français
République française
Empire français
Royaume de France
Empire français (Cent-Jours)
Royaume de France
Maréchal d'Empire
1791 - 1815
Guerres de la Révolution
Guerres napoléonniennes
Armée du Danube
Campagne d'Égypte
Campagne d'Italie
Bataille d'Austerlitz
Bataille d'Iéna
Maréchal d'Empire
Duc d'Albufera
Pair de France
Louis-Gabriel Suchet "Le maréchal de la guerre d'Espagne" (Lyon, 2 mars 1770 - Marseille, 3 janvier 1826, inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 39)), duc d'Albufera, maréchal d'Empire (1811). Tout comme le Maréchal Davout, Suchet resta invaincu sur les champs de bataille.//

Origine


Fils de soyeux, doté d’une solide instruction, Suchet entre dans la Garde Nationale de Lyon en 1791 et y monte dans la hiérarchie jusqu’au grade de capitaine. Plein d'ardeur et de zèle, le jeune Suchet conquit rapidement, en 1792, les grades de sous-lieutenant, lieutenant et capitaine.
Révolution française



Louis Gabriel Suchet, Lieutenant-colonel au 4e bataillon de l'Ardèche en 1792, Vincent Nicolas Raverat (Moutiers-Saint-Jean, 1801 ; Paris, 1865), 1834.





Élu lieutenant-colonel par les volontaires de l’Ardèche en septembre 1793, chef du 4e bataillon de l'Ardèche, il est présent au siège de Toulon. Lors de celui-ci, une colonne britannique de 2 000 hommes réalisa une sortie afin de s’emparer des batteries françaises que Bonaparte
avait installé afin d’entamer les structures d’un fort. Les
Britanniques furent contre-attaqués et repoussés à la baïonnette par
les soldats français, lors du corps à corps, Suchet fit prisonnier le
général britannique Charles O'Hara.
Première campagne d'Italie

Article détaillé : Campagne d'Italie (1796-1797).

Passé à l'armée d'Italie, il assista, en 1794, aux combats de Vado, de Saint-Jacques et à tous ceux qui furent livrés par la division Laharpe. En 1795, à la bataille de Loano, à la tête de son bataillon, il enleva trois drapeaux aux Autrichiens. Commandant, en 1796, un bataillon du 18e Régiment dans la division Masséna, il prit une part glorieuse aux combats de Dego, Lodi, Borghetto, Rivoli, Castiglione, Peschiera, Trente, Bassano, Arcole et Cerea, où il fut dangereusement blessé. À peine rétabli, il fit la campagne qui décida le traité de Campo-Formio. À cette époque, le général Masséna l'envoya porter au général en chef les drapeaux conquis dans la bataille de Tarvis.
Campagne d'Helvétie


Blessé de nouveau à Neumarck en Styrie, il fut nommé chef de brigade sur le champ de bataille, en octobre 1797. En 1798, son régiment passa en Suisse. En 1798, Suchet est chef d'état-major de Brune lors de la brève campagne d’Helvétie. La conduite du colonel Suchet lui valut de nouveau l'honneur de porter à Paris 23 drapeaux pris à l'ennemi.
Nommé général de brigade à cette époque, il fut employé peu de temps après, en qualité de chef d'état-major, sous les ordres du général Joubert, dont il était l'ami. Le Piémont donnant alors des inquiétudes pour la retraite de l'armée, et Joubert ayant reçu ordre d'occuper ce pays à la fin de 1798, Suchet prépara cette expédition et par ses soins, elle se termina sans combats.
Occupé à réorganiser l'armée, il se trouva en opposition avec le commissaire du Directoire,
et cette lutte fit rendre contre lui, par un gouvernement soupçonneux
et faible, un décret par lequel il était menacé d'être porté sur la liste des émigrés, s'il ne rentrait pas en France
sous trois jours. Il fallait obéir, mais Joubert, mécontent du rappel
injuste de son ami, quitta brusquement le commandement et retourna dans
sa famille. Dès son arrivée à Paris, le général Suchet se justifia pleinement, et fut presque aussitôt envoyé à l'armée du Danube (5 avril 1799).
Détaché dans les Grisons, et séparé de l'armée pendant dix jours, il défendit les positions de Davos, Bergen, et Pulgen ; trompa l'ennemi qui l'entourait, et rejoignit l'armée, par les sources du Rhin, vers le massif du Saint-Gothard, sans être entamé ; mais il fut blessé.
C’est lui qui porte ensuite les drapeaux ennemis pris au Directoire. Désigné comme major général de l’armée d’Égypte, il dut se rendre à Paris pour se disculper des fausses accusations portées contre sa gestion sous Brune en Suisse et ne put donc participer à la campagne.
Deuxième campagne d'Italie

Article détaillé : Campagne d'Italie (1799-1800).

Absout, il rejoignit l'armée d'Helvétie comme chef d’état-major, sous Masséna, passa en Italie avec le même emploi sous Joubert, le successeur de Brune.
Après la campagne désastreuse de Schérer, Joubert, ayant repris le commandement de l'armée d'Italie, fit nommer en 1799, général de division et son chef d'état-major, Suchet qui quittait alors l'armée du Danube. Après la bataille de Novi, où la France perdit Joubert, Suchet continua ses fonctions sous Moreau et Championnet.
Au 18 brumaire, Napoléon Bonaparte chargea Masséna du commandement de l'armée d'Italie et lui donna Suchet pour lieutenant. Coupé de l'armée de Masséna, il se replie sur le Var, puis reprend Gênes, le 22 juin 1800, quelques jours après Marengo.[1]
La campagne s'étant rouverte, en 1801, après six mois d'armistice,
le général Suchet commanda le centre de l'armée, composé de trois
divisions fortes de 18 000 hommes. Au passage du Mincio, il secourut et dégagea le général Dupont, et fit avec lui 4 000 prisonniers sur le général Bellegarde au combat de Pozzolo.
Après la paix de Lunéville, il fut nommé inspecteur général d'infanterie. Inspecteur général d'infanterie en 1801, il est bien connu du Premier Consul, car il a épousé en 1799 Honorine Anthoine de Saint-Joseph, fille de l'ainée des Clary et de Antoine-Ignace Anthoine, maire de Marseille.
L'Empire [modifier]


En 1804, il alla commander une division au camp de Boulogne. Il y fut particulièrement chargé de faire creuser le port de Wimereux, et fut nommé peu après gouverneur du palais de Laeken, près Bruxelles.
À l'ouverture de la campagne d'Allemagne, en 1805, sa division devint la première du 5e Corps de la grande armée sous les ordres de Soult ; puis commandée par le maréchal Lannes, elle se distingua à Ulm et à Hollabrunn.
Il s'illustre à la bataille d'Austerlitz à la suite de laquelle il est nommé Grand Aigle (Grand Croix) de la Légion d'honneur. [2]
Dans la campagne de Prusse de 1806, sa division remporta le premier avantage à Saalfeld. Elle commença l'attaque à Iéna [3] Elle se signala de nouveau en Pologne, où elle résista seule à l'armée russe lors de la Bataille de Pułtusk. [4]Cette division battit encore les Russes à Ostrołęka.
Après la paix de Tilsitt, en 1807, le général Suchet prit ses cantonnements en Silésie, et commanda le 5e corps qui fut envoyé en Espagne l'année suivante.
Campagne d'Espagne


Il est envoyé en Espagne, il sera le seul des grands généraux à remporter de grandes victoires dans ce pays[5].
Seul maréchal à gagner son titre en Espagne, il réorganisa ses unités
Françaises, établit une discipline sévère, administra sagement, ce qui
lui donna l’affection des Espagnols. Suchet fut le seul des chefs
Français à réussir complètement la pacification de la zone dont il
était chargé. Il se distingue par une série impressionnante de menées à
la tête de l'armée d'Aragon.
En décembre 1808, la division de Suchet ouvrit le siège de Saragosse, sur la droite de l'Èbre, où elle obtint des succès. Nommé, en avril 1809, général en chef du 3e corps (armée d'Aragon), et gouverneur de cette province, le départ du 5e corps, la guerre de l'Autriche et le délabrement d'une armée très faible, rendirent sa position fort critique.
Le jour de son arrivée au commandement, le général espagnol Blake se présenta avec 25 000 hommes devant Saragosse.
Les troupes abattues demandaient la retraite ; Suchet leur communiqua
son énergie, les conduisit à l'ennemi, le battit à Maria le 14 juin 1809, lui prit 30 pièces de canon et 4 000 hommes, et compléta sa défaite, le 18, à Belchite.
Ces succès renversèrent les projets des Espagnols qui voulaient se porter sur les Pyrénées.
Son administration juste et modérée, son impartiale intégrité envers
les habitants auxquels il conserva leurs emplois, sa protection
particulière pour le clergé, sa sévérité sur la discipline, lui
attachèrent les Aragonais et lui créèrent des ressources.

Louis Gabriel Suchet, duc d'Albufera, maréchal de France, Jean-Baptiste Paulin Guérin .





Au milieu de la disette générale, son armée devint florissante, et après une marche sur Valence, en janvier 1810, elle commença ses mémorables campagnes. Lérida, écueil des grands capitaines, tomba la première en son pouvoir, le 13 mai, après une victoire complète remportée sur le général O'Donnel, à Margalef, le 13 avril, sous les murs de la place. Mequinenza fut forcée de capituler le 8 juin ; Tortose ouvrit ses portes le 12 janvier 1811, après 13 jours de tranchée ouverte ; le fort San-Felipe, au col de Balanguer, fut pris d'assaut le 9 ; Tarragone, la Forte, succomba le 28 juin
après 56 jours de siège, ou plutôt d'une continuelle et terrible
bataille, en présence et sous le feu de l'escadre britannique, de ses
troupes de débarquement et de l'armée espagnole de Catalogne. Le bâton
de maréchal d'Empire fut le prix de cette campagne [6] Napoléon lui octroie le 8 juillet 1811.
En septembre 1811,
le maréchal ouvrit la campagne de Valence. Les forts de l'antique
Sagonte, qui couvrent cette capitale, relevés à grands frais par les
Espagnols, l'arrêtent. Oropesa fut assiégé et pris le 25 août. La garnison de Sagonte avait repoussé deux assauts [7]. Le 26 décembre, ayant reçu le corps de réserve de la Havane, et, sans attendre les divisions de Portugal, il passa la Guadalavia, investit Valence, pressa le siège et le bombardement, et força Blake à capituler le 9 janvier 1812.
Le 10, les Espagnols, au nombre de 17 500 hommes d'infanterie et 1 800
de cavalerie, se rendirent, et Valence fut occupée. Avant un mois, la place de Peñíscola et le fort de Dénia tombèrent en son pouvoir, et complétèrent la conquête du royaume de Valence.
En janvier 1812, il est duc d’Albufera et gouverneur du pays de Valence.[8],[9]
Après divers engagements victorieux, contre le général Enrique José O'Donnell
et l'armée espagnole, et après avoir reçu à Valence les armées du
Centre et du Midi qui s'y rallièrent pour marcher contre l'armée
britannique, le maréchal fit, en juin 1813, lever le siège de Tarragone, vivement pressé par le général Murray qui perdit toute son artillerie.
La retraite de l'armée française au-delà des Pyrénées après la bataille de Vitoria, l'obligea d'évacuer Valence le 5 juillet, dix-huit mois après la reddition de cette ville. Il laissa des garnisons à Dénia, Sagonte, Peniscola, Tortose, Lérida et Mequinenza approvisionnées pour plus d'un an.
En septembre il battit lord Bentinck au col d'Ordal et fut alors nommé colonel général de la Garde impériale, en remplacement du duc d'Istrie (Bessières), qui venait de trouver la mort à la bataille de Lützen. Le duc d'Albuféra occupa pendant six mois la Catalogne.
Vingt mille hommes lui ayant été demandés pour la France, en janvier 1814, il se rapprocha alors des Pyrénées, et il fut à Gérone où reçut Ferdinand VII, qu'il fut chargé de conduire à l'armée espagnole. Malgré la faiblesse de son armée, réduite à neuf mille
hommes, le duc d'Albuféra persista à rester en Espagne pour assurer la
rentrée de 18 000 hommes de garnison, et surtout pour empêcher l'ennemi
d'envahir la frontière. Il est encore vainqueur à Molino del Rey en janvier 1814. La frontière des Pyrénées-Orientales reste inviolée jusqu'à la chute de l'Empire.
Instruit officiellement de l'abdication de l'Empereur, et croyant voir le vœu de la nation dans ce décret du sénat, rallié à la Restauration, il fit reconnaître Louis XVIII par l'armée dont le gouvernement royal lui conserva le commandement.
De retour à Paris, il fut nommé pair de France, gouverneur de de la 10e division, commandeur de Saint-Louis, et, en décembre suivant, gouverneur de la 5e division à Strasbourg.
Tant que les Bourbons demeurèrent sur le territoire français, le duc
d'Albuféra resta fidèle au serment qu'il leur avait prêté et maintint
les troupes dans l'obéissance : resté sans ordres ni instructions du
gouvernement royal, et jugeant, par les premiers actes du congrès de Vienne, que les forces étrangères se disposaient à envahir la France.
Les Cent-Jours


Pendant les Cent-Jours, le maréchal se rendit à Paris, le 30 mars 1815, dix jours après l'arrivée de Napoléon Ier, pour recevoir de nouveaux ordres. Il reçut le 5 avril celui de se rendre à Lyon pour y rassembler une armée. Suchet reçoit le commandement de l’armée Française des Alpes le 15 juin [10]. Il fut nommé, le 27 juin suivant, membre de la Chambre impériale des pairs.
À la tête de ces nouvelles troupes, il se porta vers les Alpes, battit les Piémontais, le 15 juin, et quelques jours après les Autrichiens à Conflans. L'arrivée de la grande armée autrichienne à Genève l'obligea de quitter la Savoie et de se replier sur Lyon.
Après Waterloo



Tombe de Suchet au cimetière du Père-Lachaise. Le buste est sculpté par David d'Angers.





Instruit, le 11 juillet, que la bataille de Waterloo[11]
venait de replacer le sceptre dans la main des Bourbons, le duc
d'Albuféra, pour éviter une guerre civile, conclut avec les Autrichiens
une capitulation honorable qui, en sauvant sa ville natale, conserva à
la France pour dix millions de matériel d'artillerie. Le même jour, 11 juillet, il envoya trois généraux pour annoncer au roi qu'il était reconnu par l'armée, dont le commandement lui fut continué.
Exclu de la Chambre des pairs par l'ordonnance du 24 juillet 1815,
époque à laquelle la réaction royale commençait à exercer ses fureurs,
le duc d'Albuféra fut rappelé dans cette chambre par une ordonnance du 5 mars 1819. Par des raisons de cour, il ne fit pas partie de l'expédition de 1823, en Espagne, sous les ordres du duc d'Angoulême[réf. nécessaire], et mourut à Marseille, le 3 janvier 1826, âgé de 54 ans seulement. Sa dépouille fut transportée à Paris.
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Ven 3 Sep - 9:39

Joachim Murat





le roi Franconi
25 mars 1767
Labastide-Fortunière, France
13 octobre 1815 (à 48 ans)
Pizzo, Italie
Français
Royaume de France
Royaume des Français
République française
Empire français
Royaume de Naples
Royaume de Naples
cavalerie
Maréchal d'Empire
1787 - 1815
Guerres de la Révolution
Guerres napoléonniennes
Réserve de cavalerie de la Grande Armée
Grande Armée
1re campagne d'Italie
Campagne d'Égypte
1800 : Bataille de Marengo
1805 : Bataille d'Austerlitz
1806 : Bataille d'Iéna
1807 : Bataille d'Eylau
1812 : Bataille de la Moskowa
1813 : bataille de Leipzig
1815 : bataille de Tolentino
Prince impérial
Grand Amiral de France
Grand Aigle de la Légion d'honneur
grand-duc de Berg et de Clèves
roi de Naples
Joachim Murat, né le 25 mars 1767 à Labastide-Fortunière (de nos jours Labastide-Murat, près de Cahors, dans le département du Lot) et mort le 13 octobre 1815 à Pizzo (Calabre) est un maréchal d'Empire, de 1806 à 1808 grand-duc de Berg et de Clèves, prince français et roi de Naples de 1808 à 1815.
Il est aussi le beau-frère de Napoléon Ier, par son mariage avec Caroline Bonaparte.//

Sous l'Ancien Régime


Il est le dernier des onze enfants d'un aubergiste, Pierre Murat Jordy, et de sa femme Jeanne Loubière. D'abord destiné à l'état ecclésiastique, on le retrouve ainsi parmi les séminaristes de Cahors, puis chez les lazaristes de Toulouse. Il s'y prépare au noviciat sacerdotal et porte le petit collet.
Ses camarades de la Bastide l'appellent l'abbé Murat. Le jeune Joachim
aime les plaisirs, il fait des dettes et, craignant le courroux
paternel, il s'enrôle le 23 février 1787 dans les chasseurs des Ardennes (futur Champagne), puis dans la 12e unité de cavalerie qui recrute des hommes audacieux.
Instruit, il se distingue rapidement. Il est cependant renvoyé pour insubordination en 1789 et retourne dans sa région natale, chez son père.
Carrière sous la Révolution


Murat profite de son retour dans le Quercy pour assister et participer aux réunions des clubs locaux. Il est ainsi élu dans son canton de Montfaucon[1] pour représenter le département du Lot à la Fête de la Fédération le 14 juillet 1790 à Paris.
Il réintègre l'armée en janvier 1791 et est nommé dans la garde constitutionnelle du Roi un an plus tard, tout comme Bessières. Fervent partisan des idées nouvelles, et notamment de Marat
(dont il prend quelque temps le nom), il démissionne au bout de
quelques jours, estimant que la Garde n'est qu'un repaire de
royalistes. Le rapport qu'il transmet à son département est utilisé
comme preuve pour justifier le licenciement de la garde.

Joachim Murat, sous-lieutenant au 12e chasseurs en 1792, Jean-Baptiste Paulin Guérin, 1835.





Il retourne donc dans son 12e régiment de chasseurs et, ambitieux et talentueux, il devient chef d'escadron du 21e chasseurs à l'été 1793. Comme Bonaparte, il est inquiété après la chute de Robespierre mais, comme Bonaparte, il se distingue lors de la répression de l'insurrection royaliste du 13 vendémiaire. Le nouveau général de l'armée d'Italie en fait son aide de camp[2].
Au combat de Roveredo (4 septembre 1796),
il est chargé par Bonaparte de poursuivre l'ennemi qui, en fuyant,
cherche à se rallier. À la tête d'un escadron de chasseurs du 10e régiment dont chaque cavalier emmène un fantassin en croupe, il passe l'Adige à gué. Cette attaque inattendue sème la confusion dans les rangs ennemis. À la bataille de Bassano,
livrée le 22 du même mois, il commande un corps de cavalerie dont les
charges brillantes contre les carrés de l'infanterie austro-sarde
contribuent puissamment au succès de la journée.
Il met en valeur ses talents de cavalier à Dego et Mondovi et est fait général. Il est blessé devant le siège de Mantoue.
Le 13 mars 1797, il exécute avec sa cavalerie le passage du Tagliamento, fait d'armes qui déconcerte tous les plans de l'archiduc Charles et qui force l'Autriche à signer les préliminaires d'un traité de paix.

Le général Murat à la bataille d'Aboukir. Tableau d'Antoine-Jean Gros (1806)





En Égypte, il déploie la plus grande valeur à la prise d'Alexandrie et à la bataille des Pyramides. Il est chargé de lutter contre les pillards dans la nouvelle organisation que donne Bonaparte à sa conquête[3].
Quand Bonaparte fait le siège de Saint-Jean-d'Acre,
l'infériorité de l'artillerie française décide le général en chef à
tenter l'assaut. Murat se présente pour charger le premier, ce que
Bonaparte lui refuse d'abord, mais Murat est si pressant qu'il finit
par accepter[4].
Il joue un rôle crucial à la seconde bataille d'Aboukir
où il capture le chef d'armée adverse après avoir essuyé un coup de feu
dans la gorge, qui aurait dû lui être fatal s'il n'avait pas crié en
écartant suffisamment les mâchoires[5]. Ce qui lui vaut d'être nommé général de division
Cette bataille est la dernière livrée par Bonaparte en Égypte, qui
rappelé en France par les évènements graves qui s'y passent, ne ramène
d'Égypte que sept personnes au nombre desquelles se trouve Murat.
Le Consulat


Il participe activement au coup d'État du 18 Brumaire. C'est lui qui entre à la tête de 60 grenadiers dans la salle des Cinq-Cents et prononce la dissolution du Conseil.
Commandant de la garde consulaire après cette journée, le 18 janvier 1800, il épouse la sœur de Napoléon, Caroline Bonaparte. Il déménage aux Tuileries et fait donc incontestablement partie du proche entourage du nouveau maître de la France.
Murat commande la cavalerie de l'armée de réserve que commande Napoléon Bonaparte. À la Bataille de Marengo, le 14 juin 1800 il a, selon Louis-Alexandre Berthier, « ses habits criblés de balles ».
Après la campagne, il reçoit un sabre d'honneur et commande un camp stationné à Beauvais, destiné à défendre la Batavie et la Belgique en cas de débarquement anglais. Puis il commande le corps d'observation du Midi. Il participe à ce titre à la poursuite des combats en Italie à l'hiver 1800-1801.
Murat signe ainsi l'armistice entre la France et le royaume de Naples et ordonne à ses troupes de ne pas violenter le peuple napolitain, ordre dont les Napolitains se souviendront. Le 27 juillet 1801, il est nommé général en chef des troupes stationnées en République cisalpine.
Il rentre en France en août 1803 et est nommé à la place de Junot, en disgrâce, commandant de la première division militaire de Paris,
et gouverneur de Paris, il dirige 60 000 hommes. Responsable de la
sécurité du gouvernement, il est en relation constante avec Bonaparte.
Chargé, par sa fonction, de nommer la commission militaire qui doit
juger le duc d'Enghien (condamné par avance), il s'y oppose courageusement.
L'Empire



Joachim Murat en grande tenue de maréchal d'Empire.
Par François Gérard (1804)





La conspiration Cadoudal-Pichegru et l'exécution du duc d'Enghien précipitent la transformation du régime consulaire en un régime monarchique. Le 18 mai 1804, un sénatus-consulte confie le « gouvernement de la République à un Empereur » en la personne de Napoléon Ier. Murat est couvert d'honneurs : il est fait Maréchal d'Empire le lendemain. Le 1er février 1805, il est élevé à la Dignité de Grand Amiral de l'Empire et le 2, grand aigle (grand croix) de la Légion d'honneur. Le 4 février, il est reçu au Sénat conservateur
pour prêter serment en tant que sénateur, conséquence de son élévation
à la dignité impériale de Grand amiral de l'Empire. En mars, il
s'installe au palais de l'Élysée. Membre de la famille impériale, il porte le titre de Prince.
Murat commande une nouvelle fois la cavalerie et l'avant-garde de la Grande Armée à l'automne 1805.
Il porte les premiers coups à l'Autriche et obtient les premiers succès. Après s'être emparé des débouchés de la Forêt-Noire,
il enfonce et disperse une forte division autrichienne, lui prend son
artillerie, ses drapeaux et fait 4 000 prisonniers. Quelques jours plus
tard, il force le général Werneck à capituler. Rien ne résiste à sa redoutable cavalerie[6]
Lorsque les Russes entrent en guerre, Murat attaque aussitôt une de
leurs divisions, à qui il enlève cinq pièces de canon et 500 hommes.
Poursuivant l'ennemi, il l'attaque de nouveau sur les hauteurs d'Amstetten et lui fait éprouver une nouvelle perte de 1 800 hommes.
Entrant dans Vienne à la tête de sa cavalerie, il manque de surprendre l'empereur d'Autriche dans l'abbaye de Melk. Il poursuit l'ennemi hors de Vienne, sabre l'arrière-garde à Hollabrunn, mais trop généreux, lui accorde un armistice que Napoléon blâme vivement.
Les Autrichiens ont piégé les ponts sur le Danube alors que ceux-ci sont indispensables à la progression française. Murat, accompagné du maréchal Lannes, réussit à les persuader qu'un armistice a été signé. Les Autrichiens se retirent, laissant les Français maîtres des ponts.
Pour réparer sa faute, il prend aux Russes, à Guntersdorf, 1 800 hommes et 12 pièces de canon.
Il se couvre de gloire à la bataille d'Austerlitz où il commande l'aile gauche de l'armée française. Le traité de Presbourg, signé le 27 décembre 1805, réorganise l'Allemagne et Joachim Murat devient grand-duc de Berg et de Clèves. Il part s'installer à Düsseldorf, capitale de son État.
Cependant, la guerre entre la Prusse et la France éclate à l'automne 1806.
La campagne de Prusse arrache Murat à ses tâches de gouvernement. Il
retrouve son commandement à la tête de la cavalerie. Toujours à
l'avant-garde, il traverse la Saale, détruit deux régiments qui lui disputent le passage, se bat comme un lion à la bataille d'Iéna et parvient à capturer l'essentiel de l'armée ennemie, force encore l'importante place d'Erfurth
à capituler, harcèle avec une ardeur infatigable les débris de l'armée
prussienne, et fait toute une brigade prisonnière dans le faubourg de Prentzlaw.
La capitulation de l'ennemi lui livre 64 pièces d'artillerie, 45
drapeaux, 6 régiments de cavalerie, 1 600 hommes d'infanterie et le prince de Hohenlohe qui les commande. Attaqué dans Lubeck, Blücher se rend à Murat avec les troupes et le matériel qu'il avait cru sauver par un indigne subterfuge.
Pendant ce temps, une des divisions de Murat, commandée par le général Lasalle a fait capituler la garnison qui défend Stettin, une des plus fortes places de la Prusse [7].
Cette campagne s'achève sur ses mots : « Sire, le combat cesse faute
de combattants ». La guerre se poursuit cependant contre les Russes qui accourent au secours des Prussiens aux abois. Murat les attaque, les chasse de Varsovie où il fait une entrée triomphale le 28 novembre 1806.
A la bataille d'Eylau, en 1807,
c'est encore Murat qui force l'ennemi à la retraite, après avoir
enfoncé son infanterie : une grande partie de l'artillerie russe tombe
au pouvoir du grand duc de Berg. Il lance la plus grande charge de
cavalerie de l'histoire en menant de 10 à 12 000 cavaliers sur le
centre russe pour empêcher celui-ci de couper l'armée française en deux.
Il ne séjourne que peu de temps à Düsseldorf après la Paix de Tilsit qui agrandit substantiellement son duché, laissant la gestion à son ministre des Finances :Jean Agar, comte Mosbourg.
Au début de l'année 1808, il est nommé lieutenant-général de l'Empereur et reçoit le commandement des 50 000 hommes qui composent l'Armée d'Espagne. Murat doit occuper Madrid et attendre les ordres de Napoléon. Il se rend vite compte que la présence des Français est mal vécue par la population espagnole.
Celle-ci se révolte en mars et le roi Charles IV abdique en faveur de son fils Ferdinand. À Bayonne, Napoléon force le père à revenir sur son abdication. Indignée, la population de Madrid se soulève le 2 mai (Dos de mayo).
L'insurrection est violemment réprimée par Murat le lendemain. C'est le début de la Guerre d'indépendance espagnole. Charles IV abdique en faveur de Napoléon qui, au grand désespoir de Murat, confie le trône à son frère Joseph le roi de Naples. Murat doit choisir entre la couronne du Portugal et celle de Naples.
Joachim Ier, roi de Naples


L'arrivée à Naples


Le 1er août 1808, Joachim Murat devient roi de Naples.
Il doit abandonner le grand-duché de Berg, toutes ses propriétés
françaises ainsi que leur luxueux mobilier et sa solde de maréchal,
dont il conserve toutefois le bâton, et n'accueille pas la nouvelle
avec le plus grand enthousiasme. Il se ravise vite devant l'accueil
chaleureux que lui réservent les Napolitains. Ils aiment ce cavalier
déjà légendaire, son goût du panache et du flamboyant. Ils se
souviennent aussi probablement avec reconnaissance de sa proclamation
de 1801.
À son arrivée, Murat trouve un cadre institutionnel assez proche de ceux des royaumes d'Italie et d'Espagne. La constitution prévue par Joseph a permis la création d'un Conseil d'État et d'un Parlement composé de cinq chambres : clergé, noblesse, propriétaires, savants, commerçants. Mais ni Joseph,
ni Murat ne le convoqueront. Au sein du gouvernement, Murat privilégie
les Italiens aux Français, ce qui accroît sa popularité.
Les réformes



Pièce du royaume de Naples à l'effigie de Murat.





Immédiatement, il s'attache à poursuivre les réformes entamées par
son beau-frère Joseph, à commencer par l'achèvement de l'abolition de
la féodalité. Le code Napoléon
est très légèrement adapté mais les idées essentielles sont adoptées.
La marine et l'armée sont réorganisées. Il règle également le problème
du brigandage calabrais. Cependant, à cause du déficit budgétaire, qui
malgré une amélioration, ne sera pas résorbé sous le règne de Murat, la
plupart de ses réformes n'ont qu'une portée limitée.
La reconquête du royaume


Lorsque les troupes françaises envahissent le royaume de Naples pour chasser Ferdinand IV et sa femme Marie-Caroline, la sœur de Marie-Antoinette, ces derniers se sont réfugiés en Sicile, protégés par une flotte britannique, dont un détachement s'était emparé de l'île de Capri. L'île, ancien repaire de l'empereur Tibère, est une véritable forteresse défendue par le général britannique Hudson Lowe, le futur gouverneur de Sainte-Hélène et ses 2 000 hommes. La prise de Capri
a, pour Murat, deux objectifs. Tout d'abord, il s'agit de libérer une
partie de son territoire et d'assurer ainsi la sécurité du commerce
maritime entre le nord du royaume et le sud. L'autre objectif est
symbolique : montrer à ses sujets qu'il est leur unique souverain et
que les Bourbons de Naples ont véritablement « cessé de régner ».Article détaillé : Prise de Capri.

Dès le 4 octobre 1808, c'est-à-dire moins d'un mois après l'arrivée du nouveau roi, 2 000 hommes commandés par le général Jean-Maximilien Lamarque
débarquent sur l'île qui capitule le 17. Pour fêter cette victoire
censée confirmer l'unité des Napolitains, Murat amnistie les exilés
politiques.
Lorsque la guerre reprend avec l'Autriche en 1809,
une escadre britannique croise devant Naples mais elle n'ose pas
attaquer la ville dont les défenses ont été améliorées par le nouveau
roi. Murat n'a pas participé à la campagne en Autriche et sort une
nouvelle fois grandi de cette victoire et l'admiration du peuple
napolitain est sincère.
La dernière étape est la prise de la Sicile. La partie insulaire du royaume des Deux-Siciles
abrite la dynastie déchue des Bourbons de Naples. Ceux-ci ne
reconnaissent pas Joachim Ier comme roi de Naples mais ils ont vite
compris que le déloger ne serait pas une mince affaire. Le roi Murat
sait également que reprendre la Sicile sera autrement plus difficile
que reprendre Capri, d'autant que Napoléon soutient mollement son beau-frère dans son entreprise. Le 17 septembre 1810, Murat ordonne à ses troupes de traverser le détroit de Messine. Un premier corps de 2000 hommes y parvient sans difficulté. Mais le général Grenier
refuse de faire continuer le transbordement au motif qu'il n'a pas reçu
d'ordre de Napoléon. Les Britanniques se ressaisissent et chassent les
premières troupes débarquées. L'expédition est un échec et Murat se
plaint fortement de la conduite de Grenier.
Des relations difficiles avec Napoléon


S'ils sont beaux-frères, les deux hommes ne s'apprécient guère[8].
Napoléon méprise Murat : mépris de l'officier issu des plus
prestigieuses écoles pour le soldat sorti du rang ? mépris du stratège
pour le sabreur ? ou Napoléon envie-t-il la bravoure de son maréchal
qui transcende les troupes ? Probablement un peu de tout cela. Il
aurait préféré donner la main de sa soeur Caroline au général Moreau mais, voulant rendre sa sœur heureuse, il avait privilégié l'amour à la raison. Depuis l'accession de Murat au trône de Naples,
les humiliations de la part de Napoléon se succèdent. Le décret qui lui
donne la couronne de Naples précise bien que cela est fait en faveur de
la reine Caroline. Le ton des dépêches de Napoléon
est de plus en plus sec et vexant, la mauvaise foi y est de plus en
plus fréquente. Tout ce que fait le roi est critiqué et rabaissé par
l'empereur. Des menaces de destitution apparaissent dans la
correspondance. Napoléon lui rappelle sans cesse que s'il est roi,
c'est parce qu'il l'a décidé. Napoléon a-t-il oublié que, s'il est
empereur, c'est en partie grâce à Murat, qui a été décisif au 13
vendémiaire, à Aboukir, au 18 brumaire ou à Eylau ? Napoléon sait que des intrigues de Talleyrand et Fouché
ont prévu de le remplacer par Murat au cas où il lui arriverait
malheur. Au même moment, le roi de Naples s'oppose au mariage de
Napoléon avec Marie-Louise d'Autriche, petite-nièce de Marie-Antoinette mais surtout petite-fille de Marie-Caroline. Murat désire de plus en plus agir comme un roi indépendant et non pas comme un préfet. De plus, Naples souffre énormément du Blocus continental. Il se rapproche alors des Carbonari qui le courtisent pour unifier l'Italie. Mais Caroline a toujours su tempérer les ardeurs de l'un comme de l'autre.
Les derniers combats pour Napoléon [modifier]



Le maréchal Murat ordonne l'assaut final. Bataille de la Moskowa (détail), Louis-François Lejeune, 1822





Pour forcer la Russie à appliquer les dispositions du décret de Berlin, Napoléon prépare une nouvelle campagne. Toute l'Europe est en guerre, la France et ses alliés d'une part, le Royaume-Uni
et la Russie d'autre part. Napoléon fait évidemment appel à Murat pour
conduire la cavalerie et l'avant-garde de l'armée. Celui-ci se rend
avec empressement auprès de l'empereur pour lui prouver son
attachement : l'accueil de Napoléon est glacial. À la tête de la
cavalerie, il tente de fixer les Russes pour la bataille mais le
général russe Barclay de Tolly
se dérobe continuellement, pratiquant la tactique de la terre brûlée.
Une nouvelle fois, les charges de Murat sont décisives à la bataille de la Moskowa le 7 septembre 1812. Avec la retraite, harcelée par le froid et les cavaliers cosaques, la cavalerie fond. Le 5 décembre, Napoléon quitte l'armée et en confie le commandement à Murat. Il doit la conduire à Vilnius
où elle pourra se reformer. À Vilnius, le lieutenant-général de
l'empereur se rend compte qu'il ne peut tenir la position. Il fait
évacuer l'armée vers la Pologne. Arrivé à Poznań le 16 janvier 1813, il quitte à son tour l'armée et nomme Eugène de Beauharnais commandant en chef.
Il regagne en toute hâte Naples où il entre en relation avec les Autrichiens qui ont quitté l'alliance française. Ce rapprochement a sans doute été facilité par les liaisons de Caroline avec Metternich
et l'ambassadeur autrichien à Naples. Un rapprochement est également
effectué avec le Royaume-Uni. Une convention militaire est prête à être
signée. Mais Murat tergiverse.
Dans le même temps, la situation internationale a évolué. Napoléon a remporté une victoire importante à la bataille de Bautzen.
Il est au courant des contacts du roi avec ses ennemis mais il a besoin
de ses talents de cavalier, talents qui lui ont manqué pendant la
première partie de la campagne. Murat arrive en août 1813 à Dresde
et y écrase l'aile gauche autrichienne les 26 et 27 août. Il fait des
prodiges avec sa cavalerie durant l'automne. Après la défaite de Leipzig, le 19 octobre 1813, Murat quitte une dernière fois l'armée sans qu'il soit possible de dire quel est véritablement son état d'esprit.
Un premier Risorgimento



Le roi Murat.
Par Heinrich Schmidt (1814)





Lorsqu'il atteint Milan, le roi de Naples est assailli par les Carbonari. Il faut unifier l'Italie ou elle se retrouvera sous le joug de l'Autriche. Le 8 novembre,
il affirme à l'ambassadeur autrichien qu'il choisit le camp des Alliés.
En échange, il demande son maintien à Naples. Parallèlement, il affirme
son attachement à Napoléon. Pourtant, le 8 janvier 1814, un traité d'alliance entre l'Autriche et Naples est signé. C'est ce qu'on appelle la « trahison de Murat ». [9]
Il entame une marche triomphale avec son armée à travers l'Italie.
Partout, il est acclamé. Après une échauffourée avec les troupes du
vice-roi d'Italie Eugène de Beauharnais, il semble pris de remords et pense à changer de camp. Napoléon se laisse convaincre et promet le partage de l'Italie avec le comme frontière, Murat recevant le sud. Mais l'abdication de Napoléon à Fontainebleau change la donne et il est doublé par les Autrichiens et les Britanniques et doit finalement rentrer à Naples en mai 1814.
Murat est confirmé roi de Naples par le Congrès de Vienne. Des contacts se nouent cependant avec Napoléon exilé à l'île d'Elbe.
Averti du prochain départ de Napoléon pour la France, Murat se revoit
roi d'Italie. Lorsqu'il apprend le débarquement de l'empereur en
France, il déclare la guerre à l'Autriche alors que Napoléon n'est pas encore arrivé aux Tuileries. De fait, il place Napoléon dans une situation délicate. Le 30 mars 1815, il lance une proclamation à Rimini
appelant les Italiens à l'insurrection. Les scènes de joie de l'année
précédente se répètent dans toute la péninsule. Il est sévèrement battu
par les Autrichiens à Tolentino le 2 mai et voit son rêve s'envoler. Le 19, il fuit Naples et atteint Cannes le 25.
La fin



Statue de Murat au Louvre





Le roi déchu erre en Provence, espérant que Napoléon l'appellera à l'armée. Napoléon refuse (il le regrettera à Sainte-Hélène)[10]. À l'annonce de la défaite de Waterloo, il s'enfuit en Corse. Vite entouré par près de mille partisans, Murat se prend à rêver d'une reconquête de Naples.
Une expédition est montée à la hâte. Parti d'Ajaccio, le 28 septembre 1815, elle arrive le 8 octobre devant le petit port calabrais du Pizzo.
Croyant soulever l'enthousiasme de la population, Murat et ses
partisans débarquent. La foule est hostile. La Calabre a durement été
touchée par la répression du brigandage sous le règne de Joachim.
Il est capturé et enfermé dans le petit château du port. Il écrit plusieurs lettres, en particulier à sa famille. Le 13 octobre, le roi Ferdinand prend un décret par lequel « il ne sera accordé au condamné qu'une demi-heure pour recevoir les secours de la religion ».
Ainsi, le procès était joué d'avance. Il se montre courageux lors de son exécution.[11
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MessageSujet: Re: Les généraux Français de l Empire   Sam 4 Sep - 10:28

Jean-Baptiste Bessières




6 août 1768
Prayssac
1er mai 1813 (à 45 ans)
Weißenfels
Mort au combat
Français
Royaume des Français
République française
Empire français
Garde impériale
1804 : Maréchal d'Empire
1791 - 1813
1796: Combat de Roveredo
1797 : Bataille de Rivoli
1800 : Bataille de Marengo
1805 : Bataille d'Austerlitz
1806 : Bataille d'Iéna
1807 : Bataille d'Eylau
1808 : Bataille de Medina del Rio Seco
1809 : Bataille de Landshut
1809 : Essling 1809 : Wagram
Grand-Aigle de la Légion d'Honneur
Commandeur de l'Ordre de la couronne de fer
Chevalier de l'Ordre de l'Aigle d'Or de Wurtemberg
Grand'Croix de l'Ordre de Saint-Henri de Saxe
Chevalier de l'Ordre du Christ de Portugal
Duc d'Istrie
Bertrand Bessières (Frère)
Julien Bessières (Cousin)
Jean-Baptiste Bessières6 août 1768 à Prayssac (Lot) en Quercy - † 1er mai 1813 à Weißenfels), Maréchal d'Empire//

Biographie


Sous l'Ancien Régime et la Révolution


Fils d'un chirurgien-barbier, il rédige les doléances de sa commune en 1788. Il débute sa carrière militaire, envoyé par ses concitoyens dans la Garde constitutionnelle du Roi Louis XVI en 1791. Il essaie de le défendre lors de l'attaque des Tuileries.

Jean-Baptiste Bessières, adjudant en 1792, Jean-Baptiste Paulin Guérin, 1835.





Ayant rejoint les armées révolutionnaires, Jean-Baptiste Bessières se distingue à l’armée des Pyrénées et gagne ses grades de lieutenant et de capitaine avant de passer en Italie avec le 22e Chasseurs et de servir sous Bonaparte comme chef du corps des guides. Au combat de Roveredo, avec six de ses chasseurs, il enleva deux canons à l'ennemi.
Il se distingue à la bataille de Rivoli et y est nommé major. Il participe au siège de Saint-Jean-d'Acre (1799) et à la bataille d'Aboukir en Égypte.
L’Égypte, Marengo, Austerlitz, Iéna, Eylau …


Après avoir accompagné Bonaparte durant la campagne d'Égypte, Bessières participe au Coup d'État du 18 brumaire en assurant la protection rapprochée de Bonaparte, ce qui lui vaut d’être nommé commandant en second de la Garde consulaire.

Jean-Baptiste Bessières, Duc d'Istrie, Maréchal de France (1768-1813), Edmond Hédouin, d'après Henri François Riesener, 1853.





Le 14 juin 1800, Bessières charge lors de la Bataille de Marengo. Promu général de brigade un mois plus tard, puis général de division en septembre 1802 et Maréchal d'Empire le 18 mai 1804. Le 14 juin il est fait Grand officier de la Légion d'honneur, puis Grand aigle (Grand-croix) le 2 février 1805. Bessières commande la cavalerie de la Garde impériale lorsque Napoléon marche sur l’Autriche et, à Austerlitz, le 2 décembre, il mène la charge légendaire des Chasseurs et des Grenadiers à cheval de la Garde qui culbute la Garde impériale russe.
L’année suivante, le 14 octobre Bessières participe à la Bataille d'Iéna, et en février 1807, à la Bataille d'Eylau,
au milieu d’une épouvantable tempête de neige, il accompagne Murat dans
la formidable et sanglante attaque des 80 escadrons français qui
enfoncent les lignes russes.
Medina del Rio Seco, Wagram, la Russie…


En 1808, Bessières part pour l’Espagne et, avec la participation du général Lasalle, remporte la bataille de Medina del Rio Seco, le 14 juillet 1808[1].
Rappelé par l'Empereur pour la guerre contre l’Autriche, il écrase la cavalerie ennemie à Landshut, le 21 avril 1809 et prend part aux meurtrières batailles Essling et de Wagram.
Un boulet tue son cheval et lui fait perdre connaissance. La Garde, qui
l’adore et le croit mort, s’afflige. Napoléon lui dit : «Bessières,
voilà un beau boulet ! Il a fait pleurer ma Garde».
Duc d'Istrie en mai 1809, il passe quelques mois en Espagne en 1811, où il est responsable de la perte du Portugal pour avoir refusé de soutenir Masséna face à Wellington[2]
Bessières rejoint la Grande Armée en Russie en 1812. Son principal fait d’armes est le dégagement du quartier général de l’Empereur, attaqué par 8 000 cosaques à Maloyaroslavets, les 24 et 25 octobre 1812.
Emporté par un boulet


En 1813, lorsque débute la campagne de Saxe, l’Empereur lui confie toute la cavalerie de l’armée. Mais le 1er mai 1813, à la veille de la bataille de Lützen, tandis qu’il dirige une attaque près de Weißenfels,
un premier boulet emporte la tête de son ordonnance - un chevau-léger
lancier polonais - un second boulet lui fracasse la main et transperce
la poitrine. Pressentiment funeste ? Au matin du 1er mai, le maréchal
avait brûlé les lettres de sa femme qu'il avait, jusque-là, conservées
pieusement et, ayant consenti, devant l'insistance de ses officiers, à
prendre, à contre-cœur, une légère collation, il avait alors dit : "Au
fait, si un boulet doit m'enlever ce matin, je ne veux pas qu'il me
prenne à jeun". Le boulet l'emporta à douze heures cinquante-cinq.
Napoléon, pour qui la mort de Bessières est une perte immense, dira : «Bessières a vécu comme Bayard et il est mort comme Turenne». L'empereur dira également à son sujet: "Si j'avais eu Bessières à Waterloo, ma Garde aurait décidé de la victoire".
Chronologie


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